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Implantation d'un organe respiratoire artificiel auprès de 12 malades à l'hôpital Avicenne de Bobigny

Un greffon comme ici qui une fois quil a qui était replacé reforme du cartilage

En 2017, ils auront été 23 828 personnes avoir eu besoin d’une greffe. Un chiffre toujours en augmentation de près de 5 % par rapport à 2016. Si le rein représente l’organe le plus transplanté, le poumon arrive en troisième position. Un organe néanmoins qui se fait rare. La réussite de cette implantation par le Pr. Emmanuel MARTINOD de chirurgie thoracique à l’hôpital Avicenne, et Éric VICAUT, Pr. de recherche clinique à l’hôpital Lariboisière, représente un véritable espoir et surtout une première mondiale saluée par toute la communauté scientifique.

Des implantations réalisées entre 2009 et 2017 présenté au congrès de l’American Thoracic Society à San Diego et dont la publication dans le journal scientifique viennent validées celle-ci ainsi que sa publication au Journal of the American medical association

De quelle opération s’agissent-ils ?
Cette annonce et avant la réalisation d’un travail de recherche et d’études qui aura duré une vingtaine d’années afin de trouver une technique de remplacement de la trachée-artère ou des bronches supérieures cancéreuses ou porteuses d’anomalies, comme un rétrécissement. Un organe plus complexe qu’ils en ont l’air, à la fois rigides et souples, la trachée comme les bronches sont hétérogènes. Celles-ci étant composées d’un tapis de fines cellules sécrétant un mucus protecteur « un épithélium », et de cellules musculaires et d’anneaux cartilagineux.

Des patients implantés avec succès entre 2009 et 2017 dont les interventions se sont réalisées en deux grandes étapes, celle l’ablation de la lésion par des méthodes chirurgicales habituelles. Puis la reconstruction des voies respiratoires à partir d’une allogreffe aortique cryopréservée. Un stent sur mesure a été inséré dans le greffon et aucune immunosuppression n’a été utilisée. Un greffon qui se compose de tissu aortique prélevé dans le cadre des prélèvements multi-organes réglementés par l’Agence de la Biomédecine.

Quel avenir pour ses patients ?
Sur la vingtaine de patients sélectionnée 13 hommes et 7 femmes, âgés de 24 à 79 ans. Des patients qui souffraient de lésions, en majorité cancéreuses, très évoluées et complexes de l’arbre L'équipe du Pr. Emmanuel MARTINOD  et du Pr Éric VICAUT, a l’origine première mondiale à l’AP HP Avicenne implantation réalisée avec succès d’ un organe respiratoire artificiel respiratoire. Certains patients, pour lesquels aucun traitement n’existait. Le Pr. Emmanuel MARTINOD aura retenu cinq patients qui auront bénéficié d’une reconstruction d’une trachée à l’aide d’un segment d’aorte, sept des bronches-souches. Le dernier ayant lui subit une greffe d’une carène trachéale (bifurcation entre bronches gauche et droite). Seul, ce dernier patient est décédé. « La mortalité à 90 jours a été de 5 %. Il n’y a eu aucune complication grave liée au greffon ou au stent (…) La grande majorité des patients respire aujourd’hui à l’aide du greffon qui s’est transformé », résume l’AP-HP dans un communiqué.

Non seulement le greffon aortique a rempli son office, s’adaptant à sa nouvelle fonction de conduction de l’air, mais, fait remarquable, son revêtement intérieur, qui était celui d’un vaisseau sanguin, s’est « transformé » en revêtement typique d’une voie respiratoire. . de plus, avec le temps, le greffon a engendré du cartilage. « Cela a été la plus grosse surprise, on ne sait pas pourquoi du cartilage et de l’épithélium se reforment », à souligner le Pr MARTINOD. « Ce n’est pas de la magie, mais personne ne croyait vraiment à tout cela. »

Avec un suivi maximal de sept ans et un mois, il n’y a eu aucune complication grave liée au greffon ou au stent. Ce dernier a pu être enlevé chez la majorité des malades en moyenne à 18,2 mois. La grande majorité des patients respire aujourd’hui à l’aide du greffon qui s’est transformé et « sont considérée aujourd’hui comme étant guéris ». Les résultats sont donc encourageants pour la majorité d’entre eux.

Cette technique est celle de l’avenir ?
« Aujourd’hui, la communauté scientifique pense qu’au lieu d’utiliser un bioréacteur, de faire tout en dehors du corps humain, il faut utiliser ce magnifique corps, qui est capable de se réparer lui-même », relève le Pr MARTINOD. Ils pourraient être entre 200 et 300 des patients concernés rien qu’en France selon des chiffres de 2011. L’autre avantage de cette greffe et qu’elle ne nécessite pas de traitement antirejet, même si elle vient d’un donneur, l’aorte ne posant pas de problème immunologique. Des résultats représentent une avancée majeure dans le domaine de la greffe d’organes artificiels. D’autres travaux permettront de mieux comprendre les mécanismes impliqués et de proposer ce type de traitement à de plus en plus de malades.

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : AP-HP de l'hôpital Avicenne

Catégorie : SANTÉ
Publication : 23/05/2018
Recherche scientifiqueSantéDons d'organeAgnès BUZYNMinistre de la santéprofessionnels de santé

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