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VIH/SIDA : Baisse du taux de séropositivités en France de -7 % une bonne nouvelle de concernées tous le monde !

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Agnès BUZYN, ministre des solidarités et de la santé annonce ce matin les dernières données de Santé Publique France sur le VIH/sida. Une bonne nouvelle a priori dont s’est félicité AIDES ainsi que la Ministre qui a déclaré « qu’il y a une diminution du nombre de personnes qui se contaminent » après plusieurs années de stabilité. Une bonne dont l’association a souligné les inégalités flagrantes que confirment ces nouvelles données notamment pour les étrangers. Une diminution qui ne concerne que 2018 et devront être confirmer avec celle de 2019, et qui doivent faire oublier à Emmanuel MACRON les responsabilités de la France qui accueille la Conférence de reconstitution du Fonds Mondial qui se tient actuellement à Lyon.

Une baisse significative, mais qui ne concerne pas tout le monde !

En 2018, environ 6 200 personnes ont découvert leur séropositivité VIH. Le nombre total de découvertes de séropositivité a diminué par rapport à 2017, après plusieurs années de stabilité. Malgré cette baisse encourageante du nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2018 (-7 %) et la baisse des contaminations dans certaines populations clés de - 16 % entre 2013 et 2018 chez les Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres Hommes (HSH). Cette diminution concerne avant tout les personnes nées en France, hétérosexuelles ou non.

Des chiffres publiés par Santé Publique France montrent également une réalité alarmante. En effet cette baisse ne concerne pas tous le monde, les chiffres pointent une augmentation de 38 % de nouvelles découvertes chez les hommes nés à l’étranger (HSH) et une stagnation chez les femmes hétérosexuelles nées à l’étranger. « Nous dénonçons la dangerosité des politiques d’accueils migratoires laissent des personnes sans autres accès aux outils de prévention et de dépistages que ceux fournis par les associations » souligne AIDES.

Un peu plus de la moitié (56%) des personnes contaminées en 2018 l’ont été suite à un rapport hétérosexuel. Les rapports sexuels entre hommes concernent, eux, 40% des nouveaux cas. Enfin, les transmissions par injection de drogues avec des seringues contaminées ne représentent que 2% des nouveaux cas. Deux tiers des personnes ayant appris avoir contracté le VIH en 2018 sont des hommes, et la plupart ont entre 25 et 49 ans.

Une part de diagnostiques précoces toujours trop faible

Si la baisse générale des contaminations est encourageante et laisse supposer une bonne appropriation par la population des outils de prévention diversifiées. « La part de diagnostics précoces (stable à 25 %) est toujours trop faible et Le médicament pre exposure prophylaxis prep 6a680les inégalités d’accès se vérifient à nouveau, notamment chez les personnes nées à l’étranger, quelque soit le mode de contamination » souligne AIDES.

La Baisse qui s’explique aussi principalement par l’efficacité des traitements antirétroviraux empêchant la transmission du virus, selon Santé publique France, mais aussi grâce à la PrEP. Ce traitement prophylactique permet d’éviter toute infection aux personnes n’étant pas atteintes par le virus. Principalement utilisée par les hommes homosexuels (ou bisexuels), la PrEP a permis la baisse de 16% des nouveaux diagnostics entre 2015 et 2018.

La ministre de la Santé Agnès BUZYN a ainsi indiqué dans un communiqué que « le déploiement de la PrEP doit se poursuivre et des travaux sont en cours pour permettre aux médecins généralistes d’initier ce traitement ». Enfin, l’amélioration du dépistage permet également de limiter la transmission, diminuant le nombre de personnes vivant avec le VIH sans le savoir. Mais plus d’un quart des infections restent découvertes à un stade avancé.

Prévention et dépistage restent l’arme essentielle…

Qu’il s’agisse de créer les meilleures conditions d’un dépistage efficace, de déployer largement la Prep ou de réaliser des campagnes nationales de promotion de ces outils, AIDES est en France restant aux avant-postes du combat contre le VIH/sida depuis de nombreuses années. L’association qui annonce avoir intensifié ses efforts et déployé, de nouvelles solutions pour améliorer la prévention et faciliter le dépistage du VIH partout en France. L’association qui a réalisé en 2018 plus de 33 000 Trod (Test Rapide d'Orientation Diagnostic), soit 60 % de l’ensemble des dépistages communautaires. Au même titre que ses actions de dépistage, AIDES met tout en œuvre pour faire connaître la Prep auprès des publics cibles.

« Nous partageons le constat d’Agnès Buzyn qui indiquait ce matin la nécessité de “renforcer une approche ciblée en direction des populations les plus exposées au VIH” mais nous rappelons vivement que sans politiques adaptées et sans moyens alloués, cette volonté restera vaine ! Malgré les efforts des acteurs associatifs dont AIDES, nous demandons un véritable investissement de l’Etat pour que la baisse des contaminations s’accélère et concerne l’ensemble des populations clés. Ces inégalités intolérables doivent cesser » déclare Aurélien BEAUCAMP, président de AIDES.

Des données qui ne reflètent pas l’urgence internationale

AIDES rappelle que ces résultats sont nationaux et ne concernent que la France. A échelle mondiale, ce sont toujours 1,8 millions de personnes qui sont contaminées tous les ans. À l’ouverture de la Conférence de reconstitution du Fonds mondial, il serait irresponsable de se satisfaire de ces données et de détourner le regard quand, dans moins de 24h, Emmanuel Macron annoncera la contribution française au Fonds pour les trois prochaines années et statuera du sort de millions de personnes.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : AIDES / Ministère de la Santé / Santé Publique France

 

Catégorie : SANTÉ
Publication : 09/10/2019
Emmanuel MACRONSantéPrévention santéAgnès BUZYNMinistre de la santéSanté publiqueSidaVIHPréventionAIDES

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