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Un manque de vaccination contre la grippe notamment au sein des soignants dans le monde hospitalier

Une personne bénéficiant du Vaccin contre la grippe (Illustration) © S.LAGOUTIERE / FHI 2021

Alors que la grippe touche chaque année environ près entre 2 et 6 millions de personnes. Un virus qui peut entraîner des conséquences importantes dans l’économie française, par les arrêts maladies soit entre 2 à millions de journée suivant les années. Alors que gouvernement envisage dans son budget de la sécurité sociale de faire passer le délai de 3 à 7 jours. Une situation qui pourrait être réduite dans le monde des soignants qui sont moins de 20 % à se faire vacciner contre la grippe.

Dans un communiqué publié ce 31 juillet le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins Yannick NEUDER, a exhorté les professionnels du monde du monde de santé et notamment dans le monde hospitalier a montré l’exemple. Selon lui « Au pays de pasteur aux pays des lumière » invitant ces professionnels « à montrer l'exemple, c'est quand même fou qu'on arrive à ce que 20% seulement des soignants soient vaccinés ». Affirmant croire qu’en France un problème vis-à-vis de la vaccination persiste « je pense qu'il y a énormément besoin de faire de la pédagogie la vaccination (…) elle sauve plusieurs millions de vies chaque année ».

Logistique, motivation, incitation ?...
Invité sur le plateau de France info, Thierry AMOUROUX, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers a lui tenu à mettre en avant qu’au-delà pour les soignants de « l’obligation morale et déontologique de protéger nos patients les plus fragiles » avant de préciser que les véritables difficultés sont avant tout à la fois « logistique » pour demander à du personnel à se rendre « à la vaccination à la médecine du travail leIntervention du ministre de la santé Yannick NEUDER dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 1er juillet 2025 répondant à une question sur l’Hôpital par le Député PS et apparenté Guillaume GAROT © Assemblée nationale 2025 mercredi en 14h et 15h au fin fond de l'hôpital que vous avez eu des journées épuisantes c'est un peu compliqué (…) il serait plus logique « qu'il y ait dans les frigos de tous les services de soins de quoi se vacciner entre nous plutôt que de voir aller dans des lieux spécifiques et des horaires spécifiques».

Le porte-parole qui rappelle que s’il ne conteste pas les chiffres du Ministre, indique « qu’il faut voir que ce sont les chiffres de ce qui est enregistré par la médecine du travail de l'hôpital mais vous avez un certain nombre de réunions qui se vaccinent à l'extérieur en particulier ceux qui ont également des pathologies ».

Une motivation que bon nombre de soignant notamment parmi les plus jeunes n’estime pas véritablement utile. Car si contrairement a d’autres vaccination qui sont-elles obligatoires pour les personnels soignants et les médecins l'hépatite B le tétanos. Une obligation pour la grippe qu’a recommandé le président de la fédération des médecins. Thierry AMOUROUX, d’ajouté être totalement favorables « d'ailleurs nous avions été choqués que en 2023 la haute autorité de santé ne le conseille pas alors que les études internationales vont plus dans le sens de l'intérêt de la vaccination du personnel soignant pour profiter pour protéger les personnes les plus fragiles en particulier les personnes âgées ou immunodéprimées ».

Refus du vaccin ou méfiance ?...
Malgré les affirmations des différents responsables de la santé en milieux hospitaliers qui souligne que ce refus n’existe pas d'histoire de réticence vaccinale comme il y a pu y avoir autour du COVID. Cette situation existe pourtant nous avons interrogé plusieurs infirmiers libéraux ou du milieux hospitalier qui affirment choisir à ne pas se faire vacciner. Affirmant que le risque pour les patients reste réduit. Un choix qu’il estime ne pas entrer en conflit à leurs obligations morales ou déontologique contrairement à ce qu’indique Thierry AMOUROUX. Rappelons qu’en France au sein de la population. La couverture vaccinale du vaccin contre la grippe pour la saison 2024-2025, reste faible et stable par rapport à la saison précédente (54%) pour les 65 ans et plus. Elle augmente avec l'âge : elle est de 47% chez les 65-74 ans et de 61% chez les 75 ans et plus. Et plus généralement que les antivaccins représente entre 10 et 15 % de la population Française. Reste, comment expliquer cette défiance des Français envers les vaccins ? Un mouvement antivaccins qui existe depuis l’invention de la vaccination nés en Angleterre.

Une situation qui n’a eu de cesse de progresser à la suite des nombreux scandales sanitaires le sang contaminé, l’amiante, le médiator ou plus récemment celui du Covid-19. Les changements de discours sur les masques ou les tests ne créent malheureusement pas un climat de confiance quand arrive le moment de la vaccination. Auquel il faut ajouter entre 30 et 50 % des Français selon les sondages ont en effet des interrogations légitimes auxquelles il faut répondre.

Une méfiance qui existe en France avec un Français sur trois, qui ne croit pas que les vaccins soient sûrs, selon une enquête mondiale publiée en juin 2019. L’étude réalisée par l’institut de sondage américain Gallup pour l’ONG médicale britannique Wellcome est la première du genre : 140 000 personnes de plus de 15 ans, dans 144 pays, sondées en 2018 sur ce qu’elles pensent de la science, des professionnels de santé et des vaccins.

Un Français sur trois ne croit pas que les vaccins soient sûrs, selon une enquête mondiale publiée mercredi 19 juin et qui fait de l’Hexagone le pays le plus sceptique parmi la centaine étudiée. La France est aussi le seul pays où une majorité des gens interrogés (55 %) se dit persuadée que la science et les technologies vont mener à des suppressions d’emplois dans leur région.

Sources : Gourvernement / Syndicat national des professionnels infirmiers / France info 2025

Rédacteur(s) : Stéphane LAGOUTIERE
Catégorie : MALADIE PROFESSIONNELLE
Publication : 07/08/2025
SantéMinistre de la santéMédecinHôpitalVaccinationPersonnel de santéInfirmiersGrippeYannick NEUDERSyndicat professionnelThierry AMOUROUX

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