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Le collectif de syndicat « Jeune sourds et aveugles pour une meilleure égalité des chances » devant l’Assemblée nationale

Quelques uns des membres du collectif sur la place Edouard HERRIOT sous les fenêtres des députés à paris 51418

Aujourd’hui en fin de journée plusieurs centaines de personnes composées du collectif « Jeunes sourds/jeunes aveugles : Pour l’Égalité des chances ! », constitué de syndicats des Instituts nationaux et d’établissements spécialisés pour jeunes sourds et jeunes aveugles, de l’association de parents, de professionnels. Un cri de colère place Édouard HERRIOT sous les fenêtres des députés à Paris, pour protester contre les aux réformes imposées à marche forcée dans ce secteur. Alors que les « conditions d’un accueil de qualité à l’Éducation nationale ne sont pas remplies » selon ces syndicats. « Aujourd’hui, on démantèle plus qu’on ne construit et ce sont les jeunes qui en paient le prix » insistent t-ils.

Un droit a l’égalité des chances pour tous…

C’est en posant cette revendication de la préservation et l’avenir des établissements spécialisé que son venu manifesté leurs mécontentement les professionnelles mais aussi les familles de l’association de parents APA-INJ. Des hommes et des femmes qui se refuse la politique de « tout en milieu ordinaire » alors même que l’État ne cesse pour d’autres enfants handicapés d’être condamné pour défaut de prise en charge. Une marche forcée de reformes imposées auquel professionnels et parents se refusent. Des parents et syndicats qui rappel si des jeunes sourds et malentendants, ou aveugles et malvoyants dont certains peuvent parfois faire l’objet d’une scolarisation en milieu ordinaire. Or, pour beaucoup d’entre eux, suivre une scolarité en collège ou lycée ordinaire « n’a rien d’évident et nécessite une préparation, des adaptations et un accompagnement individualisé que permettent les instituts spécialisés » rappel le collectif.

Pour le collectif, les établissements spécialisés participent « à la construction d’une école réellement inclusive, dans le cadre de projets de scolarisation qui allient les différents dispositifs*». Des établissements qui en en s’adaptant aux besoins spécifiques, tant pédagogiques, qu’éducatifs, que du point de point de vue de l’acquisition d’une autonomie au sens large, de chaque enfant sont les moteurs d’une école inclusive.

Parents et professionnels et les usagers constatent « qu’au nom de ces belles intentions » le gouvernement souhaitent imposer des modifications et « la suppression de certains dispositifs de manière précipitée et sont réalisés sans concertation ni avec les personnels, ni avec les parents » regrette le communiqué. Une précipitation de ces projets dont les membres de ce collectif estime que celle-ci sont combinés uniquement aux contraintes budgétaires qui pèsent sur les établissements spécialisés et sur l’Éducation nationale, et non aux intérêts de ces jeunes.

Prendre le « temps de s'entendre »….

Un collectif venu exiger l’arrêt définitif des transformations engagées dans les établissements spécialisés de jeunes sourds et de jeunes aveugles dans l’attente d’une véritable concertation. Mais aussi l’engagement du gouvernement à débloquer les moyens financiers et humains nécessaires aux transformations de la scolarisation des jeunes sourds et des jeunes aveugles pour une école inclusive de qualité et la mise en œuvre d’un calendrier de réunions de travail avec le cabinet de la Secrétaire d’État des personnes handicapées, Sophie CLUZEL. Un collectif qui demande notamment l’arrêt immédiat du processus de transfert des INJS/INJA aux ARS afin de permettre a chacun de pouvoir disposer d’un temps de réflexion d’être entendu.

Catégorie : SYNDICAT & ACCORD D'ENTREPRISE
Publication : 24/05/2019
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