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Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, la rigueur sera présente mais inconnu du discours

Rédigé le 3 Juillet 2012
Jean-Marc Ayrault concluant son discours de politique générale, le 3 juillet à l'Assemblée nationale ©Lejeune

Après la remise la veille du rapport par la cour des comptes, le premier ministre a présenté sa feuille de route détaillant devant les députés notamment les grandes réformes du quinquennat dans lequel il à notamment précisait le calendrier. Une intervention 1 heure 30 ou le handicap bien qu'évoquer ne l'aura été que façon épisodique. Jean-Marc Ayrault, a sans la citer évoquer les efforts nécessaires pour atteindre les règles fixé par Bruxelles en 2013. L'assemblée nationale qui de l'intervention des présidents de groupes parlementaires, la voté la confiance augouvernement Ayrault par 302 voix pour, et 225 contre sur 577.

Un discours ou sans jamais prononcer le mot rigueur celle-ci sera constamment évoqué afin de redresser un pays « abîmée moralement » et « affaiblie économiquement », appelant l'ensemble du peuple française à une mobilisation générale. Un premier ministre qui évoquera celle-ci face à un contexte ou le gouvernement a été à 0,3% pour 2012 et environ 1,2% pour 2013, contre 0,4% et 1,7 % attendu respectivement jusqu'à présent. Poursuivant sur sa lancé Jean-Marc AYERAULT a confirmé l'objectif d'un retour à l'équilibre budgétaire en 2017, passant par une réduction du déficit public à 4,5%% du PIB cette année. Affirmant également que le gouvernement entendait « solliciter d'abord ceux qui jusqu'ici ont été exonérés de l'effort collectif », visant les« contribuables aisés » et les « grandes entreprises. ». Des détails qui seront présenté demain après la présentation du « collectif budgétaire ». Jean-Marc AYRAULT qui lors de son intervention préférant parler de «redressement dans la justice» plutôt que des idées d'austérité budgétaire.

Calendrier des grandes reformes

Jean-Marc AYRAULT qui évoquera alors les principales promesses de campagne de François Hollande avec le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, réforme sur la loi des universités et des aides pour les étudiants, loi sur l'audiovisuel, conférence environnementale à la rentrée. Mais aussi le vote à la proportionnelle et fin du cumul des mandats ou encore, loi de vote sur les étrangers, lutte contre la pauvreté. Un dernier point ou le premier ministre à confirmer est la création prochaine « Un plan de lutte contre la grande pauvreté ». Tout en précisant qu'une conférence sera organisée « à l'automne avec les associations, les collectivités locales, les organismes de protection sociale, qui sont au cœur de la lutte contre la pauvreté, non, mesdames et messieurs de l'opposition, pas pour parler, mais pour trouver ensemble les solutions que les Français attendent », poursuit le premier ministre, rappelant qu'une famille sur sept vit « dans une grande précarité ».

Des associations étonnées

Plusieurs associations ont par regretter cette absence de précision dont la campagne présidentielle a quasi oublié le sujet. L'APF qui regrette que la question de la perte d'autonomie ne soit envisagée que pour les personnes âgées, sans prendre en compte les personnes en situation de handicap dont les besoins sont actuellement insuffisamment couverts, par la prestation de compensation du handicap (PCH). La question des ressources a également été ignorée, alors que plus d'un million de personnes vivent avec l'allocation aux adultes handicapés (AAH) ou des pensions d'invalidité, soit largement sous le seuil de pauvreté. Un discours qui aura un cependant un signe d'ouverture avec sa présentation et « traduction » à destination du handicap mental dont a été chargé de réaliser l'UNAPEI

Stéphane LAGOUTIERE

Matignon charge l’UNAPEI de rendre accessible le discours de politique général du premier ministre

Rédigé le 2 Juillet 2012
Christelle PRADO, présidente de l'UNAPEI à l’occasion du 51e congrès 2012 ©UNAPEI

Après de nombreuses années de revendications et de sensibilisation à la mise en accessibilité de l'information pour les personnes handicapées mentales, l'UNAPEI est enfin entendue ! Le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT transcrira son discours de politique générale, qu'il prononcera demain, en facile à lire et à comprendre pour les personnes handicapées mentales. Une avancée qui le sera vraiment quand le principe sera alors généralisé dans la pratique, mais une avancée qu'il convient de saluer tout de même. Le discours de Jean-Marc Ayrault sera donc le premier véritablement accessible aux personnes handicapées mentales.

Un résultat rendu possible suite a la visite rendue a Marie-Arlette CARLOTTI ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion par la présidente de l'UNAPEI Christel PRADO. Rencontré le 20 juin dernier comme elle lui avait promis lors de son intervention le 1er juin au congrès de l'association, la ministre aurait fait part a la présidente, du désir du gouvernement de se rendre plus accessible aux personnes handicapées mentales.

Cette première étape doit faire naître des réflexes au sein de l'ensemble des ministères. Si l'UNAPEI, avec l'implication de personnes handicapées mentales, a accepté de mettre le pied à l'étrier du gouvernement pour sa mise en accessibilité en transcrivant le discours de Jean-Marc Ayrault, il faudra que par la suite, les ministères se saisissent des règles pour se rendre eux-mêmes accessibles. « La démarche d'accessibilité pour les personnes handicapées mentales est enfin comprise. Nous sommes heureux de voir notre cause entendue. Nos concitoyens handicapés mentaux vont désormais accéder à l'information comme tout le monde. C'est une première étape qui doit être saluée et déployée dans toutes les administrations d'État et territoriales » déclare Christel Prado.

Des règles européennes de mise en accessibilité des informations écrites pour les personnes handicapées mentales qui sont décrites faut-il le rappeler dans un document de référence : Le « Pathways ».

Stéphane LAGOUTIERE

Un Gouvernement en forme de continuité et changement de convenance

Rédigé le 21 Juin 2012
Jean-Marcs AYRAULT le 16 mai dernier lors de la formation du premier gouvernement©service photographique de Matignon

Après avoir la traditionnelle démission du premier ministre, Jean-Marc Ayrault a présenté son second gouvernement. La totalité des ministres candidats aux législatives ayant élu ces derniers ont reconduit dans leurs postes hormis quelques changements dus à difficulté de casting ou de mésentente. Certains comme Marie Arlette CAROLOTTI ont vu leurs périmètres élargis suite à leurs succès, celle ajoutant la Lutte contre l'exclusion à son ministère délégué aux Personnes handicapées.

Un remaniement qui aura été avant toute l'occasion pour le premier, ministre Jean-Marc AYRAULT, de conforter une assemblée nationale où le parti socialiste avec 280 députés ne dispose pas de la majorité absolue qui est de 289. Le premier s'assurant le soutien du parti radical de gauche de Jean-Michel BALYET avec une nouvelle ministre chargée de la décentralisation au travers de la sénatrice radicale de gauche et ancienne préfète Anne-Marie Escoffier ou encore Sylvia PINEL toujours du PRG qui au passage devient ministre de plein exercice.

Une autre femme fait également son entrée au gouvernement : Hélène Conway. Sénatrice représentant les Français établis hors de France, élue au palais du Luxembourg dans la vague rose de septembre dernier. Spécialiste du logement, Thierry REPENTIN fait lui aussi son entrée au gouvernement et se retrouve en charge de la Formation professionnelle et de l'apprentissage. Il épaulera le ministre du Travail Michel SAPIN.

Quelque règlement de casting aussi avec Delphine BATHO, jusqu'ici ministre déléguée à la Justice, et réputée en mésentente avec sa ministre de tutelle, la garde des Sceaux Christiane TAUBIRA. Nouveau défi pour cette proche de Ségolène ROYALE, promue, de façon inattendue, au poste de ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. Autre changement qui aura lui subi le feu de critique EELV et de l'UMP, la sénatrice de Seine-et-marne Marne Nicole Bricq, nommée, elle, ministre du Commerce extérieur. Ex-rapporteuse générale de la commission des finances du Sénat, elle change donc de ministère et part à Bercy pour reprendre l'une des attributions de Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des Finances.

Un gouvernement qui compte désormais 20 ministres et 18 ministres délégués contre 16 dans la première équipe Ayrault. Un deuxième gouvernement qui conserve sa parité totale avec 19 femmes et 19 hommes outre le premier ministre, avec un total de 38 membres contre 34 dans le premier gouvernement. Celui qui retrouvera les députés fraîchement élus à partir du 26 juin après l'élection du président de l'Assemblée nationale pour lequel selon toute vraisemblance Claude BARTOLONE devrait être élu avant que n'intervienne Jean-Marc Ayrault lors de la présentation de déclaration de politique générale et la discussion du projet de loi de finances rectificative.

Stéphane LAGOUTIÉRE

L’UMP dénonce le mutisme de la Ministre en charge des personnes handicapées

Rédigé le 6 Juin 2012
Marie arlette CARLOTTI face aux caméra et à la presse dans la cinquième circonscription dans les Bouches-du-Rhône ou elle se présente aux élections législative ©AFP

S'il est vrai que la nouvelle ministre en charge des personnes handicapées, Mme Marie-Arlette CARLOTTI, n'a pas encore fait parler d'elle dans le dossier dont elle a la charge. Peut-on réellement affirmer comme le dit Frédéric BOUSCARLE, Secrétaire national de l'UMP, en charge du handicap et président de HANDI POP' que les élections législatives en sont la seule raison ?

Frédéric BOUSCARLE, qui dénonce cette situation et l'attente des familles qui selon lui attendent beaucoup du nouveau gouvernement, pour poursuivre la mise en place de politiques publiques offrant un meilleur accès à l'éducation, à la formation, à l'emploi, à la culture, et à continuer d'encourager et de poursuivre les progrès accomplis par les gouvernements précédents.

S'adressant à la ministre, il lui demande de présenter sa vision, ses propositions concernant le handicap. Frédéric BOUSCARLE, de préciser « Je parle ici de propositions concrètes, cohérentes, efficaces, pas de discours flous ou utopiques comme sait si bien le faire la gauche. Les personnes handicapées et leurs familles ne peuvent attendre plus longtemps ».

Si la droite a aujourd'hui la parole facile, elle oublie que celle-ci a mis elle-même plusieurs semaines avant de recevoir les associations après l'élection de Nicolas SARKOZY. De plus comme à chaque fois où il y a transition de pouvoir et notamment de couleur politique le gouvernement doit prendre ses repères. Quand a jugé Marie-Arlette CARLOTTI, inactive cela reste à prouver, alors que cette dernière a commercé les visites ministérielles et a prononcé un discours au Congrès de l'UNAPEI dans lequel a adressé un message aux familles.

Une position délicate...

Elle était l'une des ministres les plus menacées, François Hollande n'ayant obtenu que 50.22 % dans sa circonscription. Marie-Arlette CARLOTTI, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, l'emporterait néanmoins au second tour face à Renaud MUSELIER (UMP) pour le poste de député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche.

Un succès, qui serait très symbolique s'il se confirme : le député sortant, élu depuis 1993, a toujours conservé son fauteuil depuis lors. Au premier tour, où 16 candidats sont en lice, Renaud MUSELIER arriverait en première place avec 36 % des intentions de voix, suivi de Marie-Arlette CARLOTTI (34 %). Les candidats FN, Jean-Pierre BAUMANN et celui du Front de gauche, Frédéric DUTOIT (8.5 %) ne seraient pas en mesure de se maintenir.

Stéphane LAGOUTIÉRE

L’Unapei souhaite une réponse rapide de François HOLLANDE face à ses engagements

Rédigé le 21 Mai 2012

Après les or des la républiques et le Président François HOLLANDE saurat-il se souvenir de ses engagements c'est la question que pose l'UNAPEI alors en pleine élection législativeLe Chef de l'État saura-t-il se souvenir des engagements pris devant les Français et notamment sur les huit priorités de l'UNAPEI pour rendre effective la citoyenneté des personnes handicapées mentales. Quelques jours après sa prise de pouvoir et alors que le gouvernement vient d'être nommé. L'association demande au premier ministre mettre en œuvre rapidement les engagements pris par le Président de la République auprès de l'UNAPEI.

L'UNAPEI qui rappel que si François Hollande a répondu sur l'accessibilité : « la formation à l'accueil des personnes handicapées mentales doit être développée pour les agents recevant du public », l'UNAPEI demande alors le déploiement des formations au plus vite pour atteindre l'objectif d'une France 100% accessible en 2015 fixé par la loi.

Si François Hollande a répondu sur le vieillissement des personnes handicapées mentales : « Je souscris pleinement à votre proposition de recensement, car il faut disposer de données fines pour organiser l'action », l'UNAPEI demande que le recensement débute sans délai et un plan de création et d'adaptation de places pour répondre aux situations dramatiques.

François Hollande qui n'a eu de cesse de réaffirmer que la jeunesse était au cœur de ses préoccupations avait répondu sur l'éducation des enfants handicapés : « Le droit de chaque enfant à la scolarisation ne doit pas souffrir d'exception. ». L'UNAPEI, qui a par deux fois fait condamner l'État dans ce domaine, demande que tout enfant ayant besoin d'accompagnement doit en bénéficier dès la rentrée prochaine, cet accompagnement doit être fait par des personnels intégrés à l'effectif de l'Éducation nationale et formée et que soit engagée une véritable collaboration entre l'Éducation nationale et adaptée.

L'accès aux soins des personnes handicapées mentales auquel François HOLLANDE a répondu en affirmant que : « Le droit à la santé est un droit fondamental et le handicap ne doit pas y faire obstacle. », l'UNAPEI demande la formation professionnelle des intervenants en incluant dans les cursus les spécificités des personnes handicapées et le déploiement des postes médicaux et paramédicaux dans les établissements médico-sociaux.

Si François Hollande a répondu sur le travail : « Il apparaît nécessaire de prendre des mesures pour fluidifier les parcours professionnels afin de répondre aux besoins des personnes pour lesquelles l'emploi protégé est la meilleure solution. », L'UNAPEI demande que cessent les restrictions budgétaires qui mettent en péril les ESAT et que le gouvernement apporte dès le collectif budgétaire des correctifs à la loi des finances 2012.

Toute une série de questions à laquelle il devra répondre à travers la voix de sa ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI. Une ministre loin de connaître parfaitement le handicap devra essayer de trouver les réponses aux nombreuses questions qui restent toujours sans réponse. Le prochain congrès de l'UNAPEI qui aura lieu à Saint-Brieuc en Bretagne sera l'occasion pour celle d'exposer les premières visions de sa politique et de celle du premier ministre, Jean-Marc AYRAULT.

François HOLLANDE prend ses fonctions et nomme Jean-Marc Ayrault Premier ministre

Rédigé le 15 Mai 2012

François HOLLANDE dans la salle des fêtes du Palais de l'Elysée lors de son discours après recu la croix de la légion d'honneur avec sa droite sa compagne la journaliste qui devient la première dame de France © Présidence République / L.Blevennec-C.Alix-P.SegretteC'est une journée protocolaire chargée que vient de conclure aujourd'hui avec une première visite officielle en Allemagne pour le désormais président de la République française, François HOLLANDE. Le Chef de l'état qui annonçait par la voix du nouveau secrétaire général de l'Élysée, Pierre René LEMAS, en fin midi le nom du nouveau Chef du gouvernement celui de l'actuel maire de Nantes et président du groupe socialiste a l'assemblée nationale, Jean-Marc AYRAULT.

Dans son premier discours de président de la République, en forme de feuille de route sur la manière d'exercer le pouvoir, le nouveau chef de l'État a notamment déclaré, qu'il ne déciderait " pas pour tous de tout, et partout" et insistant « La confiance, c'est l'exemplarité », a dit le nouveau chef de l'État. « Président de la République, j'assumerai pleinement les responsabilités exceptionnelles de cette haute mission ». Avant de poursuivre « Conformément à la Constitution, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la nation, le Parlement sera respecté dans ses droits, la justice disposera de toutes les garanties de son indépendance ».

Le chef de l'État qui concernant la politique de la France sur le plan intérieur, Il a rappelé son intention de « revivifier la démocratie locale par un nouvel acte de décentralisation ». « Je crois à la démocratie locale et j'entends la revivifier par un nouvel acte de décentralisation susceptible de donner des libertés nouvelles pour le développement de nos territoires ».

La France devra être unie dans ses différences !

Le Président sortant Nicolas SARKOZY serrant la main a Francois HOLLANDE sur le perron de l'Elysée lors de son départ le 15 mai 2012 en arriere plan lors épouses respectives© Présidence République / L.Blevennec-C.Alix-P.SegretteFrançois HOLLANDE qui insistera également sur la nécessité de réconciliation, et rassemblement. Car « la première condition de la confiance retrouvée, c'est l'unité de la nation ». « Nos différences ne doivent pas devenir des divisions, nos diversités des discordes », a-t-il plaidé, insistant sur les « valeurs » de la République et rappelant qu'il « réaffirmerait en toutes circonstances nos principes intangibles de laïcité » et lutterait « contre le racisme, contre l'antisémitisme et contre toutes les discriminations ». François HOLLANDE qui conclura son discours par un hommage à ses prédécesseurs, mais réduisant celui-ci à Nicolas SARKOZY a un simple vœu pour la suite de sa carrière.

Jean-Marc Ayrault nommé à Matignon

C'est avec trente minutes de retard sur l'heure prévues que le secrétaire général de l'Élysée, Pierre René LEMAS, a officiellement annoncé sur le perron du palais présidentiel le nom du nouveau chef du Gouvernement. Jean-Marc AYRAULT député-maire de Nantes, 62 ans, figurait en tête de liste des favoris devant Martine Aubry, Manuel Valls, Laurent Fabius et Pierre Moscovici.

Également Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale depuis 1997 fait partie du cercle des très proches et amis de longue date du chef de l'État, ce qui était loin d'être le cas pour la seconde favorite au poste Martine AUBRY et surtout qui souhaité soutenir la candidature de Dominique Strau avant le scandale.

Un homme qui aura tout comme François HOLLANDE jamais connu des fonctions ministérielles, mais connaît parfaitement les rouages parlementaires. Entré en politique en 1977 lorsqu'il est devenu maire de Saint-Herblain, commune voisine de Nantes, cet homme peu connu du grand public aura contribué à changer sa ville qui en première position dans le baromètre de l'accessibilité de l'APF, mais loin d'être totalement accessible comme, l'avait rappelé le président de la FAF, Michel VINCENT. Il est décrit par ses amis comme un député rigoureux voire austère et qui devrait, semble-t-il apprendre, sourire. Il sera aussi un atout dans les futures relations franco-allemandes, car professeur d'allemand de profession, pays qu'il apprécie particulièrement et avec il dispose de relation avec les socialistes allemands.

De gauche a droite François HOLLANDE et Jean-Marc AYRAULT sortant de l'Hotel de ville de Paris, une présence qui confirme sa nomination a Matignion annoncé quelques minutes plus tard par le secrétaire de l'Elysées ©AFP Une nomination qui intervient alors même que ce dernier avait subi quelques attaques mettant à jour une ancienne condamnation à six mois de prison avec sursis, en décembre 1997, pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public. Une condamnation dans laquelle sa "probité personnelle" n'a "jamais été mise en cause", selon l'intéressé.

Prochaine tache pour le premier ministre celle de la présentation de liste des ministres de son gouvernement qui devrait intervenir d'ici demain soir. La Seconde tache sera la bataille des législatives pour confirmer la victoire présidentielle de François Hollande. Une majorité loin d'être obtenue au vu à la fois de la présence de l'extrême gauche, mais aussi de la très forte présence de l'extrême droite susceptible d'être présente sur près de 300 circonscriptions et une centaine au second tour.

Une nomination à laquelle plusieurs élus de gauche ont salué sa nomination comme Martin MALVY qui a déclaré dans un communiqué « Quand un homme a transformé sa ville en quelques années, comme l'a fait Jean-Marc Ayrault à Nantes, ou présidé pendant plus d'une décennie l'un des deux principaux groupes parlementaires de la République, il a démontré sa capacité à conduire les affaires de la France. Jean-Marc Ayrault est un homme de conviction et un ami proche de François Hollande. Je lui fais confiance pour engager la France dans la voie du changement dont notre pays a besoin et lui apporte mon soutien »

Stéphane LAGOUTIÉRE

Le Gouvernement présente son bilan sur le handicap lors du dernier conseil des ministres

Rédigé le 3 Mai 2012

les ministres et le chef du gouvernement réunit en conseil des ministres a l'Elysée attendant l'arrivée du Chef de l'EtatComme un dernier appel avant de quitter le bateau, le gouvernement de François FILLON réuni a réuni son dernier conseil des ministres avant le deuxième tour des élections. Parmi les sujets, abordée la présentation du bilan de la politique du handicap. À cette occasion Roselyne BACHELOT et Marie MONTCHAMP ont présenté ce qu'elles ont estimé « un résultat positif et cela malgré un contexte difficile » de l'action du gouvernement. Un gouvernement qui se targue au final dans un contexte de crise économique, d'avoir fait vu les moyens progressé de près de 25 % entre 2007 et 2012, atteignant 40 Md € en 2012.

Mais le bilan reste mitigé aux yeux des associations, car au-delà de la promesse de la revalorisation de l'AAH sur cinq ans, bon nombre n'auront pas vu le jour ou parfois mise en danger comme l'accessibilité ou la création de place en hébergement. Une politique qui selon la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale et la secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale auront « été menée en étroites concertations avec les associations et les autres parties prenantes ». Une présentation d'un bilan qui lui revenu sur cinq axes principaux de cette politique de la scolarité, de l'insertion professionnelle, du pouvoir d'achat, de l'accessibilité et enfin l'accueil dans les structures.

Pour l'éducation Roselyne BACHELOT a souligné le renforcement de la scolarisation des enfants handicapés avec 214 600 enfants handicapés à la rentrée 2011 soit une hausse 38 % depuis 2007. Les ministres oubliant de soulignant que ces chiffres comprenant également des enfants parfois scolarisés que deux à quatre heures par semaine. Peut ont parlé d'intégration, la question reste ouverte. Reste que la précarité et le manque de formations des AVS n'aura pas trouvé de solution ou plutôt si celui de s'en remettre aux associations. La ministre soulignant aussi la progression selon elle du nombre d'étudiants handicapés pour atteindre aujourd'hui 11 000 dans l'enseignement supérieur. Chiffre qui semble correct, mais continue à être dérisoire sachant que 10% des élèves handicapés peuvent réellement y accéder.

Concernant l'insertion professionnelle, celles-ci sont revenues sur le nombre d'entreprises n'employant aucun travailleur handicapé qui aurait diminué de 93 % entre 2008 et 2010 et 49 % des entreprises dépassent déjà le taux d'emploi légal de 6 %. Des chiffres qui ne semblent pas correspondre à ceux de l'AGEFIPH. Oubliant de préciser la fonction publique et notamment d'État si elle fait mieux que le secteur privé son taux d'emploi a même régressé dans le dernier rapport de l'organisme en charge du dossier le FIPHFP. Pire, à elle seule progression du chômage de + 14 % en 2011 aura été une année noire et le premier semestre 2012 ne sera pas meilleurs + 5,7 % chez les travailleurs handicapés.

L'améliorer le niveau des ressources des personnes handicapées, grâce notamment à une revalorisation de 25 % du montant de l'allocation aux adultes handicapés, portant ainsi son montant à 776 € par mois fins 2012, soit 155 € de plus qu'en 2007 aura peut-être le seul moment positif et de vérités pour les deux ministres lors de cette présentation. Une revalorisation qui laisse malgré tout les personnes en dessous du seuil de pauvreté et progression des loyers, de l'énergie, des soins médicaux et de la part laissée à la charge des personnes handicapées souvent grosses consommatrices de produits de santé. Aura eu pour conséquence de donner d'une main, ce que l'on reprend de l'autre.

Concernant l'important dossier de l'accessibilité les ministres ont simplement précisé que l'objectif de la politique aura été maintenir un effort constant pour l'accessibilité, notamment des transports, des bâtiments, des services de communication, de la culture, du tourisme, des loisirs. Une version qui vraiment ne manque de courage alors que le gouvernement et les ministres successifs n'aura d'autre et quatre tentatives législatives d'instituer des dérogations à ces règles, dont deux censurées par le Conseil Constitutionnel. Auquel s'ajoute un réel manque de moyens financier notamment pour les petites communes.

Dernier point et non des moindres celui concernant la création de place en établissement ou service médico-social et les places avec le lancement en 2008 d'un plan pluriannuel visant à créer 51 400 places et la prise en compte des besoins spécifiques de chaque handicap (le plan autisme et le plan déficients visuels en 2008, le schéma handicap rare en 2009 et le plan handicap auditif en 2010). Des places qui comme l'avaient confirmé Valérie LETARD dans son rapport remis en mars dernier sur le bilan du plan autisme loin d'avoir réalisé. Des Français toujours condamné à partir e exil vers la Belgique.

Stéphane LAGOUTIERE