3éme Trophées de l’Accessibilité 2013,
Placés sous le haut patronage de François HOLLANDE, Président de la République, les Trophées de l'accessibilité seront remis le 11 février 2013. Cette année, ce sont presque 1000 personnes, parmi lesquelles de nombreuses personnalités, sont attendues au Théâtre de la Porte Saint-Martin pour une soirée riche en surprises. Cette soirée qui a retenu l'attention du Conseil de l'Europe, est également placée sous le patronage de ThorbjØrn Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe. A tous justes 8 ans jour pour jour de la promulgation de la loi fondatrice en matière d'accessibilité, l'actualité malheureusement nous prouve que dix ans n'auront pas été suffisants pour mettre la France face a ses obligations, certains souhaitant des dérogations. Le baromètre de l'accessibilité de l'APF même si partiel car ne prenant en compte que le handicap physique démontre combien le retard reste un important. Une soirée néanmoins prestigieuse qui sera l'occasion de récompenser les réalisations qui contribuent concrètement à améliorer l'intégration et l'accessibilité des personnes handicapées dans la vie citoyenne.
50% de candidatures supplémentaires par rapport a 2012
Une occasion pour le nouveau président du Conseil National du Handicap, de décerner au cours de la soirée, douze lauréats seront discernés dans les neuf catégories. Auquel s'ajouteront deux trophées « d'honneur » et un Trophée « coup de cœur ». Enfin en 2013, le Conseil national handicap décernera le « Prix spécial du Conseil national handicap et de l'Economie » qui récompensera un projet illustrant une conviction forte du CNh : pour améliorer l'accessibilité de notre société, c'est créer de la valeur économique pour notre pays.
Des dossiers de candidatures qui ont étaient comme les années précédentes par un Comité scientifique, présidé par Catherine BACHELIER, ancienne déléguée ministérielle à l'accessibilité, qui sélectionne 5 dossiers par catégorie de prix. Ces dossiers sont proposés à un jury national, présidé par Patrick GOHET, ancien président du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées, et ancien délégué interministériel aux personnes handicapées.
Des personnalités représentant la société Française...
La cérémonie, ponctuée de surprises, se déroulera en présence de personnalités politiques, culturelles et sportives, parmi lesquelles : Philippe CROIZON, premier athlète français amputé des quatre membres à avoir traversé la Manche à la nage, qui parrainera la soirée, ou encore Sir Philip CRAVEN, Président du Comité Paralympique International.
Une soirée à suivre en direct...
Une invitation à la soirée des « Trophées de l'Accessibilité » sera adressée aux journalistes dans les tous prochains jours. La soirée des « Trophées de l'Accessibilité » sera retransmise en direct sur le web : www.trophees-accessibilite.fr
Stéphane LAGOUTIERE
Hors la loi, un monde dernière les barreaux, l’expérience inédite du handicap
Nous avons jamais pour la majorité d'entre nous, l'occasion de comprendre l'expérience inédite au du milieu judicaire et notamment de l'enfermement carcérale. Un film inédit écrit et réalisé par François CHILOWICZ avec soutien de la Région Ile-de-France, et de Midi-Pyrénées. Présenté sur France 2 à partir du 12 février pendant trois semaines, ce documentaire démontre en trois parties le parcours carcérale avec l'Entrer en Prison, Rester en Prison et celui de Revenir en Prison.
Pour la première fois à la télévision, une série de films retrace la totalité du parcours pénal de 6 justiciables, de leur arrestation à leur sortie de prison. A force d'acharnement, le réalisateur, François CHILOWICZ, a eu accès sans restriction à tous les lieux de justice. Seule déception, de ce reportage, qui ne montre pas un des aspects les plus importants, celui du non-respect de la dignité humaine notamment pour les individus ou l'état de santé physique ou mental est malheureusement ignoré !
Un documentaire en trois parties....
La première partie du documentaire "Entrer en Prison" présenté le 12 février à 22h30, nous fait entrer dans le monde du cambriolage, vol à la roulotte, séjour irrégulier ou tentative de viol... Nos protagonistes sont interpelés en flagrant délit ou suite à une enquête. Certains nient, tandis que d'autres reconnaissent les faits. À présent, ils doivent s'expliquer devant policiers et magistrats, qui statueront sur les raisons ou la « nécessité » de les faire « entrer en prison », au-delà des doutes raisonnables.
La deuxième partie "Rester en Prison", nous fait comprendre les raisons qui ont contraint la société de cette situation. Tentative d'homicide, cambriolage, agression sexuelle ou évasion... La juste peine, c'est celle qui est acceptée par le condamné. Mais quand la détention est indéfiniment provisoire ou que sa durée est remise en question devant les juridictions d'appel, la question de « rester en prison » confine au puits sans fond. Le souvenir des faits commis devient de plus en plus lointain et dès lors, le risque pour chacun, est finalement de trop bien s'adapter à la prison.
Dernière partie "Revenir en Prison" ou plutôt de l'éviter, Toute personne condamnée à une peine de prison finit nécessairement par en sortir un jour. Un enjeu essentiel se concentre autour de sa personne : comment ne pas revenir en prison ?
Agresseur sexuel, l'expérience de l'enferment...
S est âgé de 45 ans, il est marié et père de 3 enfants. Educateur sportif dans un centre pour handicapés mentaux, il est surpris dans une situation très compromettante par l'infirmière du centre. Il est suspecté d'agression sexuelle sur personne vulnérable. À l'issue d'une garde à vue infructueuse, il est
déféré devant une juge d'instruction, qui ne ménagera pas le suspect au cours d'un long interrogatoire vigoureux compte tenu des éléments à charge du dossier. S ne reconnaît aucun des faits qui lui sont reprochés et maintient avoir été contraint par la jeune handicapée guidée par une pulsion incontrôlable. Dans ce corps à corps, tentant de se dégager de l'étreinte de la jeune femme, celle-ci aurait empoigné et baissé le pantalon de jogging de S. Ces frottements mécaniques auraient provoqués chez lui, à son insu, une éjaculation. Sceptique, la juge d'instruction lui promet une enquête longue et minutieuse, et décide de le placer en détention provisoire le soir même. Son avocat parvient néanmoins à requalifier la tentative de viol en "simple" agression sexuelle, puisque l'expertise médico-légale de la victime n'a révélé aucune trace de pénétration. Le lendemain, au quartier arrivant du centre pénitentiaire, S est en état de choc et clame son innocence auprès de la directrice adjointe de la prison.
Détenu depuis plus de deux mois, S n'a de cesse de déposer des demandes de remise en liberté auxquelles le tribunal, la cour d'appel et la cour de cassation répondent par la négative. Pendant ce temps, l'instruction progresse à son rythme. Trop lentement du point de vue de son avocate qui y voit la volonté d'obtenir des aveux contraints. La détention de D est particulièrement difficile. Incarcéré pour des faits de mœurs, c'est un détenu vulnérable, et Il ne sort jamais de sa cellule.
Les raisons et les objectifs de « Hors la loi »
Pour le réalisateur, François Chilowicz, les sujets de l'insécurité et de la répression occupent une place stratégique dans la réflexion politique, ainsi que dans le champ médiatique. Depuis 40 ans, la population carcérale a doublé, tandis que la délinquance a progressé inexorablement La question demeure très sensible pour l'opinion publique et, face à ce constat paradoxal, nous nous sommes interrogés sur le sens de la réponse pénale...
À quoi sert la prison ? Ou, comme posée en d'autres termes par le Contrôleur Général des Prisons, la prison rend-elle à la société le service que celle-ci en attend ? Chacun a des idées sur la question, mais personne ne dispose d'une vue d'ensemble. Pas même les professionnels de la Justice ou les politiques.
C'est cette « vue d'ensemble » que nous avons mis en œuvre dans ce film qui repose sur une étroite collaboration, avec d'un côté policiers, gendarmes, magistrats, pénitentiaires, avocats, travailleurs sociaux et, de l'autre, les auteurs et les victimes de crimes ou de délits. Près de trois années de préparation et de repérages à Toulouse ont été nécessaires pour rendre ce film possible... Un millier de personnes ont été sollicitées pour témoigner de leur expérience. S'ensuivent plus de deux années de tournage et de montage.
Notre intention de travailler avec chacun des acteurs de la procédure pénale, ne repose pas seulement sur le souci d'une forme d'objectivité, mais aussi sur une forte volonté de réalisme ; nous sommes convaincus que chacun détient sa part de lucidité, de l'endroit où il se trouve, derrière ou devant les barreaux. C'est la part de lucidité de chacun que nous sommes allés chercher, dans ce face à face singulier entre justiciables et professionnels de la Justice.
Suivant le parcours complet des condamnés, de l'interpellation jusqu'à la fin de peine, la caméra, quasi-subjective, épouse leur point de vue. Comme posée sur leur épaule, face à leurs interlocuteurs, elle nous invite à suivre l'intégralité de la procédure telle qu'elle se déroule sous leurs yeux, et dont ils sont acteurs. Il n'y aucune interview, aucun commentaire, mais on entend tout. Et ce qu'on voit, c'est uniquement ce qu'ils voient. Protégeant ainsi leur anonymat, la caméra peut se placer tout naturellement au plus intime de leur confrontation avec les professionnels de la Justice. Au plus proche des décisions qui sont prises dans le cadre de la procédure. Des décisions difficiles à prendre, aux conséquences si lourdes. Le doute est inévitable. Qui dit vrai ? Qui pense juste ? Quelle est la réponse pénale adaptée ?
Ces questions sont au cœur de nos deux années de tournage, durant lesquelles nous avons accompagné les parcours de 6 hommes, déclarés « Hors la Loi ». Sur la durée, selon les aléas des interrogatoires, des expertises, des enquêtes et des jugements, nous avons éprouvé la difficulté de la question pénale. Chaque procédure recèle sa part d'inconfort intellectuel. D'une séquence à l'autre, s'affirment des attitudes et des points de vue différents, parfois très divergents, voire contradictoires. À tout moment, une nouvelle certitude peut bousculer celle du moment précédent. Au fur et à mesure que l'on progresse dans la découverte de la Justice « in-vivo », il devient de plus en plus difficile de se faire une idée arrêtée sur la question, accédant à un niveau de questionnement différent, plus proche de celui que la Justice se pose sur elle-même.
En travaillant délibérément autour de ces notions de doute et d'incertitude du jugement, nous cherchons à emmener le spectateur dans une forme de mobilité intellectuelle. Vers un doute de nature à ébranler toutes les idées reçues, aussi bien les plus répressives, que les plus angélistes. Un doute honnête et raisonnable, mais aussi très profond, à l'image du millier de témoignages qui a permis la préparation de ce film.
« Hors la Loi » est une inexpérience inédite pour le spectateur, non seulement par la nature de son point de vue, mais aussi par sa durée qui permet de recomposer la globalité de la chaine pénale. À la fin des 3 films, le spectateur est supposé avoir beaucoup de nouvelles cartes en main, pour se pencher sur les sujets de l'insécurité et de la répression.
La Rédaction
240 médecins expriment par lettre ouverte à Hollande leurs désaccords contre la radiation d'un collègue
Poursuivi Nicolas BONNEMAISON pour sept cas d'euthanasie sur des patients en fin de vie...et alors que les dossiers n'ont toujours pas fait l'objet d'une décision judicaire puisque actuellement en instruction celui-ci vient de faire l'objet d'une radiation définitive par l'Ordre des Médecins d'aquitaine. Une décision que ses 240 de ses collègues ne semblent pas avoir accepté et ont écrit une lettre ouverte à l'ordre des médecins et au président François Hollande dans laquelle ils réclament la suspension de la radiation a vie.
Un homme handicapé arrêté pour le vol de 141 valises à l'aéroport de Nice
Un homme de 46 ans, invalide, est soupçonné d'avoir dérobé plus de 80 valises à l'aéroport de Nice (Alpes-Maritimes). Profitant de son statut et muni d'une carte GIC le suspect se garait à côté du Terminal 2. L'homme, dont la nature du handicap n'a pas été précisée et dérobait au hasard des valises des passagers qu'il chargeait ensuite rapidement dans sa voiture. L'homme a été placé en garde à vue mardi, a indiqué la gendarmerie des transports aériens (GTA).
À Nice, ces tapis roulants ont la particularité d'être situés dans des espaces accessibles au public (pour les vols nationaux uniquement): "Il n'avait donc pas une grande distance à parcourir à pied" avec son butin pour atteindre son véhicule et prendre la fuite. Lors de perquisitions au domicile de cet homme, 141 bagages ont été retrouvés. Il revendait notamment les bijoux qu'il y trouvait. Ce sont des riverains du quadragénaire qui, alertés par la découverte de valises dans des poubelles, avaient donné l'alerte.
La gendarmerie des transports aériens, chargée de l'enquête, cherche toujours à identifier les victimes pour tenter de leur restituer leurs biens. Seules "trois ou quatre plaintes" pour vol de bagage ont jusque-là été recensées par les enquêteurs. Le procureur de Nice n'a pas souhaité, dans l'immédiat, faire de commentaires sur cette interpellation.
La Rédaction
« Le Grand Don » L’autisme, comme toutes les grandes causes, aura sa campagne de collecte de fonds
Pour la toute première fois en France, à compter du 15 février 2013, VAINCRE L'AUTISME installe « Le Grand Don », 1ère campagne de collecte de fonds pour l'autisme. En 2013, à l'instar d'autres causes, telles que le sida ou les maladies neuromusculaires, l'autisme ira à la rencontre de la générosité des français, à travers « Le Grand Don ».
L'association qui lance une campagne médiatique nationale et annuelle axée sur la récolte de fonds, « Le Grand Don » apportera visibilité et générosité à l'autisme, grave problème de santé publique qui touche 1 naissance sur 100. Durant toute l'année 2013, VAINCRE L'AUTISME agira pour mobiliser intensément la générosité du Grand Public, des institutions et les acteurs économiques. Des partenariats sont d'ores et déjà en cours. VAINCRE L'AUTISME innove en la matière, via la mise en place d'un comité de mécénat et l'activation de son fonds de dotation.
« Le Grand Don » apportera la première pierre à la Vision stratégique mise en place par VAINCRE L'AUTISME afin de créer un élan d'espoir pour changer la situation des enfants autistes en France. Cette vision stratégique se donne des objectifs ambitieux, avec notamment la création de 60 structures éducatives innovantes FuturoSchool (basées sur l'approche comportementale A.B.A.) et d'un institut de recherche d'excellence pour l'autisme à l'horizon 2021
Une année 2013 qui s'annonce riche en actions et évènements avec le lancement du Village de l'Autisme, le Semi-Marathon de l'Autisme, le Congrès de l'Autisme, les Grandes Conférences de l'Autisme ... mais aussi en opérations : 1€ pour l'Autisme, Ma boîte à dons ... VAINCRE L'AUTISME appelle également des entreprises et des collecteurs pour lancer leurs propres opérations, afin de soutenir « Le Grand Don » pour la cause de l'autisme. Après avoir été une Grande Cause nationale en 2012, l'autisme espère bénéficier enfin d'un Grand Don en 2013 !
Stéphane LAGOUTIERE
Tous (Im)patients ! par le CISS et Marcs PARIS
Après de longs mois d'attente, la stratégie nationale de santé annoncée par le Premier ministre dans son discours de politique générale en juillet 2012 semble se dessiner. On comprend qu'elle sera centrée sur une approche rénovée du parcours de soins des patients aujourd'hui exposés à l'absence de coordination entre les acteurs d'un système de santé éclaté, pensé pour les cas aigus, alors que nous vivons au temps des maladies chroniques. Nous savons tous que ces prises en charge rénovées ne seront possibles que si la fongibilité des enveloppes de financement est au rendez-vous. Cela semble enfin à l'ordre du jour.
La compagnie aérienne Esyt Jet condamnée à nouveau en appel pour discrimination
Condamnée il y a plus d'un an en janvier 2012, en première instance pour discrimination, la compagnie aérienne avait refusé l'embarquement de trois passagers handicapés. EsytJet avait décidé de faire appel, justifiant les faits qui lui étaient reprochés par «l'application de la réglementation en vigueur» en Europe et en Grande-Bretagne. Une vision que n'aura pas suivi le Cours d'Appel de Paris, pour lequel cette victoire pour Karine VIERRA, l'une des plaignante n'a pas voulu a titre de « compassion », mais d'une « reconnaissance de ses droits ».
Des affaires multiples et qui se ressemble !!!
Pour rappel, les faits avaient eu lieu au 9 et 19 décembre 2008 ainsi qu'au 12 janvier 2009. La compagnie avait refusé l'accès à bord à trois passagers handicapés à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, invoquant des raisons de sécurité ne les autorisant pas à voyager non-accompagnés. La société britannique avait été condamnée en première instance à payer une amende de 70.000 € et à verser des dommages et intérêts d'un montant de 2000 € à chacune des victimes. Depuis ce premier jugement, EasyJet a depuis une nouvelle fois été jugée et condamnée à 5.000 € d'amende par le Tribunal Correctionnel de Paris, le 4 mai 2012, pour avoir refusé à une femme handicapée de monter dans l'un de ses avions car elle voyageait seule. Là encore, Easyjet a fait appel de cette décision.
En juin 2012 c'est une agence de voyage qui avait été condamnée en référé à Marseille après que des sourds et malentendants s'étaient vu refuser l'accès à un avion de la compagnie Hermès, filiale d'Air Méditerranée, pour la Turquie. L'agence avait annoncé son intention de faire appel. L'affaire devrait être jugée dans le premier semestre de l'année 2013.
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