21 anciens salariés de Saint-Gaubin victime du préjudice d’anxiété en relation avec l’amiante
18 ans après l'arrêt définitif de l'amiante en 1997, ce produit continue à faire des ravages et a occupé la justice sur la reconnaissance des dommages causés à des salariés notamment. Pour preuve la condamnation par la chambre sociale de la Cour d'appel d'Orléans qui vient de reconnaître le "préjudice d'anxiété et de bouleversement de la qualité de vie" pour vingt et un anciens salarié d'Everite, ancienne entreprise du groupe Saint-Gobain, à Descartes (Indre-et-Loire) qui ont travaillé dans l'usine au contact de l'amiante. Saint-Gobain devra verser 12.000 € d'indemnisation à chacun des salariés a deux mois pour faire appel. Si c'est le cas, ce sera à la Cour de cassation de se prononcer.
Après ce premier jugement, rendu le 19 mars, la cour se prononcera à nouveau le 2 avril sur le cas de quatorze autres anciens salariés d'Éverite à Descartes qui ont aussi saisi la justice au nom du préjudice d'anxiété. Une décision qui laisse a pensé que celle-ci devrait aller dans le même sens comme le confirme Gustave BRION président de l'amicale des anciens salariés et ouvrier dans l'entreprise de 1972 à 2001.
« C'est un premier succès qui confirme en partie le jugement des prud'hommes de Tours en décembre 2013 qui avait requis 15.000 euros pour chaque salarié. Tous ont à peu près la soixantaine et pour la plupart sont retraités », a-t-il déclaré à l'AFP. « Les maladies liées à l'amiante peuvent se déclarer vingt ou trente ans après l'exposition. J'y pense souvent », reconnaît-il.
L'entreprise Éverite, devenue Novatech en 97, qui a compté jusqu'à 500 salariés notamment des plaques ondulées en fibre pour les bâtiments agricoles. Des salariés qui ont été en contact avec l'amiante pendant près de 32 ans de 1964 datent de l'implantation de l'usine par le groupe Saint-Gobain à 1997 dates de désamiantage des locaux avant sa fermeture en 2001.
Des familles ravagées, puisque selon des épouses celle-ci n'aurait pas été épargnée en contact elle-même avec l'amiante, car jusqu'en 1981 ces dernières lavaient les combinaisons de travail de leurs époux conclus Gustave BRION.
Un scandale d'ampleur national
Le scandale de l'amiante désigne la prise de conscience française d'abord dans les années 1970, puis dans les années 1990, aux larges échos médiatiques, du problème sanitaire causé par l'exposition à l'amiante. C'est l'inhalation des fibres d'amiante qui est dangereuse. Elle produit une fibrose pulmonaire, l'asbestose, dans le cas de fortes expositions (travailleurs de l'amiante).
C'est également un cancérogène, en cause dans les cancers broncho-pulmonaires, et dans les cancers de la plèvre (mésothéliome ; ce dernier est considéré comme spécifique de l'amiante et sert de marqueur statistique). Les populations concernées sont les travailleurs de l'amiante, les travailleurs du bâtiment (amenés à intervenir dans des bâtiments contenant de l'amiante), et de façon plus générale les populations qui ont été exposées à l'amiante.
Le rapport INSERM 2006 sur l'amiante a établi que : « Il n'y a pas de limite sous laquelle on peut considérer que l'amiante n'est pas cancérogène », mais la fréquence des pathologies qui y sont liées est fonction de la durée d'exposition, de la quantité d'amiante inhalée, et, hormis les fibroses, se matérialise longtemps après l'exposition (en ce qui concerne les cancers autour de 30 à 40 ans).
Des procès qui près de 20 ans après l'arrêt de son utilisation se poursuivent entre industriels et ouvriers. Selon un rapport du Sénat de 2005, l'utilisation de l'amiante est responsable de 35 000 décès survenus entre 1965 et 1995 en France, et pourrait causer de 65 000 décès à 100 000 décès entre 2005 et 2025-20305. Le président Jacques Chirac a décidé d'interdire totalement l'amiante en 1997. Les pouvoirs publics ont par ailleurs engagé des chantiers de désamiantage de bâtiments publics.
La Rédaction
Publication : 25/03/2015
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