Nouvelle polémique fiscale cette fois-ci sur l'AAH, l’opposition crie et dénonce le racket fiscal
Les députés Socialistes, Écologistes et l'UDI ou les Républicains, ont appelé mardi le gouvernement à revoir sa copie sur le nouveau mode de calcul de l'allocation adulte handicapé (AAH) prévu dans le projet de budget 2016, critiquant « une mesure vexatoire », « une grave erreur », « un racket ». Pour le président du groupe les Républicains Christian JACOB, celui-ci denonce cet archement sur les plus fragiles, « je trouve cela particulierement choquant nous avons toujours mis un point d'honneur d'augumenter cette allocation et la fiscalisé aujourd'hui prouve que nous somme encore dans la fiscalisation a outrance ».
Certains n'hesitent plus a parler, après celles des veuves, de mesurette et demandent une veritable réforme fiscale. Quel avenir pour cette mesure ?...
La question, vivement dénoncée par l'Association des paralysés de France (APF), à l'origine d'une pétition (v.article) dénonçant une volonté du gouvernement de faire « main basse » sur les ressources des personnes handicapées, devrait être débattue mardi soir dans l'hémicycle dans le cadre du budget sur la mission solidarité, selon le président du groupe PS Bruno LE ROUX. « Nous allons regarder comment revenir sur cette proposition », a-t-il indiqué à la presse.
Le projet de budget prévoit de prendre en compte à partir de 2016 dans le calcul de l'Allocation adulte handicapé (AAH) les intérêts non imposables des comptes d'épargne, tels que le livret A, dans le cadre d'un processus d'harmonisation entre minima sociaux.
Ceci réduirait le montant de l'AAH (actuellement 807 euros par mois au maximum) pour les bénéficiaires ayant de l'argent de côté, mais surtout leur ferait perdre des droits connexes qui ne sont ouverts qu'à ceux qui touchent l'AAH à taux plein (complément de ressources de 179 euros par mois, ou majoration pour la vie autonome de 105 euros mensuels), dénonce l'APF.
L'association a calculé que, « pour quelques dizaines d'euros » tirés des intérêts de leurs livrets d'épargne (205 euros par an maximum sur un livret A), ces personnes perdraient « 1 257 à 2 151 euros par an » de ressources. « Ce matin, en réunion de groupe, nous avons eu la discussion » sur ce sujet, et « pour nous tous clairement, il apparaît que cette recette (issue des livrets d'épargne) est une recette (fiscale) de poche qui est illusoire, qui est vexatoire, blessante pour les familles », a expliqué le député Olivier FAURE, vice-président du groupe PS. « Donc, nous demandons au gouvernement de pouvoir retravailler sur la question».
Barbara POMPILI : « faire comme si c'était un minimum social comme les autres est une grave erreur, car c'est une allocation pour compenser un handicap »
Le vice-président du FN, Florian PHILIPPOT, a dénoncé « un véritable coup de massue antisocial ». « Ces nouvelles dispositions austéritaires sont non seulement injustes, elles sont aussi gravement immorales
. Alors que tant de dépenses injustifiées se développent, liées notamment à la crise des migrants ou à l'Union européenne, le gouvernement fait le choix de taper sur les personnes handicapées », a-t-il accusé dans un communiqué.
La coprésidente des députés écologistes, Barbara POMPILI, a jugé de son côté mardi que c'était « une grave erreur ». Mme POMPILI a déclaré que « faire comme si c'était un minimum social comme les autres est une grave erreur, car c'est une allocation pour compenser un handicap ». Ajoutant que « Les services de Bercy doivent arrêter de prendre des décisions sans penser une seconde aux conséquences sur la vie des gens », a protesté cette députée de la Somme (ex-EELV).
Ségolène NEUVILLE : « Il ne s'agit pas de supprimer l'AAH aux personnes qui ont du capital »
De son côté, le président du groupe UDI Philippe VIGIER a écrit au Premier ministre pour dénoncer un « racket » sur les bénéficiaires de l'AAH et appeler le gouvernement « à se ressaisir ».
Dans l'hémicycle, en réponse justement à une question de l'UDI, la secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées Ségolène NEUVILLE a assuré qu'il « ne s'agit pas de pénaliser quelqu'un qui a mis quelques centaines d'euros de côté sur un livret A ». « En ce qui concerne les compléments de ressources, pour les personnes qui ont des taux d'incapacité élevés, nous travaillons actuellement à des propositions destinées à limiter les effets de seuil. Il sera tenu compte des spécificités de l'épargne populaire, et des abattements sur les revenus du patrimoine seront proposés afin que les petits épargnants soient protégés », a t-elle ajouté
Par ailleurs, « il ne s'agit pas de supprimer l'AAH aux personnes qui ont du capital, et encore moins aux personnes qui perçoivent des rentes viagères qui ont été constituées soit par les parents, soit par les personnes elles-mêmes. Ces rentes sont aujourd'hui protégées et le resteront », a-t-elle promis.
Quel devenir pour cet amendement....?
Après plusieurs polémiques sur la fiscalité, si ont ne demeure pas a l'abri de plusieurs autres surprises alors que le parlement étudie les dépenses et les recettes pour le budget 2016, un gouvernement qui depuis plus d'un an essaye d'éteindre ce que beaucoup appel le ras bol fiscal. Un gouvernement qui a fait 3Md milliard pour 9 millions de contribuables sur l'année 2015 et de 2Md pour l'année 2016. Une stratégie qui véritablement tombe a l'eau en 48 aspres les imports locaux c'est aujourd'hui l'AAH, mais aussi le report reforme de la dotation des collectivités locales également repoussées a 2017. Une mesure qui sans nul doute supprimé a la vu de la levée de boucliers, et qui pourra catastrophique a la veille des élections régionales !!!
La Rédaction / Avec AFP
Publication : 03/11/2015
Adhérez à l'association
Articles en relation
ARRET MALADIE : Les députés votent lors du PLFSS la réduction des arrêts maladies pour freiner leur progression
Les arrêts de travail désormais et limités dans le temps c'était une volonté du gouvernement. Les députés seront tombés d'accord pour durcir les règles et faire des économies mais sans limiter autant que le souhaité le gouvernement au départ. Des arrêts qui seraient désormais limité à un mois maximum pour un premier arrêt et deux mois en cas de renouvellement jusqu'à présent il n'y avait aucune règle sur la durée en la matière.Les députés qui avait la veille voté une partie du PLFSS 2026 le 8 novembre adoptée avec 176 voix pour et 161 contre.
Débats en commission des finances sur le budget : une ambiance électrique plus 1521 amendements déposés
En France les députés ont commencé ce matin en commission l'examen de 1521 amendements quand a été déposée dans le cadre du projet de loi de finances 2026 Un budget présenté par Sébastien LECORNU et que les parlementaires Francais devront impérativement être adopté avant le 31 décembre prochain les débats s'ouvriront vendredi dans l'hémicycle. Faute de quoi la copie du gouvernement sera adopté telle que présenté par le Gouvernement.
Vers la réduction des accidents du travail et maladies professionnelles : Au cœur d’une polémique !!!
Présenté en Conseil des ministres le nouveau projet de loi de la Sécurité sociale pour 2024 le 27 septembre dernier, prévoit notamment dans son article 39 de réaffirmer la nature duale de la rente versée à la victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Revenant à la fois sur accord national interprofessionnel adopté en mai dernier, mais aussi arrêts rendus en janvier par la Cour de cassation. Mais associations de victimes et syndicats signataires de l’accord sur lequel s’appuie l’exécutif, sont vent debout.
La PSAD s’intérroge sur un possible coup d’arrêt de la prise en charge a domicile
Après le comité d’entente associatif adressant une lettre ouverte aux parlementaires sur les ressources (AAH, Pension, Rentes), c’est désormais la Fédération des Prestataires de Santé à Domicile (PSAD) qui exprime sa « vive inquiétude » vis-à-vis des mesures envisagées par le gouvernement dans le PLFSS pour 2018. La Fédération qui estime que l’effort de 100M€ dans le cadre du plan d’économie, estime que « l’article 41, définissant une enveloppe de dépense maximale au-delà de laquelle ils subiront une baisse de prix unilatérale, limitant de fait le nombre de patients pouvant être pris en charge à domicile...» souligne Charles-Henri des Villettes, Président de la PSAD
Economie Sociale et Solidaire et PLF 2018, Bernard DEVERT adresse une lettre aux parlementaires
Alors que les députés et sénateurs étudient actuellement le projet de loi de Finances 2018, certains ont décidé de faire entendre leurs voix comme Bernard DEVERT, ancien agent immobilier devenu prêtre et fondateur du mouvement Habitat et Humanisme en 1985, qui a demandé aux parlementaires dans une lettre ouverte de maintenir l’équilibre dont celui-ci a besoin face aux attentes importantes dans ce secteur. Les entreprises sociales et solidaires, fondées sur un principe d’utilité sociale et représentant aujourd’hui plus de 10 % de l’emploi, demandent davantage de moyens pour une politique plus ambitieuse.
L’Unapei interpelle les parlementaires dans une lettre ouverte sur les ressources des personnes handicapées
Alors que le Débat du projet de loi du financement de la sécurité sociale 2018 (PLFSS) est en cours de discussion. Un projet de loi dont le Comité d’entente et l’Unapei craignent qu’un certain nombre d’entre elles si elles étaient adoptées comme pour l’AAH, les pensions ou les rentes, puisse entrainé un réel recul des droits des personnes en situation de handicap et une aggravation de leur précarité.
