La France dans l’attente de son nouveau Premier ministre ou le risque d’une dissolution ?
Quelques heures après la demission de Sébastien LECORNU qui aura le Premier ministre le plus éphémère de la Veme République et alors que l’échéance budgétaire approche à grands pas, Emmanuel MACRON n’a toujours pas dévoilé le nom de son futur Premier ministre. ce vendredi, le chef de l’État a réuni à l’Élysée l’ensemble des partis politiques à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national pour tenter de trouver un compromis et éviter une dissolution de l’Assemblée nationale.
Une réunion inédite sous la Ve République
Pendant plus de deux heures, les responsables des Républicains, des socialistes, des communistes et du camp présidentiel se sont retrouvés autour du président. Objectif : dégager une majorité de circonstance capable de soutenir un nouveau gouvernement. Selon Marine TONDELIER (Les Écologistes), Emmanuel MACRON a clairement écarté l’idée de nommer un Premier ministre issu de la gauche ou des Verts, jugeant qu’un tel choix mènerait inévitablement à une censure.
Les conditions du Parti socialiste
Olivier FAURE, premier secrétaire du PS, a rappelé ses lignes rouges : pas de recours au 49.3, suspension de la réforme des retraites et liberté de débat parlementaire. Faute de quoi, son parti déposerait immédiatement une motion de censure. Sur ce point, Emmanuel Macron se serait montré ouvert à un gel de l’âge légal de départ à la retraite (62 ans et 9 mois) jusqu’à la prochaine présidentielle, selon plusieurs participants.
Les exclus de la négociation
La France insoumise et le Rassemblement national n’ont pas été conviés à cette réunion. L’Élysée les accuse de pousser à la dissolution, accusation que leurs dirigeants assument pleinement. Jean‑Luc Mélenchon a d’ailleurs réaffirmé que seules deux issues étaient possibles : une dissolution ou une présidentielle anticipée, deux scénarios pour l’instant écartés par le président. Marine Le PEN en visite dans la Sarthe, au Mans, au congrès des sapeurs-pompiers. A dénoncé le refus d'Emmanuel Macron de recevoir des représentants du RN et de LFI. Le fait que « le président de la République de recevoir l'ensemble des partis politiques, sauf le Rassemblement national et accessoirement La France insoumise, m'apparaît être en rupture avec (...) la fonction qui est la sienne », a déclaré Marine Le PEN présidente du Groupe RN a l'Assemblée nationale. Estimant dans le même temps que les responsables politiques ayant répondu à l'appel d'Emmanuel MACRON « sont prêts à tous les abandons pour surtout ne pas être obligés de subir la sanction des électeurs ». Une Saisissante « une réunion de marchands de tapis ».
Urgence et risque budgétaire
Au‑delà des tractations politiques, le temps presse. Le gouvernement doit déposer un projet de loi de finances avant le lundi 13 octobre, faute de quoi le Parlement ne disposerait pas des 70 jours nécessaires à son examen. « C’est pourquoi il est crucial qu’un gouvernement soit nommé rapidement », rappelle la constitutionnaliste Anne‑Charlène BEZZINA. Le Conseil d’État doit ensuite vérifier la conformité du texte avant sa validation en Conseil des ministres.
Sans budget adopté, l’État ne pourrait plus assurer le paiement des salaires des fonctionnaires, des retraites ou des dépenses hospitalières dès le 1er janvier. Le sénateur LR de la Meurthe‑et‑Moselle estime que le coût d’un tel retard pourrait atteindre une quinzaine de milliards d’euros, avec un déficit global flirtant avec les 180 Mds€. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël BRAUN‑PIVET, appelle donc à la responsabilité : « Nous avons besoin d’un gouvernement pour présenter un budget. L’Assemblée est prête à travailler. »
Une course contre la montre
Le futur Premier ministre devra former son équipe d’ici lundi matin afin de présenter le projet de loi de finances. Le texte devra ensuite être validé par le Conseil constitutionnel avant le 31 décembre 2025. Le compte à rebours est lancé, et la nomination du chef du gouvernement apparaît désormais comme une condition de survie institutionnelle et budgétaire.
Publication : 10/10/2025
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