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Insuffisance cardiaque un enjeu de santé publique, le CHU de Toulouse met en place la télésurveillance à domicile

La télésurveillance médicale de l'insuffisant cardiaque une première française lancé par le CHU de Purpan de Toulouse

Lancé pour la première fois en France, la télésurveillance cardiaque à domicile répond aujourd’hui a un enjeu de service public a l’heure ou les services hospitaliers et notamment spécialisés s’éloigne de nos campagnes, pas seulement ! Une solution rendu possible L’article 36 de la loi de financement de la sécurité sociale de 2014, modifié en décembre 2016. Une première en France mise en place depuis le 19 mars dernier par le CHU de Purpan avec Air Liquide, qui commercialise les outils de télésurveillance, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, fait bénéficier ses patients de ce dispositif innovant.

La télémédecine en question…
Les pouvoirs publics ont bien compris l’intérêt de ces systèmes d’informations « qui mettent en rapport direct le patient et le professionnel de santé » pour un accès aux soins pour tous et une prise en charge optimale des patients. Comme le précise le code de santé publique (art. L.6316-1), la télémédecine est une composante de la télésanté. Elle est « une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication. »

D’année en année, la télémédecine se développe et prouve son intérêt dans les consultations à distances (téléconsultation), les expertises (télé-expertise), la surveillance et l’interprétation de paramètres médicaux (télésurveillance médicale), l’assistance à distance d’un autre professionnel de santé (téléassistance médicale) et enfin le premier diagnostic par téléphone assuré par le SAMU (régulation médicale).

La télésurveillance médicale de l’insuffisant cardiaque…
Plusieurs études ont été menées sur le sujet, notamment l’étude OSICAT (Optimisation de la Surveillance ambulatoire des Insuffisants Cardiaques par Télécardiologie) dont le CHU de Toulouse était le promoteur (Professeur Michel Galinier) qui a inclus 990 patients et a fait beaucoup parler d’elle lors de sa mise en œuvre en 2013. La suite logique de ces études et la mise en œuvre effective sur tout le territoire d’une télésurveillance au long cours. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit d’éviter des hospitalisations en intervenant avant que le patient ne décompense.

Comment ça marche ?
Le système de télésurveillance, « Chronic Care ConnectTM Cardiologie », a été conçu par la Société Air Liquide et fonctionne avec deux outils très simples : une tablette et une balance, fournies au patient. Tous les matins, à la même heure et dans les mêmes conditions (avant ou après petit-déjeuner, habillé ou pas...), le patient doit allumer sa tablette, se peser, et répondre à une série de 8 questions. Comme avez-vous eu cette nuit des troubles respiratoires plus forts que la nuit précédente ? vous sentez-vous aujourd’hui plus fatigué ? avez-vous ressenti ou ressentez-vous des palpitations ? Ou encore sur l’épuisement, votre activité physique est-elle plus limitée que les jours précédents ?

Des questions et dont les réponses du patient et du poids mentionnés permettent au système calculé le risque encouru par le patient d’une aggravation de sa pathologie ou non. En cas de problème, une alerte est déclenchée sur la plateforme de surveillance et un professionnel de santé prend contact avec le patient.

Un programme d’éducation thérapeutique dédié, obligatoire, en ambulatoire…
Parallèlement à l’inscription du patient à la télésurveillance, un programme d’une journée d’éducation thérapeutique y est associé. Ce programme, qui existe au CHU de Toulouse depuis 2001, se déroule en ambulatoire, sur une journée, et permet au patient d’appréhender au mieux sa pathologie en apprenant les comportements adéquats qui lui permettront de mieux vivre avec sa maladie : conseils diététiques, surveillance des signes cliniques, gestions des médicaments (indications et interactions médicamenteuses, effets secondaires) …

Afin que le plus grand nombre possible de patients de la région puissent bénéficier de ces journées d’éducation thérapeutique, plusieurs établissements (centres hospitaliers ou cliniques) les organisent dans différents départements. Ils se sont regroupés et forment l’Association pour l’Éducation thérapeutique de Cardiologie en Occitanie.

Suivi d’un programme d’accompagnement thérapeutique à domicile…
Cet accompagnement thérapeutique consiste à appeler le patient 1 mois, 3 mois et 6 mois après la journée d’éducation thérapeutique pour un entretien d’une heure. Lors de cet entretien, le professionnel de santé évalue si les attitudes adéquates apprises lors de la journée d’éducation thérapeutique ont bien été mises en place. Il questionne le patient sur le suivi du poids, de la tension, de la fatigue, de l’essoufflement…Il s’agira aussi d’évaluer son état psychologique, son régime diététique et toute difficulté éventuelle qu’il pourrait rencontrer. L’objectif est de bien vérifier que tout a été bien compris, mais aussi de conforter, voire de réconforter, le patient et l’accompagner au mieux dans la prise en charge de sa pathologie.

 

Catégorie : SANTÉ
Publication : 02/04/2018
Recherche scientifique HôpitauxSantéTélémedecine

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