Les Français favorables à la mise en place de dispositifs pour les maladies chroniques évolutives dans l’emploi (MCE)
A la veille de sa conférence nationale le 15 novembre, le collectif Travail & SEP composé d'APF France handicap, UNISEP, LFSEP et le Laboratoire Roche, le collectif dévoile aujourd'hui en exclusivité les résultats de son enquête sur les maladies chroniques évolutives dans le monde professionnel*. Une enquête qui sera le moteur afin de contribuer à un meilleur maintien dans l’emploi des personnes atteintes de MCE.de 15 propositions et un prototype de solution pour le service public.Des enseignements clés qui démontrent la mobilisation des Français en faveur de la mise en place de dispositifs facilitant l’insertion professionnelle des plus de 10 millions de Français concernés selon des chiffres de l’assurance maladie.
MCE : 86 % favorables à un financement pour le maintien dans l’emploi…
Pour preuve selon cette enquête, les Français seraient majoritairement à chaque fois favorable à la nécessité de mettre en place de dispositifs dédiés aux MCE dans les entreprises en matière d’information mais aussi d’accompagnement afin que ses dernières puissent poursuivre leur carrière professionnelle. 86% des Français sont ainsi favorables à la mise en place de programmes financés par l’État pour sensibiliser les employeurs sur l’impact professionnel des MCE.
Une nécessité de protéger remit en cause…
Cancer, diabète, sida, polyarthrite rhumatoïde évolutive grave… les maladies chroniques évolutives (MCE) constituent un défi de santé publique. Alors que les progrès de la médecine continus d’améliorer le cadre de vie des personnes touchées par l’une de ces maladies. La question ne cesse de poser avec acuité dans le monde du travail. Le bon sens voudrait que l'on éloigne ces personnes de la vie professionnelle.
Si l’intention de les protéger est louable, cela est-il vraiment leur souhait, avec le risque le plus souvent d’un effet d’isolement qui les fragilise davantage. Cette approche et aujourd’hui remise en cause mais aussi parce que l’idée que le travail peut-être facteur de santé fait son chemin. Une thèse que semble confirmer les personnes interrogées et dont 91 % souhaite avoir la garantie de retrouver leur emploi ou un emploi de niveau équivalent dans une telle situation ou de bénéficier d’une organisation de travail tenant compte de la maladie pour 93 % d’entre eux. Ils seraient aussi 91 % à pouvoir bénéficier à reprendre leur activité professionnelle en mi-temps thérapeutique, des solutions qui si elle existe dans la théorie ne sont que faiblement mises en œuvre par les employeurs.
Enfin selon 89% des répondants, ces dispositifs auraient par ailleurs des répercussions bénéfiques sur l’ensemble des salariés. Enfin, l’entourage des personnes touchées par une MCE n’est pas oublié puisque 90% des Français soutiennent l’idée de renforcer les droits des proches aidants (jours de congé supplémentaires, aide financière, retraite, etc.)
Pascal, annonce à employeur sa SEP…
Consultant informatique dans une entreprise de services du numérique, Pascal aura lui bénéficié de l’annonce de sclérose en plaques (SEP) d’une coordination entre le médecin du travail et la mission handicap de mon entreprise. « J’ai demandé un bilan de compétences. Ce qui a permis de définir ce que j'étais en mesure de réaliser en fonction des effets de la SEP et d'anticiper sur l'évolution de la maladie. Cela a permis aussi à mon manager de mieux définir les missions avec les commerciaux que j'étais à même de réaliser ». Une annonce qu’il n’aura faite a son entourage professionnel dont il aura choisi le moment pour le faire.
Un bilan de compétences qui aura permis de redéfinir selon Pascal « les types de missions que j'étais en mesure de réaliser en réduisant les moments de stress. Palier les périodes de manque de concentration et, de mémoire, simplifier l'utilisation des transports en commun et minimiser la durée des trajets ». Mais aussi d’un point organisationnel et d’aménagement de mettre en place « un système d'enregistrements des réunions, un ordinateur portable léger mais surtout ma reconnaissance de travailleur handicapé avec le médecin du travail pour bénéficier d'une carte prioritaire dans les transports en commun ». Quand on lui pose la question de savoir quel serait son conseil à une personne touchée par la SEP qui souhaite continuer à travailler, il conclut tout simplement que « Bien connaître sa maladie et ses conséquences pour définir son cadre de travail au mieux ».
MCE : faire évoluer les entreprises face à la maladie…
La mobilisation du collectif qui souhaite par sa cette contribution faire évoluer les pratiques en entreprise, à sensibiliser les différentes parties prenantes et à faire évoluer le cadre législatif. Plusieurs propositions au bénéfice des salariés en situation de handicap du collectif Travail & SEP ont ainsi été notamment retenu dans la loi Avenir professionnel : majoration des crédits en euros du compte personnel de formation (CPF), ouverture du CPF de transition professionnelle, assouplissement des freins RH au recours au télétravail…Des mesures parfois aussi contestées par les syndicats eux-mêmes jugeants celle-ci trop faible.
Reste que le vieillissement de la population active et la plus forte probabilité de contracter avec l’âge une maladie chronique doivent interpeller les DRH. En prenant des dispositions en amont, il y a moyen de réguler des problèmes d’absentéisme et d’inaptitude. Enfin parce qu’il existe des marges de manœuvre dans les entreprises pour faciliter le maintien en emploi, notamment au niveau des organisations du travail. Reste à les faire connaître et à les adapter selon les milieux professionnels. Un combat qui se poursuit avec la conférence nationale du 15 novembre où 15 nouvelles propositions seront dévoilées.
Stéphane LAGOUTIÉRE
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Publication : 02/11/2018
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