Emmanuel MACRON de plus en plus impopulaire pour 8 Français sur 10 selon le Baromètre Politique Odoxa
Depuis son élection en 2017, Emmanuel MACRON aura pu connaitre comme tous les chefs d’État une période post élection. Cependant celui qui prétendait vouloir rassemblée les Français les aura semble t’il diviser en moins d’une décennie. Un phénomène, loin d’être isolé, E.MACRON semble battre tous les records comme le prouve le dernier Baromètre Politique Odoxa publié aujourd’hui. 8 Français sur 10 éprouve envers ce dernier cette fois le divorce semble consommé !
Les origines de la défiance…
La défiance envers Emmanuel MACRON trouve ses racines dans plusieurs facteurs et le baromètre Odoxa le démontre, et l’on pourrait dire que
celle-ci aura même commencé avant même son élection. D’une part, son parcours atypique passant de la haute fonction publique à la banque, puis à la présidence sans être issu d’un grand parti traditionnel. D’autre part, sa politique qualifiée de « ni droite ni gauche » a brouillé les repères, suscitant un sentiment d’incertitude.
Aucun il ne faut pas oublier les nombreuses crises qui auront fragilisé de plus en plus son image en commençant par celle des Gilets jaune a été le point de départ, mêlant revendications sociales, économiques et démocratiques. Conclut par un grand débat dont Emmanuel MACRON n’aura tenu revendication des propositions et refusant le référendum et ça aussi les Français l’ont mal perçu. De nombreuses réformes phares, telles que la transformation du code du travail, la refonte de l’impôt sur la fortune (ISF), ou encore la gestion des retraites, ont cristallisé une opposition venant aussi bien de la gauche que de la droite.
Un rejet inédit dans la Ve République
Selon ce sondage pour Public Sénat et la presse régionale, Emmanuel Macron traverse une crise de popularité sans précédent. Huit Français sur dix estiment qu’il est un « mauvais président », 74 % le jugent « incompétent et arrogant », 81 % non ouvert au dialogue. La réforme des retraites, imposée malgré une contestation massive, a cristallisé le sentiment d’un président sourd au dialogue.
Enfin 69 % considèrent qu’il est « éloigné des valeurs démocratiques ». Ces chiffres, d’une sévérité rare, font de lui le président le plus impopulaire de la Ve République. Un qualitatif qui semble beaucoup plus important c’est que tous les autres et qui prouvent que les Français n’ont pas accepter le résultat des élections législative, mais surtout après avoir dit « ni le RN ni LFI », il aura laissé son premier ministre de l’époque Gabriel ATTAL appelait lors du deuxième tour à empêcher les candidats RN de gagner aux deux tours.
Cette impopularité ne se limite pas aux opposants traditionnels. Elle traverse l’ensemble de l’électorat, à l’exception de sa base. Chez les sympathisants de La France insoumise, 89 % rejettent son action, et ce chiffre atteint 94 % chez les électeurs du Rassemblement national. Mais même au centre et la droite comme pour les LR, la défiance s’installe.
Si ce sondage ne prend pas véritablement le rejet contrairement publié a celui février 2025 dans lequel Emmanuel MACRON apparait comme la troisième personnalité la plus rejetée derrière Jean-Luc MÉLENCHON et Éric ZEMMOUR. Ce rejet néanmoins apparait sous d’autre forme.
Usure du pouvoir ou Démocratie directe…
Au-delà du cas Emmanuel MACRON, les experts pointent une usure du pouvoir et une crise profonde de la représentation. Les Français rejettent
partis, syndicats et institutions, et expriment une demande croissante de démocratie directe. Le mouvement des gilets jaunes avait déjà révélé cette aspiration à contourner les corps intermédiaires. La réforme des retraites, imposée malgré une contestation massive, a cristallisé le sentiment d’un président sourd au dialogue. La dissolution de 2024 a achevé de convaincre une majorité de citoyens que Emmanuel MACRON ne respectait pas le message des urnes.
A noté que cette défiance envers le président s’inscrit aussi dans un contexte plus large de crise de confiance envers les institutions. Selon de nombreux sondages, la confiance des Français envers les responsables politiques est historiquement basse. Les scandales, les promesses non tenues et la complexité du système politique contribuent à entretenir ce climat de suspicion généralisée.
Handicap : Beaucoup de promesse et peu de résultat…
Depuis son élection en 2017, Emmanuel MACRON et dans son discours le soir de son élection à la Pyramide du Louvre affirmant qu’il ferait du « handicap sa première priorité », lors de son premier quinquennat. Une annonce tellement vraie qu’il aura remis en cause partiellement la réforme de 2005 concernant l’accessibilité en supprimant l’obligation des ascenseurs pour les immeubles de moins de trois étages. Auquel s’ajoute le chômage toujours aussi persistant des travailleurs handicapées plus du double que chez les valides. Mais aussi la baisse des Aidants scolaires comme l’indique le dernier sondage publié par le Collectif inter-associatf. Mais aussi le manque toujours aussi important de place pour les enfants ou adultes handicapées.
En conclusion…
En se mettant constamment en avant, Emmanuel Macron est devenu le paratonnerre de toutes les colères. « Il prend pour tout le monde, et il aime ça », résume un observateur. Mais cette stratégie de surexposition semble désormais se retourner contre lui. Son second mandat, marqué par l’impossibilité de se représenter, accentue cette fracture. Le président, qui voulait incarner le dépassement des clivages, se retrouve aujourd’hui isolé, symbole d’une défiance généralisée envers la classe politique. Mais aussi une crise politique et peut être institutionnel voir budgétaire si la France ne voté pas son budget.
Emmanuel Macron n’est plus seulement impopulaire : il est rejeté. Son image de président des élites, déconnecté et autoritaire, s’est cristallisée au fil des crises. Le sondage Odoxa révèle une rupture profonde entre le chef de l’État et une majorité de Français, qui ne voient plus en lui le garant des valeurs démocratiques. Dans ce contexte, le seul camp qui tire profit de la situation est le Rassemblement national, dont les figures Jordan BARDELLA et Marine Le PEN apparaissent comme les grands bénéficiaires de cette crise politique, profitant de l’effondrement de Bruno RETAILLEAU et DARMAMANIN… Olivier FAURE Patron du PS, lui, reste scotché en queue de peloton et ne profite pas du «scalp» de la réforme des retraites.
Malgré cette défiance, Emmanuel MACRON a vu son incarnation politique et celle du parti qu’il a créé considérablement réduite. Face à une opposition à gauche qui ne cesse de se fragmentée. A droite le Rassemblement nationale et son allié l’UDR semble aujourd’hui les plus unis. Les prochaines échéances électorales Municipal, début 2026 et les Présidentiel en 2027 et législatif seront déterminantes pour mesurer l’évolution de ce rapport entre les Français et leur président. La capacité à renouer le dialogue, à faire preuve d’écoute et à réinventer la vie démocratique apparaît comme un enjeu majeur pour restaurer la confiance.
Publication : 28/10/2025
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