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Des parents jugés et accusés responsables de la défenestration de leur fils autiste âgé de 16 ans

Immeuble situe Avenue de la Liberte a Sainte Genevieve des bois

Véritablement les histoires s’enchaine et se ressemble, celle de l’abandon, de la solitude ou celle de l’isolement après l’infanticide a Isneauville (76) le 2 février dernier. Depuis aujourd’hui et jusqu’au 5 février prochain, deux parents comparaissent devant la cour d'assises de l'Essonne pour délaissement de personne hors d'état de se protéger ayant entraîné sa mort. Le père biologique de Laurmand c’est lui porté partie civile. Les prévenus comparaissant libres pour lesquels les services sociaux ne leur avaient pas retiré la garde de leurs deux autres enfants.

Des faits qui avaient eu lieu le 8 novembre 2007, après la découverte par un passant du corps du jeune Laurmand, 16 ans, en bas d'un immeuble de l'avenue de la Liberté à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).

Un ado dont l’enquête judiciaire va démontré incapable de communiqué ou de se prendre en charge été enfermé depuis trois jours par ses parents dans leurs appartements du 7e étage. Marie-Laure et son compagnon Alvain, 48 et 39 ans, partis en toute quiétude en vacance chez une amie en Normandie et les deux enfants qu'ils ont eus ensemble, âgés de 7 et 9 ans. Un enfant caché puisque selon des sources policières, personne n'avait jamais vu cet enfant autiste dans le quartier Saint-Hubert tout comme le gardien de l'immeuble, mais qui pourtant permit d'identifier immédiatement les locataires de l'appartement situé en surplomb du corps.

Erreur de jugement ou Irresponsabilité ?

Une histoire tragique, dont les heures qui vont suivre le drame et la prise de contact avec les parents vont confirmer la démesure de drame, la mère qui réduira l’autisme de son fils a une épilepsie « guérie » et sans aucune « idée suicidaire ». Des policiers qui découvrent pourtant des preuves accablantes d’une irresponsabilité de celui-ci qui avait quelques mois plus tôt interrompu les soins de son fils a l'institut psychiatrique du Clos-Bernard à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) où l'enfant a été suivi. Des médecins qui avaient notamment précisé Laurmand a « besoin de la présence constante d'une personne auprès de lui et qu'il ne peut réaliser les actes de la vie quotidienne seul ».

De son côté Alvain, le concubin et beau père reconnaît, lui, que Laurmand est bien l'enfant retrouvé mort et qu'il est autiste reconnaissant lors des auditions que lors de ces départs en famille « la porte du salon était fermée pour qu’il ne salisse pas la pièce en faisant ses besoins ». Un oubli qui au bout de trois jours sans surveillance, dont les troubles sont parfois accompagnés de tendances suicidaires, s'est défenestré.

Des experts nommés par le juge d’instruction, indiqueront que la victime ne suivait plus aucun traitement médical depuis près d'un an, sa mère parlant de contraignante, d’autres ayant également évoqué « une mère pas très aimante » et qui aurait préféré semble-t-il percevoir les aides et d'allocations davantage que pour une prise en charge et percevoir ainsi les allocations à l'éducation aux enfants handicapés.

La sentence de la cours d’assise est elle attendu dans la nuit de jeudi a vendredi

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : JUSTICE & JUSTICE ADMINISTRATIVE
Publication : 03/02/2015

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