L’ultime recours des parents de Vincent Lambert rejeté par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne
Alors que Vincent LAMBERT entame son son quatrième jour l'arrêt des traitements que le Dr. Vincent SANCHEZ a repris le 2 juillet dernier au CHU de Reims. Le juge du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne à rejeté des parents et de deux des frères et sœurs de M. Vincent Lambert, devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Confirmant et . Viviane LAMBERT qui avait lancé également «un appel au secours» à l’occasion de la 41e session des droits de l’homme le 2 juillet dernier et qui semble désormais contrainte à la situation quelle refuse obstinement !
Pas d’ « illégalité manifeste »
Par une ordonnance du 3 juillet 2019, le juge des référés, présidé par le juge Antoine DURUP de BALEINE, après avoir estimé que la mise en œuvre de la décision du 9 avril 2018 d’arrêter l’alimentation et l’hydratation entérales de M. Vincent Lambert n’était pas manifestement illégale, a rejeté cette requête. Le juge ayant notamment indiqué que la décision du centre hospitalier universitaire de Reims et du Dr Vincent SANCHEZ « Ne sauraient être regardés comme commettant une illégalité manifeste en poursuivant à compter du 2 juillet 2019 la mise en œuvre de la décision, légale, du 9 avril 2018 d’arrêter les traitements de nutrition et d’hydratation artificielles de M. Vincent Lambert ». Une décision que avait déja pris le juge des référé présidé par Olivier NIZET lors d'une décision du 31 janvier 2019.
Un référé déposé par les avocats Me Triomphe, Me PAILLOT, Me PELLETIER et Me MONTOURCY des parents et de deux des frères et sœurs, opposés à l'arrêt des traitements, saisissant en référé le tribunal le jour même de l’arrêt de soins. Un référé ou il demandé "enjoindre" au Dr Vincent Sanchez, au CHU de Reims et à la ministre de la Santé de « respecter le caractère suspensif du recours pendant devant le comité des droits des personnes handicapées de
l’organisation des Nations Unies notifiées par ce comité le 3 mai 2019 et réitérées le 17 mai 2019.».
La procédure de référé-liberté c'est quoi ?
La procédure du référé-liberté, prévue par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, permet au juge d’ordonner, dans un délai de quarante-huit heures, toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une administration aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Pour obtenir satisfaction, le requérant doit justifier d’une situation d’urgence qui nécessite que le juge intervienne dans les quarante-huit heures.
Une bataille judiciaire sans fin ?...
Un recours des parents qui confirme la crainte du procureur François MOLINS qui avait déclaré « craindre que les parents ne recul devant d’autre procédure ». Mais qui semble pourtant marqué belle et bien l’arrêt de cette bataille sans fin dans cette affaire Vincent LAMBERT devenu un symbole de la fin de vie et qui aura été à l’origine de prés 35 décision judiciaire nationale et européenne depuis les premiers recours lancé en 2008 par les parents.
Me Jérôme PAILLOT qui le 28 juin dernier a l’annonce de l’arret de la Cour de cassation avait menaçait d’engager des poursuites pénales contre les ministres concernés et contre le Dr. Vincent SANCHEZ « il sera poursuivi également par plainte en pénal avec constitution de partie civile pour meurtre avec préméditation sur personne vulnérable mais aussi devant le conseil de l’ordre ». Une possibilité totalement impossible selon des responsables du conseil de l’Ordre des médecins. La France ne risquant simplement que de se voir adressé par le CDPH un constat de manquement de ses engagements.
Le Dr SANCHEZ chef du service des soins palliatif qui le 2 juillet dernier dans un message envoyé aux familles confirmant la reprise de l’arrêt des traitements avait appelé les familles et l’ensemble des ses proches à la responsabilité de chacun afin que l’accompagnement de Vincent LAMBERT soit le plus paisible, intime et personnel que possible » Commencé à deux reprises, ce troisième arrêt devrait être cette fois aller jusqu’au bout. L’arrêt des traitement mise en œuvre par le Dr SANCHEZ consistant notamment à arrêter la nutrition et l'hydratation artificielles qui sont prodiguées à Vincent LAMBERT, tout en mettant en œuvre une « sédation profonde et continue » jusqu'à sa mort. Un décès qui devrait maintenant intervenir dans un délai 4 à 10 jours.
Âgé aujourd’hui de 43 ans, Vincent LAMBERT avait alors 32 ans marié et jeune papa d'un bébé de trois mois, lors de l’accident de la route survenu en 2008. L’accident de la route provoque un traumatisme crânien qui le plonge dans un coma végétatif. Tétraplégique, entièrement dépendant, il ouvre les yeux, ressent la douleur mais personne ne sait s'il comprend. Il est alors maintenu en vie par un système d’alimentation et d’hydratation artificiel. L’homme infirmier avait toujours affirmé selon ces proches ne pas souhaiter d'acharnement thérapeutique, un souhait qu’il n’avait jamais malheureusement indiqué par écrit. Un choix qu’avait toujours contesté soutenus par une sœur et un demi-frère, ces parents catholiques proche des mouvements intégristes.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Sources : Tribunal Administratif de Chalon-en Champagne / CHU Reims 2019
Publication : 05/07/2019
Adhérez à l'association
Articles en relation
Vaste escroquerie à la CNAM dans huit centres de cabinet dentaires entre Paris et Marseille pour 8 M€
C’est une Fraude d’un montant qui aura couté 8 M€ à l'assurance maladie dont les gendarmes viennent de mettre fin. Les escrocs avaient racheté des centres dentaires à Paris et Marseille utilisant les données de vrais médecins pour facturer des soins fictifs. Une enquête loin d’être une première pour les services de polices ces dernière années. Un système de fausse facturation qui pas la première y compris par des professionnels de la santé eux même.
Le Pr Didier RAOULT condamnée plus sévèrement en appel par ses pairs ce dernier conteste la décision
« Je peux continuer à faire mon métier » Avait réagit le Pr Didier RAOULT en décembre 2021, après le simple blâme infligé par la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. Si la décision la chambre d'appel du Conseil National de l'Ordre Médecins, reste symbolique, l’ex. Pr. Didier RAOULT étant désormais à la retraite celle-ci demeure plus sévère. Auquel s'ajoute des ennuis avec la justice qui ne sont pas finit. Le microbiologiste fait l’objet d’une enquête judiciaire portant sur des soupçons d’essais cliniques « sauvages ». À savoir non autorisés. Une décision qu’il n’entend pas accepter ayant fait contester devant la Cour de cassation et qu’il dénonce comme une décision de « communication ».
217 plaintes de patients portent plainte contre le fabricant du respirateur "Philips et d’une mousse jugé cancérigène
Après une enquête préliminaire ouverte en 2022, Me Christophe LEGUEVAQUES, représentant plus 1400 victimes et fondateur de MyLeo. 217 d’entre eux ont déposé une plainte afin d’espérer enfin la nomination d’un juge d’instruction. Ces particuliers, usagers des respirateurs commercialisés par le fabricant néerlandais s'estiment victimes. Des composants de ces appareils censés aider les patients, majoritairement atteints d'apnée du sommeil, à respirer se sont avérés contenir une substance cancérigène. Citent un rapport privé, qui contredit les propos "apaisants" de Philips sur son produit. L'Agence nationale de sécurité du médicament qui s’est saisie de ce dossier sanitaire, a déjà reçu près de 3074 signalements d'effets indésirables, dont 159 mentionnent un cancer.
Refus d’un procès pénal pour les milliers des victimes de l’amiante : le combat continue selon les associations
Plus de 45 ans après le classement de l’amiante comme cancérogène, il aura fallu attendre 1997 pour que cette isolant soit interdit en France. Une fibre responsable selon 70 à 100 000 décès d'ici 2050, selon le Haut Conseil de la Santé publique. Des chiffres pouvant atteindre 140 à 180 000 décès liés à l'amiante selon l’INSERM. Un chiffre plus proche de la réalité selon les associations comme la FNATH ou encore Michel PARIGOT président du comité Anti-Amiante Jussieu. Mais aussi de Pierre PLUTA, victime et président de l’ARDEVA dont son président annonce ne « pas vouloir baisser les bras »
Ouverture d’une enquête pour mise en danger d’autrui sur des médicaments a lié l’autisme
Un fait qui n’est pas nouveaux mais dont cette fois il semblerais que la justice soit enfin saisie . A la suite d’une saisie par l’Agence du Médicament (ANSM) qui avait déclarer avoir annoncé le 15 septembre dernier saisie le procureur. Le parquet de Paris, vient d’annoncer aujourd’hui l’ouverture d’une enquête judicaire contre des plusieurs médecins. Une enquête pour mise en danger contre la vie d’autrui contre des médecins ayant prescrit des antibiotiques, ou encore des substances pour éliminer des métaux lourd qui aurait selon eux permis de guérir des enfants autistes.
La Présidente de HandiSocial 31, Odile MAURIN devant le tribunal accusée de violence envers les policiers
Militante associative de longue date et connu dans le département par les pouvoirs publics sur les questions d’accessibilité et de handicap. Une femme de caractère qui avait lors des manifestations des gilets jaunes avait assisté à toutes les manifestations et parfois même organisé des mobilisations. La Présidente de HandiSocial 31, Odile MAURIN devra comparaitre le 11 octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Toulouse, pour accusée de violences contre des policiers.
