Une aide-soignante prend un an de prison avec sursis pour des cas de maltraitances sur des personnes souffrant d'alzheimer dans un Ehpad
Résidents insultés, enfermés ou réveillés pour être changés sans ménagement, une aide-soignante d'un EHPAD de la Loire a été condamnée mardi un an de prison avec sursis pour maltraitance sur des pensionnaires souffrant d'Alzheimer. Le tribunal correctionnel de Roanne a suivi les réquisitions du parquet. Il a ainsi assorti sa condamnation d'une interdiction définitive d'exercer une activité en lien avec des personnes âgées.
Employée depuis 36 ans au sein de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de la Pacaudière, Brigitte BAYON, 55 ans, répondait de « violences habituelles sur personnes vulnérables n'ayant pas entraîné d'ITT ». Les « maltraitances physiques et verbales », les « humiliations » qui se seraient produites durant ses gardes de nuit, entre janvier 2011 et mars 2014, avaient été dénoncées par six collègues de cette déléguée CGT, très bien notée, à l'arrivée de la nouvelle directrice de l'Ehpad, en janvier 2014. Plusieurs d'entre elles avaient d'ailleurs demandé à changer de service car elles ne supportaient plus ses agissements et son côté « autoritaire ».
« Elle est effondrée par sa condamnation », a déclaré à l'AFP son avocat Me Frédéric DOYEZ. A l'audience le 30 septembre, sa cliente avait assuré n'avoir « jamais voulu punir » les pensionnaires. « C'était pour les protéger », avait-elle assuré, concédant avoir peut-être dérapé en raison de la « fatigue et de la charge de travail », étant « seule la nuit » avec une auxiliaire de santé pour s'occuper de 82 résidents.
Dans son réquisitoire, le substitut du procureur Jean-Christophe MICHARD avait requis douze mois avec sursis, ce 29 septembre à Roanne (Loire), évoquant les « témoignages constants et précis" des collègues de l'aide-soignante, estimant qu'on était « clairement sur la brutalité et la brusquerie ». Une enquête administrative avait été diligentée et le dossier transmis à l'Agence régionale de santé et au parquet de Saint-Étienne. Les familles de 26 pensionnaires avaient alors porté plainte, mais la plupart d'entre eux n'ont pu être entendus.
Une femme qui en 2008, Brigitte Bayon avait déjà fait l'objet d'une enquête administrative à la suite d'une dénonciation de maltraitances de la part d'une collègue, mais l'ARS avait conclu à des accusations infondées dans un contexte de "jalousie non avouée des équipes de nuit".
Au cours de ce nouveau procès, l'avocat de Brigitte Bayon a dénoncé les "excès" de ses accusatrices pour la faire passer pour «une femme cruelle et sadique».
Un manque de cruel de personnelle...
«Le manque de personnel peut [évidemment] favoriser ces situations», avait commenté sur le plateau du Magazine de la santé Annie de Vivie, fondatrice du site AgeVillage.com. «Et ce qui va les favoriser d'autant plus est le manque de formation de ces salariés, qui sont visiblement complètement démunis par rapport aux comportements d'agitation, face aux refus de soins, face aux comportements dérangeants de patients».
Le manque d'encadrement, ainsi que le manque de vision de l'établissement sont également mis en cause par Annie de Vivie. «Si on s'indigne et si on est clair sur le « non-silence », logiquement, on doit pouvoir immédiatement repérer les situations de fragilité, d'incidents, et on doit immédiatement les signaler et les traiter. Si ce n'est pas fait, cela veut dire que l'on a un souci de vision dans la structure».
Un numero d'urgence....
Les familles appellent de plus en plus le 3977 (le numéro national qui centralise les demandes relatives à ces maltraitances sur personnes âgées ou handicapées). Annie de Vivie appelle à ce que ces établissements soient plus ouverts. "On a, en France, des établissements qui vont vers la labellisation, par le label Humanitude, parce que l'on peut prendre soin des personnes, 24h/24, dans de bonnes conditions."
La Rédaction / Avec AFP
Publication : 24/11/2015
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