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Mylib met la campagne présidentielle et les programmes des candidats sur votre mobile!

Rédigé le 6 Avril 2012

Affiche de présentation du programme destiné a télécharger le programme des candidats a l’élection présidentielleViapresse, leader de la vente de presse en ligne, qui a lancé la bibliothèque numérique Mylib il y a quelques semaines, un service aurait séduit plus de 200 000 internautes. A l'approche des élections présidentielles, Viapresse se lance dans une initiative citoyenne en proposant tous les programmes des candidats en version numérique. Un service notamment intéressant pour les personnes non et malvoyante qui pourront y avoir accéder plus facilement.

Le numérique n'a pas été au centre des débats en vue de l'élection présidentielle. Pourtant, il joue un rôle majeur dans la société actuelle une situation que semble avoir comprit le groupe. En lançant Mylib, le groupe adapte la presse magazine aux nouveaux modes de lecture et permet au grand public de (re)découvrir l'offre sur leur ordinateur, smartphone ou tablette.

C'est dans cette même logique que celui-ci souhaite aider les citoyens français à accéder facilement à tous les programmes des candidats à la présidentielle. Le jour J approche à grands pas. Pour faire un choix parfaitement éclairé, il convient d'étudier le programme électoral de chaque candidat mais cette démarche peut être fastidieuse.

Grâce à Mylib, tous les programmes sont rassemblés dans la bibliothèque et peuvent donc être consultés sur PC, Mac, smartphones et tablettes. Ce service est bien évidemment gratuit. Il suffit, pour en profiter, de se rendre sur : www.mylib.com/presidentielles

En quelques clics, un compte Mylib sera crée et les programmes s'afficheront automatiquement dans la bibliothèque ! Mylib propose également une application sur iPad, permettant d'accéder aux publications sans connexion internet. Les titulaires de compte Mylib retrouveront sur l'application l'ensemble de leurs magazines et documents. Pour télécharger l'application sur iPad : Mylib pour iPad

Le gouvernement installe un comité de pilotage coordonner la politique du risque de la perte d’autonomie

Rédigé le 4 Avril 2012

La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne BACHELOT, a installé aujourd'hui le comité national de pilotage sur les parcours de santé des personnes une personne âgée en perte autonomie dans un fauteuil avec une aide soignante pour l'aider dans les gestes quotidiens. Photo d'illustration âgées en risque de perte d'autonomie. Ce comité a été placé sous la présidence de Dominique LIBAULT, conseiller d'État, à la demande de Xavier BERTRAND, ministre du  Travail, de l'Emploi et de la Santé. Un comité de pilotage qui sera composé de représentants des administrations, des opérateurs et des inspections de l'État en charge de ces sujets, des agences régionales de santé, de l'Assemblée des départements de France, ainsi que de tous les professionnels de santé et des fédérations représentatives des secteurs sanitaire, médico-social et social.

Le comité sera notamment chargé de la mise en oeuvre des recommandations formulées par le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie (HCAAM), qui propose la réalisation de projets pilotes permettant d'améliorer la prise en charge des personnes âgées. Il est, en effet, reconnu que l'insuffisance de coordination entre les différentes prises en charge sanitaire, sociale et médico-sociale, ainsi que le recours abusif à l'hospitalisation sont les causes de rupture dans le parcours de santé des personnes âgées. Cela peut être préjudiciable pour la qualité de la prise en charge des personnes âgées, et représente un surcoût annuel que le HCAAM évalue à 2 Md € par an.

Alors que 30 % de la richesse nationale sont consacrés aux politiques de protection sociale, garantir une prise en charge de qualité de nos aînés, ainsi que la bonne utilisation des deniers publics, est une obligation. Ce comité national de pilotage dispose de cinq ans pour définir les modalités de la prise en charge de demain. Dès 2012, les premiers projets pilotes pourront être lancés.

La Rédaction

FRANÇOIS HOLANDE se prononce pour un vrai métier d’accompagnant de vie scolaire

Rédigé le 2 Avril 2012

Sophie CLUZEL et Patrice FONDIN, présidente et vice-président de la FNASEPH (fédération de familles pour le droit des jeunes handicapés à grandir en société) ont rencontré ce jeudi 29 mars l'équipe de campagne de François Hollande. Un entretien qui s'inscrivait dans l'action engagée par la FNASEPH pour interroger les candidats à une jeune femme au coté d'un enfant dans un classe parisienne au titre de l'accompagnement de vie scolaire un accompagnant de vie scolaire dans une classe parisienne la présidentielle sur les propositions contenues dans la plate-forme élaborée le 25 janvier par la Fédération sur le parcours de formation des jeunes handicapés.

La FNASEPH note avec satisfaction un certain nombre d'engagements très positifs et une volonté de concertation. Elle attend cependant d'autres réponses concrètes dans les semaines à venir sur son programme de propositions. Parmi ces engagements elle note à la fois les formations enseignantes à l'accueil des jeunes handicapés dès le début de leur carrière, au sein des Écoles Supérieures de Professorat de l'Éducation des Universités qui viendrait remplaçait les IUFM actuellement en place. Un « module » de formation au Handicap obligatoire, inscrit dans le cahier des charges et repris dans un nouveau référentiel métier des enseignants.

Deux points, La recherche dédiée au Handicap et à l'Éducation sera redynamisée. Un peu léger sans aucune autre précision notamment chiffrée.

Enfin, sur la question sûrement la plus essentielle celle AVS, le candidat François HOLLANDE annonce la création d'un véritable métier d'accompagnant de jeunes handicapés qui se fera dans un cadre statutaire spécifique qui lui reste à déterminer et d'une formation avant sa prise de fonction. Un objectif prioritaire et une mise en place aussi rapide que possible soulignent le communiqué de la FNASEPH. Cette dernière qui précise l'engagement pour la rentrée scolaire 2012 est de tendre vers un seul statut d'accompagnant, en transformant les emplois aidés d'AVS actuel vers des emplois d'Assistants Éducation Auxiliaires de Vie scolaire individuels. Il pourrait répondre aux besoins dans les différents temps de vie de l'enfant et du jeune qui trouveraient ainsi leur place dans la réforme des rythmes scolaires, dans logique transversale de l'Agenda 22.

La FNASEPH qui fait savoir que le candidat a également lors de cet échange fait savoir qu'il souhaiter que l'AGEFIPH revienne sur sa décision de ne plus financer l'accompagnement vers l'emploi des étudiants handicapés. Enfin plus généralement, le handicap serait inclus dans un nouvel axe de décentralisation, contractualisé avec l'État, les collectivités territoriales et les associations. Celles-ci seraient mieux reconnues et associées en tant que corps intermédiaire expert.

La fédération de familles pour le droit des jeunes handicapés à grandir en société qui attend désormais d'autres réponses concrète sur ses propositions et en particulier des engagements fermes sur le devenir des AVS. Elle prend acte, en revanche, d'une volonté de concertation et se félicite de proposition de la promesse de création dans un avenir proche d'un véritable métier d'accompagnement.

La Rédaction

A.A.H en progression de 2.2% mais toujours largement inférieur au seuil de pauvreté européenne

Rédigé le 2 Avril 2012

Allocation adulte handicape 2012 image représentant un homme amputé jouant a la marelleNicolas Sarkozy avait promis de la revaloriser de 25 % pendant la durée de son quinquennat. L'Allocation adulte handicapée augmentera de 2,2 % au 1er avril pour atteindre « 759,98 € par mois contre 743,62 € actuellement » a annoncé jeudi le ministère des Solidarités. « Une deuxième revalorisation de 2,19 % interviendra le 1er
septembre », a-t-il ajouté. L'allocation s'élèvera alors à 776,59 €, soit 155,32 € de plus qu'en 2007. Près de 915.000 personnes sont concernées. Après cette double hausse, l'allocation adulte handicapée aura été revalorisée de 25 % en cinq ans. Bien maigre consolation pour un revenu qui reste encore largement inférieur au seuil de pauvreté.

Les autres augmentations annuelles

Autre hausse programmée au 1er avril : celle des prestations familiales, dont font partie les allocations familiales, les aides à la garde d'enfants et l'allocation de rentrée scolaire. Elles augmenteront de 1 % seulement. L'an dernier, le gouvernement, avait remis la revalorisation du 1er janvier au 1er avril afin de faire 130 M€ d'économies. Des prestations qui ne sont désormais plus revalorisées en fonction de l'inflation, mais de la croissance. Objectif? Réaliser des économies de 400 M€ pour 2012 et 500 M€ pour 2013.

Le minimum vieillesse gagne 4,7 % et est porté à 777,16 euros par mois pour une personne seule et à 1 237 € pour un couple. Les pensions de retraite du régime général progressent de 2,1 % . « Cette revalorisation permet de garantir totalement le pouvoir d'achat des retraités », selon Xavier Bertrand, ministre des Solidarités, et François Baroin, ministre de l'Économie. Celle-ci tient compte de l'inflation prévue en 2012 (1,8 %) et de l'inflation constatée fin 2011 (+2,1 %). Il y a quelques jours, les régimes de retraite complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés) ont eux aussi tenu compte de l'inflation et ont augmenté les pensions de 2,3 %.

Des associations qui rappellent le seuil de pauvreté

Si le mouvement Handi-Pop de l'UMP dirigé par Frédéric Bouscarle,se félicite et rappel que le chef de l'État a tenu ses engagements de 2007, ce que personne ne conteste sur point. Ce dernier que « Cette augmentation démontre la volonté affichée par le Président de la République d'être à l'écoute des difficultés que rencontrent l'ensemble des concitoyens en situation de handicap, ceci afin de mettre en œuvre des politiques publiques justes et efficaces ».

Des associations comme le collectif d'entente ou la FNATH regrette et rappelle la vérité de la situation celle d'un revenu toujours situé en dessous du seuil de pauvreté. Deux organes représentatifs qui regrettent également que les pensions d'invalidité, les rentes d'accidents du travail et des maladies professionnelles ou de vieillesse n'aient pas été revalorisées de la même manière. Sans oublier le problème de la prise en compte des ressources du conjoint pour le calcul de l'AAH, qui empêche de nombreuses personnes handicapées d'y avoir droit et les places dans une situation de dépendance financière. Un comité d'entente qui a envoyé une série de questions au candidat dont notamment « Êtes-vous favorable à la création d'un revenu d'existence pour les personnes ne pouvant pas travailler en raison de leur handicap, leur maladie ou leur âge, en sortant de la logique des minima sociaux ? ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

 

Handicap, santé au travail toujours absente du débat des présidentielles

Rédigé le 30 Mars 2012

À J-25 du premier tour de l'élection, force est de constater que non seulement les personnes en situation de handicap n'auront pas eu le droit des cités les émissions organisé par TF1 ou France 2 ces dernières semaines, mais que les questions sont elle quasiment absente du débat politique des candidats. Un constat que dresse aussi
Une citoyen en situation de handicap moteur en passe de voté lors des élection en 2009 a ToulouseUne citoyen en situation de handicap moteur en passe de voté lors des élection en 2009 a Toulousele Secrétaire général de la FNATH Arnaud de BROCA.

Arnaud de Broca, secrétaire général l'association des victimes d'accident de la vie, regrette que les candidats à la présidentielle se focalisent sur l'emploi, mais pas sur la souffrance des salariés. Le vote ouvrier est très courtisé, mais mal courtisé. Évidemment, l'emploi constitue un sujet prioritaire. Mais, pour convaincre, les candidats devront faire plus que de courir les uns après les autres, avec des repreneurs différents, au chevet des entreprises en difficultés, choisissant celles sur lesquelles les salariés ont réussi à attirer les projecteurs médiatiques.

En revanche, de véritables prises de positions sur l'amélioration des conditions de travail, sur le « travailler mieux » en opposition au « travailler plus » d'il y a cinq ans, parleraient aux Français, qui, pour nombre d'entre eux, ont arrêté de croire que « le travail, c'est la santé!». Produire français, c'est bien, mais produire en bonne santé, c'est mieux! C'est toute l'action que mène la FNATH à interpeller les candidats sur cette thématique.

Il est ainsi étonnant de constater que la question de la santé au travail passe au travers des mailles des sujets retenus par les candidats et leurs équipes de campagne ? Sans doute, parce que nos politiques imaginent qu'en période de crise économique, ceux qui travaillent sont prêts, pour éviter le chômage et les risques d'exclusion sociale qui en découlent, à accepter, sans broncher, la pénibilité de leur travail.

La santé au travail n'est pas un sujet médiatique

Les suicides sur les lieux de travail qui occupent à espace régulier les médias ne constitueraient que des épiphénomènes, qui ne mériteraient pas des réponses politiques. Et la santé au travail n'est pas un sujet médiatique: difficile de fournir des images sur cette question ou des propositions emblématiques, à l'image de la taxation des hauts revenus. Pour toutes ces raisons, la santé au travail ne constitue pas un sujet de campagne, contrairement à d'autres, par exemple, la polémique qui dure et perdure sur la viande halal, et qui n'intéresse finalement que très peu d'électeurs.

En période de crise économique, la souffrance au travail a tendance à être minorée alors que paradoxalement, elle s'amplifie avec les tensions du marché de l'emploi: peur, de perdre son emploi, précarité, manque d'autonomie et de perspective, obsession de la rentabilité, stress et harcèlement... Le mal-être au travail se développe et les maladies professionnelles explosent. Dans le domaine de la prévention, les propositions pourraient être multiples sur le rôle des médecins du travail, le rôle des inspecteurs du travail, l'exposition des travailleurs à des produits cancérigènes, etc.

La santé au travail est un thème porteur pour convaincre des millions d'électeurs

Le travail tue, blesse, use et mutile, physiquement ou moralement. Les ouvriers le vivent, mais les candidats semblent l'ignorer. Les uns cherchent une idée par jour pour alimenter cette campagne, les autres prônent le « produire français », qui ne peut s'entendre sans une réflexion sur l'amélioration des conditions de travail, sauf à n'avoir qu'une vision partielle du sujet. Alors ne désespérons pas, peut-être que dans les semaines qui nous séparent de l'élection, les candidats se rendront compte que la santé au travail est un thème porteur pour s'adresser et convaincre des millions d'électeurs.

« Handicapés, mais électeurs! »

Quelques jours auparavant Arnaud de BROCA avait dans une contribution publiée le 26 mars dernier sur internet intitulé « Handicapé, mais électeurs! » le secrétaire générale considéré que « La campagne électorale fait jusqu'à présent l'impasse sur 10 millions de Français... Les enjeux d'une prise de parole des candidats sur le sujet ne sont pas minces, pas uniquement du fait du nombre de personnes concernées. En effet, le prochain quinquennat verra arriver à son terme une échéance particulièrement attendue par les personnes handicapées, quel que soit leur handicap.»

Une situation qui semble se confirmer où seul le combat de chefs entre François HOLLANDE et Nicolas SARKOZY dirige le débat politique. Laissant de côté les réelles questions préoccupant les Français comme l'emploi, le chômage, le pouvoir d'achat, mais aussi la santé ou la politique sociale ou la dépendance sont-elles écartées au profit de question sécuritaire, d'économie, ou de futilité comme la polémique autour de la viande.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Le Comité d’Entente soumet 25 questions aux candidats à l’élection présidentielle

Rédigé le 28 Mars 2012

Marianne symbole de la république en fauteuil©apfSi depuis trois mois plusieurs associations ont déjà adressé voire comme la FNATH où l'UNAPEI fait connaître les réponses des candidats qu'elles avaient reçues. Il s'agit pour le comité d'entente des associations représentatives des personnes handicapées et de Parents d'Enfants handicapés d'appréhender les points sur lesquels sont d'accord les différentes associations. Le comité qui fêtera ses 10 ans d'existence en 2013 a envoyé un courrier aux dix candidats à l'élection présidentielle afin de les interpeller sur les préoccupations quotidiennes des personnes en situation de handicap et de leurs familles.

Un communiqué qui précise qui souligne à la fois les nombreuses attentes des personnes en situation de handicap, mais également celle des nombreuses discriminations ou exclusions dont ils font encore l'objet. Une vérité que malgré des films comme les intouchables ou dernièrement Hasta la Vista n'aura pas effacée...

Les attentes des personnes en situation de handicap pour le prochain quinquennat sont fortes, tant ces personnes restent confrontées dans leur quotidien à des discriminations ou à l'exclusion. Dans la perspective des échéances électorales, le Comité d'entente interpelle et souhaite rencontrer les candidats à l'élection présidentielle, afin de débattre de la situation des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Pour servir de base de réflexion et pour préparer ce débat, le Comité d'entente a soumis à chaque candidat 25 questions portant sur diverses thématiques relatives à la vie des personnes en situation de handicap.

Le Comité d'entente souhaite également rappeler aux candidats la nécessité de rendre le processus électoral accessible aux personnes en situation de handicap. Représentant près de 10 millions d'électeurs, les personnes en situation de handicap et leurs familles souhaitent pouvoir participer pleinement à cette campagne et pouvoir voter, le jour du scrutin, dans des bureaux de vote rendus accessibles à tous les types de handicaps.

La Rédaction

Après 18 mois d’attente et en catimini Nora BORRA présente son plan greffe 2012-2016

Rédigé le 26 Mars 2012

Annoncé le 22 juin dernier lors, 11e journée nationale de réflexion sur le don D'organes et la greffe et en chantier depuis 2010, celui-ci devrait enfin voir le jour. C'est à
l'occasion de la 7e semaine nationale pour le don de moelle osseuse que la secrétaire d'État à la santé, Nora BERRA, a déclaré la mise en place d'un « Plan greffe 2012-Des chirurgiens réalisant une greffe d'organe (illustration)Des chirurgiens réalisant une greffe d'organe (illustration)2016 », dont l'enjeu essentiel reste la progression du nombre de greffes en France. Le nouveau dispositif envisagé était issu de la collaboration de la Direction générale de la santé (DGS), la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) et de l'Agence de la biomédecine.

L'ambition affichée est de « favoriser le développement des greffes de rein à partir de donneurs vivants », mais aussi « d'augmenter le nombre et la qualité » des dons de moelle osseuse réalisés à partir de donneurs vivants pour soigner généralement des leucémies et lymphomes

Selon une enquête effectuée en février 2011 par Opinion Way pour la Fondation Greffe de vie, si les 3/4 des Français se disent prêts à donner leurs organes après leur mort, 40 % d'entre eux pensent que la possession d'une carte de donneur suffit à faire connaître leur volonté. Or cette carte reste indicative et n'a pas de valeur légale. Les médecins interrogent toujours la famille pour confirmer le consentement au don. Incertains de la volonté du défunt, les proches refusent fréquemment le prélèvement.

La loi de bioéthique, a été adoptée définitivement juin 2011, a permis un certain nombre d'améliorations notamment dans la pratique du don croisé d'organes afin d'étendre les possibilités de don de rein entre vivants. Le don D'organes entre vivants est également élargi, au-delà de la famille proche.

Augmenter le nombre de greffes avec des donneurs décédés

2012.03.26.les-differentes-greffes-possiblesUne autre volonté mise en avant par la secrétaire d'État à la santé est d'« augmenter le nombre de greffes d'organes et de tissus à partir de donneurs décédés » avec comme objectif global de « passer de 4 708 greffes en 2010 (dont 300 à partir de donneurs vivants) à 5 700 en 2015 ». Pour 15 613 malades en attente d'une greffe en 2010.

Une autre mesure prônée par Nora Berra est d'« améliorer le suivi à long terme des patients greffés et des donneurs vivants ». C'est l'Agence de la biomédecine, l'organisme public chargé d'organiser et d'encadrer les prélèvements et les dons de greffons, qui sera par ailleurs chargé de la mise en œuvre de ce plan.

Dans ce contexte, « il est prévu de renforcer les moyens » de cette agence, indique-t-on au ministère, sans préciser la nature des moyens supplémentaires alloués pour atteindre les objectifs fixés dans ce plan. La directrice de l'association des malades du rein Renaloo, Yvanie CAILLE, critique la « discrétion » qui entoure le lancement de ce plan, en chantier depuis 2010, et l'absence « d'information sur les moyens dédiés ».

Stéphane LAGOUTIÉRE