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Après 18 mois d’attente et en catimini Nora BORRA présente son plan greffe 2012-2016

Rédigé le 26 Mars 2012

Annoncé le 22 juin dernier lors, 11e journée nationale de réflexion sur le don D'organes et la greffe et en chantier depuis 2010, celui-ci devrait enfin voir le jour. C'est à
l'occasion de la 7e semaine nationale pour le don de moelle osseuse que la secrétaire d'État à la santé, Nora BERRA, a déclaré la mise en place d'un « Plan greffe 2012-Des chirurgiens réalisant une greffe d'organe (illustration)Des chirurgiens réalisant une greffe d'organe (illustration)2016 », dont l'enjeu essentiel reste la progression du nombre de greffes en France. Le nouveau dispositif envisagé était issu de la collaboration de la Direction générale de la santé (DGS), la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) et de l'Agence de la biomédecine.

L'ambition affichée est de « favoriser le développement des greffes de rein à partir de donneurs vivants », mais aussi « d'augmenter le nombre et la qualité » des dons de moelle osseuse réalisés à partir de donneurs vivants pour soigner généralement des leucémies et lymphomes

Selon une enquête effectuée en février 2011 par Opinion Way pour la Fondation Greffe de vie, si les 3/4 des Français se disent prêts à donner leurs organes après leur mort, 40 % d'entre eux pensent que la possession d'une carte de donneur suffit à faire connaître leur volonté. Or cette carte reste indicative et n'a pas de valeur légale. Les médecins interrogent toujours la famille pour confirmer le consentement au don. Incertains de la volonté du défunt, les proches refusent fréquemment le prélèvement.

La loi de bioéthique, a été adoptée définitivement juin 2011, a permis un certain nombre d'améliorations notamment dans la pratique du don croisé d'organes afin d'étendre les possibilités de don de rein entre vivants. Le don D'organes entre vivants est également élargi, au-delà de la famille proche.

Augmenter le nombre de greffes avec des donneurs décédés

2012.03.26.les-differentes-greffes-possiblesUne autre volonté mise en avant par la secrétaire d'État à la santé est d'« augmenter le nombre de greffes d'organes et de tissus à partir de donneurs décédés » avec comme objectif global de « passer de 4 708 greffes en 2010 (dont 300 à partir de donneurs vivants) à 5 700 en 2015 ». Pour 15 613 malades en attente d'une greffe en 2010.

Une autre mesure prônée par Nora Berra est d'« améliorer le suivi à long terme des patients greffés et des donneurs vivants ». C'est l'Agence de la biomédecine, l'organisme public chargé d'organiser et d'encadrer les prélèvements et les dons de greffons, qui sera par ailleurs chargé de la mise en œuvre de ce plan.

Dans ce contexte, « il est prévu de renforcer les moyens » de cette agence, indique-t-on au ministère, sans préciser la nature des moyens supplémentaires alloués pour atteindre les objectifs fixés dans ce plan. La directrice de l'association des malades du rein Renaloo, Yvanie CAILLE, critique la « discrétion » qui entoure le lancement de ce plan, en chantier depuis 2010, et l'absence « d'information sur les moyens dédiés ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Inauguration et présentation de la politique locale dans le Calvados pour Marie-Anne MONTCHAMP

Rédigé le 16 Mars 2012

Visite politique alors que le handicap est toujours absent de la campagne présidentielle, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Solidarité et de la Cohésion sociale Marie-Anne Montchamp aura effectué trois visites à Vire, Évrecy et enfin à Dozulé le 12 mars sur les thèmes du handicap et de la dépendance. Une journée où la  Marie-Anne MONTCHAMP en visite dans le Calvados a Vire première étape de ses trois étapes avec ici la visite l'institut médico-éducatif du Bocage à Vire en compagnie maire de Vire, Jean-Yves COUSIN, le directeur de l'IME, Stéphane MORU, et le président de l'Association des parents et amis d'enfants inadaptés qui gèrent cet établissement, Henri HAYS.Marie-Anne MONTCHAMP en visite dans le Calvados a Vire première étape de ses trois rencontres...secrétaire d'État aura fait notamment en présence du directeur général de l'Agence régionale de santé, Pierre-Jean LANCRY, et le président de la commission des affaires sociales du Conseil général, Hubert COURSEAUX.

Une journée qui aura débuté par la rencontre à Vire à l'institut médico-éducatif du Bocage à Vire agréé pour recevoir 53 jeunes déficients intellectuels ou polyhandicapés. Établissement où la Mme MONTCHAMP a était accueillie par le maire de Vire, Jean-Yves COUSIN, le directeur de l'IME, Stéphane MORU, et le président de l'Association des parents et amis d'enfants inadaptés qui gèrent cet établissement, Henri HAYS. À l'issue d'une visite parlait du « projet de restructuration et de développement de l'offre à destination des personnes handicapées dans la région de Vire ».

Projet qui passe entre autres par la fusion qui devrait voir le jour fin 2012 ou début 2013 des IME de Vire et de Saint-Sever. L'objectif étant de constituer pôle accueillera en un même lieu plusieurs structures médico psycho éducative, pour les enfants, ados et jeunes adultes en situation de trouble psychique ou psychiatrique et/ou de handicap. Marie-Anne Montchamp qui est venue avec un chèque de 710 000 €. Le coût des travaux et du matériel est estimé à 1,7 M€.

Marie-Anne MONTCHAMP avec les personnalités locales de l'EPAHD d'Évrecy après l’inaugurationMarie-Anne MONTCHAMP avec les personnalités locales de l'EPAHD d'Évrecy Marie-Anne qui est partie ensuite en direction d'Évrecy ou elle procédés à l'inauguration d'un EPADH, « Les Coteaux » une résidence pour personnes âgées dépendantes gérée par le groupe Médica. Situé dans un cadre verdoyant, l'établissement dispose d'une capacité d'accueil de 84 lits et propose deux lits en hébergement temporaire. Un établissement qui a vu ses premiers résidents depuis le 1er février 2010. Une unité protégée pour les personnes désorientées. Installée en rez-de-jardin attenant au jardin thérapeutique, une unité spécialisée de 28 lits pour personnes âgées désorientées a été conçue pour favoriser le maintien des repères dans le temps et dans l'espace. Enfin a noté nombreux projets thérapeutiques ont été mis en place pour stimuler l'éveil des sens des personnes âgées désorientées et leur apporter du bien-être. La venue du labrador Casper éduqué par l'association Handi chien est très apaisante pour les personnes âgées.

La secrétaire d'État finira cette après-midi à Dozulé pour visiter un foyer d'accueil médicalisé, ou elle a annoncé
Marie-Anne MONTCHAMP à Doluzé en compagnie des responsables associatifs ou elle a visite le foyer d'accueil médicalisé et l'ESATMarie-Anne MONTCHAMP à Doluzé en compagnie des responsables associatifs...l'ouverture d'une ligne de crédit supplémentaire pour y accueillir deux nouvelles personnes. Celle-ci a poursuivi sa visite de l'établissement expérimental et de l'établissement et service d'aide par le travail (ESAT) suivi d'une table ronde en présence des membres de l'association pour les amis et parents d'enfants inadaptés de la Côte fleurie. Une association qui était fondée le 12 février 1960 par Monsieur et Madame VASNIER, afin de permettre à leur fils trisomique, second d'une fratrie de six enfants, de bénéficier d'une scolarité comme ses frères et sœurs.

Des échanges riches et sincères selon les responsables associatifs locaux. Il s'est notamment beaucoup été question, de l'évolution du handicap qui nécessite aujourd'hui de modifier les parcours pour donner plus de souplesse et permettre aux personnes handicapées d'avoir un véritable projet de vie individualisé. La flexibilité est aujourd'hui plus que jamais nécessaire, notamment au regard de la difficile question du vieillissement des personnes. « Je tiens une nouvelle fois à souligner toute la qualité du travail des APAEI et de l'engagement réel et total des bénévoles » a souligné Marie Anne MONTCHAMP.

La Rédaction

ADMR 29 : Au bord du gouffre depuis deux ans et demi et l'inertie des pouvoirs publics

Rédigé le 14 Février 2012

L'aide à domicile en milieu rural (ADMR) du Finistère est en crise depuis près de deux ans et demi. Avec 3.500 salariés et près de 30.000 familles aidées, il s'agit du plus important réseau d'aide à la personne en France. En Finistère, il capte 62 % de l'enveloppe Allocation personnalisée d'autonomie (APA) du Conseil général. En avril 2009,
Les salariés ADMR 29 manifestant le 15 juin 2010 pour préserver leurs emploiLes salariés ADMR 29 manifestant le 15 juin 2010 pour préserver leurs emploil'ADMR 29, pionnière de l'aide à domicile, célébrait ses 60 ans, avec faste, au Parc des expositions de Penfeld, à Brest. Coût de la fête 300.00 €. Sept mois plus tard, le 2 novembre 2009, la presse était informée par un fax d'un syndicat majoritaire dans une association concurrente, d'un déficit de 5,5 M d'euros pour l'exercice 2008 de la Fédération ADMR. Un trou de 4,5 M d'euros, pour 2009, était aussi estimé. Un matelas de 10 M€ lui à évité le pire.

Placée sous procédure de sauvegarde, en décembre 2009, par le Tribunal de grande instance de Brest, la fédération en sort un an plus tard, après l'échec constaté de cette méthode douce. Présidents et directeurs se succèdent aux manettes de l'association fédérale qui chapeaute techniquement et administrativement 91 associations locales. En juillet 2011, la fédération, en cessation de paiement depuis des mois, se déclare enfin comme telle. Le 29 juillet, le TGI de Brest déclare sa mise en redressement judiciaire. Une procédure renouvelée pour six mois le 3 janvier 2012. Le parquet, favorable à cette prolongation, exprime néanmoins « Des réserves liées au climat social dégradé et à l'intervention de l'inspection du travail ».

En 2010 et 2011, la fédération ADMR du Finistère a accumulé 11.000 jours d'arrêts maladie pour 115 salariés environ. Après l'annulation, en mai 2011, par la Cour d'appel de Rennes d'un premier plan de sauvegarde de l'emploi (86 licenciements mais 34 reclassements), jugé insuffisant et nul donc, l'administrateur judiciaire en présente un second. Il est en cours. Il annonce le licenciement de 78 des 115 salariés de la fédération mais ne prévoit que 70.000 euros pour les accompagner (900 euros environ par personne).

Le 18 janvier, ils se mettent en grève, bloquant les services de facturation et de paye du réseau tout entier. Elle durera neuf jours. Entre autres, les salariés réclament un échange avec leur présidente. Elle le leur refuse. Un défaut de communication constante que le Comité d'hygiène de Sécurité et des conditions de travail pointe et assimile à de la maltraitance. Le 26 février, le conseil d'administration, réunit en urgence, vote la fin du plan de redressement par continuation. Une décision qui met un terme aussi sur le plan de sauvegarde de l'emploi. Cinq jours plus tard, ce même CA annulera cette mesure, aussi vite qu'il l'avait votée. Sous la pression, les salariés - se substituant à l'employeur -, lui soumettent un protocole de fin de conflit et reprennent le travail. Le premier février, cependant, l'administrateur demande la mise en liquidation de la structure. Une décision motivée par une impasse financière constatée de 600.000 euros.

Les dettes de la Fédération ADMR du Finistère s'élèvent, selon sa présidente, à six M€. Dans sa chute, elle entraînerait une trentaine d'associations locales. Combien exactement ? « Nous ne savons pas. Ca évolue », a indiqué Francine L'Hour, qui mise, elle sur la solidarité des associations voisines pour parer à la catastrophe. Pour les salariés de la fédération, comme dans les associations locales et chez les personnes aidées, le désarroi a fait place à un sentiment de peur. "On ne sait rien". Les pouvoirs publics, politiques, décideurs économiques, eux aussi, sont muets. Depuis bientôt deux ans et demi...

Liquidation de la fédération ?

Hier, le Comité d'établissements de l'ADMR 29 et le CHSCT ont rencontré l'administrateur judiciaire et Francine L'Hour, présidente de la fédération, à Saint-Ségal. La date de l'audience au tribunal de grande instance de Brest pour l'étude de la demande de liquidation de la fédération (115 salariés), est fixée au 2avril. La procédure de consultation, dans le cadre du Plan de sauvegarde de l'emploi, se poursuit, par une réunion, le mardi 14 févri, suivi d'une seconde, le jeudi 16. L'appel d'offres de reprise court jusqu'au 23 février. À ce jour, AD29 a fait une proposition. Un autre repreneur potentiel est également sur les rangs. Un nom, celui des Amitiés d'Armor, est avancé. «Je n'ai pas de communication officielle, a assuré Marc Berthelot, vice-président. Je ne confirme ni n'infirme». L'Agence régionale de santé (ARS) vient de valider un projet porté par l'association. «C'est vrai que nous sommes dans le même cœur de métier».

La Rédaction

Nora Berra et Marie-Anne Montchamp en visite au service traumatisé crânien à CHU Raymond Poincaré

Rédigé le 10 Février 2012

Accidents de la route, chutes, accidents domestiques...les traumatismes crâniens surviennent sans prévenir. C'est dans cet objectif que les deux secrétaires d'État, Nora BERRA et Marie-Anne MONTCHAMP, sont allées visiter les malades à l'hôpital Raymond Poincaré à Garches le 8 février. Nora Berra en charge de la santé auprès a Visite sur le thème du traumatisme crânien à l'Hôpital Raymond PoincaréVisite sur le thème du traumatisme crânien à l'Hôpital Raymond Poincaréprésenté le . Elles ont également annoncé, entre autres, le développement d'un site internet spécifique sur .

Chaque année en France, 155 000 personnes seraient prises en charge pour un traumatisme crânien, parmi eux 8500 seront traumatisés graves avec séquelles invalidantes dont 1 800 deviendront dépendants, enfin, plusieurs dizaines de patients ne se réveillent pas de leur coma. Une cause qui malgré le peu de donnée épidémiologique serait, semble-t-il la première cause de mortalité après 45 ans.

Les trois axes d'un programme d'action : Prévention, prise en charge et réinsertion

Lors de cette visite, les deux secrétaires d'État ont à leur arriver, ont été accueillies par Mireille FAUGERE, directrice générale de l'AP-HP et Jean-Michel PEAN, directeur du groupe hospitalier. Après la présentation du pôle « Handicap-Rééducation » et de l'activité du service, les secrétaires d'État ont visité la salle de rééducation et rencontré les patients du pôle. Elles ont ensuite eu un temps d'échanges avec les équipes pluridisciplinaires (équipes soignantes, professionnelles de l'accompagnement médico-social et socioprofessionnel) et ont salué leur action déterminante pour les victimes de traumatismes crâniens.

Le programme d'action présenté par Nora BERRA s'appuie sur le diagnostic et les propositions de la mission conduite par le docteur PRADAT-DIEHL, à la demande du Premier ministre, ce dernier comptant trois axes principaux. Le premier concerne la prévention et la connaissance du traumatisme crânien en France. Le deuxième vise à améliorer la qualité de la prise en charge actuelle en s'intéressant à sa pertinence, à sa continuité, à la sécurité des soins, de la prise en charge et de l'accompagnement. Enfin le troisième placé sous la responsabilité de Marie-Anne MONTCHAMP s'attache à sécuriser et accompagner le retour et le maintien dans son milieu de vie. Un programme qui selon le gouvernement a pour objectif pour les victimes de traumatismes crâniens et des blessés médullaires d'assurer une prise en charge de qualité, coordonnée et continue entre les secteurs sanitaires, social et médico-sociaux, constituant un enjeu majeur de santé publique.

, à précisée que face au manque de connaissances de ces traumatismes, celle-ci a demandé à la Direction générale de la santé de produire un document de synthèse concernant l'état des connaissances épidémiologiques sur les traumatismes crâniens et les blessures médullaires en France en s'attachant notamment à travailler sur l'incidence et la prévalence de ces pathologies. Ainsi que la conduite d'une sur le devenir des traumatisées crâniennes victimes d'accidents de la route, aussi bien sur le plan médical, social que psychologique. Ce travail bénéficiera d'un budget de 30 000 €.   la création que 40 groupes d'entraide mutuelle allaient être créés cette année. Ces Gem ont pour mission de permettre aux personnes traumatisées crâniennes ou cérébro-lésées de s'entraider entre pairs, avec l'aide d'animateurs qui organisent des activités. Pour « assurer la qualité de la prise en charge », les unités de soins de longue durée (USLD) seront ouvertes aux personnes de moins de 60 ans, un centre ressource national sur le traumatisme crânien va être mis en place, etc. Enfin, pour « améliorer les connaissances, prévenir et protéger », des études vont être lancées et des outils de communication mis en place.

L'avant et l'après...

Tel sont le terme que reprennent souvent les victimes ou les familles ou comme Richard 47 ans qui vit a Lyon, « Je n'ai plus la même vie qu'avant mon accident », avant d'ajouter « nausées, maux de tête, vertiges, impuissance, perte d'équilibre, défaillance de la mémoire... ont parfois et même souvent rendu ma vie infernale ». Atteintes physiques qu'elle soit de nature : paraplégiques, hémiplégiques, trouble de la vue, mais surtout neuropsychologiques. Affectant alors la mémoire, l'attention, la capacité a communiqué et modifient le comportement et la personnalité du blessé et son quotidien. Mais la rééducation peut parfois améliorer beaucoup les choses.

Des familles souvent seules, comme l'explique Claire de Toulon, « Mon père, un an après un traumatisme crânien et rachidien, est dépressif, il a des troubles de la mémoire récente, il fait toujours des confusions et me confond parfois avec ma tante, mais le plus dur, c'est qu'il a complètement changé. Il interprète mal les choses, il a des tendances à l'agressivité, il est jaloux et persécute ma mère qui s'occupe de lui, il parle sans arrêt avec un débit rapide et ne se rend pas compte qu'il peut fatiguer ou vexer les gens ».

L'espoir de la rééducation

Plusieurs études menées à l'hôpital Raymond Poincaré ont montré qu'après un traumatisme crânien, une rééducation appropriée, basée sur les troubles propres à chaque patient, permet d'améliorer leurs performances cognitives. Deux situations sont a distingué, les traumatismes crâniens graves, qui après que les grandes fonctions vitales sont stabilisées, le patient sera placé dans des services de rééducation neurologique compétents avec une équipe de rééducation pluridisciplinaire : ergothérapeutes, kinésithérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues. L'objectif ? Traiter les conséquences triples d'un traumatisme crânien : physiques, intellectuelles et psychologiques. Ensuite, dans une seconde étape, la nécessité du suivi en consultation afin de surveiller l'évolution et d'un bon suivi en libéral en kinésithérapie, psychologie, psychiatrie, orthophonie pour la rééducation cognitive... selon les besoins de la personne. A noter qu'il existe également des Unités d'évaluation, de réentraînement et d'orientation sociale et professionnelle pour blessés crâniens (UEROS) où les compétences professionnelles sont évaluées au cours de stages de 3 mois et demi à 4 mois »

Dans le second cas, notamment concernant le traumatisé crânien léger, depuis deux ans environ, la problématique de ces derniers est de plus en plus abordée et de mieux en mieux prise en compte. « Nous savons que certains patients ont à peu près les mêmes difficultés que les patients graves : c'est ce que l'on appelle le syndrome post-commotionnel (...) Ce n'est pas parce qu'ils récupèrent vite qu'ils n'auront pas de séquelles psychiques ou neuropsychologiques » reconnaît le Docteur Christine HARRIS. Qui insiste donc sur la nécessité d'un suivi pluridisciplinaire, voire d'un stage en UEROS. « Des plaquettes d'information éditées sur ce thème par l'association France traumatisme crânien afin que les victimes soient prévenues des séquelles possibles.

l'UNAFTC s'interroge sur le financement du plan

Pour Émeric GUILLERMOU, président de l'Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés, « Nous considérons ce programme d'actions comme une étape dans la démarche de reconnaissance de la spécificité des besoins des personnes traumatisées crâniennes, lancé par François Fillon, début 2010 », mais de regretter que les « budgets contraints qui y sont alloués en limitent la portée. » Le maillage du territoire en Samsah et Ueros par les ARS se fera ainsi dans « le cadre des enveloppes de crédit qui leur ont été déléguées », précise le programme. Une mission pourtant à laquelle l'UNAFTC a été associée.

La Rédaction

Amiante : la déclaration du cancer devient obligatoire, les associations satisfaites

Rédigé le 24 Janvier 2012

Plus de onze ans après le début d'une phase pilote engagé au sein de six régions par l'institut de veille sanitaire, la déclaration obligatoire du mésothéliome est désormais Forme rare de cancer appelée mésothéliome qui affecte la plèvre. La cause étant soit liée a des risques professionnels ou a l'environnement comme la démontré l'Inserm en 2010Forme rare de cancer appelée mésothéliome qui affecte la plèvre. La cause étant soit liée a des risques professionnels ou a l'environnement comme la démontré l'Inserm en 2010étendue à toute la France. Le ministère de la Santé a déposé le décret n°2012-47 du 16 janvier 2012 qui ajoute cette maladie à la liste des trente déjà présente. Cette mesure constitue l'action 9.1 du Plan cancer 2009 - 2013. L'InVS qui rappelle que l'objectif vise lui a renforcé la surveillance épidémiologique de cette affection, provoquée dans la majorité des cas, par une exposition professionnelle à l'amiante.

Cette déclaration obligatoire s'inscrit plus largement dans la lutte contre le cancer et en particulier des cancers liés à l'exposition à l'amiante qui représente un enjeu important de santé publique. Cette exposition, qui a pu survenir plusieurs dizaines d'années avant l'apparition de la maladie, représente actuellement le seul facteur de risque avéré de mésothéliome. Elle est le plus souvent professionnelle, mais peut également être d'origine "environnementale".

Une décision prise suite au rapport établi Laurence Chérié-Challine, Ellen Imbernon, présentant les résultats de l'expérimentation, les 10 facteurs identifiés et les modalités préconisées pour le déploiement national, validés par le Comité de pilotage et le haut conseil de santé publique. Il ressort qu'un système purement passif sans animation nationale, ni gestion active régionale a peu de chances d'aboutir. La motivation des acteurs devra être entretenue, avec l'appui des professionnels et des institutionnels, par des retours d'information montrant en quoi ce système présente un intérêt de santé publique et pour les patients. Dans certaines régions, des actions spécifiques seront indispensables pour mettre en place cette DO.

Une maladie qui continue à ronger les travailleurs

Le nombre de nouveaux cas de mésothéliomes survenant chaque année en France est actuellement estimé entre 800 et 1 200, soit 0,3 % de l'ensemble des cancers. Le mésothéliome est un cancer principalement la plèvre, parfois le péritoine et rarement le péricarde ou la vaginale testiculaire. Il prédomine chez les hommes qui représentent deux tiers des cas. Le pronostic du mésothéliome pleural est parmi les plus sombres de tous les cancers (taux de survie relative à cinq ans estimé à 7 % pour les patients diagnostiqués entre 1989 et 1997). Selon le PNSM, on estime que « chez les hommes environ 83 % des mésothéliomes pleuraux sont attribuables à une exposition professionnelle à l'amiante. Chez les femmes, cette proportion tombe à 38 %, sans que l'on puisse clairement en expliquer les raisons. Les expositions environnementales sont encore mal connues ».

Un meilleur suivit des connaissances

La déclaration obligatoire « répond essentiellement à des objectifs de connaissance », explique l'Institut de Veille sanitaire (InVS). Ses responsables veulent en effet « mieux suivre le nombre de cas survenant dans le territoire, leurs caractéristiques et mieux comprendre leur lien possible avec une exposition non professionnelle à l'amiante ». Pour cela, des enquêtes environnementales seront mises en œuvre lorsque aucune exposition professionnelle n'aura été repérée.

Trois populations particulières, dont la cause de la maladie peut s'expliquer par une exposition non professionnelle à l'amiante, seront alors enquêtées : les femmes, les moins de 50 ans et les mésothéliomes non localisés à la plèvre et notamment du péritoine. La DO vient compléter la surveillance assurée par le Programme national de surveillance des mésothéliomes (PNSM) pleuraux dans 23 départements métropolitains et mis en place en 1998. En effet, si celui-ci reste la référence, il ne permet pas de suivre les mésothéliomes pleuraux dans les départements non couverts (70 % de la population), ni les autres localisations de mésothéliomes dans les départements couverts. Il est important de noter que la DO ne se substitue en aucune façon au système de déclaration des maladies professionnelles.

La Rédaction

Pour en savoir plus et consulter le guide « déclarer, agir, prévenir » édité par l'InVs

Réforme sur la politique du handicap : « les avancés sons en bonne voie ! »

Rédigé le 14 Décembre 2011

2011.04.21.Reforme-aah-et-des-mdphRoselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a effectué ce matin une visite à la direction départementale de la cohésion sociale du Val-de-Marne. Celle-ci à cette occasion fait le point sur la mise en œuvre des mesures décidées dans le cadre révision générale des Politiques publiques et notamment concernant la politique du handicap.

La ministre qui annonçait l'engagement d'une réflexion pour réduire la moitié des délais d'attribution de la carte de stationnement des personnes handicapées. Délais dont la moyenne varie encore six à huit mois et pouvant aller à 12 mois dans certains départements. Première étape en 2012, de confier la fabrication de ces cartes à l'imprimerie Nationale. La réflexion engagée vise aussi à recentrer les moyens humains de l'État et des MDPH dans l'accompagnement des personnes en situation de handicap et l'attribution des prestations, en particulier l'A.A.H, afin de permettre à d'améliorer le traitement des demandes d'obtention de cette allocation. Un outil qui devrait être généralisé dans toutes les directions départementales d'ici mars 2012.

L'objectif selon Roselyne BACHELOT est de pouvoir à moyen terme de réduire les disparités d'accès à l'AAH entre les départements. Un enjeu de taille, l'État financement à 100 % cette allocation, soit un montant total pour 2012 de plus de 7,5 Md€.

La Rédaction

Le gouvernement rappelle sa mobilisation et les actions menées contre le VIH-Sida

Rédigé le 30 Novembre 2011

Alors que demain auront lieu la journée mondiale de lutte contre le Sida, les ministres Xavier BERTRAND, ministres du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et Nora BERRA, secrétaire d'État chargée de la santé, tiennent à rappeler que, trente ans après la découverte de la maladie, la lutte contre le sida reste plus que jamais une priorité du gouvernement.

2011.11.30.hotel chatelet_ruban_sidaCet habillage installé jusqu’à la fin de l’année sera visible pendant 8 jours par les passants de la rue de Grenelle, le portail du ministère étant laissé ouvert.Car s'il vrai qu'il existe certains points positifs comme une certaine stabilisation du taux des découvertes de séroposivités dans la population générale depuis quelques années ou encore l'augmentation de l'espérance de vie des personnes atteintes du VIH. Les ministres qui ont incité sur le fait que le soutien aux recherches socio-comportementales coordonnées par l'Agence Nationale de Recherches sur le sida et les hépatites virales a été maintenu en 2011 au même niveau.et ceux-là « malgré un contexte budgétaire difficile.

Xavier BERTRAND, qui à lui déclarer dans un communiqué que « Ces résultats ne doivent pas nous faire baisser la garde ; il reste des défis à relever. En 2010, on a enregistré 6300 découvertes de séropositivité et, malgré les cinq millions de tests réalisés, il resterait 40 à 50 000 personnes infectées qui l'ignorent. Certaines populations restent aussi particulièrement touchées par l'épidémie. Nous ne pouvons pas l'accepter et c'est tout l'objet du Plan de lutte contre les VIH-sida et IST 2010-2014 qui vise notamment à réduire le nombre de personnes infectées ». Nora Berra, qui a installé le Comité national de suivi du Plan en juin dernier, estime elle que le gouvernement « agissait à tous les niveaux : celui du dépistage, de la prévention, de la prise en charge médicale, de la prise en charge sociale, et de la recherche ».

Prévention et dépistage...

Un gouvernement qui si reste présent dans les campagnes de prévention comme celle de l'INPES rediffusée en décembre incite au dépistage en banalisant le recours au test. Elle sensibilise à la fois la population générale (spot, affiches) et les médecins traitants (brochures). Par ailleurs, pour intensifier le dépistage ciblé en direction des populations le plus touchées, un appel à projet réalisé avec le concours de la CNAMTS, permet de soutenir 32 projets d'associations utilisant les dépistages rapide1 avec pour objectif la réalisation au plus près des populations de 65 000 tests rapides par an. Un second appel à projets va être lancé début 2012 pour compléter ce dispositif. Dans le domaine de la prévention, en plus du soutien confirmé aux associations de lutte contre le VIH, plusieurs projets ont abouti en 2011.

Prise en charge médicale...

Dans le domaine de la prise en charge médicale, on peut notamment citer, l'élaboration et la diffusion, en novembre dernier, d'une instruction relative aux recommandations pour l'émission d'avis médicaux concernant les étrangers malades atteints de pathologies graves. Mais aussi l'animation d'un groupe d'experts qui permet d'adapter très régulièrement aux progrès scientifiques les recommandations de prise en charge : la montée des traitements précoces depuis 2010 illustre la capacité de notre système de soins d'améliorer de façon continue traitement et prévention.

 

Les soucis viendraient plutôt selon les associations pour la prise en charge des populations en état d'exclusion et qui malheureusement sont trop souvent écartées des politiques de prévention et dépistages. Des hommes, des femmes et des enfants qui face à la maladie n'ont souvent aucun moyen financier pour lutter...

Dans le domaine de la prise en charge sociale

Norra Berra et Xavier Bertrand qui tiennent à rappeler, l'étude sur les dispositifs d'hébergement créés dans le champ du VIH (ACT, appartements relais, lits VIH en CHRS, familles relais) a été rendue publique en avril dernier. Certaines recommandations ont déjà été intégrées aux instructions aux ARS. La création de 186 places d'appartements de coordination thérapeutique (ACT) financée en 2011. 48 autres nouvelles places dédiées en priorité aux personnes sortant de prison ont été ajoutées dans le cadre du plan d'action stratégique 2010-2014. Bien trop peu comme ne le cesse de le reprendre les associations, selon lequel ce sont environ 800 à 1000 places qui seraient nécessaires. Les ministres qui rappellent enfin la signature de la convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé comprend des avancées pour les personnes qui présentent un risque aggravé de santé. Une signature dont la mise en œuvre sur le terrain et loin d'être appliqué sur les terrains par les banques comme l'avait indiqué la FNATH ou le CISS.

La Rédaction