Martine AUBRY convoqué devant le juge sur le dossier de l’amiante, 15 ans après les premières plaintes
Pour la maire de Lille et ancienne secrétaire générale des partis socialistes l'heure des comptes est, semble-t-il arrivée, pour celle qui entre 1984 et 1987 était à la tête de la direction des relations du travail (DRT) du ministère du Travail chargée de veiller à la santé des travailleurs et qui ont reproche notamment de ne pas avoir pris en compte des directives européenne de 1983.
Martine AUBRY qui avait été entendu comme témoin dans ce dossier en janvier 2012, devrait vraisemblablement en ressortir avec une mise en examen pour « homicides involontaires ».
Nous déposerons des « requêtes en nullité »
Anticipant l'éventualité d'une mise en examen, l'ancienne patronne du Parti socialiste maire de Lille, qui dans un communiqué signé de son avocat a fait savoir qu'elle demanderait à la chambre de l'instruction d'annuler sa mise en examen, qu'elle juge « incompréhensible ».
Une annonce également faite par les deux avocats Me Marie-Laure BARRE et Me Christian CHARRIERE-BOURNAZEL, avocat et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE qui lui avait succédé à la DRT jusqu'en 1995, et Jean François GIRARD qui fut directeur général de la santé entre 1986 et 1997 et a récemment été mis en examen dans ce dossier.
« Ils souhaitent que toute la lumière soit faite, pour que la justice puisse comprendre, comment s'est produit ce drame mondial, afin d'en tirer toutes les conséquences en termes de recherche et d'organisation du système de protection de la santé au travail, pour éviter qu'une telle tragédie puisse se reproduire », ont déclaré les trois avocats, mais ces derniers se déclarent stupéfait de voir que ceux, qui ont consacré la plus grande partie de leur vie à protéger les droits de nos concitoyens, soient mis en examen ou susceptibles de l'être, et non entendus comme témoins, ont-ils ajouté.
Le devoir de la justice, estiment-ils, n'est « pas de faire naître de faux espoirs chez les victimes, qui se transformeront en un douloureux sentiment d'incompréhension », ces derniers rappelant notamment que la Cour de Justice de la République avait mis hors de cause, par une décision du 7 décembre 2000, 13 anciens ministres de l'Industrie et du logement dans le dossier de l'amiante. Dans un communiqué, la maire de Lille déclare qu'elle « apportera évidemment tout son concours à l'enquête judiciaire. Elle expliquera comment l'administration des relations du travail qu'elle dirigeait alors n'a eu de cesse de renforcer la protection des travailleurs de l'amiante. »
Que cherche la juge ?
À travers ses convocations et ses mises en examen, la juge Marie-Odile BERTELLA-GEFFROYentend elle s'intéresser à l'action des pouvoirs publics face à l'amiante dans les années 1970-1980. Afin de déterminer les responsabilités de l'administration dans le retard pris par l'État français pour interdire l'amiante et s'il y a eu ou non responsabilité de l'administration et celle des responsabilités des hauts fonctionnaires.
Une administration qui était spécifiquement chargée de protéger la santé et la sécurité de millions de Français dans le milieu professionnel. À cette époque, les méfaits de l'amiante étaient déjà bien connus, leurs effets cancérigènes l'avaient été depuis les années 1950, il faudra attendre 1977 pour voir apparaître les premiers décrets de protection pour les ouvriers et son interdiction a dû attendre 20 ans de plus.
Une magistrate qui souhaite notamment savoir pourquoi les services de la direction du travail de l'époque ont tardé à appliquer en France des directives européennes de 1983 qui durcissaient la réglementation sur l'emploi de l'amiante. Mais en France, son interdiction n'a été décidée qu'en 1997. Pourquoi un tel retard ? C'est ce que cherche également à éclaircir la juge d'instruction.
Une gestion de ce dossier qui sera d'ailleurs reconnu à travers un rapport sénatorial avait accablé l'État pour sa « gestion défaillante » de l'amiante. Aujourd'hui, l'amiante, qui a été massivement utilisé dans l'industrie et la construction, est jugé responsable de 10 à 20 % des cancers du poumon en France. Des victimes dont une étude de l'INSERM estime que l'amiante sera à l'origine de 100 000 morts jusqu'en 2025. C'est une des raisons
Des victimes partagées !
Pour le président de l'Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante (ANDEVA), Michel PARIGOT, « il est évident que l'ensemble des directeurs d'administration concernés doit s'expliquer ». Un procès pénal qui a eu lieu par exemple en Italie, les premières condamnations d'industriels sont intervenues, cette année. Un sentiment partagé par Me Jean-Paul TEISSONNIERE pour lequel les vrais responsables selon lui « de ce drame restent quand même les industriels qui ont continué à commercialiser sans vergogne ce poison alors qu'ils connaissaient ses effets ».
Des victimes, déjà indemnisées dans cette affaire, pour lequel ce procès attendu devrait permettre « de comprendre l'enchaînement des responsabilités qui ont conduit à avoir des milliers de personnes qui décèdent à cause de l'amiante » conclu Michel PARIGOT. Gêné aussi de voir celle qui deviendra ministre de l'Emploi en 1997, créant le fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante.
Un avis loin d'être partagé par toutes les associations de victimes, dont certaines refusent de voir ce qui pour elle ressemble l'une des plus grandes sandales sanitaires de ces 50 dernières années avec l'affaire du sang contaminé dans les années 1980. Des victimes ou des associations comme la FNATH qui refuse qui la justice soit à de nouveaux complices d'une décision relevant aux responsables politiques ou au haut fonctionnaire toute responsabilité, y compris pénaux, dans la prise de responsabilité.
Et si certes les industrielles sont évidemment les premières responsables de cette situation, le politique à lui aussi sa part de responsabilité en autorisant ou non l'utilisation de produits ou en retardant son interdiction pour des raisons économique ou politique.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Alain SORAL compare la pratique du handisport « spectacle malsain angoissant et inquiétant ».
Nous faudrait-il remettre les triangles roses, comme ceux affublés aux homosexuelles et handicapés mentaux pendant la Seconde Guerre mondiale ? C'est la question que l'on peut être en droit de se poser après les déclarations de l'essayiste Alain SORAL, jugeant la médiatisation du handisport et des jeux paralympiques comme « malsains et angoissant ». Des provocations et idéologies nauséabondes, qui comme chacun le sait font le fonds de commerce de ce type d'individus.
Le franco-suisse qui dès les premières paroles le ton est donné « On nous a mis pour la première fois en prime time sur la 2 les Jeux olympiques handisport... C'est un spectacle malsain, angoissant, inquiétant dont je ne comprends pas très bien la fonction [...] Je trouve ça grotesque et dérisoire. Qu'ils veuillent bien le faire entre eux c'est leur problème, mais je n'ai pas envie de voir ça en prime time ». Et d'ajouter « Je refuse de m'extasier sur ce truc-là.
C'est un spectacle malsain, angoissant et inquiétant ». Ce dernier n'hésitera pas à donne même des conseils de vie aux personnes handicapées. « Quand on a perdu ses jambes dans un accident, on doit se poser des questions sur le destin, et se tourner peut-être vers la musique ou la poésie ».
Des images censées soutenir ses thèses
Le discours est agrémenté d'images de France Télévision et de Paralympic Sport TV, la Web TV du Comité international paralympique censé illustrer son argumentation sans peur aucune de soutenir des contre-vérités, a se demander lequel est aveugle dans cette histoire.
« C'est grotesque et sans valeur sportive, puisqu'on voit une course à pied avec trois aveugles où celui qui gagne est celui que prend le virage et ne va pas tout droit dans les gradins ». Ce dernier fessant référence a l'une des icônes du handisport, Assia El Hannouni « On a la stupidité d'une pauvre fille à moitié aveugle, qui court et qui ne serait même pas championne régionale chez les valides et qui dit qu'elle a fait mieux qu'Usain Bolt ».
Un entretien qui se poursuit sur en violente critique de la société, en tant des propos dans une forme pseudo compassion immonde envers les personnes en situation de handicap.
Et termine son discours par ces mots : « Je tenais à lancer le débat et à le dénoncer et avoir une nouvelle fois le courage en avance. Vous avez raison vous peuple de France assez sain de ressentir comme malsain la diffusion massive des Jeux olympiques handisport. Ça pue ! »
Des mots qui ne resteront sans nul doute pas sans conséquence et pour tous ses athlètes de l'équipe de France paralympique. Des hommes et des femmes, dont la plus belle des réponses, seront les victoires avenir qu'ils apporteront a la France, mais aussi a la force et aux courages que chacun d'entre nous avons face au handicap.
Alors alors concluons simplement comme le dit Philippe CROIZON "il faut y aller franchement, tout les filles sont bonne, que ce soit le sport, l'humour, il faut y aller il faut debrieder tout ce monde, qui n'ose pas et qui au monde dieu quel horreur, c'est pas possible, mais si c'est possible. excuse moi je suis encore un etre humain, il me manque juste quatre morceau" qui me semble un message que aurait du mediter un peu plus ce monsieur et tourné sept fois sa bouche avant de parler.
Stéphane LAGOUTIERE
Aurélie FILIPPETTI annonce la création groupe de réflexion sur l’accessibilité des salles de cinéma
Avec de 15% à 65 % des salles accessibles en France, suivant le type de déficience, le chantier reste immense une fois de plus, et les exploitants ne sont pas seuls impliqués les producteurs de films doivent aussi répondre à ces exigences. Une question dont avait d'ailleurs annoncé début septembre se saisir le Conseil national du Handicap* (CNH). Présente au 67ème congrès de la Fédération nationale des cinémas français organisés à Deauville hier 3 septembre, la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie FILIPPETTI, à annoncer dans son discours, son souhait à la création d'un groupe de travail chargé d'étudier sur la mise en place d'un fonds d'aide destiné à financer une partie des travaux d'adaptation nécessaire des cinémas.
Une mission confiée au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). « Afin d'imaginer des solutions pour progresser dans cette accessibilité, ce groupe, je le souhaite composé de professionnels, des associations handicap et des collectivités, pour que soient évalués les besoins, les critères, les modalités d'intervention et le coût d'une telle aide ». Précisera la ministre dans son intervention.
Présente à l'ouverture du 67e congrès de la Fédération nationale des cinémas français organisé à Deauville hier 3 septembre, la ministre de la Culture et de la Communication a souligné deux objectifs. L'un de ses objectifs étant la création d'un groupe de travail chargé d'étudier sur la mise en place d'un fonds d'aide destiné à financer une partie des travaux d'adaptation nécessaire des cinémas. « Afin d'imaginer des solutions pour progresser dans cette accessibilité, ce groupe, je souhaite le composé de professionnels, des associations handicap et des collectivités, pour que soient évalués les besoins, les critères, les modalités d'intervention et le coût d'une telle aide ». Précise la ministre dans son intervention.
L'accès à la culture, un bien commun...
Le congrès qui lui aussi voyant la date du 1er janvier 2015 aura fait de sujet l'un des thèmes principaux de 67e congrès qui termine le 5 septembre, avec l'organisation notamment d'une table ronde, en présence de différentes associations de handicapés et du chanteur, aveugle, Gilbert Montagné. "Nous avons sensibilisé nos adhérents cette question", a affirmé jeudi à l'AFP Marc-Olivier SEBBAG, délégué général de la Fédération, soulignant « toutefois que l'accessibilité des salles aux handicapés sensoriels est en progrès, grâce à la numérisation ». Soulignant toutefois que l'accessibilité des salles aux handicapés sensoriels est « en progrès », (...... « Elles peuvent offrir une audiodescription des films aux malvoyants et des sous-titres aux malentendants ». Une situation très théorique dans la réalité puisque les coûts d'entre 6 et 8.000 € par film, car l'inverse des fauteuils monte escalier à charge des exploitants, ce sont les producteurs qui devraient mettre la main à la poche pour financer l'audiodescription ». Et peu aujourd'hui font cette démarche.
Stéphane LAGOUTIERE
Pour en savoir plus :
Marie-Arlette CARLOTTI accuse Jean-Noël GUERINI d’avoir boycotté une partie de sa visite a Marseille
En visite à Marseille ou elle a occupé le siège de député jusqu'à sa nomination comme ministre en charge du handicap et de la lutte contre l'exclusion, celle-ci dénonce le comportement du président du conseil général Jean-Noël GUERINI en ayant empêché une réunion sur le handicap prévu a la préfecture. Réalité ou guerre de clan au sein du parti socialiste, l'affaire reste à déterminer !
Le centre Bellevue...transformé en plate-forme politique
La ministre en visite dans la ville phocéenne ou elle avait comme sa journée par une visite au centre Bellevue à Marseille, un centre géré par l'AFAH* fondé en 1967, par Germaine Poinso-Chapuis décédé en 1981, elle exercera notamment les fonctions de députée et ministre de la Santé, elle travaillera surtout dans le domaine juridico social. Une femme dont la ministre a dit vouloir s'inspirer durant son mandat du travail effectué par celle-ci. Saluant notamment son courage politique "qui a toujours défendu la morale publique face aux petits arrangements" précise la ministre en pensant précisément au président du conseil général Jean-Noël GUERINI.
Une visite que la ministre aura effectuée entourée de la nouvelle préfète à l'égalité des chances, Marie LAJUS mais aussi de plusieurs de ses amis comme la députée Sylvie ANDRIEUX, le maire de secteur Garo HOVSEPIAN et son adjointe en charge du handicap sur le secteur Marion HONDE, le conseiller général Michel PEZET.
Traversant l'établissement dans le moindre recoin, Marie Arlette CARLOTTI parlera alors de nombreuses difficultés que rencontre sa ville « qui reste plus chère à mon cœur que le reste de la France », qu'il s'agisse des "Transports, universités, développement économique, emploi : ça ne va pas, il faut unir nos forces". Revenant au handicap celle-ci posera les bases d'une série critiques "là non plus ça ne va pas, Marseille est très en retard en matière d'accessibilité".
Une visite qui se terminera pour la ministre par la découvre l'atelier vidéo des résidents. Christelle lui présente le clip dans lequel ils jouent et qu'ils ont eux-mêmes réalisé sur les paroles d'Elle me dit du chanteur Mika : « Pourquoi tu gâches ta vie ? Danse ! Danse ! Danse ! » Une bouffée d'optimisme ou la ministre parlera avec les pensionnaires notamment sur leurs activités "Ma volonté politique, c'est de sortir les personnes handicapées du ghetto". La ministre, qui n'interviendra dans le domaine de la scolarité et du travail que pour rappeler que "1500 aides à la vie scolaire (AVS) on était recrutés en urgence pour cette rentrée, mais il reste au moins 6 000 enfants en demande", a reconnu la ministre, qui veut créer "un vrai métier de l'accompagnement scolaire". En matière d'emploi des handicapés, celle-ci s'arrêtera à préciser les dispositions spécifiques dans tous les nouveaux contrats" (d'avenir, de génération) et n'a pas exclu un doublement des pénalités pour les entreprises qui ne respectent pas les quotas. "Là aussi, a vivement rebondi la ministre, Marseille et le département sont très en retard..."
Un rendez-vous manqué ?
Une visite qui devait se poursuivre en début d'après-midi à la préfecture entre le réseau associatif, Parcours Handicap 13, les services de l'État et elle-même. Mais qui selon Marie Arlette CARLOTTI n'aura pu avoir lieu dénonçant, le président du conseil général Jean-Noël GUERINI « et l'étendue de son irresponsabilité en donnant l'instruction à ses agents et aux conseillers généraux de boycotter la rencontre » fustige la ministre dans un communiqué.
Dénonçant "une faute morale grave", la ministre souligne que partout en France, l'État et les conseils généraux "travaillent en synergie et en confiance" sur la question du handicap. "Cette situation ubuesque pourrait prêter à sourire si elle se bornait à la guerre picrocholine que tentent de mener Jean-Noël GUERINI à tous ceux qui, pour des questions de morale et d'éthique, demandent son départ", ajoute-t-elle.
De son côté le président du conseil général ne pas avoir été invité à participer à une réunion, dans un communiqué indiquant qu'aucun courrier en ce sens signé de la ministre n'était parvenu au conseil général. "Il n'est pas utile de créer, une fois de plus, un incident au sujet de cette réunion et de susciter des polémiques qui n'ont pas lieu d'être", poursuit le président du conseil général, qualifiant le communiqué de Mme CARLOTTI de "diffamatoire".
Joute verbale... qui sera le gagnant ?
Au-delà du fait qu'il y a d'un côté une femme devenue ministre et pour lequel certaines prêtes le désir de conduire la prochaine liste des municipales en 2014. Et qui souhaite pour cela asseoir une légitimée dans une ville très souvent connue pour ses affaires. Mm CARLOTTI fait partie des quelques conseillers généraux des Bouches du Rhône au sein d'un collectif Renouveau PS 13 réclament ouvertement la démission de M. GUERINI depuis sa mise en examen dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux, en septembre 2011. Une affaire ou se mêle aussi le pouvoir de la direction de la fédération socialiste et, là aussi, le collectif Renouveau PS 13 a dénoncé lundi la mainmise persistante de l'élu sur cette dernière.
Reprochant également une « série de pressions exercées sur les élus départementaux dans le but d'apporter les voix de leurs militants obligés en faveur de l'actuel premier secrétaire fédéral le député PS Jean-David CIOT,». Ce dernier arrivé à la tête de la fédération en 2011 après neuf ans passés au cabinet de M. GUERINI au conseil général brigue un nouveau mandat de premier secrétaire en octobre, parmi d'autres candidats.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Le gouvernement s’engage à intégrer dans chaque loi un volet consacré au handicap
Annoncé lors de sa campagne présidentielle par François HOLLANDE ce dernier s'était engagé d'inclure dans le vote de chaque loi un volet consacré au handicap. Marie-Arlette CARLOTTI en charge du handicap au gouvernement a annoncé que le premier ministre avait été chargé de mettre en œuvre cet engagement solennel a travers une circulaire envoyé aux ministres. Si la mesure ne change en rien la situation difficile dans lequel se trouvent près de un million d'allocataire de l'AAH, il faut désormais espérer que celle-ci invitera le gouvernement à plus de négociations avec les associations représentatives du handicap. Des associations qui ont eu parfois à juste titre le sentiment de ne pas être entendues lors des réformes annoncées et mises en œuvre ces cinq dernières années.
Marie-Arlette CARLOTTI qui dans un communiqué a tenu rappelé que « les personnes en situation de handicap constituent une priorité de son action. De manière très concrète et dès la rentrée 2012, cela s'est déjà traduit par le recrutement de 1.500 auxiliaires de vie scolaires supplémentaires ». Soulignant que l'un des premiers impacts du respect de cet engagement serait perceptible à « travers les dispositions prises pour que les jeunes en situation de handicap puissent pleinement bénéficier du dispositif des emplois d'avenir (...) L'âge-limite du dispositif sera porté à 30 ans pour les jeunes handicapés ». Une mesure actuellement à l'étude devant la commission des Affaires sociales, et « je m'en félicite », a indiqué la ministre.
Pour poursuivre cet effort, le premier ministre vient d'adresser à l'ensemble des ministres une circulaire destinée à garantir la prise en compte, dans chaque projet de loi, de dispositions relatives aux personnes en situation de handicap. Cette disposition réaffirme le caractère interministériel de la politique du handicap et rejoint l'objectif de l'inclusion des personnes en situation de handicap dans la vie de la cité. Elle assurera la prise en compte du handicap dans l'ensemble des politiques publiques. Un dispositif similaire à celui-ci mise en place dans l'ancien gouvernement et qu'il avait regroupé autour de lui.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Daniel Agacinski, « beau fils » de Lionel Jospin rejoint le cabinet de Marie-Arlette CARLOTTI
Après la remise a flot de Lionel Jospin sous l'impulsion de François HOLLANDE, qui l'a nommé à la tête de la commission de rénovation de la vie publique. C'est le beau-fils Daniel Agacinski qui a rejoint son premier ministère au coté de Marie Arlette CARLOTTI. le fils biologique du philosophe Jacques Derrida dont Lionel Jospin a « fait son fils » selon sa mère Sylviane Agacinski, a rejoint son premier cabinet ministériel. Depuis fin Juin, ce normalien, premier à l'agrégation de philosophie, est devenu le conseiller parlementaire de la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti. Belle début de carrière pour ce jeune dont l'avenir nous dira ce qu'il pourra apporter a la cause du handicap.
La Rédaction
Marie CARLOTTI vient planter un arbre au Foyer Médicalisé pour autiste « La Lendemaine »
La ministre déléguée en charge des Personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI, venu en visite dans un d'un foyer pour adultes autistes dans le cadre de l'année 2012 proclamée grande cause nationale. Une visite ou après avoir planté un arbre, celle-ci a annoncé la réunion du comité national autisme le 18 juillet prochain afin de négocier le troisième plan qui devrait être mise en place pour novembre.
Trois axes, qui ne sont « pas exhaustifs » et peuvent être modifiés, a précisé la ministre, ont été dégagés : la recherche, avec notamment des diagnostics réalisés de façon plus précoce, le développement de l'offre en termes d'accompagnement, et la sensibilisation, la formation. « Il y a trop de retard dans le diagnostic », a regretté la ministre, qui souhaite des dépistages réalisés entre 18 mois et trois ans, au lieu de six ans en moyenne actuellement. « Je veux que les PMI (centres de protection maternelle et infantile) se saisissent de la question », a-t-elle souhaité en voulant « associer les professionnels de la petite enfance ». Pour les adultes, « le plan pluriannuel de création de places sera respecté. Nous soutiendrons les aidants familiaux ».
Marie Arlette CARLOTTI, qui également promit que le bilan des deux premiers plans, mis en place sous les précédents gouvernements, sera également refait. « On ne peut pas être juge et partie », a estimé la ministre. Le dernier bilan du plan 2008-2010 publié par le précédent avait d'ailleurs démontré les nombreuses carences et qui ne faisaient état de 342 places réellement installées pour les adultes et 1330 pour les enfants, à la fin 2010, sur 4.100 places (dont 2.000 pour les adultes) prévues pour la période 2008-2014.
La ministre qui recevra le 17 juillet prochain la présidente, Mme Danièle LANGLOYS, Présidente d'Autisme France dans le cadre d'un entretien préparant ainsi la réunion devant le Conseil national de l'autisme auquel assistera la ministre des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion Marie-Arlette CARLOTTI
Espace naturel, scientifique et culturel
En construction, « La Lendemaine » accueillera, fin 2013, 24 personnes atteintes d'autisme ou de troubles autistiques dans 3 maisonnées de 8 chambres, pour une superficie totale de 1 923 m² de bâtiments, au sein d'un espace écologique et interactif de 7 hectares. "Ce sera une très belle réalisation", explique Marjolaine Rauze, Vice-présidente du Conseil général chargée des solidarités et de la Santé. "Un bâtiment HQE, un projet de vie active et des méthodes innovantes en prise avec la recherche pédagogique, médicale et scientifique".
Géré par l'association SAUGE (Solidarité Autisme Gestion), « La Lendemaine » répondra à de nombreux objectifs : accueillir le handicap, valoriser les espaces naturels, resserrer les liens entre la recherche scientifique et les pratiques médico-sociales, partager la culture et l'art, créer des emplois dans un contexte en profonde évolution de la compréhension et de la prise en charge de l'autisme et des troubles envahissants du développement.
"Le projet de « La Lendemaine » répond aux objectifs fixés par le Schéma départemental en faveur des personnes en situation de handicap en Essonne, qui prévoit la création de places pour les personnes atteintes de troubles autistiques en foyer de vie ou en foyer d'accueil médicalisé", ajoute Marjolaine Rauze. "La grande originalité de ce projet c'est également la coopération entre deux départements, Paris et l'Essonne. Le Grand Paris, c'est aussi celui de la solidarité et la « Lendemaine » en est une belle illustration !", explique Jérôme Guedj. "L'Essonne a toujours été précurseur en matière de prise en charge de l'autisme c'est donc une très grande satisfaction pour nous tous d'accueillir aujourd'hui Marie-Arlette Carlotti dans notre département !".
Stéphane LAGOUTIERE




