Le Sénat appelle le gouvernement à inclure les femmes handicapées dans les priorités du Grenelle des violences conjugales
Un mois après le lancement du Grenelle des violences conjugales à Matignon. La délégation aux droits des femmes du Sénat, présidée par Annick BILLON (UC, Vendée), a adopté à l’unanimité . Un rapport qui fait suite notamment a une table ronde organisé au Sénat sur ce thème le 5 décembre 2018 auquel Sophie CLUZEL c’était malheureusement réduite a affirmé la prétendue « priorité du handicap » dans la politique du Président de la République Emmanuel MACRON. Et ne faisant à l’époque que de vague engagement…
Des « violences accroissent également le handicap »
Un rapport d’information auquel auront également participée comme co-rapporteurs les sénateurs Roland COURTEAU de l’Aude (SOCR,), Chantal DESEYNE de l’Eure-et-Loir (LR), Françoise LABORDE de la Haute-Garonne (RDSE), et Dominique VERIEN de l’Yonne (UC). Alertée par des témoignages concordants laissant présumer une exposition particulièrement marquée des femmes en situation de handicap aux violences, aussi bien dans le cercle familial que dans les institutions spécialisées. Les sénateurs ont fait le choix d’étudier le sujet. Un travaille difficile notamment par l’absence de statistiques précises sur un sujet encore tabou.
Plus perturbant encore, les violences faites aux femmes et handicap sont liés « Si le handicap accroît le risque de violence, les violences accroissent également le handicap », selon la présidente de l’Association francophone de femmes autistes. Des femmes handicapées « restent invisibles et oubliées des politiques publiques » comme le souligne la vice-présidente de l’association France Handicap d’où la nécessité que les politiques publiques « intégre ce risque » précise telle.
Comment mieux protéger les femmes handicapées contre les violences et leur offrir un accueil et une prise en charge adaptés ? Comment, face aux nombreuses discriminations qui compliquent leurs parcours professionnels, renforcer leur autonomie, gage de protection contre les violences ? Telle auront été les questions abordées par ce rapport.
Intégrer le handicap dans l’une des priorités Grenelle….
Face à ce fléau, longtemps dissimulé par le terme rassurant de « maltraitance », la délégation appelle à un changement de regard sur les violences faites aux femmes handicapées, pour intégrer systématiquement la dimension de
l’égalité femmes-hommes dans toutes les politiques du handicap et, inversement, pour prendre en compte la dimension du handicap dans toutes les politiques de lutte contre les violences faites aux femmes.
Un rapport d’information assorti de quatorze recommandations axées notamment une meilleure connaissance du phénomène par des études et des statistiques régulièrement actualisées. L’intensification de la formation et de la sensibilisation de tous les acteurs, professionnels et bénévoles. Le renforcement de l’autonomie professionnelle et financière des femmes en situation de handicap. Ou encore la nécessité d’efforts concrets en termes d’accès aux soins, notamment gynécologiques, et d’accessibilité de la chaîne judiciaire ainsi que des lieux d’hébergement d’urgence.
La secrétaire d’État en charge des personnes en situation du handicap qui avait précisé, lors de son intervention le 6 décembre 2018, la création d’un axe dédié au repérage et à la prise en charge des femmes en situation de handicap victimes de violences, dans le dernier plan interministériel. Un axe déclinant notamment des mesures pour former les professionnels qui travaillent au contact des femmes handicapées, renforcer la collaboration entre l'État et les associations dédiées et favoriser l'éducation à la vie sexuelle et affective dans les établissements médico-sociaux. Mais aussi la création d’outil pédagogique afin de toucher tous les professionnels œuvrant dans le champ du handicap.
« Le Grenelle contre les violences conjugales, dont le processus a commencé le 3 septembre 2019, doit impérativement conduire à des mesures ambitieuses dans ce domaine, pour que les femmes en situation de handicap ne soient pas les oubliées des progrès annoncés », a conclu Annick BILLON, présidente, lors de l’examen de ce rapport. A noté que le 10 ocotbre prochain l’assemblée nationale étudiera en première lecture la proposition de loi visant à agir contre les violences faites aux femmes et de la proposition de loi relative aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Sources : Sénat 2019
Publication : 03/10/2019
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