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Retraite, Budget et pouvoir : Journée de Mobilisation Nationale des syndicats dans la rue avec les Français

Départ de la manifestation du 18 septembre dans l'un 500 cortèges organisé partout en France par l'intersyndicale. Une réunion de tous les syndicats qui n'avaient plus eu lieu depuis 2023

Comme souvent au soir d'une journée de manifestation, chacun prétendra avoir gagné. À Lille, Paris, Montpellier, Lyon, les syndicats affirment avoir fait le plein avec 1 millions de participant contre 500 000 selon la police sur les 500 cortèges organisé. Un chiffre inferieur a 2023, dernière manifestation intersyndicale. Mais supérieur au 10 septembre avec 200 000 participants. Des syndicats posant un ultimatum au Premier ministre annoncent leur volonté de descendre à nouveau dans la rue. La police qui aura elle procédé a près de 309 interpellations et 134 gardes à vue.

Mobilisation réussie pour l’intersyndicale…
Au-delà des chiffres si même ceux de la police semble plus proche de la vérité, comme l’ont souvent des études réalisées par des organismes indépendants. Hier ce 18 septembre partout en France, dans les cortèges de Rennes, Lille, Nantes, Toulouse, et Marseille, des milliers de personnes ont manifesté. Cette journée de mobilisation, présentée comme une démonstration de force, a vu tous les syndicats marcher ensemble pour la première fois depuis deux ans depuis 2023 lors de la manifestation des retraites.

Un pari réussi pour les organisateurs qui ne fait aucun doute. Un sentiment exprimé les organisateurs, comme Sophie BINET, Secrétaire Générale de la CGT, souligne : « La mobilisation est d'ores et déjà un succès (…) du Macronisme on n'en veut plus, c'est plus possible qu'en permanence on nous fasse les poches pour éponger les frasques des multinationales et des ultra riches ».

Le Premier ministre promet d'ailleurs de recevoir bientôt les syndicats à Matignon, eux qui se projettent déjà sur les prochaines journées de mobilisation « on saura alors si cette journée suffira à influer sur le budget s'il y a pas de de modification profonde dans le budget à ce moment-là on sera prêt à revenir dans la rue de manière encore plus forte » indique Cyril CHABANIER Président de la CFTC. Une volonté confirmée par François HOMMERIL Président de la CFE-CGC n’hésitant pas lui aussi à indiquiez que « Si une autre voire d'autres journées de mobilisation est un moyen nécessaire à atteindre nos objectifs et bien il ne faut pas hésiter à en refaire d'autres ».

Des revendications étaient très variées.
Pouvoir d'achat, réforme des retraites, taxation des plus riches, démission du Chef de l’Etat, ainsi que dans certaines villes la prise de tête un peu en force par le Collectif IndignionsNous un des organisateurs de la manifestation du 10 septembre. Ou encore des pharmaciens qui sans descendre dans les rues avait décidés de fermer leurs officines en signe de protestation.

S’ils n’étaient pas les seul, Les services publics aussi au cœur des revendications du cortège de Toulouse, avec une forte mobilisation du monde de l’Education comme Philippe ou Christine, près d'un sur cinq faisait grève aujourd'hui. « On a des classes surchargées on est à trentenaire dans un lycée classé sensible on n’a pas assez d'enseignants on est 1900, dans un lycée qui doit en compter 1500 donc on manque vraiment de tout ».

L’objectif ayant d’une manière générale de mettre la pression sur le gouvernement. Pour qui les efforts doivent venir de l’Etat en priorité pour des économies. Pour Jacques 51 ans « J’en ai ras-le-bol de faire tondre comme des moutons, c'est toujours au même qu'on demande de faire des économies de se serrer la ceinture et bien on en a ras-le-bol il faut maintenant aussi que les riches mettent la main au portefeuille et s’il souhaite partir il y a qu’à faire comme les Américains ou les Citoyens même à l’étranger sont contraint de payer leurs impôts aux Etats-Unis ».

Un chaudron four tout qui malgré permettent d’exprimer aux syndicats la colère et celles des salariés. Avec des panneaux explicite « les riches s'enrichissent encore plus et les pauvres s'appauvrissent encore plus » ou encore « ça se tape que sur les travailleurs et les travailleuses sur les précaires sur les retraités et les Français ». Certains sans prenant directement au chef de l’Etat Emmanuel MACRON !

Des Pharmaciens en grèves….
Eux aussi étaient en grève mais pas pour les mêmes raisons les pharmaciens protestent contre la décision du gouvernement de réduire leurs marges sur la vente de médicaments génériques sur 20000 officines seules 10 % soit 2000 ont été réquisitionnées. Des patients qui parfois ont perdus patient a la recherche d’une pharmacie ouverte pour aller chercher les médicaments dont ils avaient besoins. Si pour certains il n’y avait pas d’urgence s’agissant que d’antibiotiques. Pour d’autre comme Julien souffrant d’une spondylarthrite ankylosante aigue et pour lequel les anti-douleurs comme la morphine sont indispensable. Il aura après de 45 minutes a trouvé une pharmacie ouverte réquisitionnée par l'état, afin de permettre la continuité des soins. Comme ces confrères ce dernière et son syndicat dénonce dans un communiqué « la baisse annoncée du prix de certains médicaments une mesure qui pourrait salon lui entraîner la fermeture de pharmacie un risque pour certains patients même beaucoup de patients dans les campagnes notamment de faire 30 à 40 kilomètres pour trouver une pharmacie ». Depuis le 1er janvier ce sont 170 officines qui auront fermé en France. Pour demain retour à la normal avec la réouverture de toutes les officines.

Un calme relatif et des incidents limités…
Avec la présence de plus 80 000 policiers et force de l’ordre présent sur l’ensemble des 500 cortèges sur l’ensemble du territoire. À Paris, les forces de l'ordre ont rapidement évacué des cheminots qui étaient entrés de force dans la cour du ministère de l'économie. À Rennes entre 11500, salon les autorités et 20000 personnes salon les syndicats ont défilé dans le centre-ville des échauffourées ont éclaté à la mi-journée autour de la gare de nombreux commerçants avaient anticipé d'éventuelles dégradations s'étaient barricadés d'autres ont pris le risque de rester ouvert. Mais aussi à Lyon ou un journaliste a été blessé ainsi que à Toulouse lors de l’arrivée du cortège à Jean-Jaurès des tensions ont surgi lors de la dispersion des manifestants.

Coté les transports en commun la journée aussi plus ou moins fortement perturbée selon les villes. Ainsi peu de ligne ont totalement bloqué. Une situation qui comme d’habitude n’était pas la même en Ile-de-France. En Face à des appels à la grève diversement suivis, partout pour les voyageurs la patience a été une vertu essentielle. Ainsi seule quelques lignes du métro parisien fonctionné aujourd’hui obligeant dans la majorité des cas les voyageurs à modifiés leurs itinéraires.

A la différence de Caen ou la circulation des bus et des trains régionaux à elle été très perturbée toute la journée à l’exception des trames. Contrairement à Clermont-Ferrand tous les transports en commun étaient à l'arrêt aujourd'hui pas le choix il fallait marcher. Situation moins dramatique à Toulouse, ou seul les bus du centre-ville ont été perturbées, le métro ayant relativement marché à 90 % sauf sur les points de départ comme à Saint Cyprien ou d’arrivée à Jean Jaurès. Le Trame ne fonctionnant que sur la moitié de la ligne. Pour le reste ce sont surtout des manifestants qui ont marché sur le passage clouté de manifestants souhaitant ralentir la circulation en effectuant des allers-retours en boucle sur des passages cloutés dite « des canard » créant des embouteillages plus ou bien accepté par la population.

Qui sont ces primo-manifestants ?…
Il y a les habitués mais pour certains ce 18 septembre avait décidé parfois de participer pour leur première fois de leurs vies à une manifestation et ceux notamment chez les jeunes qui été déjà fortement présent le 10 septembre, mais pas seulement. C’est le cas de Martin SALINY à 42 ans cet animateur en centre de loisirs est employé de la fonction publique territoriale il a décidé de sauter le pas « c'est vrai que en fait la question financière se pose toujours en fait c'est Ben voilà on s'est on perd une journée de salaire là je me suis dit enfin voilà ce n’est pas grave il faut en fait un moment donné essayer de faire évoluer en fait les mentalités aussi et si ça peut faire avancer les choses ».

Un père de famille nombreuse et veuf avec un salaire au SMIC, ou les fins de mois sont de plus en plus difficiles « c'est compliqué par moments en fait de pouvoir se tenir quoi en fait ont besoin de toute la famille en fait j’ai perdu ma femme d’un Cancer généralisé et j’ai tout de même 3 enfants à charge des grandes études donc si les salaires pouvaient bouger un petit peu plus et qu'on soit un peu plus reconnu dans notre travail ça serait l'idéal ». Parmi les manifestants les fonctionnaires étaient venus en force, pour d’autre c’était la première fois comme Caroline infirmière de 29 ans aux services des urgences de Toulouse Purpan, qui faisait grève pour la première fois de sa vie pour alerter sur l'état de l'hôpital public, qui explique : « On est contraint de faire ce qu'on peut pour essayer de soigner. En somme, on n'est pas là pour les patients, on est là pour faire ce qu'on peut comme on peut avec ce qu'on a »

Pour les lycéens les causes sont-elles très variées soit comme pour Julie qui étudie dans le monde de la cinématographie, elle venu demander que les budgets de la culture ne subissent pas d’importante réduction. Sentiment partagé pour Philippe 17 ans étudiant en Bac Pro dans un lycées des métiers hôtelier pour lequel il regrette « que les conditions d’étude ne cessent de baisser et surtout par un manque de budget nécessaire liée à l’achat de matériel parfois impératif pour notre formation mais aussi à l’absence parfois récurrente de professeur ». Pour moi cela est « assez important pour notre futur et notre avenir futur enfin d'avoir accès à tout ça ». Que ce soit leur première mobilisation ou non les manifestants se rejoignent sur une revendication centrale le rejet d'une politique d'austérité.

Les syndicats posent un ultimatum…
Le nouveau Premier ministre, Sébastien LECORNU, confronté à sa première journée de mobilisation, a promis de recevoir bientôt les syndicats à Matignon. Les syndicats, quant à eux, se projettent déjà sur les prochaines journées de mobilisation. Réuni ce matin à Montreuil ces derniers ont exprimé dans un communiqué présenté par Thomas VACHERON Secrétaire confédéral de la CGT, celle-ci a la sortie de la réunion de ce matin lui ont exprimé un ultimatum au Premier ministre. « Si d'ici le 24 septembre il n'a pas répondu à leurs revendications les organisations syndicales se retrouveront pour décider très rapidement d'une nouvelle journée de grève et de manifestation ». Des revendications jugées essentiel comme celle de l’abandon selon Olivier FAURE présent a la manifestation à Paris et qui souhaite s’appuyer sur ce succès populaire. « Quand nous retournerons à Matignon dans les prochains jours nous demanderons Premier ministre de comprendre ce qu'il s'est passé il ne peut pas être totalement sourd à ceux qui s'expriment ici et la réflexion sont claires les salaires pour de l'achat les retraites tout ce qui permet aux gens de vivre ».

Des négociations qui se poursuivent…
Des demandes que Sébastien LECORNU affirme écouter et qui veut continuer à dialoguer avec les différentes parties prenantes les revendications portées par les représentants des organisations syndicales et relayées par les manifestants dans les cortèges sont au cœur des consultations. Dans un twitte sur X a tenu à « réaffirmer mon engagement à la poursuite du dialogue » avec tous les syndicats. Précisant que les revendications des syndicats et les manifestants étaient « aux cœurs des consultations que j’ai engagées, (…) pour cela je recevrai à nouveau les forces syndicales dans les jours avenir ». Si certain poids de la macronie comme Roland LESCURE Député Renaissance, indique-lui « qu’une négociation ça veut dire qu'on est prêt à faire des concessions et donc sur le principe il faut être prêt à faire des concessions mais on va négocier les négociations ». Prochain RDV notamment Force Ouvrière sera reçu à Matignon ce lundi. En conclusion cela reste un obstacle de plus sur la route de Sébastien LECORNU qui se laisse encore au moins jusqu'en milieu de semaine prochaine pour constituer un gouvernement avant sa déclaration de politique générale prévue début octobre devant l'Assemblée nationale. 

Rédacteur(s) : Stéphane LAGOUTIERE & La Rédaction
Catégorie : MANIFESTATIONS PUBLIQUES
Publication : 19/09/2025
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