Accéder au contenu principal

Aide juridictionnelle : la FNATH réclame un débat plus large sur l'accès au droit des plus démunis

Christiane Taubira a l'assemblée générale du conseil national des Barreaux de France

Christiane Taubira a l'assemblée générale du conseil national des Barreaux de France Après l'annonce en septembre de Françoise TAUBIRA d'une réforme sur l'aide judiciaire et le mouvement de protestation de l'ordre des avocats et la menace de grève, la ministre a finalement reculé et annoncé un report de sa réforme.

La FNATH très présente sur le terrain judiciaire par l'aide qu'elle apporte a de nombreux salariés souvent en situation de double précarité pauvreté et handicap, réclame elle l'ouverture d'un dialogue sur l'accès au droit des plus démunis.

Une situation aujourd'hui remise en cause avec un budget de 371 M€ l'aide juridictionnelle et qui n'a pas évoluer et ne permet plus de jouer rôle correctement son rôle avec des avocats qui sont payés pour un taux horaire d'un 57 € face à un cout estimé de 82 € pour un cabinet.

La Fnath qui annonce soutenir cette demande, la question de l'accès au droit des plus démunis ne peuvent se limiter à la seule question de l'aide juridictionnelle destinée aux avocats. Une association qui dit regretter que les associations d'aide aux victimes comme la Fnath ne bénéficient pas d'un tel financement. Au contraire même, puisque les subventions publiques ne cessent de se restreindre.

La FNATH qui il convient de le rappeler soutien partout en France de nombreux salariés face à des employeurs qui n'hésitent pas à sortir les grands moyens pour échapper à une condamnation. Présente depuis 1921, la fédération accompagne les personnes accidentées de la vie, en particulier les victimes du travail, l'association autorisée à représenter ses adhérents devant certains tribunaux spécialisés, notamment les tribunaux du contentieux de l'incapacité et les tribunaux des affaires de la sécurité sociale.

Un service non pris en charge...

Pour autant, et alors qu'elle participe à une mission de service public d'accompagnement des victimes, des personnes handicapées et malades, elle ne bénéficie d'aucun financement du ministère de la Justice. Une association qui ne bénéficie aujourd'hui que pour seul soutien celle d'une subvention annuelle de 3500 € soit environ 20 centimes par dossier comme le souligne l'association. Une somme d'autant plus dérisoire que dans une récente étude réalisée par l'association, chaque dossier, lui coûte pourtant entre 500 et 800 euros... Une somme que cette dernière se refuse a demandé aux plus démunis.

Un système étendu aux associations ?

Alors même que la pérennité d'une association comme la FNATH, comme l'explique le Sécretaire Général Arnaud de BROCA, pourrait ne plus être assurée à terme.

La Fédération par la voix de ses représentants qui demande qu'à l'occasion de cette discussion soit aussi étudié la possibilité que l'aide juridictionnelle « la question générale de l'accès au droit des personnes les plus démunies et à la possibilité d'étendre un tel système aux associations qui exercent les mêmes missions d'assistance ou de représentation que des avocats, ou à tout le moins de garantir un financement à la hauteur des missions accomplies ».

TAUBIRA recule devant les avocats... satisfaits

Christiane Taubira a annoncé à l'assemblée générale extraordinaire du Conseil national des barreaux (CNB) aujourd'hui a Paris la suspension de la refonte de l'aide juridictionnelle, projet qui avait déclenché une grève vendredi dans une trentaine de barreaux, et appelé à la reprise des concertations sur le sujet.

La ministre de la Justice précisant qu'un amendement au projet de budget 2014 afin que la réforme soit annulée en l'état serait proposé dans les prochains jours.

Car si tout le monde semble d'accord sur l'importance vitale d'une refonte d'un système d'aide juridictionnelle, les moyens pour y parvenir sont eux beaucoup plus difficiles a trouver. Un travail de fond est d'ores et déjà engagé avec la profession pour trouver une solution durable au financement et à la gestion de l'aide juridictionnelle. Il s'appuiera sur le rapport de diagnostic qui vient d'être établi dans le cadre de l'évaluation de la gestion de l'aide juridictionnelle réalisée au titre de la modernisation de l'action.

Publique annonçait le ministère dans un communiqué. De son côté le Le Syndicat de la magistrature (gauche) a prévenu qu'il ne se satisferait pas d'un «moratoire».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : FINANCE PUBLIQUE/BUDGET
Publication : 04/10/2013

Articles en relation

ARRET MALADIE : Les députés votent lors du PLFSS la réduction des arrêts maladies pour freiner leur progression

Les arrêts de travail désormais et limités dans le temps c'était une volonté du gouvernement. Les députés seront tombés d'accord pour durcir les règles et faire des économies mais sans limiter autant que le souhaité le gouvernement au départ. Des arrêts qui seraient désormais limité à un mois maximum pour un premier arrêt et deux mois en cas de renouvellement jusqu'à présent il n'y avait aucune règle sur la durée en la matière.Les députés qui avait la veille voté une partie du PLFSS 2026 le 8 novembre adoptée avec 176 voix pour et 161 contre.

Débats en commission des finances sur le budget : une ambiance électrique plus 1521 amendements déposés

En France les députés ont commencé ce matin en commission l'examen de 1521 amendements quand a été déposée dans le cadre du projet de loi de finances 2026 Un budget présenté par Sébastien LECORNU et que les parlementaires Francais devront impérativement être adopté avant le 31 décembre prochain les débats s'ouvriront vendredi dans l'hémicycle. Faute de quoi la copie du gouvernement sera adopté telle que présenté par le Gouvernement.

Vers la réduction des accidents du travail et maladies professionnelles : Au cœur d’une polémique !!!

Présenté en Conseil des ministres le nouveau projet de loi de la Sécurité sociale pour 2024 le 27 septembre dernier, prévoit notamment dans son article 39 de réaffirmer la nature duale de la rente versée à la victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Revenant à la fois sur accord national interprofessionnel adopté en mai dernier, mais aussi arrêts rendus en janvier par la Cour de cassation. Mais associations de victimes et syndicats signataires de l’accord sur lequel s’appuie l’exécutif, sont vent debout.

La PSAD s’intérroge sur un possible coup d’arrêt de la prise en charge a domicile

Après le comité d’entente associatif adressant une lettre ouverte aux parlementaires sur les ressources (AAH, Pension, Rentes), c’est désormais la Fédération des Prestataires de Santé à Domicile (PSAD) qui exprime sa « vive inquiétude » vis-à-vis des mesures envisagées par le gouvernement dans le PLFSS pour 2018. La Fédération qui estime que l’effort de 100M€ dans le cadre du plan d’économie, estime que « l’article 41, définissant une enveloppe de dépense maximale au-delà de laquelle ils subiront une baisse de prix unilatérale, limitant de fait le nombre de patients pouvant être pris en charge à domicile...» souligne Charles-Henri des Villettes, Président de la PSAD

Economie Sociale et Solidaire et PLF 2018, Bernard DEVERT adresse une lettre aux parlementaires

Alors que les députés et sénateurs étudient actuellement le projet de loi de Finances 2018, certains ont décidé de faire entendre leurs voix comme Bernard DEVERT, ancien agent immobilier devenu prêtre et fondateur du mouvement Habitat et Humanisme en 1985, qui a demandé aux parlementaires dans une lettre ouverte de maintenir l’équilibre dont celui-ci a besoin face aux attentes importantes dans ce secteur. Les entreprises sociales et solidaires, fondées sur un principe d’utilité sociale et représentant aujourd’hui plus de 10 % de l’emploi, demandent davantage de moyens pour une politique plus ambitieuse.

L’Unapei interpelle les parlementaires dans une lettre ouverte sur les ressources des personnes handicapées

Alors que le Débat du projet de loi du financement de la sécurité sociale 2018 (PLFSS) est en cours de discussion. Un projet de loi dont le Comité d’entente et l’Unapei craignent qu’un certain nombre d’entre elles si elles étaient adoptées comme pour l’AAH, les pensions ou les rentes, puisse entrainé un réel recul des droits des personnes en situation de handicap et une aggravation de leur précarité.