Accéder au contenu principal

L’automobiliste ayant agressé un aveugle et son guide à Paris condamné 18 mois de suspension de permis

Patrick le frère jumeau Pascal non voyant et tous deux victime de cette agression le 16 juin à paris 645af

Les faits prouve combien l’incivilité des personnes en situation de handicap restent un facteur quotidien pour celle-ci et notamment les déficients visuels pour lequel les trottoirs ou les passage piétons sont loin d’être des sanctuaires. Des faits banals mais qui ne sont le pas comme le prouve la condamnation ce 16 juillet par le tribunal correctionnel de Paris qui a condamnée un automobiliste pour avoir refusé la priorité et agressé un aveugle Pascal et son frère jumeau Patrick qui assuré le rôle d’accompagnant.

Une agression pour avoir tapoté sur le véhicule…

Les faits (v. article) trouvent son point de départ le 15 juin dernier dans le 12e arrondissement de Paris. L’un des deux, déficients visuels et porteur d’une canne blanche et surpris alors qu’il s’apprête a traversé le passage piéton en compagnie de son frère pascal qui l’accompagne ce jour là et manque de se faire renverser par une berline noire. Son frère Patrick tape alors sur le toit de la berline qui les a frôlés. L’automobiliste sort alors de son Audi noir et va alors agresser physiquement et verbalement ouvertement les deux hommes et les frappée violement. Lui assénant des claques. Il s'en prend également à son frère, lui criant « Enlève tes lunettes, je vais te frapper ». Des images qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux filmé par un policier en civil en vélo a ton appris plus tard par les associations Unadev, Voir ensemble et la Fédération des aveugles de France qui ont vivement protesté face a cette agression et avait annoncé qu’ils se constituer partie civile dans ce procès.

18 mois de suspension de permis de conduire….

Le conducteur un Espagnol âgé de 68 ans, retraité du bâtiment, selon le parquet, a été condamnée par la 16echambre correctionnelle du tribunal de Paris a pour avoir refusé la priorité et agressé un aveugle et son accompagnant. La voiture une audi noir dont le propriétaire ici dans sa voiture après avoir agressé un non voyant et son accompagnateur 23624L’accusé qui dans un premier refusé de reconnaitre l’infraction a finalement reconnue les faits et s’excusant lors de la parution de la vidéo. Le tribunal qui a condamnée l’automobiliste à 2.000 € d'amende dont 1.000 € avec sursis et 18 mois de suspension de permis. Selon lui, son déchaînement de violence est la conséquence d’un malentendu.

L’homme déficient visuel, Pascal qui s’en tire lui avec une incapacité totale de travail dus au choc émotionnel, les deux victimes, très choqué par cette agression comme la confirmé le frère jumeau Patrick (voyant) exprime sa colère face a une incivilité encore trop fréquente « En général, une voiture sur deux ne nous cède pas le passage et ça s’arrête aux injures ». Une agression aussi violente pour lequel « J’ai était très inquiet pour mon frère ».

« Vous êtes lâche », martèle l’avocat représentant l’association Voir ensemble à l’accusé. « Mais aussi de fuir les explications, de dire que vous n’avez pas vu qu’il était malvoyant ». L’accusée qui avait peu avant affirmé à la demande de la présidente ne pas avoir vu qu’il avait une canne. « J’apercevais juste qu’il avait quelque chose dans la main ». L'avocat de l'association s’adressant sur le ton ironique à l’accusé « Sois-vous mentez, soit vous êtes vous-même aveugle ».

L’accusé qui a était également condamné à deux amendes, de 750 € pour violences sans ITT sur le frère de l'homme déficient visuel, qu'il avait giflé, et de 250 € pour le refus de priorité. Montant auquel s’ajoute 3500 € euros de dommages et intérêts aux deux victimes et 1.000 € à chacun au titre des frais de justice. Soit un montant total de 8250 €. Pascal, qui espère que cette condamnation puisse « servir de leçon à cet automobiliste ». Le conducteur qui a annoncé son intention de faire appel.

Des incivilités encore trop fréquente…

Une situation comme le confirme les associations l’Union nationale des aveugles et déficients visuels (Unadev), Fédération des aveugles de France, Voire ensemble. Trois associations qui avaient demandé, 1 € de dommages et intérêts auront étaient déboutées par le tribunal. Ce dernier estimant que si « la vulnérabilité » du piéton était apparente, « aucun élément ne démontre que le prévenu avait conscience qu'il était non-voyant ou malvoyant » lorsqu'il l'a menacé. Des faits et des situations dont Thierry JAMMES, vice-Président de la Fédération des Aveugles de France, « qui ne cesse de répéter et que vivent encore trop souvent les personnes handicapées notamment déficientes visuelle ». De son côté l'UNADEV, qui s'était constituée partie civile au procès, considère que ce verdict est conforme aux attentes même si « elle regrette avoir été déboutée ».

Selon l'article R415-11 du Code de la route, le conducteur doit : "Tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s'arrêtant, au piéton s'engageant régulièrement dans la traversée d'une chaussée ou manifestant clairement l'intention de le faire ou circulant dans une aire piétonne ou une zone de rencontre. Un refus de priorité sur passage piéton dont le code de la route rappel que son non-respect constitue un refus de priorité donnant suite à un retrait de six points sur le permis de conduire selon l’article R. 415-11 et 125 € d'amende modifié par le décret n°2018-975. De plus, cette sanction peut être constatée par l'intermédiaire de la vidéo-verbalisation et donc à distance.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : JUSTICE & JUSTICE ADMINISTRATIVE
Publication : 17/07/2019
JusticeFaits-DiversAgressionDéficient visuelMalvoyantParisTribunal correctionnelAveuglesNon-voyantsUNADEVFédération des Aveugles de France

Articles en relation

Vaste escroquerie à la CNAM dans huit centres de cabinet dentaires entre Paris et Marseille pour 8 M€

C’est une Fraude d’un montant qui aura couté 8 M€ à l'assurance maladie dont les gendarmes viennent de mettre fin. Les escrocs avaient racheté des centres dentaires à Paris et Marseille utilisant les données de vrais médecins pour facturer des soins fictifs. Une enquête loin d’être une première pour les services de polices ces dernière années. Un système de fausse facturation qui pas la première y compris par des professionnels de la santé eux même.

Le Pr Didier RAOULT condamnée plus sévèrement en appel par ses pairs ce dernier conteste la décision

« Je peux continuer à faire mon métier » Avait réagit le Pr Didier RAOULT en décembre 2021, après le simple blâme infligé par la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. Si la décision la chambre d'appel du Conseil National de l'Ordre Médecins,  reste symbolique, l’ex. Pr. Didier RAOULT étant désormais à la retraite celle-ci demeure plus sévère. Auquel s'ajoute des ennuis avec la justice qui ne sont pas finit. Le microbiologiste fait l’objet d’une enquête judiciaire portant sur des soupçons d’essais cliniques « sauvages ». À savoir non autorisés. Une décision qu’il n’entend pas accepter ayant fait contester devant la Cour de cassation et qu’il dénonce comme une décision de « communication ».

217 plaintes de patients portent plainte contre le fabricant du respirateur "Philips et d’une mousse jugé cancérigène

Après une enquête préliminaire ouverte en 2022, Me Christophe LEGUEVAQUES, représentant plus 1400 victimes et fondateur de MyLeo. 217 d’entre eux ont déposé une plainte afin d’espérer enfin la nomination d’un juge d’instruction. Ces particuliers, usagers des respirateurs commercialisés par le fabricant néerlandais s'estiment victimes. Des composants de ces appareils censés aider les patients, majoritairement atteints d'apnée du sommeil, à respirer se sont avérés contenir une substance cancérigène. Citent un rapport privé, qui contredit les propos "apaisants" de Philips sur son produit. L'Agence nationale de sécurité du médicament qui s’est saisie de ce dossier sanitaire, a déjà reçu près de 3074 signalements d'effets indésirables, dont 159 mentionnent un cancer.

Refus d’un procès pénal pour les milliers des victimes de l’amiante : le combat continue selon les associations

Plus de 45 ans après le classement de l’amiante comme cancérogène, il aura fallu attendre 1997 pour que cette isolant soit interdit en France. Une fibre responsable selon 70 à 100 000 décès d'ici 2050, selon le Haut Conseil de la Santé publique. Des chiffres pouvant atteindre 140 à 180 000 décès liés à l'amiante selon l’INSERM. Un chiffre plus proche de la réalité selon les associations comme la FNATH ou encore Michel PARIGOT président du comité Anti-Amiante Jussieu. Mais aussi de Pierre PLUTA, victime et président de l’ARDEVA dont son président annonce ne « pas vouloir baisser les bras »

Ouverture d’une enquête pour mise en danger d’autrui sur des médicaments a lié l’autisme

Un fait qui n’est pas nouveaux mais dont cette fois il semblerais que la justice soit enfin saisie . A la suite d’une saisie par l’Agence du Médicament (ANSM) qui avait déclarer avoir annoncé le 15 septembre dernier saisie le procureur. Le parquet de Paris, vient d’annoncer aujourd’hui l’ouverture d’une enquête judicaire contre des plusieurs médecins. Une enquête pour mise en danger contre la vie d’autrui contre des médecins ayant prescrit des antibiotiques, ou encore des substances pour éliminer des métaux lourd qui aurait selon eux permis de guérir des enfants autistes.

La Présidente de HandiSocial 31, Odile MAURIN devant le tribunal accusée de violence envers les policiers

Militante associative de longue date et connu dans le département par les pouvoirs publics sur les questions d’accessibilité et de handicap. Une femme de caractère qui avait lors des manifestations des gilets jaunes avait assisté à toutes les manifestations et parfois même organisé des mobilisations. La Présidente de HandiSocial 31, Odile MAURIN devra comparaitre le 11 octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Toulouse, pour accusée de violences contre des policiers.