Prison ferme requise contre le corps médical responsables des irradiés d’Épinal
Commencé le 24 septembre dernier devant le tribunal correctionnel de Paris, pour ce qui sera le procès du plus grand accident de radiothérapie en France. Une sur radiation dont seront victimes 450 patients et qui était traitée pour des cancers de la prostate à l'Hôpital Jean-Monnet d' Épinal (Vosges) entre 2001 et 2006. Après plus de cinq semaines de procès et le réquisitoire des deux vice-procureurs Marie-Odile DEJUST et Dominique PERARD ce procès arrive a lui terme avec un jugement qui ne devra pas intervenir avant un a deux mois, pour des « Les victimes veulent la vérité judiciaire » a demandé Me WELZER.
Pour rappel des patients qui ont étaient dans un premier temps exposés à une dose de radiations supérieure de 20% à celle autorisée provoquant ainsi l'exposition à des doses potentiellement mortelles. A ce titre sept patients sont d'ailleurs décédés suite à l'exposition aux radiations. Un nombre qui pour le médecin Jean-Marie SIMON avait affirmé le 2 octobre devant le tribunal correctionnel que 12 personnes étaient décédées des suites des accidents de surirradiation survenus entre 2001 et 2006, et non sept comme retenue par la justice. Des victimes qui selon l'ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot, pourraient être au total à l'hôpital d'Épinal pourraient être portées à 5 550 si l'on prend en compte les patients traités entre 1989 et 2000. Des victimes qui ont été indemnisées par l'État « de 2.000 euros à plus de 150.000 euros. Au total, l'enveloppe était d'environ 25Md €» selon l'avocat Me Gérard WELZER qui défend 194 patients.
Un réquisitoire au cas par cas...
Les deux vice-procureurs Marie-Odile DEJUST et Dominique PERARD, auront donc requis des peines de douze ferme contre le radiophysicien Joshua Anah chargé à l'époque du paramétrage des appareils- coupable à leurs yeux par sa « négligence inadmissible » d'homicides et blessures involontaires, non-assistance à personne à danger et destruction de preuves. Trois ans de prison, dont un an ferme, et une interdiction d'exercer la radiophysique médicale ont été réclamés.
Il auront par contre estimé qu'il avait eu volonté de cacher la vérité pour ce qui est des deux anciens médecins de l'hôpital d'Épinal, Michel AUBERTEL et Jean François SZTERMER ne retenant que les infractions de non-assistance à personne à danger et destruction de preuves pour le suivi défaillant de leurs patients, et pas la condamnation pour homicides et blessures involontaires. N'enlevant en rien la gravité des actes selon le parquet, qui réclamera : quatre ans de prison, dont 18 mois fermes et une interdiction d'exercer. Auquel s'ajoute 30 000 € d'amende requis contre les trois prévenus.
Des condamnations de douze mois avec sursis ont également été réclamées contre deux autres prévenus de ce procès jugé pour non-assistance à personne en danger: Francette MEYNARD, ex-directrice de la Ddass des Vosges et pour Jacques SANS, ancien directeur de l'agence régionale d'hospitalisation de Lorraine. Des avocats qui pour Francette MEYNARD n'auront pas réussit a convaincre le parquet et de cesse d'affirmer que malheureusement c'est, « les médecins responsables l'auraient manipulée en lui dissimulant la vérité » soutiennent les avocats. Ce qui, d'après eux, explique pourquoi Francette MEYNARD n'a fait « qu'informer » et non « alerter ». Ils ajoutent : « Elle ne pouvait pas deviner les choses et, en plus, avant tout le monde ».
Le parquet qui requit par contre la relaxe pour l'ancienne directrice de l'hôpital, Dominique CAPPELLI, dont le parquet a salué « la réactivité » face à l'accident, et pour l'établissement lui-même, jugé au titre de personne morale. Un procès qui se poursuivra demain et vendredi par la plaidoirie des avocats des victimes, avant qu'il ne s'achève lundi par sa mise en délibéré après les plaidoiries des avocats des trois médecins incriminés prévus lundi matin.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Faut-il attendre que les jeunes handicapés soient demandeurs d'emplois pour s'occuper de l'insertion
Dans le cadre de la semaine de l'emploi des Personnes Handicapées du 12 au 16 novembre 2012, la FNASEPH et la FGPEP demandent aux acteurs de la formation, de l'orientation, de l'insertion et aux employeurs d'anticiper l'insertion des jeunes en situation de handicap. Une revendication que les deux fédérations souhaitent également mettre en avant dans un communiqué commun auquel il convient d'ajouter le nécessaire accompagnement du parcours de vie des personnes pour faciliter l'insertion.
Les deux associations qui rappel justement que les conditions de réussite sont loin d'être acquise et que pour atteindre celui de l'insertion professionnelle prévus dans la loi de 2005, il convient de créer les conditions de la réussite notamment du parcours de formation et d'insertion professionnelle des jeunes en amont du marché du travail.
Un grand nombre d'entre eux parviennent (non sans difficultés encore) à construire leur parcours scolaire même si les études supérieures ne représentent que 5 % et qu'ils sont toujours plus de 30 000 à ne pas avoir de scolarité. Mais l'entrée ou le passage vers la vie professionnelle reste trop peu ou trop mal engagé, ou la plupart du temps engagé trop tard lorsque les jeunes sont demandeurs d'emplois.
Alors que l'insertion professionnelle commence par l'accès à tous types de formations, des constats sont faits et partagés à ce jour par l'ensemble des acteurs sur les freins à cette insertion : les cloisonnements, le manque de passerelles, les différences de cultures des différents milieux considérés, surtout le manque de qualification des personnes en situation de handicap...
L'accompagnement qui ne peut être appréhendé que dans sa globalité et dans tous les lieux fréquentés par le jeune en situation de handicap, et notamment les établissements de formation, et les lieux de stage, d'alternance et d'emploi. Pour les deux fédérations la FNASEPH et la FGPEP celle-ci les missions du nouveau métier d'accompagnant doivent répondre a trois points.
L'accompagnement de la formation professionnelle ou de l'accès au supérieur, ensuite pendant la phase d'insertion professionnelle qu'ils s'agissent de stages, emplois temporaires, accès au premier emploi. Enfin dans l'accompagnement dans la vie professionnelle pour lequel la personne en situation de handicap rencontre il vrai souvent des problèmes annexe tel que le déplacement, le logement...Des services d'accompagnements des parcours d'insertion des jeunes en situation de handicap en amont du marché du travail, doivent se développer à l'instar des CAP EMPLOI.
Un levier pour lequel les deux fédérations rappel « qu'il convient de s'appuyer, est la notion d'accompagnement de la personne et de son parcours. Il est tout autant constaté que certains jeunes ont en raison de leur handicap un besoin d'accompagnement humain. Bien souvent celui-là s'arrête à la fin de la scolarité ». Une situation qui laisse le jeune dans une situation d'isolement souvent obliger de se débrouiller seul pour continuer. « Le parcours devient alors incohérent, empêché.... L'accompagnement doit être appréhendé dans sa globalité et dans tous les lieux fréquentés par le jeune en situation de handicap, et notamment les établissements de formation, et les lieux de stage, d'alternance et d'emploi ».
Formation professionnelle et étude supérieur seront véritablement les seuls moyens que notre société aura de lutter efficacement contre les 22 % de chômage qui touche actuellement les travailleurs handicapés et qui ne cesse de progresser d'une année sur l'autre...
Stéphane LAGOUTIERE
1ère Semaine du chien guide d’aveugle, un succès et bilan encouragement
Un mois après son lancement du 24 au 30 septembre, le bilan de la première semaine du chien guide d'aveugle, organisée par la FFAC(1), est un véritable succès. Des chiffres marquants, un intérêt grandissant, un soutien important... tous synonymes d'un fort encouragement. Une semaine qui avait été suivit d'une campagne massive de communication et de mobilisation sur la déficience visuelle et l'utilité du chien guide d'aveugle, avec deux objectifs, la sensibilisation et le rappel à la loi.
Une campagne au vu de tous
Sensibiliser et informer le plus largement possible le grand public et les personnes déficientes visuelles alors que trop d'idées reçues freinent encore la demande de chiens guides et que seulement une personne déficiente visuelle sur 100 est maître de chien guide à ce jour. Rappeler la loi qui autorise les chiens guides dans tous les lieux publics et exiger son application grâce au lancement du texte de soutien «Partout avec mon chien guide», trop de personnes déficientes visuelles accompagnées de leurs chiens guides se font encore refuser l'accès à des lieux publics, taxis.
« Cette année, ce ne sont pas moins de 15.000 visiteurs qui se sont rendus, en France, dans les 10 écoles de chiens guides membres de la FFAC. L'École des Chiens guides de Paris a accueilli plus de 2.500 personnes, et l'École de Pont-Scorff qui organisait pour la toute première fois sa journée porte ouverte a mobilisé 1400 personnes. Second fait marquant : Plus de 20.000 personnes ont signé le texte de soutien « Partout avec mon chien guide pour une meilleure application de la loi(2) autorisant tous les chiens guides dans les lieux publics et une reconnaissance officielle du chien guide. Ces chiffres qui parlent d'eux‐mêmes sont une grande satisfaction pour la FFAC et l'ANMCG(3), et nous encouragent à poursuivre nos efforts et notre volonté de combattre les idées reçues et la désinformation qui entoure la cause du chien guide d'aveugle », précise Paul Charles, Président de la FFAC.
Une pétition en ligne
Clôturé dans les jours à venir, le texte de soutien « Partout avec mon Chien guide » comportant cinq revendications afin d'être porté auprès des pouvoirs publics, déjà sensibilisés et alertés par cette démarche. La FFAC et l'ANMCGA continuent de se mobiliser pour améliorer et faciliter le quotidien des personnes déficientes visuelles. Aujourd'hui ils sont déjà plus de 20616 à avoir apporté en ligne leurs soutiens à ce texte, 4 384 signatures sont encore nécessaires pour permettre à l'association et a ses bénévoles de poursuivre leurs objectifs. Des objectifs qui sont en 2013, la remise de plus de 200 chiens par an, ainsi qu'une augmentation significative du nombre de demandes de chiens-guides.
« Vestiaires », le grand retour à ne pas manquer pour ceux qui veulent rire du handicap
Après une première saison qui a réuni en moyenne 1,5 millions de téléspectateurs, « Vestiaires », la série impertinente et décalée 100% handi, revient pour 40 nouveaux épisodes de deux minutes sur France 2 à partir du 12 novembre à 19h50 du lundi au vendredi. Retrouvez Romy et Orson pour leur entraînement mais aussi toute l'équipe de nageurs handisports d'Aubagne, CARO, RAMIREZ, THIBAULT et les autres.
Cette année ils devront composer avec de « drôles » de loustics valides : leur nouveau kiné à la plastique parfaite, l'intraitable femme de ménage de la piscine, leur coach dépressive. Lors de la première année, ils s'étaient assez gentiment échauffés. Attention, pour cette nouvelle saison, ils sont carrément chauds bouillants ! Oubliées réserve et raison, pudeur et sagesse, nos trublions infernaux promettent encore plus d'humour, de déshabillés et de joie de vivre...Accompagné d'un humour satirique et décalé, non dénué d'un profond humanisme.
Une réussite pour cette série qui avait lors de sa première saison avait étaient récompensés par les Trophées du Film Français et dont le projet iconoclaste dans un paysage audiovisuel français peu à l'aise dans le traitement humoristique du handicap. Les 23 premiers épisodes avaient réalisé en moyenne, 1,6 millions de téléspectateurs.
Une serie qui fait suite au lancement il y a quelques semaine ce celle du policier Fred Caïn. La ville, Marseille qui véritablement même au coeur mêmes des téléspectateurs cette serie n'a pas véritablement convaincu. "Je trouve ce personnage complètement déplacé et en tout cas fait passer le handicapé physique pour un être mentalement dérangé. Je suis surpris que Mme Di Chiappari ne soit pas plus sévère envers une série qui ne va pas arranger nos affaires", ecrit un temoin sur le forum de l'APF. Il vrai que France télévision peu vouloir se rattraper avec le peu de moyen déployer pour les jeux paralympique. Force est de constaté que l'animateur d'emission ou le présentateur d'un journal handicapés lui n'a toujours pas vu le jour sur France Télévision...
La Rédaction
HAPPYCHIC organise sa 2ème convention Handimode au service du travailleur handicapé
Dans le cadre de sa mission handicap, Happychic, leader de la mode masculine, organise le 6 novembre prochain, sa 2e convention Handimode sur le thème du Handicap. Cette journée de sensibilisation convie au siège (Roubaix-59) plus de 150 collaborateurs de l'entreprise. Une manière innovante pour aborder le sujet du handicap. Mais peut-elle être vraiment le moteur d'un changement de mentalité ? Alors que beaucoup d'entreprises recrutent des collaborateurs handicapés afin de respecter la loi de 2005, Happychic indique souhaiter le voir autrement.




