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FRANÇOIS HOLANDE se prononce pour un vrai métier d’accompagnant de vie scolaire

Rédigé le 2 Avril 2012

Sophie CLUZEL et Patrice FONDIN, présidente et vice-président de la FNASEPH (fédération de familles pour le droit des jeunes handicapés à grandir en société) ont rencontré ce jeudi 29 mars l'équipe de campagne de François Hollande. Un entretien qui s'inscrivait dans l'action engagée par la FNASEPH pour interroger les candidats à une jeune femme au coté d'un enfant dans un classe parisienne au titre de l'accompagnement de vie scolaire un accompagnant de vie scolaire dans une classe parisienne la présidentielle sur les propositions contenues dans la plate-forme élaborée le 25 janvier par la Fédération sur le parcours de formation des jeunes handicapés.

La FNASEPH note avec satisfaction un certain nombre d'engagements très positifs et une volonté de concertation. Elle attend cependant d'autres réponses concrètes dans les semaines à venir sur son programme de propositions. Parmi ces engagements elle note à la fois les formations enseignantes à l'accueil des jeunes handicapés dès le début de leur carrière, au sein des Écoles Supérieures de Professorat de l'Éducation des Universités qui viendrait remplaçait les IUFM actuellement en place. Un « module » de formation au Handicap obligatoire, inscrit dans le cahier des charges et repris dans un nouveau référentiel métier des enseignants.

Deux points, La recherche dédiée au Handicap et à l'Éducation sera redynamisée. Un peu léger sans aucune autre précision notamment chiffrée.

Enfin, sur la question sûrement la plus essentielle celle AVS, le candidat François HOLLANDE annonce la création d'un véritable métier d'accompagnant de jeunes handicapés qui se fera dans un cadre statutaire spécifique qui lui reste à déterminer et d'une formation avant sa prise de fonction. Un objectif prioritaire et une mise en place aussi rapide que possible soulignent le communiqué de la FNASEPH. Cette dernière qui précise l'engagement pour la rentrée scolaire 2012 est de tendre vers un seul statut d'accompagnant, en transformant les emplois aidés d'AVS actuel vers des emplois d'Assistants Éducation Auxiliaires de Vie scolaire individuels. Il pourrait répondre aux besoins dans les différents temps de vie de l'enfant et du jeune qui trouveraient ainsi leur place dans la réforme des rythmes scolaires, dans logique transversale de l'Agenda 22.

La FNASEPH qui fait savoir que le candidat a également lors de cet échange fait savoir qu'il souhaiter que l'AGEFIPH revienne sur sa décision de ne plus financer l'accompagnement vers l'emploi des étudiants handicapés. Enfin plus généralement, le handicap serait inclus dans un nouvel axe de décentralisation, contractualisé avec l'État, les collectivités territoriales et les associations. Celles-ci seraient mieux reconnues et associées en tant que corps intermédiaire expert.

La fédération de familles pour le droit des jeunes handicapés à grandir en société qui attend désormais d'autres réponses concrète sur ses propositions et en particulier des engagements fermes sur le devenir des AVS. Elle prend acte, en revanche, d'une volonté de concertation et se félicite de proposition de la promesse de création dans un avenir proche d'un véritable métier d'accompagnement.

La Rédaction

A.A.H en progression de 2.2% mais toujours largement inférieur au seuil de pauvreté européenne

Rédigé le 2 Avril 2012

Allocation adulte handicape 2012 image représentant un homme amputé jouant a la marelleNicolas Sarkozy avait promis de la revaloriser de 25 % pendant la durée de son quinquennat. L'Allocation adulte handicapée augmentera de 2,2 % au 1er avril pour atteindre « 759,98 € par mois contre 743,62 € actuellement » a annoncé jeudi le ministère des Solidarités. « Une deuxième revalorisation de 2,19 % interviendra le 1er
septembre », a-t-il ajouté. L'allocation s'élèvera alors à 776,59 €, soit 155,32 € de plus qu'en 2007. Près de 915.000 personnes sont concernées. Après cette double hausse, l'allocation adulte handicapée aura été revalorisée de 25 % en cinq ans. Bien maigre consolation pour un revenu qui reste encore largement inférieur au seuil de pauvreté.

Les autres augmentations annuelles

Autre hausse programmée au 1er avril : celle des prestations familiales, dont font partie les allocations familiales, les aides à la garde d'enfants et l'allocation de rentrée scolaire. Elles augmenteront de 1 % seulement. L'an dernier, le gouvernement, avait remis la revalorisation du 1er janvier au 1er avril afin de faire 130 M€ d'économies. Des prestations qui ne sont désormais plus revalorisées en fonction de l'inflation, mais de la croissance. Objectif? Réaliser des économies de 400 M€ pour 2012 et 500 M€ pour 2013.

Le minimum vieillesse gagne 4,7 % et est porté à 777,16 euros par mois pour une personne seule et à 1 237 € pour un couple. Les pensions de retraite du régime général progressent de 2,1 % . « Cette revalorisation permet de garantir totalement le pouvoir d'achat des retraités », selon Xavier Bertrand, ministre des Solidarités, et François Baroin, ministre de l'Économie. Celle-ci tient compte de l'inflation prévue en 2012 (1,8 %) et de l'inflation constatée fin 2011 (+2,1 %). Il y a quelques jours, les régimes de retraite complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés) ont eux aussi tenu compte de l'inflation et ont augmenté les pensions de 2,3 %.

Des associations qui rappellent le seuil de pauvreté

Si le mouvement Handi-Pop de l'UMP dirigé par Frédéric Bouscarle,se félicite et rappel que le chef de l'État a tenu ses engagements de 2007, ce que personne ne conteste sur point. Ce dernier que « Cette augmentation démontre la volonté affichée par le Président de la République d'être à l'écoute des difficultés que rencontrent l'ensemble des concitoyens en situation de handicap, ceci afin de mettre en œuvre des politiques publiques justes et efficaces ».

Des associations comme le collectif d'entente ou la FNATH regrette et rappelle la vérité de la situation celle d'un revenu toujours situé en dessous du seuil de pauvreté. Deux organes représentatifs qui regrettent également que les pensions d'invalidité, les rentes d'accidents du travail et des maladies professionnelles ou de vieillesse n'aient pas été revalorisées de la même manière. Sans oublier le problème de la prise en compte des ressources du conjoint pour le calcul de l'AAH, qui empêche de nombreuses personnes handicapées d'y avoir droit et les places dans une situation de dépendance financière. Un comité d'entente qui a envoyé une série de questions au candidat dont notamment « Êtes-vous favorable à la création d'un revenu d'existence pour les personnes ne pouvant pas travailler en raison de leur handicap, leur maladie ou leur âge, en sortant de la logique des minima sociaux ? ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

 

Un récidiviste condamné à un an de prison ferme pour l'agression d'un jeune handicapé

Rédigé le 30 Mars 2012

Le tribunal correctionnel de Saint-Quentin a condamné le 16 mars dernier un homme de 26 ans Yves DOYEN, purgeant actuellement une peine de trois ans pour un braquage a un an de prison pour l'agression « gratuite » d'un jeune homme handicapé. L'accusé qui lors de la séance affirmera que du haut de sa fenêtre ils alors   le procureur Damien SAVAREIX ici lors du réquisitoire entre pédagogie et fermeté sont la ligne de ce représentant de l'Etatle procureur Damien SAVAREIX ici lors du réquisitoire entre pédagogie et fermeté sont la ligne de ce représentant de l'Etatpersuadé qu'ils « parlaient de moi », explique-t-il. L'accusée qui a reconnu être descendue et la rixe commencent. Bilan : « Un pouce retourné, une entorse, un œil au beurre noir », selon le certificat médical dont fait état la victime, à la barre du tribunal correctionnel.

« Un acte gratuit »

La victime souffre d'un handicap cognitif, il est particulièrement fragile. Et l'intéressé continue de dire qu'il a réagi face à une agression gratuite. De qui se moque-t-on ? Que l'on parlait de lui, mais comment a-t-il pu entendre depuis sa fenêtre ? » « Ce sont des faits détestables de violence gratuite d'une particulière lâcheté » à évoquer Me Vignon avocat de la partie civile. La victime qui devra bénéficier de 17 jours d'interruption de travail a demandé 3000 € de dommages et intérêts.

Pour les témoins de l'affaire notamment ses camarades avec qu'ils discuter lors de l'agression, tous ont affirmé que la victime « avait reçu "brutalement sans aucun avertissement plusieurs et nombreux coups de poing". Un accusé au passé chargé, Il affiche, il est vrai, un casier plus qu'impressionnant. Trois ans en novembre 2011 pour le braquage, en juillet 2011, du bar "421". Il purge d'ailleurs cette peine en prison. Trois ans en 2010, dans une autre affaire de vols commis en 2008.

Le Procureur Damien SAVARZEIX a lors de son réquisitoire posé un certain de question qui resterons parfois sans réponse : "Monsieur DOYEN s'en est pris gratuitement et violemment à la victime. Une copine cherche à s'interposer, elle s'est, elle-même fait balayer. Pourquoi ? Pour des mots que vous n'avez pas entendu, Monsieur DOYEN !" affirmera-t-il.

Loin d'être facile, la défense, représentée par Me GILBERT-CARLIER, commis d'office, aura essayé de rappeler, "Vous avez tous les ingrédients pour le donner coupables, mais en réalité il y a eu échange de coups. Mon client aussi est victime, comme en témoigne son certificat médical, qui fait état de quatre jours d'interruption. Tout n'est pas si simple dans ce dossier ; il s'agit de violences réciproques."

Des réponses de la part de l'accusée qui n'auront pas suffi à convaincre le juge Bernard SARGOS. C'est menotté aux poignets qu'il est reparti en prison. Avec un an supplémentaire, et 2 000 € à verser à la victime.

La Rédaction

Handicap, santé au travail toujours absente du débat des présidentielles

Rédigé le 30 Mars 2012

À J-25 du premier tour de l'élection, force est de constater que non seulement les personnes en situation de handicap n'auront pas eu le droit des cités les émissions organisé par TF1 ou France 2 ces dernières semaines, mais que les questions sont elle quasiment absente du débat politique des candidats. Un constat que dresse aussi
Une citoyen en situation de handicap moteur en passe de voté lors des élection en 2009 a ToulouseUne citoyen en situation de handicap moteur en passe de voté lors des élection en 2009 a Toulousele Secrétaire général de la FNATH Arnaud de BROCA.

Arnaud de Broca, secrétaire général l'association des victimes d'accident de la vie, regrette que les candidats à la présidentielle se focalisent sur l'emploi, mais pas sur la souffrance des salariés. Le vote ouvrier est très courtisé, mais mal courtisé. Évidemment, l'emploi constitue un sujet prioritaire. Mais, pour convaincre, les candidats devront faire plus que de courir les uns après les autres, avec des repreneurs différents, au chevet des entreprises en difficultés, choisissant celles sur lesquelles les salariés ont réussi à attirer les projecteurs médiatiques.

En revanche, de véritables prises de positions sur l'amélioration des conditions de travail, sur le « travailler mieux » en opposition au « travailler plus » d'il y a cinq ans, parleraient aux Français, qui, pour nombre d'entre eux, ont arrêté de croire que « le travail, c'est la santé!». Produire français, c'est bien, mais produire en bonne santé, c'est mieux! C'est toute l'action que mène la FNATH à interpeller les candidats sur cette thématique.

Il est ainsi étonnant de constater que la question de la santé au travail passe au travers des mailles des sujets retenus par les candidats et leurs équipes de campagne ? Sans doute, parce que nos politiques imaginent qu'en période de crise économique, ceux qui travaillent sont prêts, pour éviter le chômage et les risques d'exclusion sociale qui en découlent, à accepter, sans broncher, la pénibilité de leur travail.

La santé au travail n'est pas un sujet médiatique

Les suicides sur les lieux de travail qui occupent à espace régulier les médias ne constitueraient que des épiphénomènes, qui ne mériteraient pas des réponses politiques. Et la santé au travail n'est pas un sujet médiatique: difficile de fournir des images sur cette question ou des propositions emblématiques, à l'image de la taxation des hauts revenus. Pour toutes ces raisons, la santé au travail ne constitue pas un sujet de campagne, contrairement à d'autres, par exemple, la polémique qui dure et perdure sur la viande halal, et qui n'intéresse finalement que très peu d'électeurs.

En période de crise économique, la souffrance au travail a tendance à être minorée alors que paradoxalement, elle s'amplifie avec les tensions du marché de l'emploi: peur, de perdre son emploi, précarité, manque d'autonomie et de perspective, obsession de la rentabilité, stress et harcèlement... Le mal-être au travail se développe et les maladies professionnelles explosent. Dans le domaine de la prévention, les propositions pourraient être multiples sur le rôle des médecins du travail, le rôle des inspecteurs du travail, l'exposition des travailleurs à des produits cancérigènes, etc.

La santé au travail est un thème porteur pour convaincre des millions d'électeurs

Le travail tue, blesse, use et mutile, physiquement ou moralement. Les ouvriers le vivent, mais les candidats semblent l'ignorer. Les uns cherchent une idée par jour pour alimenter cette campagne, les autres prônent le « produire français », qui ne peut s'entendre sans une réflexion sur l'amélioration des conditions de travail, sauf à n'avoir qu'une vision partielle du sujet. Alors ne désespérons pas, peut-être que dans les semaines qui nous séparent de l'élection, les candidats se rendront compte que la santé au travail est un thème porteur pour s'adresser et convaincre des millions d'électeurs.

« Handicapés, mais électeurs! »

Quelques jours auparavant Arnaud de BROCA avait dans une contribution publiée le 26 mars dernier sur internet intitulé « Handicapé, mais électeurs! » le secrétaire générale considéré que « La campagne électorale fait jusqu'à présent l'impasse sur 10 millions de Français... Les enjeux d'une prise de parole des candidats sur le sujet ne sont pas minces, pas uniquement du fait du nombre de personnes concernées. En effet, le prochain quinquennat verra arriver à son terme une échéance particulièrement attendue par les personnes handicapées, quel que soit leur handicap.»

Une situation qui semble se confirmer où seul le combat de chefs entre François HOLLANDE et Nicolas SARKOZY dirige le débat politique. Laissant de côté les réelles questions préoccupant les Français comme l'emploi, le chômage, le pouvoir d'achat, mais aussi la santé ou la politique sociale ou la dépendance sont-elles écartées au profit de question sécuritaire, d'économie, ou de futilité comme la polémique autour de la viande.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Quelques dizaines de manifestations en France pour dire stop aux abus psychiatriques !

Rédigé le 30 Mars 2012
Des militants du cdhc devant l’hôpital de la salpêtrière a Paris

Des manifestants de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme (CCDH) sorte de clone respectable de l'Église de Scientologie se sont mobilisés le samedi 24 mars 2012 pour ceux qu'ils appellent « les abus psychiatriques ». Des manifestations organisées dans toute la France selon eux une trentaines en france. Mais la psychiatrie est-elle vraiment une pratique dangereuse pour le patient ? Pour le CCDH si cette situation est une évidence, pour la Haute Autorité de Santé ou l'OMS celle-ci son loin d'être du même avis.