Le pédiatre autrichien Hans Asperger dont l’une des formes d’autisme porte son nom aurait coopéré avec les Nazis
Trente-huit ans après sa mort le 21 octobre 1980, le pédiatre autrichien Hans ASPERGER, qui a donné son nom à cette forme d'autisme revient dans l’actualité, non pas pour mettre en avant ce handicap, mais pour son assentiment a la cause et le programme nazi avec lequel il aurait « coopéré activement », notamment concernant celle de la mise en œuvre d’une race arienne et les lois sur la stérilisation.
Un homme au passé méconnu…
Malgré la notoriété internationale de Hans Asperger l'un des pionniers de l'histoire de l'autisme et l'homonyme du syndrome d'Asperger, les connaissances factuelles sur sa vie et sa carrière sont limitées. Un homme dont certaine personnalité historique ou comme par celle publiée Édith SHEFFER en 2018 par et intitulé Asperger's Children: Les origines de l'autisme dans la Vienne nazie et qui vient collaborer l’étude ici réalisée par l’historien. Celle d’une carrière qui pourtant aura pris corps en plein régime nazi a Viennes adhérent a plusieurs organisations affilé, « Cependant, contrairement à ses collègues de la clinique pédiatrique, il ne s'est pas joint au NSDAP ni à l'une de ses formations paramilitaires (comme la SA ou la SS) ».
Un homme qui aura préférant faire le choix de « s'adapter au régime nazi et qui aura a été récompensé avec des perspectives de carrière pour ses manifestations de loyauté », Hans Asperger « a légitimé publiquement les politiques d'hygiène raciale y compris les stérilisations forcées et a coopéré activement, à plusieurs occasions, au programme nazi d'euthanasie d'enfants », poursuit Herwig CZECH.
« La création d’une race arienne »
Dans cette longue étude historique, l’historien note un très long travail de recherche à la fois contemporain, mais aussi dans des archives « inexplorés, y compris les dossiers personnels d'Asperger et les évaluations cliniques qu'il a écrites sur ses patients ». Citant à titre plusieurs documents comme celui un document nazi de 1940 selon lequel le Dr Asperger en ce qui concerne « les questions de lois raciales et de stérilisation, se conforme aux idées national-socialistes. En ce qui concerne son caractère et en termes politiques, il est considéré comme irréprochable », malgré son appartenance a associations Catholiques.
Une allégeance du Dr Asperger affiché au régime nazi et aux principes de sa médecine dont on peut retrouver la trace dans ces conférences publique. Ainsi de par la signature de ces rapports de diagnostic avec la formule « Heil Hitler » après l’annexion de l'Autriche par les nazis en mars 1938.
Stérilisation et d’euthanasie…?
Même si la grande majorité des patients du Dr ASPERGER ne souffraient pas du degré de handicap mental que le programme était destiné à éradiquer, un certain nombre d'entre eux ont été tués au centre Am Spiegelgrund, créé en juillet 1940, et situé à l'intérieur de l'hôpital psychiatrique Steinhof de Vienne. Un centre dans lequel sont morts près de 800 enfants dépourvus selon le régime nazi de « pureté raciale » et « d'intérêt héréditaire » et dont l’élimination a été effectuée par « empoisonnement et d'autres méthodes ».
L’historien cite plusieurs exemples Herwig CZECH, en ce qui concerne les programmes de stérilisation et euthanasie. Si pour la stérilisation certains affirment que le Dr ASPERGER, n’y aurait pas participé, Herwig CZECH estime nécessaire de tenir « compte de la possibilité que les dossiers aient été purgés ». Comme le prouve le cas d’un rapport sur un garçon sourd-muet de 15 ans et que le Dr ASPERGER a adressé au Département des Soins héréditaires et raciaux du Bureau de la Santé en mars 1942, responsable de 1515 cas de stérilisation, dans lequel le Dr Asperger préconise de façon non explicite, la stérilisation.
Herwig CZECH, qui euthanasie cite également plusieurs exemples comme celui de deux fillettes, Herta SCHREIBER et Élisabeth SCHREIBER âgées de deux et cinq ans bien que n’ayant aucun lien de parenté, sont officiellement morte dans ce centre de pneumonie. Une note dans le dossier du Centre Am Spiegelgrund de Herta suggère que sa mère savait que sa fille serait tuée à la clinique, tout comme le Dr ASPERGER. Pour l’historien « il s'agisse d'un euphémisme conscient ou non, il est clair qu'il ne s'attendait pas à ce que Herta revienne ».
Pour preuve la déclaration, après son arrestation en 1945, Ernst ILLING (1904-1946), et directeur de du Am Spiegelgrund, a lui déclaré que sa clinique « était toujours surpeuplée, puisque d'autres cliniques [...], y compris la clinique pédiatrique universitaire, transféraient ou voulaient transférer de tels cas sans espoir, évidemment parce qu'ils pensaient que l'euthanasie était possible dans ma clinique ». Des responsables d'établissements qui « mentionnée alors qu'ils n'étaient pas autorisés à pratiquer l'euthanasie » et d’ajouter « être absolument convaincu que les directeurs des institutions mentionnées étaient au courant de l'euthanasie et des circulaires mentionnées » en faisant référence notamment au Dr ASPERGER
Des conclusions sans appel… ?
S’il ne remet pas en cause les qualités professionnelles du Dr ASPERGER, l’historien Herwig CZECH estime en conclusion affirmant que le « récit du Dr ASPERGER, comme un adversaire de principe du national-socialisme et un défenseur courageux de ses patients contre «l'euthanasie» nazie et d'autres mesures d'hygiène de course » ne représentent pas une vérité historique.
En dépit de son plaidoyer, Dr ASPERGER a laissé sans réponse la question décisive: Que devrait-il arriver à ceux qui ne pourraient pas être aidés par des moyens pédagogiques, thérapeutiques ou médicaux ? « Qui ont été confrontés à la plus grande menace des politiques d'hygiène raciale des nazis - les promesses d'Asperger de transformer ses patients en membres précieux de la «communauté nationale» se sont avérées vaines ».
Comme le démontre selon l’historien les deux «cas désespérés» d'incapacité mentale, dans les dossiers de Herta et d'Élisabeth SCHREIBER suggère que, au moins dans les circonstances, Asperger était prêt à accepter le meurtre d'enfants en dernier recours »
Citant également la présence du Dr ASPERGER. Dans ce programme «euthanasie» d’enfants dans lequel notamment en 1942, il a « fait partie d'une commission chargée de la projection de plus de 200 résidents d'un foyer pour enfants handicapés mentaux à Gugging près de Vienne ». Le mandat de la commission était de classer les enfants en fonction de leurs capacités intellectuelles et de leurs pronostics et de définir un groupe résiduel d'enfants «inéducables» qui devraient être tués à Spiegelgrund.
Ce sont ainsi trente-cinq enfants qui ont été placés dans ce groupe et sont décédés plus tard dans l'établissement «euthanasie». Herwig CZECH, qui note que si le Dr ASPERGER « n'était pas directement responsable de leur mort, cet épisode montre néanmoins à quel point il a coopéré avec la politique meurtrière du régime. Son rôle au sein de la commission était lié à son emploi à temps partiel au bureau de santé publique de la ville de Vienne ».
Stéphane LAGOUTIÉRE
Sources: BMC 2018/ Herwig CZECH
Publication : 24/04/2018
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