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La France choisit la gauche et François HOLLANDE dans une idée de changement

Rédigé le 7 Mai 2012
Au centre de la scène situé place de la bastille et devant 30 000 a 50 000 personnes réunis, François HOLLANDE le 7 mai 00H30 avec lui sur la scène les dirigeant du Partis Socialiste © Philippe Grangeaud/PS

Après un message à tulle et une remontée triomphante vers la bastille en fin de soirée, le nouveau président élu François HOLLANDE est devenu le 7e président de la Ve république. Un homme qui a annonçait travailler dès aujourd'hui sur la composition de son nouveau gouvernement et qui manifestement ne devrait pas bénéficier de ce « traditionnel état de grâce » d'une durée d'environ 100 jours. François HOLLANDE qui devient le premier président de gauche depuis François Mitterrand (1981-1995).

Un mandat qu'il obtient après été le "poulain" de Lionel JOSPIN et avoir été pendant onze ans chef du Parti socialiste, maire de Tulle, député et l'actuel président du conseil général de Corrèze, mais n'aura jamais exercé de fonction ministérielle.

Investis officiellement le 15 mai prochain et présidé son premier conseil des ministres le 16 mai. Le président élu qui fera néanmoins une première apparition à une cérémonie officielle en tant que les cérémonies du 8 mai commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale, au côté du chef de l'État Nicolas SARKOZY. François qui regroupe actuellement les ténors du parti socialiste avait fait comprendre la semaine dernière qu'il avait une idée sur le nom du candidat possible à Matignon. Deux noms qui seraient soit Jean-Marc Ayrault actuel maire de Nantes ou la patronne du Parti socialiste Martine Aubry Maire de Lille et fille de Jacques DELORS sont donnés tous deux favoris pour diriger son premier gouvernement.

« Justice et Jeunesse seront les deux points ou je demande à juger »

Le Président élu qui aura adressé son premier discours à 21 h 30 sur la place de la cathédrale à Tulle en Corrèze, devant une foule compacte d'environ 20 000 personnes. François HOLLANDE qui commencera ce message en affirmant « Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction ». Remerciant le président sortant, « à ce titre j'adresse un salut républicain à Nicolas Sarkozy qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect ». Insistant sur l'importance du rassemblement celui-ci précise que « Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens, c'en est fini ».

François Hollande qui n'hésitera pas à faire comprendre la difficulté de la tache et comme pour vouloir éviter un lendemain de fête qui sera nécessairement difficile. Crise économique et rigueur et situation européenne ne pourront être sous sa seule décision. « C'est de rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune pour relever les défis qui nous attendent, et ils sont nombreux et ils sont lourds : le redressement d'abord de notre production pour sortir notre pays de la crise, la réduction de nos déficits pour maîtriser la dette, la préservation de notre modèle social pour assurer à tous le même accès aux services publics » souligne son intervention.

Parlant de ses priorités comme l'Éducation, la transition écologique ou la politique de l'emploi, ce dernier avant de dire au revoir aux Corréziens demandera, « Je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix, chacune de mes décisions se fondera sur ces seuls critères : est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse ? »

Une cohabitation reste possible

Elle serait manifestement un réel échec pour la gauche, une situation qui l'empêcherait alors de mettre en place les projets politiques du parti socialiste. Une possibilité à prendre au sérieux au vu de l'écart très serré entre les deux hommes. Une victoire essentielle pour cette équipe qui ira à la bataille des élections législatives des 10 et 17 juin pour « confirmer » la victoire de François Hollande. La droite, de son côté, mit en garde des 20 h sur les plateaux sur l'importance concentration excessive du pouvoir entre les mains des socialistes. La France est régie par un système présidentiel à forte composante parlementaire, dans lequel le chef de l'État doit disposer d'une majorité à l'Assemblée nationale pour pouvoir gouverner. Dans le cas contraire, c'est le premier ministre qui est le personnage clé de l'exécutif. La France qui aura connu deux cohabitations une sous le mandat de François MITTERRAND, puis sous le second mandat de Jacques CHIRAC avec comme premier ministre Lionel JOSPIN.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Le Gouvernement présente son bilan sur le handicap lors du dernier conseil des ministres

Rédigé le 3 Mai 2012

les ministres et le chef du gouvernement réunit en conseil des ministres a l'Elysée attendant l'arrivée du Chef de l'EtatComme un dernier appel avant de quitter le bateau, le gouvernement de François FILLON réuni a réuni son dernier conseil des ministres avant le deuxième tour des élections. Parmi les sujets, abordée la présentation du bilan de la politique du handicap. À cette occasion Roselyne BACHELOT et Marie MONTCHAMP ont présenté ce qu'elles ont estimé « un résultat positif et cela malgré un contexte difficile » de l'action du gouvernement. Un gouvernement qui se targue au final dans un contexte de crise économique, d'avoir fait vu les moyens progressé de près de 25 % entre 2007 et 2012, atteignant 40 Md € en 2012.

Mais le bilan reste mitigé aux yeux des associations, car au-delà de la promesse de la revalorisation de l'AAH sur cinq ans, bon nombre n'auront pas vu le jour ou parfois mise en danger comme l'accessibilité ou la création de place en hébergement. Une politique qui selon la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale et la secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale auront « été menée en étroites concertations avec les associations et les autres parties prenantes ». Une présentation d'un bilan qui lui revenu sur cinq axes principaux de cette politique de la scolarité, de l'insertion professionnelle, du pouvoir d'achat, de l'accessibilité et enfin l'accueil dans les structures.

Pour l'éducation Roselyne BACHELOT a souligné le renforcement de la scolarisation des enfants handicapés avec 214 600 enfants handicapés à la rentrée 2011 soit une hausse 38 % depuis 2007. Les ministres oubliant de soulignant que ces chiffres comprenant également des enfants parfois scolarisés que deux à quatre heures par semaine. Peut ont parlé d'intégration, la question reste ouverte. Reste que la précarité et le manque de formations des AVS n'aura pas trouvé de solution ou plutôt si celui de s'en remettre aux associations. La ministre soulignant aussi la progression selon elle du nombre d'étudiants handicapés pour atteindre aujourd'hui 11 000 dans l'enseignement supérieur. Chiffre qui semble correct, mais continue à être dérisoire sachant que 10% des élèves handicapés peuvent réellement y accéder.

Concernant l'insertion professionnelle, celles-ci sont revenues sur le nombre d'entreprises n'employant aucun travailleur handicapé qui aurait diminué de 93 % entre 2008 et 2010 et 49 % des entreprises dépassent déjà le taux d'emploi légal de 6 %. Des chiffres qui ne semblent pas correspondre à ceux de l'AGEFIPH. Oubliant de préciser la fonction publique et notamment d'État si elle fait mieux que le secteur privé son taux d'emploi a même régressé dans le dernier rapport de l'organisme en charge du dossier le FIPHFP. Pire, à elle seule progression du chômage de + 14 % en 2011 aura été une année noire et le premier semestre 2012 ne sera pas meilleurs + 5,7 % chez les travailleurs handicapés.

L'améliorer le niveau des ressources des personnes handicapées, grâce notamment à une revalorisation de 25 % du montant de l'allocation aux adultes handicapés, portant ainsi son montant à 776 € par mois fins 2012, soit 155 € de plus qu'en 2007 aura peut-être le seul moment positif et de vérités pour les deux ministres lors de cette présentation. Une revalorisation qui laisse malgré tout les personnes en dessous du seuil de pauvreté et progression des loyers, de l'énergie, des soins médicaux et de la part laissée à la charge des personnes handicapées souvent grosses consommatrices de produits de santé. Aura eu pour conséquence de donner d'une main, ce que l'on reprend de l'autre.

Concernant l'important dossier de l'accessibilité les ministres ont simplement précisé que l'objectif de la politique aura été maintenir un effort constant pour l'accessibilité, notamment des transports, des bâtiments, des services de communication, de la culture, du tourisme, des loisirs. Une version qui vraiment ne manque de courage alors que le gouvernement et les ministres successifs n'aura d'autre et quatre tentatives législatives d'instituer des dérogations à ces règles, dont deux censurées par le Conseil Constitutionnel. Auquel s'ajoute un réel manque de moyens financier notamment pour les petites communes.

Dernier point et non des moindres celui concernant la création de place en établissement ou service médico-social et les places avec le lancement en 2008 d'un plan pluriannuel visant à créer 51 400 places et la prise en compte des besoins spécifiques de chaque handicap (le plan autisme et le plan déficients visuels en 2008, le schéma handicap rare en 2009 et le plan handicap auditif en 2010). Des places qui comme l'avaient confirmé Valérie LETARD dans son rapport remis en mars dernier sur le bilan du plan autisme loin d'avoir réalisé. Des Français toujours condamné à partir e exil vers la Belgique.

Stéphane LAGOUTIERE

400 000 citoyens handicapés mentaux iront voter sans des engagements accessibles des candidats

Rédigé le 2 Mai 2012

Un jeune garçon déficience mental tenant dans ma main sa carte d’électeur qu'il montre avec fierté !©unapei Derniers français à avoir conquis le droit de vote en 2007, les personnes handicapées mentales iront voter sans connaître les engagements des deux candidats à leur égard. Tels et le constat que dresse l'UNAPEI dans son communiqué. Depuis décembre 2011, l'UNAPEI n'a eu de cesse d'interpellé les candidats à l'élection présidentielle pour qu'ils se rendent accessibles aux personnes handicapées mentales en enregistrant une vidéo exposant leurs engagements avec des mots simples.

Support le plus adapté aux difficultés liées de la déficience intellectuelle. Aujourd'hui, à quelques heures du débat présidentiel l'UNAPEI attend toujours les vidéos des deux candidats au second tour. Bien qu'ayant reçu des réponses écrites de Jean‐Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont Aignan, François Hollande et Nicolas Sarkozy, à ce jour, seule Marine le Pen s'adresse en vidéo aux personnes handicapées mentales.

Le 6 mai, ce sont donc 400 000 citoyens handicapés mentaux qui iront voter avec amertume, sans connaître l'engagement du futur Président de la République à leur égard. Être citoyen, c'est être reconnu comme membre à part entière de la société. C'est pouvoir prendre part à la vie collective en accédant aux mêmes droits et en exerçant les mêmes devoirs que les autres. La conquête du droit de vote des personnes handicapées mentales sous tutelle a été le résultat d'un long combat. Si elles ne peuvent pas l'exercer en toute connaissance de cause, c'est le leur confisquer. Le thème central du 52e Congrès de l'UNAPEI, qui se tiendra du jeudi 31 mai au samedi 2 juin 2012 à St-Brieuc, est la citoyenneté des personnes handicapées mentales. L'UNAPEI exprimera son amère déception aux 1200 congressistes attendus.

Espérons que nos députés auront un peu plus de considérations pour les électeurs qui sont dans leur circonscription et qui devront comprendre une nouvelle fois l'importance de ce vote et du projet que le député souhaite défendre pour sa circonscription, mais aussi la politique qu'il défendra au niveau national.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Les engagements des deux candidats sur le parcours de formation des jeunes handicapés

Rédigé le 27 Avril 2012

affiches hollande sarkozy ou le visage déchiré des deux candidat apparaît sur panneau d'affichageÀ l'issue du « Grenelle du parcours scolaire social et formation professionnelle des jeunes handicapés » organisé le 25 janvier 2012, la FNASEPH* avait publié une plate-forme de propositions sur le parcours de formation des jeunes handicapés. Afin de connaître publiquement leurs engagements sur les trois questions, concernant la formation des enseignants, l'accompagnement scolaire par les AVS, l'accompagnement dans tous les temps de vie de l'enfant. Sophie Cluzel, présidente de la FNASEPH, après avoir été reçu par les équipes des deux candidats voici les réponses obtenues. Mais des réponses n'apportent pas grand-chose de nouveau par rapport au premier tour...

La formation des enseignants

François HOLLANDE tient à souligner que les enseignants seront formés à l'accueil des jeunes handicapés dès le début de leur carrière, au sein des nouvelles ''écoles supérieures de professorat de l'éducation des universités ". Ce module de formation au handicap sera obligatoire, inscrit dans le cahier des charges des écoles et repris dans un nouveau référentiel métier des enseignants.

Nicolas SARKOZY rappel que des modules de formation à distance et en ligne seront disponibles dès la rentrée 2012, afin que tout enseignant qui accueille un élève handicapé dans sa classe puisse rapidement prendre connaissance de ses besoins spécifiques et des adaptations pédagogiques nécessaires. Par ailleurs, des formations destinées aux professeurs spécialisés seront organisées.

L'accompagnement scolaire par les AVS

François HOLLANDE rappelle l'importance qu'il confère au dossier éducation en affirmant qu'un véritable métier d'accompagnant de jeunes handicapés sera créé, dans un cadre statutaire spécifique à déterminer. Le personnel recevra une formation avant sa prise de poste. Le candidat s'engage à co-construire et contractualiser le référentiel de formation avec les associations et en particulier avec la FNASEPH. L'engagement pris pour la rentrée scolaire 2012 est de faire évoluer l'existant pour aller vers un seul statut d'accompagnant, en transformant les emplois aidés d'AVS4 actuels en emplois d'« Assistants éducation auxiliaires de vie scolaire individuels ». Ce nouveau statut devrait permettre de répondre aux besoins correspondant aux différents temps de vie de l'enfant et de l'adolescent, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, selon la logique transversale de l'Agenda 225. Une partie des 60 000 emplois créés dans l'Éducation sera consacrée à l'accompagnement scolaire des jeunes handicapés.

Nicolas SARKOZY confirme qu'il compte transformer les contrats aidés des transformés progressivement remplacés par des assistants de scolarisation, mieux formés, mieux rémunérés et bénéficiant de contrats de six ans avec des perspectives de carrière. D'ici 2013, 7 200 assistants de scolarisation seront recrutés. Tous auront reçu 60 heures de formation. La rédaction du récent décret sur le sujet a suscité des réserves. C'est surtout une question de forme. Certaines formulations pourront être revues, afin de lever toute ambiguïté sur les intentions de l'État. L'objectif demeure d'apporter un accompagnement individuel à l'enfant handicapé. Le candidat s'engage à faire aboutir la réflexion pour l'établissement d'un référentiel de formation des AVS. Un partenariat stable et fructueux entre les associations et les établissements scolaires sera mis en place et le métier d'«accompagnant de vie scolaire et sociale » sera défini avec tous les acteurs concernés.

L'accompagnement dans tous les temps de vie de l'enfant

Sur cette troisième question est dernière questions François HOLLANDE Il faut rappelle-t-il un seul statut d'accompagnant individuel pour tous les temps de vie. La continuité d'accompagnement sur tous les temps de vie de l'enfant handicapé mérite un métier qui puisse s'exercer pleinement, sur tous les lieux de vie, si nécessaire. Nous nous appuierons sur l'expertise des associations, que nous souhaitons valoriser pleinement.

Nicolas SARKOZY de son côté confirme que dans tous les départements, des services d'accompagnement scolaire, social et professionnel seront créés qui permettront de décloisonner l'accompagnement des enfants entre l'école et ses autres lieux de vie, ainsi que celui des étudiants ou des jeunes adultes entre universités ou lieu de travail, et lieu de vie. Nous nous appuierons pour cela sur les expériences concluantes réalisées dans certains départements.

La Rédaction

* Fédération Nationale des Associations au Service des Élèves Handicapés.


 

L’APAJH et son Président Jean-Louis GARCIA refuse la réponse de Marie Le Pen a son pacte Handicap

Rédigé le 20 Avril 2012

Faut-il voir la une erreur involontaire ou une volonté manifeste la question est posée. Une affaire qui débute par l'association APAJH et son président Jean-Louis GARCIA, « aux principaux candidats à la présidentielle » son pacte Handicap. Selon Marie-Christine ARNAUTU en charge du handicap au FN celle-ci s'étonne de l'absence des Marine le Pen, candidate à l’élection présidentielle, entouré des photographes le Jeudi 26 janvier à 14h30, a reçu Monsieur Jean-Marie BARBIER, Président de l’Association des Paralysés de France (APF), afin de signer le PACTE APF 2012 ©front nationalMarine le Pen, candidate à l’élection présidentielle,...
réponses fournit par Marine le Pen. Une situation dénoncé toujours selon le Front nationale par des « adhérents de l'APAJH s'étonnent auprès de nous de ne pas avoir lu dans cette lettre les engagements de Marine Le Pen à leur égard ».

Une situation difficile a comprendre pour le Front nationale qui aurait sollicité M. Garcia, par courriel et par téléphone, afin que Marine Le Pen puisse faire part de son projet présidentiel en faveur du handicap. 

Pour, Marie-Christine ARNAUTU le président de l'APAJH aura laissé son sens de la démocratie franchir les barrières de l'opinion personnelle partisane. Ce dernière affirmant que le front nationale reprendra alors a son compte la phrase de conclusion du Pacte Handicap 2012 de l'APAHJ : « Une société progresse à mesure qu'elle laisse sa place à chacun .Refuser l'accès aux droits à certains, c'est l'interdire à tous ». Nous ajouterons précise Marie-Christine ARNAUTU « refuser l'accès au droit à l'information démocratique à certains, c'est l'interdire à tous : nos compatriotes handicapés apprécieront.

De son coté le Président Jean-Louis GARCIA que nous avons contacté a pour l'instant refusé de répondre

Le front nationale qui rappel que toutes les informations concernant la politiques pour les personnes en situation de handicap et pour leur familles sont disponible projet présidentiel au handicap

La Rédaction

Candidat a la présidentielle : de l’ignorance totale aux promesses quel sera le gagnant

Rédigé le 20 Avril 2012

les principaux candidats de haut en bat Eva JOLY, Jean-Luc MELANCHON, Marine Le PEN, François BAYROU, François HOLLANDE et Nicolas SARKOZY avec en fond le drapeau français Surtout pas d'illusion à J-2 du premier tour ! Car tant au niveau des primaires socialistes où nous aurions pu espérer un véritable lieu de discussion, à celle de la campagne présidentielle et de ces dix candidats le handicap, la santé ou même la dépendance aura été les grands perdants et absents de ce rendez-vous électoral. Non les campagnes se suivent, mais ne se ressemblent pas... Déception aussi pour les associations pour lesquels les candidats ont parfois répondu tels la FNATH ou l'APF, l'APAJH... ignorant totalement ou partiellement toutes les autres comme l'UNAPEI ou le CISS, des réponses que vous pouvez retrouver sur les sites des associations.

Des candidats, qui ont hormis quelques déplacements médiatiques comme François HOLLANDE au café des sourds à Paris, n'auraient pas été connus si les médias spécialisés ne c'était fait écho. Car si personne ne conteste la crise et ses effets et l'obligation de rembourser ses dettes, l'économie ne doit-elle pas être au service de l'homme et non pas l'inverse ? Sa réduction ne peut ni être fait sur une économie contre les plus faibles, ni sur ce qui peut mettre en danger une politique d'inclusion sociétale de notre société que sont l'accessibilité, la dépendance, la santé, l'éducation ou l'accès a l'emploi.

Alors à deux jours d'un premier tour de scrutin vous êtes désormais confronté à un choix difficile entre illusion et réalité, dont chacun des candidats qui entendent être à lui seul la solution miracle pour la France de demain. Petit tour d'horizon sur les quatre grands thèmes qui intéresse les personnes en situation de handicap ou a leurs proches : Accessibilité, Éducation, Emploi, Pouvoir d'achat

Accessibilité... Un grand chantier ! 

Certes les améliorations avancent faiblement, mais la prise des consciences des communes, départements, régions a commencé, celle-ci est souvent réduite par un manque de coordination dans les décisions et dans le fait que l'accessibilité ne concerne pas uniquement la personne en fauteuil, mais le handicap visuel, auditif, mental et un non voyant dans une gare équipe d'une canne bien sûr les pertes d'autonomie liée à la vieillesse. Pour les six principaux candidats celle-ci relèves à nouveau beaucoup trop flou et dont les permanences politiques n'étaient pas d'ailleurs pas tout accessible. Force a constaté qu'à 30 mois de l'échéance ne sera pas rempli alors que le dernier rapport d'étape que moins de 15 % des bâtiments concernés ont été rendu accessibles.

Alors que le candidat Nicolas SARKOZY promet essentiellement de ne pas accorder de dérogation à l'obligation de rendre accessible aux personnes handicapées les bâtiments recevant du public d'ici 2015. François HOLLANDE veut créer une « agence de l'accessibilité des bâtiments ». Il s'engage à faire « un état des lieux national de l'avancement des travaux » pour « identifier les domaines, qui nécessitent l'effort de rattrapage le plus important » et à mettre « à disposition des collectivités territoriales des outils communs ». François Hollande qui compte également garantir un « volet handicap » dans chaque loi des politiques publiques.

De son côté François BAYROU se réduit à proposer, « établir une cartographie, une planification et un agenda afin que tous les édifices publics soient accessibles dans le délai imparti ». Marine Le Pen laisse entendre dans son programme qu'elle va s'inspirer des travaux du Conseil national consultatif des personnes handicapées et des rapports du sénateur Paul Blanc. Celles-ci également percevoir l'accessibilité au sens universel du terme. Elle s'engage également à mettre en place une meilleure collaboration entre les services et notamment avec le centre d'études sur les réseaux de transports urbanisme et des constructions publiques. Du côté des vertes Éva, JOLY, veut « engager tous les chantiers, financements et planifications des travaux » pour assurer l'accessibilité dans les délais prévus par la loi de 2005. Jean-Luc MÉLENCHON étant le seul a proposé « des mesures réglementaires (...) pour garantir la mise en accessibilité des établissements recevant du public et des installations ouvertes au public ».

Emploi, et un taux de chômage qui cesse de progresser !

Avec un taux jamais atteint et qui aurait progressé de plus 12 % en 2011, atteignant 19,9% chez les travailleurs handicapés, est largement en dessous de la réalité puisque beaucoup ne sont plus inscrit depuis longtemps au Pôle emploi et à Cap emploi. Des candidats pour lequel aucun d'eux ne propose de réelle proposition Un travailleur handicapé déficient mental travaillant sur une chaine d'emballage le 19 novembre 2009 dans un atelier de Pont de Nemours à  Wittelsheim©AFPsusceptible d'améliorer la situation. Nicolas SARKOZY souhaite avant tout en matière d'emploi promouvoir un effort particulier à la formation pour améliorer le niveau de qualification des personnes handicapées et leur offrir selon lui un meilleur accès à l'emploi. Il souhaite également promouvoir un appui personnalisé des services pôle emploi ou des Cap emplois. François HOLLANDE qui répond à cette question par l'unique renforcement des sanctions en cas de non-respect des 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises, les services publics et les collectivités locales. Une solution déjà mise en œuvre depuis juillet 2012. Ajoutant qu'il faut aussi s'améliorer la formation initiale et continue des personnes handicapées, et ce, dès l'école primaire.

Les trois autres candidats, dont François Bayrou rappelle la nécessité déjà pour les entreprises de respecter les lois existantes et de proposait également de favoriser l'accompagnement des travailleurs handicapés ou encore la création d'entreprises adaptée et rappellent que les services publics doivent se montrer exemplaires. Pour Éva JOLY la solution ou se trouve-le dans l'amélioration ou de l'accès à l'école et à la formation. Autre engagement celui de la révision du statut des ESAT avec notamment un soutien particulier les collectivités locales d'augmenter le nombre de structures. Pour le candidat Jean-Luc MÉLENCHON la solution serait le dans la sécurité du parcours des salariés dans l'emploi et la formation avec une garantie des revenus tout au long de leur vie. Le candidat qui s'engage également dans la création ou d'équipe d'accompagnements et de préparation à l'emploi des travailleurs handicapés notamment au sein des entreprises. Pour la candidate Marine Le Pen celle-ci envisage avant tout de redéfinir le champ d'application de l'AGEFIPH et de la loi afin de selon elle d'améliorer la formation des jeunes handicapés trop souvent en situation d'échec.

Éducation et toujours plusieurs milliers d'enfants sans scolarisation

Si personne ne conteste l'évolution significative de la présence dans le secteur de l'éducation primaire et secondaire des enfants handicapés, il n'en reste pas moins que près de 30 000 d'entre eux ne sont toujours pas. Autres difficultés l'absence d'une réelle formation tout comme l'absence d'un véritable statut pour les accompagnantesUn étudiant handicapé dans un amphithéâtre comportant des places intégrées dans le Campus de Beaulieu au sein du Bâtiment 28 dans l'Université de Rennes 1de vie scolaire (AVS). L'État qui s'est vu à plusieurs reprises suite à des plaintes de l'UNAPEI condamner pour cela. Les candidats parlent eux d'un sujet essentiel.

Le candidat président souhaite lui avant tout renforcer l'accueil des étudiants handicapés au lycée et dans les universités. Et concernant la scolarité, il s'engage à trouver à la fois des débouchés pour les auxiliaires et de poursuivre les réformes engagées afin de selon lui de corriger les inégalités d'accès à l'école selon les territoires. Les précisions que je véritablement n'apporte aucune solution pour les AVS. François HOLLANDE, qui a placé la jeunesse au cœur de son programme, propose quant à lui tout d'abord une meilleure formation des enseignants. Le candidat s'en engage à la suppression des contrats précaires pour les auxiliaires de vie scolaire. Ils engagent notamment aussi ici à la création de nouveaux postes parmi les 60 000 postes supplémentaires qui seront créées par l'Éducation nationale.

Professeur, François Bayrou, considère la scolarité des enfants handicapés en milieu ordinaire comme une priorité. Il estime notamment son projet comme indispensable la formation des enseignants. Concernant les AVS, il estime nécessaires leur professionnalisation et leur reconnaissance. Éva JOLY, dont les propositions ressemblent singulièrement à celle du PS ou du Modem celle-ci, propose la professionnalisation des AVS et la multiplication des capacités d'accueil pour ceux ne pouvant être accueillis en milieu ordinaire. Jean-Luc MÉLENCHON s'engage à une formation obligatoire pour tous les enseignants et à l'augmentation du nombre d'enseignants spécialisés au sein des écoles. Il s'engage notamment aussi la suppression contre éducation nationale éducation adaptée. Il s'engage enfin à la titularisation au sein de l'Éducation nationale des AVS. Marine le Pen de son côté enfin propose dans son programme de réfléchir à une meilleure adaptation en termes de scolarisation et notamment à l'inclusion scolaire de comportement de troubles très légers. Elle estime comme prioritaire la pérennisation des AVS est de leur formation. Marine le Pen qui est dans son programme aussi l'importance d'une meilleure formation au niveau des enseignants.

Pouvoir d'achat : 760 € en perspective en septembre 2012

Un homme amputé jouant a la marelle pour l'Allocation adulte handicape en 2012Tel un sera le montant de l'AAH adulte handicapé après l'un des rares engagements réellement appliqué dans les faits. Un montant toujours largement en dessous du seuil de pauvreté européen même pour ceux auquel s'ajoute la prestation d'autonomie. Une question qui se pose également pour ceux en bénéficie

Des candidats qui eux estiment comme Nicolas SARKOZY qui rappelle l'engagement tenu entre 2007 et 2012, ou comme François HOLLANDE qui explique la question de l'allocation adulte handicapée sans parler des pensions d'invalidité, en fonction « de la situation des finances publiques ». François BAYROU affiche sa volonté lui d'unifier les aides aux personnes en perte d'autonomie qu'elles aient moins ou plus de 60 ans, alors que le dispositif est aujourd'hui divisé entre personnes handicapées (avant 60 ans) et personnes âgées (après 60 ans).

Marine le PEN rappelle qu'elle souhaite augmenter l'AAH de 33%, ce qui représentera l'essentiel des 11 M€ qu'elle veut consacrer au handicap. Éva JOLY promet « à terme » un revenu d'existence pour les personnes handicapées et d'augmenter de 50 % tous les minima sociaux. Jean-Luc MÉLENCHON répond quand à lui à la demande du collectif ni pauvre ni soumis, mais totalement irréalisable en proposant un « revenu de remplacement égal au SMIC brut, en substitution de l'AAH ».

Stéphane LAGOUTIERE

L’APAJH déplore que le handicap soit absent de la campagne présidentielle

Rédigé le 18 Avril 2012

entrée principale du palais de l'ElyseeLe 28 février, l'APAJH, principale association, à considérer l'ensemble des champs du handicap, a adressé aux principaux candidats son « Pacte handicap 2012 ». Composé de dix engagements, il vise à reconstruire le consensus républicain qui avait prévalu au moment de l'adoption de la loi du 11 février 2005. À moins d'une semaine du premier tour, la Fédération a reçu trois réponses. Elle regrette que le handicap soit, une fois de plus, laissé dans l'ombre de la campagne.

Trois candidats s'engagent à une semaine du premier tour

Aujourd'hui, 18 avril, l'APAJH a reçu des retours de la part de trois candidats, qui réagissent positivement au Pacte : François Bayrou du MODEM, François Hollande du Parti Socialiste et Éva Joly d'Europe Écologie les Verts. François Bayrou s'engage ainsi notamment pour la formation des personnels accompagnants de la communauté éducative, pour la création d'un nouveau statut d'Assistant de Vie Scolaire, ou encore pour la mise en place d'un dispositif de prise en charge du cinquième risque, via la création d'un « Plan Dépendance ». Il souligne son souhait de rendre effective la loi sur l'accessibilité des bâtiments publics, et de renforcer la formation des collectivités territoriales à l'accessibilité des bâtiments publics.

François Hollande, pour qui le handicap, est un sujet transversal et non catégoriel, revient spécialement sur une mesure de son programme. Il soutient que l'on ne peut pas œuvrer pour les élèves en situation de handicap en affaiblissant l'éducation Nationale dans son ensemble, et rappelle que la création de 60 0 00 postes supplémentaires est le socle de son engagement pour la scolarisation dans le domaine du handicap. Pour ce qui est de l'accès à l'emploi, il souhaite consolider le réseau Cap Emploi, développer des passerelles entre milieu adapté et milieu ordinaire, et sanctionner plus sévèrement les entreprises ne faisant pas d'efforts pour respecter les 6 %.

Eva Joly, qui a signé le Pacte Handicap 2012 de l'APAJH, se prononce pour une accessibilité universelle. Ainsi, par exemple, concernant la thématique de l'École, elle exprime le souhait de développer l'accès à la scolarisation, en augmentant le nombre d'Assistants de Vie Scolaire et en les intégrant à l'Éducation Nationale. Dans le domaine de l'emploi, elle ambitionne de créer un maximum de passerelles entre le milieu médico-social et le milieu ordinaire. Dans celui de la santé, elle s'engage à assurer l'accès aux soins à tous, via notamment une augmentation du seuil d'accès à la Couverture Maladie Universelle complémentaire. Si les trois candidats vont dans le sens de la plupart des mesures proposées par l'APAJH, seule Éva Joly envisage de mettre en place le revenu universel d'existence, après l'avoir expérimenté.

Le handicap reste un combat quotidien !

Si l'APAJH a apporté le plus haut intérêt aux retours des candidats d'Europe Écologie Les Verts, du MODEM, et du Parti Socialiste, la Fédération déplore le silence des autres partis sollicités. Elle regrette particulièrement que le sujet soit laissé pour compte dans les débats et par les médias, alors que pour 72% des Français, les pouvoirs publics devraient en faire davantage pour améliorer la condition des personnes en situation de handicap en France (Source : Sondage TNS-Sofres du 26 janvier 2012 pour l'APAJH). Pour Jean-Louis Garcia, président de la Fédération des APAJH, « quand le handicap sera pensé comme un atout pour la transformation de la société, une étape fondamentale sera franchie dans la construction d'une société inclusive ».

La Rédaction