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Les jeunes inconscients face au danger et répercussion du bruit sur leurs auditions ?

Rédigé le 7 Mars 2012

Les derniers chiffres révélés par la nouvelle enquête Réunica-- Ipsos-JNA à la veille de la 15e journée nationale de l'audition du 8 mars prochain sont éloquents. Les Un jeune ado avec casque audio©FHIUn jeune ado avec casque audio (illustration)jeunes pointent du doigt des risques réels auxquels ils sont exposés, mais pour autant, ne font rien lorsqu'ils constatent que leur capital auditif est réellement menacé. Décryptage et chiffres à l'appui d'une enquête réalisée sur un panel de 900 jeunes âgés de 13 à 25 du 3 au 8 février 2012.

Des jeunes pour lequel l'écoute de la musique reste un véritable passe-temps devenu aujourd'hui incontournable, ils sont en effet 69 % âgés de 13 à 25 ans écoutent quotidiennement de la musique sur leur lecteur Mp3, chaîne Hifi, PC ou Smartphone, voir en discothèque. Parmi eux plus 67 % jusqu'à quatre heures par jour.

Sont-ils alors inconscients ou mal informés, inconscients ? Absolument pas, car 96 % des jeunes sondées reconnaissent que le bruit et la musique peuvent avoir des effets néfastes sur leur système auditif dont 50 % aurait une crainte d'un un jour frappe d'un handicap auditif, pour preuves 4 jeunes sur 10 sont aujourd'hui concernés par des troubles auditifs de niveau divers. Ils seraient en effet 43 % d'entre eux ont déjà ressenti des douleurs, bourdonnements ou parfois perte brusque d'audition suite à une exposition sonore élevée. La grande majorité 74 % reconnaissants attendre que ces indispositions disparaissent.

La prévention oui, mais à l'école

En matière d'information et de prévention, les jeunes considèrent que c'est à l'école qu'ils doivent être informés des dégâts potentiels que pourrait causer leur passion de la musique écoutée à trop hautes doses.

La FNO partenaire de la Journée

Cette année, le thème vise « les risques liés à l'audition et les moyens de conserver une bonne hygiène auditive ». Tous les âges de la vie sont concernés ! Comme le prouve d'ailleurs l'enquête a par les organisateurs de la journée.

Le syndicat professionnel des orthophonistes qui rappel l'importance de l'accompagnent de la part des professionnelles à destination des personnes malentendantes et leur entourage dès la naissance et dans l'enfance : dépistage, guidance parentale, rééducations quels que soient les choix faits par ses parents (bilinguisme, L.P.C....) et son type d'appareillage (prothèses classiques, implants cochléaires...), apprentissage de la lecture labiale, etc. La rééducation orthophonique, tant au niveau de l'accompagnement parental qu'au niveau de la prise en charge à proprement parler de l'enfant mal entendant, permet une évolution et une intégration de cet enfant.

Le rôle de la rééducation orthophonique reste méconnu dans la prise en charge de l'adulte. Pourtant plus de 12 % de Français adultes déclarent souffrir de déficience auditive, réalisant un des handicaps les plus répandus en France.

La Rédaction

Une jeune journaliste au cœur du voyage à travers le monde en 40 épisodes sur la chaîne Arte

Rédigé le 7 Mars 2012

Elles font partie de ces personnes qui nous font croire que tout reste possible avec force et obstination. C'est ainsi que Sophie MASSIEU journaliste non voyante depuis Sophie avec cedric a l'ecoute des chants corse polyphoniques du groupe l'alba qui veut dire l'aube dans la langue corseSophie avec cedric a l'ecoute des chants corse polyphoniques du groupe l'alba qui veut dire l'aube dans la langue corse premier voyage des ces 40 épisodes avec aujourd'hui pour cette troisième épisode ce soir un voyage en grece.son entrée au CFJ en 1998. Depuis le 5 mars du lundi au vendredi à 18 h et ceux jusqu'au 27 avril, cette jeune femme va nous guider au cœur de paysages et de culture exceptionnelle. Une expérience exceptionnelle, qui même si comme le reconnaît une petite amélioration le monde de la presse et des médias reste toujours très fermés aux personnes en situation de handicap.

Point de départ de ces voyages-là Méditerranée avec la Corse, puis dans le 2e et 3e épisode Naples et le Kalymnos, petite île grecque de l'archipel du Dodécanèse, en mer Égée. Sophie va ainsi accompagnée de son chien Pongo, nous invite, à la suivre dans son parcours fait de sensations et de rencontres inattendues. De Rio de Janeiro à la Baie de Somme en passant par la Laponie, elle fait partager ses émotions et nous interroge sur notre perception des lieux et des personnes où elle sera l'une des premières et rares à y parvenir.

Pour se démarquer des autres programmes de découverte, Arte a décidé de miser sur ce reporter, qui « voit » autrement : avec l'odorat, le toucher, l'ouïe, et le goût. « Mettre à l'écran une miro avec son clebs, j'ai été la première étonnée ! » Lance Sophie. Elle a travaillait à L'Express, France Info, RFI et Co-animé l'émission le goût du noir (France 5) avec le psychanalyste Gérard Miller. Sa vocation de journaliste ? Une évidence pour celle qui fut à son époque aussi l'une des premières diplômées du CFJ non voyantes, qui se dit férue d'écriture, très curieuse et passionnée de voyages depuis l'adolescence.

Elsa MARGOUT, rédactrice en chef de dans tes yeux, explique : « Comme Sophie ne voit pas les caméras, elle reste toujours naturelle. Elle établit un lien spontané avec ses interlocuteurs et improvise ses questions avec aisance. » 

« Je ne vois pas, alors le monde, je vais le prendre à bras le corps, le sentir, le toucher. Et surtout je vais vous faire partager mes rencontres et vous le faire découvrir différemment, en le regardant dans les yeux des autres », annonce Sophie MASSIEU en exergue de chaque épisode. Entièrement filmée avec des appareils photo et non des caméras de télévision, la série veut valoriser les plans rapprochés et les matières, au plus près du contact humain et du ressenti de la journaliste, qui indique avoir une perception d'abord sonore, puis tactile et olfactive des pays visités. Pour elle, cette expérience était inattendue. 

« On a toujours considéré que le fait d'avoir un sens en moins apportaient des choses en plus », souligne Sébastien DEURDILLY, l'un des rédacteurs en chef. Cette série « nous paraît faire un peu bouger les lignes », ajoute-t-il. « Elle a vocation à ouvrir des voies en France, mais aussi à l'étranger ». Outre la France et l'Allemagne, « Dans tes yeux » doit être distribué dans une dizaine de pays à ce stade (Pologne, Espagne, Canada, Italie, Bulgarie ou Hongrie). L'Espagne a également acheté le format du programme pour en faire une adaptation, et des discussions sont en cours à ce sujet aussi aux États-Unis. 

Parallèlement, Arte proposera de replonger dans les voyages de Sophie Massieu sur son site internet, en se déplaçant dans une « carte sensorielle » (arte.tv/dans-tes-yeux).

La Rédaction

Trois candidat et opposant à l’euthanasie sur leurs lits de mort…

Rédigé le 7 Mars 2012

L'ADMD a choisi de cibler les trois candidats les plus opposés à la légalisation d'une aide active à mourir qui son François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Marie le PenAprès une campagne choc avec des candidats a la présidentielle marchant dans la rue avec une canne blanche organisée par le FAF, ces affiches auront fait des émules . Pour preuve la décision de l'ADMD, L'association pour le Droit de Mourir dans la Dignité a décidé d'utiliser l'image des trois plus farouche opposants et candidats à la présidentielle, afin de peser dans la campagne en les représentants dans un lit d'hôpital. Une action pour lequel le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, espère une prise de conscience des politiques.

L'association a pris comme sujets de ses prochaines affiches trois candidats opposés à l'euthanasie. Ainsi, on peut voir François Bayrou, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy en fin de vie, allongés dans un lit d'hôpital grâce à un photomontage. Et sur l'image, un texte sans équivoque : « Doit-on vous mettre dans une telle position pour faire évoluer la vôtre sur l'euthanasie ? »

L'association qui souhaite et invites ces trois candidats à « à réfléchir à cette importante question de liberté individuelle » qu'est « la situation de fin de vie » (...) « Cela arrivera à 100% de la population », assure le président de l'AMDM, Jean-Luc Romero. Ce dernier qui invite les candidats qui auront envie de réagit a venir a la manifestation qui sera organisée sur ce sujet le 24 mars, place de la République à Paris. « C'est aujourd'hui, en période électorale, que le débat sur le droit à mourir doit avoir lieu », souligne Jean-Luc Roméro, conseiller régional d'Ile-de-France et président de l'ADMD. « Ça, c'est un vrai débat de fond, qui nous concerne tous ».

L'ADMD a choisi de cibler les trois candidats les plus opposés à la légalisation d'une aide active à mourir ici avec François BayrouL'ADMD a choisi de cibler les trois candidats les plus opposés à la légalisation d'une aide active à mourir ici avec François BayrouUne campagne que certains ne comprennent pas y compris dans le monde associatif, en effet si l'euthanasie reste véritablement un sujet de société personne ne peut le nier et les affaires ces derniers années, comme celui de Vincent Humbert le prouve. Il n'en demeure pas moins que la majorité des candidats ont fait connaître le choix sur cette question, cette action est-elle vraiment de nature à changer leurs décisions ? On peut en douter.

Des candidats a l'avis partagé

Pour le candidat centriste François BAYROU, celui reste contre une évolution de la législation sur la fin de vie. Estimant celle-ci contraire a ses valeurs, précisant que la loi LEONETTI en vigueur, relative aux droits des malades et à la fin de vie, « constitue un équilibre qu'il faut préserver, car elle évite deux écueils que je ne souhaite pas : d'un côté, l'acharnement thérapeutique et de l'autre, l'euthanasie qui porte un risque non négligeable de comportements contraires à nos valeurs », a-t-il déclaré. Un avis partagé par Nicolas SARKOZY qui avait indiqué récemment son refus et que celle-ci ne figurait pas parmi « ses valeurs pour la France » (...) « L'euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et serait contraire à notre conception de la dignité de l'être humain ».

Si Marine Le PEN reste elle relativement floue dans sa décision, elle avait cependant déclaré que l'actuelle législation à travers la LEONETTI lui paraissait « suffisante », « même s'il y a beaucoup de progrès à faire en termes de prise en charge et pour lutter contre la douleur ».

Seul François HOLLANDE fera office de réformateur, ce dernier estimant être prêt à une réforme sur le sujet, mais dans des conditions strictes en précisant que « Toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée, pourrait demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Les candidats répondent à la FNATH : Santé, Handicap et l’indemnisation des victimes du travail

Rédigé le 6 Mars 2012

2012.03.06.2012.les-principaux-candidatsTous les candidats HOLLANDE et SARKOZY, mais aussi BAYROU, Le PEN, MELENCHON, JOLY et les autres... ont répondu aux trois questions qui leur avait adressé le 7 février dernier, la FNATH. Question sur l'accès aux soins, la citoyenneté des personnes handicapées sur le sujet de l'accessibilité et des ressources et enfin celle de l'indemnisation des victimes du travail. Des thèmes absents du débat public et parfois même des programmes, mais qui concerne des millions de citoyens.

Des candidats qui s'il semble relativement unanime sur les questions d'accessibilités, pour lesquelles on peut se poser des questions quand on voit pour certaines les avancées de la situation dans les villes ou les départements qu'ils dirigent. Le résultat et lui plus contrastés sur les questions

À noter, malheureusement que, si on ne peut que se féliciter de ces réponses obtenues par l'association par les candidats, elle reflète que des associations comme l'APF, la FAF, l'UNAPEI, non pas réponse de tous les candidats répondant parfois que partiellement aux questions et évitant les engagements trop précis. Pour preuve concernant la charte proposée par la FNATH seule François HOLLANDE et Éva JOLY l'ont signée.

Santé : accès aux soins, dépassements d'honoraires et déserts médicaux

Alors que François HOLLANDE souhaite garantir « que tous nos concitoyens auront accès à des services de soins d'urgence dans les 30 minutes. Il faut donner un coup d'arrêt aux dépassements d'honoraires en les encadrant par région et par spécialité. Les installations en secteur 2 dans les zones déjà bien dotées en médecins seront limitées ». Pour Nicolas SARKOZY, « l'accès à la santé sur l'ensemble du territoire » est une de ces priorités depuis cinq ans. Marine Le Pen juge justifiée une hausse des honoraires, estimant qu'il faut inciter « à une prise en charge complémentaire des dépassements d'honoraires ». François BAYROU veut lui créer un « bouclier santé destiné à ceux qui ne peuvent pas se payer une mutuelle ». Alors que l'extrême gauche, « Nous rétablirons le remboursement intégral à 100% des dépenses de santé couvertes par la Sécurité sociale, en y incluant les lunettes et les soins dentaires et auditifs », martèle Jean-Luc MÉLENCHON, qui souhaite par ailleurs revenir sur les fermetures d'hôpitaux et de cliniques. Prônant l'accès universel et gratuit à la santé, Éva JOLY annonce qu'elle souhaite supprimer la loi Bachelot « qui transforme l'hôpital en entreprise » et organiser des États généraux de la santé. Elle compte revenir sur « les franchises médicales », tout comme Nathalie ARTHAUD et Philippe POUTOU.

L'accessibilité regroupe un consensus sur le respect de l'accessibilité en 2015

Tous les candidats s'engagent à respecter le délai de 2015 pour la mise en accessibilité de la Cité, même si le flou règne quant aux moyens mis en œuvre. « Nous commencerons par faire un état des lieux national de l'avancement des travaux, qui nous permettra d'identifier les domaines, qui nécessitent l'effort de rattrapage le plus important », indique François HOLLANDE, qui a, comme l'UMP, annoncé la création d'une agence nationale de l'accessibilité. Pour Nicolas SARKOZY, il s'engage lui à garder le cap du refus des dérogations, « l'accessibilité de chacun à tous les aspects de la vie sociale est au cœur de sa politique ». François BAYROU annonce qu'il « fera établir une cartographie, une planification et un agenda afin que tous les édifices publics soient accessibles dans le délai ».

Des divergences sur la question des ressources des personnes handicapées

Les engagements de François HOLLANDE sont pour le moins timides : « ce que nous pourrons faire en la matière dépendra bien évidemment de la situation des finances publiques ». Mais il précise que « l'évolution du montant de l'AAH doit s'inscrire dans le cadre d'une réflexion plus large sur les minima sociaux pour les mettre en cohérence entre eux ».

Contrairement à il y a 5 ans, Nicolas SARKOZY n'annonce aucune revalorisation de l'AAH pour le prochain quinquennat, mais s'engage à « se mobiliser particulièrement » en faveur de l'accès à une qualification ou à un emploi pour les personnes handicapées. François BAYROU explique lui, sans plus de précisions, que « nous devons garantir aux personnes handicapées, invalides et malades des conditions de vie décentes ».

Deux candidates s'engagent pour une revalorisation de l'AAH pour le prochain quinquennat, à hauteur de 50 % pour Éva JOLY et de 33 % pour Marine Le PEN. La première « envisage à terme la création d'un revenu d'existence, qui fera l'objet dans un premier temps d'une expérimentation ». Enfin, Nathalie ARTHAUD, Jean-Luc MELENCHON, Jacques CHEMINADE et Philippe POUTOU s'engagent à fixer le montant de l'AAH à hauteur du SMIC.

Indemnisation des victimes du travail : des candidats s'engagent

La FNATH a demandé aux candidats de s'engager pour l'amélioration de l'indemnisation des victimes du travail, dont le régime reste globalement inchangé depuis plus d'un siècle (1898), malgré de multiples rapports (notamment de la Cour des comptes) et une décision du Conseil constitutionnel du 18 juin 2010, accordant la réparation intégrale des victimes du travail en cas de faute inexcusable, mais dont l'application concrète se heurte à de nombreux obstacles. Même si aucun programme ne mentionne cette question, tous les candidats, sans exception, ont conscience qu'il est temps d'améliorer le sort réservé aux victimes du travail.

La FNATH interpelle les candidats autour de 7 « règles d’or pour les victimes du travail le 2 fevrier dernierLa FNATH interpelle les candidats autour de 7 « règles d’or pour les victimes du travail le 2 fevrier dernierPour l'instant, deux candidats ont signé la charte d'engagement de la FNATH pour l'adoption d'une loi juste en la matière : François HOLLANDE et Éva JOLY. Pour François HOLLANDE, « il faut que la loi tire les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel. Une solution consisterait par exemple à ce qu'en cas de faute inexcusable, la Sécurité sociale avance à la victime l'intégralité de la réparation de son préjudice et que ce soit elle qui se charge ensuite de récupérer les sommes auprès de l'employeur. Je prends mes responsabilités en signant la charte d'engagement de la FNATH en faveur d'une loi juste améliorant l'indemnisation de victimes d'accident du travail. »

Éva JOLY, qui affirme elle de son côté son « intention, de modifier la loi pour la mettre en conformité avec la décision du Conseil constitutionnel et mettre un terme à ce traitement inégal. La République exemplaire que je défends passe aussi par une solidarité accrue de la Nation envers ceux qui perdent leur vie à la gagner. Je m'engage à réformer la loi de 1898 et à faire adopter le principe d'une réparation intégrale des préjudices pour les victimes du travail. »

Même s'ils n'ont pas encore signé la charte d'engagement de la FNATH, les autres candidats se déclarent favorables à une rénovation du dispositif d'indemnisation. Nicolas SARKOZY se dit convaincu qu'il faut améliorer l'aide aux victimes : « Je veillerai à ce que la décision du Conseil constitutionnel de juin 2010 soit respectée. Je partage le souci qu'une indemnisation rapide et suffisante soit faite pour toutes les victimes d'accidents du travail et je veux aussi progresser vers une réparation forfaitaire personnalisée et améliorée. »

À l'autre bord de l'échiquier politique, Jean-Luc MELENCHON envisage, pour sa part, l'indemnisation intégrale des victimes du travail, dans un train de réformes du Code du travail. Pour Philippe POUTOU, qui rappelle l'ampleur de la sous-déclaration, cette indemnisation doit être totalement à la charge des employeurs. Nathalie ARTHAUD souligne la dégradation des conditions de travail et apparaît comme la seule à ne pas croire à l'avènement d'une telle législation : « La période qui vient, en dépit des promesses électorales ou des propositions de loi venant de la gauche ou de la droite, ne changera pas les conditions d'indemnisation des victimes du travail. »

En rendant publiques ces réponses, la FNATH espère, d'une part, pouvoir informer sur les propositions des différents candidats sur des questions jusqu'à présent absentes du débat public, et, d'autre part, faire émerger dans cette campagne électorale ces problématiques et inciter ainsi les candidats à expliciter davantage leurs programmes ou leurs engagements dans ces 3 domaines.

L'intégralité des réponses que les candidats ont apportées à la FNATH est disponible dans leur intégralité sur le site fnath2012 ou que vous pouvez télécharger sûr par questions : accès aux soins ; accessibilité et ressources ; Indemnisation des victimes du travail

La Rédaction

L’indemnisation des victimes du Médiator doit être accélérer dans sa procédure

Rédigé le 6 Mars 2012

Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, a réuni cet après-midi les associations membres du Comité de suivi du Mediator. Dans le prolongement des Xavier BERTRAND ministre du travail et de la santé et le médiator (montage)réunions du Comité de suivi le 31 août et le 20 décembre 2011, le ministre a fait le point avec les associations sur le fonctionnement du dispositif d'indemnisation des victimes du Mediator.

Pour mémoire, le dispositif d'indemnisation des victimes du Mediator a été institué par un article voté à l'unanimité à l'Assemblée nationale et au Sénat de la loi du 29 juillet 2011 de finances rectificative pour 2011, précisé par le décret d'application du 4 août 2011. Celui-ci permet une indemnisation intégrale des victimes tout en garantissant leur droit d'intenter une action pénale si elles le souhaitent.

Au 5 mars 2012, 5 903 demandes ont été déposées à l'ONIAM. Le collège d'experts travaille à un rythme soutenu, et tient quatre séances par semaine pour examiner l'ensemble des demandes déposées. Afin d'atteindre l'objectif d'indemnisation juste et rapide des victimes du Mediator, et compte tenu du nombre de demandes à traiter, Xavier Bertrand a annoncé le renforcement de l'équipe de l'ONIAM chargée de la gestion du dispositif. A sa mise en place, dix personnes étaient dédiées à la gestion du dispositif. En décembre, l'équipe a été renforcée avec cinq personnes supplémentaires.

Elle va à nouveau être renforcée avec cinq personnes supplémentaires, soit au total vingt personnes à l'ONIAM consacrées au dispositif d'indemnisation des victimes du Mediator. Concrètement les effectifs auront été doublés par rapport à ce qui était prévu initialement, ce qui démontre l'implication du Gouvernement pour que le dispositif ait tous les moyens nécessaires à sa bonne gestion.

En outre, Xavier Bertrand a échangé avec les associations pour réfléchir à des ajustements de procédure afin d'accélérer le traitement des dossiers. Ces ajustements interviendront rapidement. Enfin, Xavier Bertrand a annoncé qu'un Conseil d'orientation de l'ONIAM consacré spécifiquement au dispositif d'indemnisation des victimes du Mediator se tiendra le 2 avril. Ce Conseil d'orientation comprendra, comme le prévoit le décret du 1er août 2011, trois suppléants supplémentaires représentant les associations de victimes.

Victime ou L'association d'aide aux victimes des accidents de médicaments qui comme qui avaient début janvier et fin février dénoncé les lenteurs du traitement des dossiers, Georges-Alexandre Imbert, président de l'association, avait notamment regretter que « les victimes doivent fournir énormément de justificatifs ».

Pour rappel Le Mediator a «probablement» causé 3 100 hospitalisations et au moins 1 300 morts entre 1976 et 2009 en France, selon une étude publié le 9 fevrier dernier sur la mortalité attribuable à ce médicament, la première publiée dans une revue scientifique internationale. Il s'agit vraisemblablement d'une «sous-estimation», a déclaré le chercheur Mahmoud Zureik, coauteur de cette étude, publiée dans le journal spécialisé Pharmacoepidemiology & Drug Safety, qui conforte des données préliminaires déjà évoquées.

La Rédaction