Les prestataires de santé à domicile et la FFAIR ont manifesté a Paris leurs colère contre un futur projet de loi
Patients, dirigeants et salariés des associations et entreprises prestataires de santé à domicile et pharmaciens d’officines aux côtés d’un cortège de plus de 100 véhicules utilisés par les PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) se sont mobilisé modestement, mais une première depuis 50 ans, selon l’intersyndicale SYNALAM et SYNAPSAD. Des hommes et femmes venu dans les rues parisiennes exprimées leur soutien et leur attachement à la santé à domicile. Un service auquel bénéficie 1 550 000 de personnes en France dont 155 personnes handicapées et 375 000 personnes âgées et qui représente 60 000 salariés.
Une manifestation qui fait suite au projet de baisses « massives et brutales des tarifs des prestations et dispositifs médicaux associés, c'est tout le secteur de la santé à domicile qui a montré, par cette manifestation, sa grande détermination à défendre l’avenir de la prise en charge à domicile » selon une des organisatrice. De leur côté, près de 200 parlementaires ont saisi la ministre de la Santé à ce sujet mais selon les syndicats aucune proposition alternative concrète n'a encore été formulée à cette heure par les pouvoirs publics.
Des manifestants dénoncent la remise en cause du service...
Les syndicats dénoncent notamment dans ce projet de loi du 5 août 2016, une remise en cause de la prise en charge de qualité a domicile, sans la prise en compte de la voix des patients et professionnelle. Laissant jusqu'au 5
septembre pour formuler des remarques il prévoit selon l’intersyndicale notamment la baisse du tarif de remboursement de plus de 250 produits ou prestations dans les domaines de l'autosurveillance glycémique, l'auto traitement du diabète, l'apnée du sommeil, la prévention d'escarres, la nutrition orale, la nutrition entérale, la stomie, les troubles de la continence et les chaussures orthopédiques. Une situation dont l’impact total serait estimée sur la base de quantités 2015 remboursées à près de 200 M€.
Il proteste également sur les conséquences majeures d’une régulation uniquement par le prix qui est profondément incompatible avec le modèle de service des PSAD. Une manifestation ou ces responsables ont rappelé dans un communiqué « l’importance du métier de PSAD, au service des malades chroniques, des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées » soulignant que les « propositions qui ont été faites par le secteur, qui sont porteuses d'efficience et d'économies substantielles pour le système et qui méritent d'être réellement étudiées ».
Des syndicats annoncent avoir demandé que la Santé à domicile soit considérée comme une priorité de santé. Ils réclament qu’un travail volontariste soit engagé avec le ministère de la santé pour consolider le statut de PSAD au service des patients et que la négociation entamée avec les cabinets santé et économie, et avec le CEPS, puisse enfin aboutir à un accord acceptable par l’ensemble des parties.
Dépôt d’une pétition a l’Élysée...
A l'issue de cette manifestation, l'Intersyndicale des prestataires de santé à domicile (SYNALAM et SYNAPSAD - regroupés au sein de la Fédération des PSAD - SNADOM, UNPDM et UPSADI) et la représentante de la Fédération des insuffisants respiratoires (FFAAIR) ont officiellement déposé la pétition et les 15 000 signatures qu’elle a recueillies à l’Elysée, à l’attention de M. François HOLLANDE ainsi que lettre ouverte.
L’Intersyndicale des PSAD et les associations de patients entendent bien rester mobilisées, tant que les pouvoirs publics ne leur apporteront pas la garantie sur l'avenir de la Santé à domicile. « Celle-ci ne doit pas être considérée comme une simple variable d’ajustement des dépenses de santé car elle est avant tout au service du virage ambulatoire voulu par le gouvernement » souligne le communiqué.
La Rédaction
Sources : PSAD et FFNAAIR
Publication : 23/09/2016
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