La PSAD s’intérroge sur un possible coup d’arrêt de la prise en charge a domicile
Après le comité d’entente associatif adressant une lettre ouverte aux parlementaires sur les ressources (AAH, Pension, Rentes), c’est désormais la Fédération des Prestataires de Santé à Domicile (PSAD) qui exprime sa « vive inquiétude » vis-à-vis des mesures envisagées par le gouvernement dans le PLFSS pour 2018. La Fédération qui estime que l’effort de 100M€ dans le cadre du plan d’économie, estime que « l’article 41, définissant une enveloppe de dépense maximale au-delà de laquelle ils subiront une baisse de prix unilatérale, limitant de fait le nombre de patients pouvant être pris en charge à domicile...» souligne Charles-Henri des Villettes, Président de la PSAD
Une méthode contraire a une vision ambulatoire…
Alors que la ministre de la Santé Agnès X a affirmé vouloir promouvoir un virage ambulatoire dans le cadre de sa Stratégie nationale de Santé. Le PSAD affirme que de telles mesures si elle venait être adoptée auraient pour conséquence de diminuer le financement des prestataires « dès lors qu'un certain nombre de patients pris en charge à domicile sera dépassé, alors même que les nouveaux patients exigent le même niveau d'accompagnement humain et le même besoin en dispositifs médicaux ».
Une situation qui risque également selon ses professionnels de se voir sanctionnée financièrement « en fonction d'un volume de prescriptions médicales sur lequel ils n'ont aucune maîtrise, puisqu'il appartient bien au médecin de poser son diagnostic et de prescrire une prise en charge à domicile ». Des patients, dont le nombre, n’a eu de cesse de manière structurelle de progresser (+ 5 % en moyenne) du fait, notamment, du développement des maladies chroniques et du vieillissement de la population, mais celle-ci ne sont pas les seules ont peut aussi ajouté le remboursement de récentes innovations.
Un choix politique dont le PSAD estime lui « comme un bien mauvais calcul, car le domicile, levier majeur du virage ambulatoire, permet au contraire de réduire les dépenses de santé - le coût de prise en charge étant jusqu'à 60 % plus élevé à l'hôpital qu'en ville -, mais aussi d'améliorer la qualité de vie des patients.»
La Fédération des Prestataires de Santé à Domicile qui dans un courrier adressé à la ministre de la Santé à demandé la suppression de cet outil de régulation, quelle juge « complètement inadapté au modèle de prestation de santé à domicile et en totale contradiction avec les objectifs de développement de l'ambulatoire affichés par le Gouvernement. Elle appelle les parlementaires à porter des amendements en ce sens ».
Pour rappel, la profession s'est élevée à deux reprises, en août 2016 et en juin 2017, contre cette méthode de régulation. Par deux fois, le ministère de la Santé et le secrétariat d'État au Budget ont pris conscience des effets délétères qu'elle aurait pour le secteur et y ont renoncé. Un texte qui prévoit au final une réduction du déficit de la sécurité sociale à hauteur de 2.2Mds € qui sera discuté et voté sans difficulté en première lecture le 31 octobre prochain après les questions au gouvernement.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Sources : PSAD
Publication : 26/10/2017
Adhérez à l'association
Articles en relation
ARRET MALADIE : Les députés votent lors du PLFSS la réduction des arrêts maladies pour freiner leur progression
Les arrêts de travail désormais et limités dans le temps c'était une volonté du gouvernement. Les députés seront tombés d'accord pour durcir les règles et faire des économies mais sans limiter autant que le souhaité le gouvernement au départ. Des arrêts qui seraient désormais limité à un mois maximum pour un premier arrêt et deux mois en cas de renouvellement jusqu'à présent il n'y avait aucune règle sur la durée en la matière.Les députés qui avait la veille voté une partie du PLFSS 2026 le 8 novembre adoptée avec 176 voix pour et 161 contre.
Débats en commission des finances sur le budget : une ambiance électrique plus 1521 amendements déposés
En France les députés ont commencé ce matin en commission l'examen de 1521 amendements quand a été déposée dans le cadre du projet de loi de finances 2026 Un budget présenté par Sébastien LECORNU et que les parlementaires Francais devront impérativement être adopté avant le 31 décembre prochain les débats s'ouvriront vendredi dans l'hémicycle. Faute de quoi la copie du gouvernement sera adopté telle que présenté par le Gouvernement.
Vers la réduction des accidents du travail et maladies professionnelles : Au cœur d’une polémique !!!
Présenté en Conseil des ministres le nouveau projet de loi de la Sécurité sociale pour 2024 le 27 septembre dernier, prévoit notamment dans son article 39 de réaffirmer la nature duale de la rente versée à la victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Revenant à la fois sur accord national interprofessionnel adopté en mai dernier, mais aussi arrêts rendus en janvier par la Cour de cassation. Mais associations de victimes et syndicats signataires de l’accord sur lequel s’appuie l’exécutif, sont vent debout.
La PSAD s’intérroge sur un possible coup d’arrêt de la prise en charge a domicile
Après le comité d’entente associatif adressant une lettre ouverte aux parlementaires sur les ressources (AAH, Pension, Rentes), c’est désormais la Fédération des Prestataires de Santé à Domicile (PSAD) qui exprime sa « vive inquiétude » vis-à-vis des mesures envisagées par le gouvernement dans le PLFSS pour 2018. La Fédération qui estime que l’effort de 100M€ dans le cadre du plan d’économie, estime que « l’article 41, définissant une enveloppe de dépense maximale au-delà de laquelle ils subiront une baisse de prix unilatérale, limitant de fait le nombre de patients pouvant être pris en charge à domicile...» souligne Charles-Henri des Villettes, Président de la PSAD
Economie Sociale et Solidaire et PLF 2018, Bernard DEVERT adresse une lettre aux parlementaires
Alors que les députés et sénateurs étudient actuellement le projet de loi de Finances 2018, certains ont décidé de faire entendre leurs voix comme Bernard DEVERT, ancien agent immobilier devenu prêtre et fondateur du mouvement Habitat et Humanisme en 1985, qui a demandé aux parlementaires dans une lettre ouverte de maintenir l’équilibre dont celui-ci a besoin face aux attentes importantes dans ce secteur. Les entreprises sociales et solidaires, fondées sur un principe d’utilité sociale et représentant aujourd’hui plus de 10 % de l’emploi, demandent davantage de moyens pour une politique plus ambitieuse.
L’Unapei interpelle les parlementaires dans une lettre ouverte sur les ressources des personnes handicapées
Alors que le Débat du projet de loi du financement de la sécurité sociale 2018 (PLFSS) est en cours de discussion. Un projet de loi dont le Comité d’entente et l’Unapei craignent qu’un certain nombre d’entre elles si elles étaient adoptées comme pour l’AAH, les pensions ou les rentes, puisse entrainé un réel recul des droits des personnes en situation de handicap et une aggravation de leur précarité.
