La FNATH satisfaite de la levée des incertitudes par le Sénat sur l’aspect des juridictions sociale
Étudié au Sénat en première lecture depuis le 3 novembre ce dernier vient de terminer aujourd'hui 6 novembre, l'examen en première lecture le projet de loi sur la justice du XXIe siècle lancé par Christina TAUBIRA sur l'indépendance des magistrats et le rapprochement des citoyens avec la justice et comprend également celle des juridictions sociales. . La FNATH qui soutient chaque année plus de 1500 personnes devant les juridictions sociales (TCI, TASS et CNITAAT).
Se disant satisfaite des améliorations et la précision sur ces questions réalisées par les sénateurs, elle n'hésite pas à reconnaître que « le texte du Gouvernement semblait bâclé et inachevé ».
Reste qu'une partie du monde judiciaire, syndical et associatif regrette déjà son manque d'ambition. Face à La Garde des Seaux qui pourtant a néanmoins exprimé sa satisfaction du vote par les sénateurs. Un vote oui, mais ! Ces derniers n'auront pas hésité à portée plusieurs modifications, à commencer par un changement de nom...Un texte rebaptisé « projet de loi relatif à l'action de groupe et à l'organisation judiciaire ». Un titre beaucoup moins ambitieux que celui de « Justice du 21e siècle », et qui exprime peut-être le sentiment d'un texte au minima en matière de justice civil...
Le Sénat refuse l'ordonnance sur l'accès à la justice
Présenté en conseil des ministres le 30 juillet 2015, ce projet de loi prévoyait notamment de fusionner les contentieux de l'incapacité et de transférer ce bloc de compétence au pôle social créé dans chaque tribunal de grande instance. Des juridictions qui examinent par exemple les contentieux liés à la reconnaissance de l'origine professionnelle d'un accident ou d'une maladie ou de la faute inexcusable de son employeur, ou bien encore à la fixation d'un taux d'incapacité ou à la contestation d'une décision des CPAM ou des MDPH.
Un transfert dont le gouvernement avait souhaité qu'il soit fait dans le cadre d'une ordonnance, afin d'éviter toute discussion parlementaire. Les sénateurs à travers un amendement ont, contre l'avis du gouvernement, refusé estimant que sur cette question centrale de l'accès à la justice devait faire l'objet d'un véritable débat, créant également dans ce projet de loi la création d'un tribunal des affaires sociales, créé au siège de chaque tribunal de grande instance.
La FNATH qui estime que ce débat au Sénat aura permis une amélioration du texte en lavant notamment un certain nombre d'incertitudes, en particulier « concernant les conditions dans lesquelles les justiciables pourront se faire accompagner devant ces tribunaux. Le Sénat a en effet conservé la rédaction actuelle qui n'oblige pas à être représenté par un avocat et qui permet donc de se faire assister par une association comme la FNATH » souligne le Secrétaire général Arnaud de BROCA dans le communiqué.
Précisant toutefois regretté que les questions « persistent sur le contenu même de la réforme, sur la formation des magistrats et des assesseurs, sur la réaffectation du personnel qui dépend du ministère des Affaires sociales et non du ministère de la Justice, mais aussi sur la réalisation des expertises médicales ».
Le Sénat réduit les actions de groupe...
Les sénateurs qui ont également précisé le cadre commun aux actions de groupe, autre mesure phare du texte. Celles-ci concerneront désormais les seules personnes physiques, alors que le texte originel incluait les personnes morales. La qualité pour agir sera limitée aux seules associations reconnues d'utilité publique et aux associations représentatives agréées au niveau national. Toute sollicitation, par un membre d'une profession réglementée, pour engager une action de groupe sera en outre prohibée. Cela, afin d'éviter des dérives. Enfin, les organisations syndicales auront un rôle exclusif pour l'action collective en matière de discrimination dans le champ du travail.
Un texte en procédure accélérée devant les députés
L'association qui annonce suivre ce dossier projet amélioré, contre l'avis du gouvernement qui va revenir devant les députés qui pourrait faire revenir ce texte dans sa version initiale lors du débat à l'Assemblée nationale. La FNATH qui précise ne pas être rassurée par les déclarations de la ministre de la Justice.
Pour preuve lors du débat, la ministre a en effet souligné qu'elle attendait pour la mi-novembre les résultats d'une double inspection, et que les difficultés de conciliation avec le ministère des Affaires sociales étaient réelles « en raison de la complexité du contentieux social ». La ministre a par ailleurs avoué que si le Gouvernement avait déjà « réfléchi aux questions posées », il n'y avait pas à ce jour « d'éléments suffisants pour trancher ». Une situation qui confirme la critique que faisait de la FNATH face à cette réforme qui bien qu'indispensable, « semble bâclée et inachevée ». Au final c'est donc un texte modifié que les députés devront à leur tour examiner en procédure accélérée.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 06/11/2015
Adhérez à l'association
Articles en relation
Remise publique du rapport sur la santé des professionnels de santé : au bord du Burn out…
Le Dr Philippe DENORMANDIE, Dr Marine CREST GUILLY et Alexis BATAILLE-HEMBERT, ont remis ce lundi 9 octobre à Agnès FIRMIN Le BODO, ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, leur . Le fruit de ces travaux à vocation à être décliné dans une feuille de route spécifique qui sera rendue publique d’ici la fin de l’année. Le ministre de la Santé et de la prévention, Aurélien ROUSSEAU, qui trois jours auparavant, le 6 octobre avait assisté au 29èmes universités de la confédération des Syndicats Médicaux Français CSMF l'occasion pour le ministre d'échanger avec les médecins sur la condition de leur exercice quotidien et leurs attentes. Juste après il aura inauguré un nouveau centre de Formation des ARM du CHU de Bordeaux qui s'ajoute à la création des 19 centres prévus sur le territoires.
État Généraux des maltraitances Aurore BERGE : améliorer le circuit de signalement des cas de maltraitances
Après un peu moins de sept mois de travaux, lancé le 6 mars 2023, par l’ancien ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Jean-Christophe COMBE. La ministre ministre des Solidarités et de la Famille Aurore BERGE et Mme Fadila KHATTABI, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, ont reçu le lundi 2 octobre dernier. Aurore BERGE qui à annoncé le dévoilement complet de la « stratégie nationale » en novembre prochain tenant à rappeler que « signaler une situation de maltraitance, ce n'est pas et ce ne sera jamais de la délation ».
Agnès BUZYN reçoit le rapport de Dominique LIBAULT, sur le grand âge et la dépendance en vue d’une prochaine loi
La ministre des affaires sociale et de la santé Agnès BUZYN a reçu aujourd’hui Dominique LIBAULT, président du Haut conseil du financement de la protection sociale, qui a lui à présenter le rapport issu de la concertation sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes. , contenant près de 175 propositions provenant d’une concertation nationale s’appuyant sur des propositions élaborées avec les personnes et les acteurs concernés. Un rapport dont la FEHAP salue l’ambition des propositions contenues dans ce rapport, même si les syndicats ou les associations restent vigilants sur les mesures qui seront choisies par le gouvernement.
Renforcement des contrôles des arrêts de courte durée, jour de carence obligatoire : l’arbre qui cache la forêt !
Le 19 février dernier Jean-Luc BERARD, Stephane OUSTRIC et Stéphane SEILLER, missionnés par le Premier Ministre Édouard PHILIPPE dans le cadre de l’analyse des dépenses d’indemnités journalières, ont remis leur rapport relatif à . Au-delà d'un diagnostic et de solutions pour "améliorer la régulation du dispositif et faire évoluer le cadre d’indemnisation et de contrôle si nécessaire", Édouard Philippe attend des propositions "afin d’agir sur l’ensemble des causes des arrêts de travail". Un rapport qui développe neuf constats et vingt propositions visant à mobiliser l’ensemble des acteurs sur la problématique des arrêts de travail dont le CISS estime que celle-ci « constituent un recul en matière de protection sociale et de santé publique ».
« Ensemble pour une école inclusive » oui mais laquelle ? au-delà de nouvelle promesse !
Comme ils l’avaient annoncée lors du rejet de la proposition de loi du député Alain PRADIE (LR) le 11 octobre dernier, Sophie CLUZEL et Jean-Michel BLANQUER ont ouvert, lundi 22 octobre, la concertation nationale pour l’accueil des enfants souffrant de handicap à l’école. Le gouvernement qui après sa présentation en juillet dernier de son plan n’aura même pas été capable de réduire les dégâts pour des milliers d’élèves toujours sans solution. Des parents contraignent à attendre la rentrée 2019 voire 2020 pour une prétendue, reforment complète du système d’éducation a destination des élèves handicapés. Les associations elles restent très prudentes face à de telles promesses !
Un rapport recommande la création de davantage de place aux enfants handicapés dans les crèches et maternelles
Le 29 août dernier, dans le cadre de la rentrée des petites sections, Agnès BUZYN ministre des Solidarités et de la santé, et Sophie CLUZEL et la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, se sont déplacées au multi-accueil « Le Sourire du Chat ». Une structure gérée par l’association APATE, accueille 30 % d’enfants en situation de handicap. Les ministres qui ont reçu à cette occasion un rapport recommandant la création de davantage dans les crèches et les écoles maternelles aux enfants handicapés de moins de 6 ans. Il serait ainsi de 30 000 à 40 000 selon ce rapport a nécessité une prise en charge plus précoce.
