Le Conseil d’État annule les tarifs plafonds de 2012 des ESAT, les associations satisfaites !
Après plusieurs semaines d'attente, le Conseil a rendu son arrêt N°344035 annulant l'arrêt du 2 mai 2012 fixant les tarifs plafonds des établissements et services d'aide par le travail (Esat) pour « erreur manifeste d'appréciation ». Une victoire pour les associations qui dans un communiqué commun leurs satisfactions.
Une pratique qui verra le jour en 2009 pour la première fois dans le cadre du budget, depuis cette date les tarifs plafonds des Esat n'ayant connu aucune évolution. Un dispositif que plusieurs associations comme l'APF, l'Unapei, ont saisi le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir, afin de faire annuler les trois arrêtés fixant les tarifs plafonds des Esat pour 2010, 2011 et 2012.
Les associations considérant ce mode de tarification contraire au principe de libre de choix de l'usager d'un établissement social et médical et au principe de non-discrimination fondé sur le handicap et mis en place en l'absence de concertation avec le secteur.
Les hauts magistrats décidant eux condamner les ministres d'avoir, « pour la quatrième année consécutive », maintenu les tarifs plafonds à un niveau inchangé « en fonction d'une étude reposant sur des données de 2008 ».
Les magistrats précisant que ces derniers n'avaient pas cherché à apprécier l' « incidence de l'application des règles de convergence fixées par les arrêtés successivement applicables sur la situation des établissements et services, en particulier sur la situation de ceux dont les charges immobilières sont très nettement supérieures à la moyenne ».
Les associations signataires des recours successifs demeurent mobilisées. Ces dernières attendent de l'État une mise en exécution immédiate de la décision du Conseil d'État, l'annulation de l'arrêté ayant des conséquences dans le calcul des dotations des établissements pour les exercices 2012 et 2013.
La mobilisation collective des organisations, plus nombreuses chaque année à se joindre aux différentes actions menées en faveur de la défense des intérêts des 1300 ESAT et 160 000 travailleurs handicapés qui y sont accompagnés, ne faiblit pas ! *
Dans un contexte budgétaire contraint, marqué par une convergence tarifaire sans commune mesure avec d'autres secteurs et l'arrêt autoritaire du plan de création de places, les organisations interpellent l'État quant au devenir des ESAT et demandent la reprise des travaux sur le financement de ces structures, stoppés depuis plus de 18 mois.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Organisations signataires : APF – APTE - Entraide universitaire - Fédération des APAJH – FEGAPEI – FEHAP - Association –RESOLUX – UNAPEI – UNIOPSS
Publication : 17/09/2013
Adhérez à l'association
Articles en relation
Vaste escroquerie à la CNAM dans huit centres de cabinet dentaires entre Paris et Marseille pour 8 M€
C’est une Fraude d’un montant qui aura couté 8 M€ à l'assurance maladie dont les gendarmes viennent de mettre fin. Les escrocs avaient racheté des centres dentaires à Paris et Marseille utilisant les données de vrais médecins pour facturer des soins fictifs. Une enquête loin d’être une première pour les services de polices ces dernière années. Un système de fausse facturation qui pas la première y compris par des professionnels de la santé eux même.
Le Pr Didier RAOULT condamnée plus sévèrement en appel par ses pairs ce dernier conteste la décision
« Je peux continuer à faire mon métier » Avait réagit le Pr Didier RAOULT en décembre 2021, après le simple blâme infligé par la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. Si la décision la chambre d'appel du Conseil National de l'Ordre Médecins, reste symbolique, l’ex. Pr. Didier RAOULT étant désormais à la retraite celle-ci demeure plus sévère. Auquel s'ajoute des ennuis avec la justice qui ne sont pas finit. Le microbiologiste fait l’objet d’une enquête judiciaire portant sur des soupçons d’essais cliniques « sauvages ». À savoir non autorisés. Une décision qu’il n’entend pas accepter ayant fait contester devant la Cour de cassation et qu’il dénonce comme une décision de « communication ».
217 plaintes de patients portent plainte contre le fabricant du respirateur "Philips et d’une mousse jugé cancérigène
Après une enquête préliminaire ouverte en 2022, Me Christophe LEGUEVAQUES, représentant plus 1400 victimes et fondateur de MyLeo. 217 d’entre eux ont déposé une plainte afin d’espérer enfin la nomination d’un juge d’instruction. Ces particuliers, usagers des respirateurs commercialisés par le fabricant néerlandais s'estiment victimes. Des composants de ces appareils censés aider les patients, majoritairement atteints d'apnée du sommeil, à respirer se sont avérés contenir une substance cancérigène. Citent un rapport privé, qui contredit les propos "apaisants" de Philips sur son produit. L'Agence nationale de sécurité du médicament qui s’est saisie de ce dossier sanitaire, a déjà reçu près de 3074 signalements d'effets indésirables, dont 159 mentionnent un cancer.
Refus d’un procès pénal pour les milliers des victimes de l’amiante : le combat continue selon les associations
Plus de 45 ans après le classement de l’amiante comme cancérogène, il aura fallu attendre 1997 pour que cette isolant soit interdit en France. Une fibre responsable selon 70 à 100 000 décès d'ici 2050, selon le Haut Conseil de la Santé publique. Des chiffres pouvant atteindre 140 à 180 000 décès liés à l'amiante selon l’INSERM. Un chiffre plus proche de la réalité selon les associations comme la FNATH ou encore Michel PARIGOT président du comité Anti-Amiante Jussieu. Mais aussi de Pierre PLUTA, victime et président de l’ARDEVA dont son président annonce ne « pas vouloir baisser les bras »
Ouverture d’une enquête pour mise en danger d’autrui sur des médicaments a lié l’autisme
Un fait qui n’est pas nouveaux mais dont cette fois il semblerais que la justice soit enfin saisie . A la suite d’une saisie par l’Agence du Médicament (ANSM) qui avait déclarer avoir annoncé le 15 septembre dernier saisie le procureur. Le parquet de Paris, vient d’annoncer aujourd’hui l’ouverture d’une enquête judicaire contre des plusieurs médecins. Une enquête pour mise en danger contre la vie d’autrui contre des médecins ayant prescrit des antibiotiques, ou encore des substances pour éliminer des métaux lourd qui aurait selon eux permis de guérir des enfants autistes.
La Présidente de HandiSocial 31, Odile MAURIN devant le tribunal accusée de violence envers les policiers
Militante associative de longue date et connu dans le département par les pouvoirs publics sur les questions d’accessibilité et de handicap. Une femme de caractère qui avait lors des manifestations des gilets jaunes avait assisté à toutes les manifestations et parfois même organisé des mobilisations. La Présidente de HandiSocial 31, Odile MAURIN devra comparaitre le 11 octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Toulouse, pour accusée de violences contre des policiers.
