PSA Peugeot Citroën réaffirme son engagement en faveur du recrutement de personnes handicapées
2011.05.31 --- PSA Peugeot Citroën organise le jeudi 9 juin prochain à Poissy le 3e Forum « Apprentissage et Handicap », en partenariat avec les associations d’insertion IHY*, l’ARPEJEH* et Tremplin Entreprises. 900 contrats d’apprentissage, du CAP au bac+5, y seront proposés. Un partenariat pour améliorer l’intégration des personnes handicapées.
Avec un taux d’emploi de 7,9%, PSA Peugeot Citroën va au-delà de ses obligations légales en matière d’emploi des personnes en situation de handicap. Afin d’aller encore plus loin, ce Forum, qui accueillera une cinquantaine de candidats(e) sélectionnés(e), permettra un échange direct entre le candidat et le manager demandeur autour d’une vingtaine de tables rondes, chacune dédiée à un métier spécifique.
Cette démarche repose sur l’implication des associations partenaires : « Nous préparons les candidats en amont de cette rencontre pour qu’ils apprennent à parler d’eux, de leur projet et à convaincre que leur handicap ne représente pas un frein », selon Christian Rose, Directeur d’Insertion handicapée Yvelines. « À travers ce Forum, nous offrons un accès privilégié au groupe PSA Peugeot Citroën. C’est une démarche positive et gagnante à la fois pour les jeunes et pour l’entreprise », explique quant à lui Boris Bertin, délégué général de l’association ARPEJEH.
Un recrutement fondé sur la reconnaissance de la compétence
L’objectif de ce Forum : faire comprendre à tous – candidats, managers, collaborateurs - qu’à compétences égales, tout candidat a les mêmes opportunités d’embauche et d’évolution professionnelle au sein de PSA Peugeot Citroën. « Une centaine d’actions ont été lancées dans les différents établissements du Groupe et plus du tiers d’entre elles représentent des contrats d’alternance. PSA Peugeot Citroën est l’une des entreprises partenaires les plus accueillantes pour nos candidats à la recherche de ce type de contrat », indique Christian Grapin, Directeur de Tremplin Entreprises.
Faire évoluer les idées reçues
Au-delà des recrutements escomptés, le Forum donne également au Groupe l’occasion de sensibiliser ses collaborateurs : « La question du handicap reste fondamentale pour nous au nom de la mixité des équipes. Chaque insertion réussie permet de faire évoluer certaines idées reçues », explique Stéphane Gire, Directeur du Recrutement.
Les personnes intéressées peuvent quand a eux postulé sur a l’adresse suivante : www.alternance-psa.com
La Rédaction
IHY : Insertion Handicapés Yvelines 78,
ARPEJEH : Accompagner la Réalisation des Projets d'Études de Jeunes Élèves et Étudiants Handicapés
O2 poursuit le recrutement ! Après un bilan de 130 embauches en douze mois
2011.05.28 --- Le Groupe O2, leader du secteur des services à domicile, a signé un partenariat avec l’Association pour la Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées depuis un an. 130 travailleurs handicapés ont déjà été recrutés, ce plan s’est imposé comme un véritable défi. O2 prévoit de recruter plus de 4200 personnes, sur toute la France, en 2011. Un groupe en pleine progression, mais devra encore faire de nombreux effort pour atteindre les 6 %, ce taux d’emploi aujourd’hui étant de 2 %.
Des postes d’assistants ménagers, de gardes d’enfants, de téléconseillers ou d’encadrants d’agence. Tels sont les postes qu’occupent les 130 travailleurs handicapés recrutés depuis mai 2010. Ceux intéressés par ce type d’emploi peuvent déposer leurs candidatures sur le site du Groupe O2
Changer le regard sur le handicap via la mise en situation
Les métiers d’intervenants à domicile sont des métiers physiques. De nombreux collaborateurs avaient donc des appréhensions, car ces métiers ne sont pas toujours compatibles avec certains handicaps. Mais avec 130 recrutements dont 95 % sont des assistants ménagers ou des gardes d’enfants, le Groupe O2 montre que c’est possible ! « Au fil des recrutements, la sensibilisation de nos collaborateurs a ainsi permis de modifier la perception du handicap. », affirme Sandra GAUMONT, chargée de Mission Handicap et Diversité du Groupe O2. Lors du séminaire annuel en mars dernier, un théâtre forum a par ailleurs été réalisé avec la troupe « Petits Pas pour l’Homme » afin d’impliquer et sensibiliser les collaborateurs d’O2 sur la thématique du handicap.
Pour Sophie, 50 ans, assistant ménagère depuis septembre 2010 « Malgré mon handicap moteur, je suis bien intégré dans mon travail !» « J’ai été recruté en CDI comme assistante ménagère alors que je souffre d’arthrose. Quelques jours suivant mon embauche, j’ai de suite suivi une formation sur un matériel professionnel à base de microfibre permettant de limiter les TMS (troubles musculo-squelettiques) ! J’ai aujourd’hui un CDI de 32 h me permettant de concilier ma vie professionnelle et personnelle. J’aime mon métier, j’aime que tout soit nickel…! », conclut-elle.
À propos du Groupe O2
Depuis 1996, le Groupe O2 a bâti sa stratégie d’entreprise sur la qualité de ses prestations. Inventeur du « satisfait, refait ou remboursé », il est devenu le 1er réseau certifié qualité en ménage, repassage et garde d’enfants. S’appuyant sur 6300 collaborateurs et un réseau national de 130 agences de proximité, le Groupe O2 est devenu «l’oxygène du quotidien» de plus de 25 000 familles et l’un des principaux partenaires des sociétés d’assistance. En 2010, le Groupe O2 a réalisé un chiffre d’affaires de 62 millions d’euros hors taxes et ambitionne de réaliser 84 millions d’euros en 2011, soit une progression de plus de 30 % en un an.
Insertion professionnelle des personnes handicapées : l’aéronautique navale s’implique
2011.05.27 --- Le 13 mai 2011, le contre-amiral Henri Bobin, commandant la force de l’aéronautique navale, a signé une convention fixant les modalités du partenariat liant l’aéronautique navale et l’association Castel Mauboussin pour l’insertion professionnelle de personnes handicapées dans le domaine aéronautique.
Cette convention est l’aboutissement de plusieurs mois de contacts entre, Luc ADRIEN président de l’association, le général Pierre CROZET, son secrétaire instructeur et le capitaine de vaisseau Emmanuel JEANTEUR, commandant la Base d’aéronautique navale d’Hyères assisté du capitaine de frégate Guillaume GUITARD, commandant le CEPA/10S, du CF Philippe SAUVAIRE du GEI de Lanvéoc-Poulmic, du capitaine de corvette Myriam ROCHETEAU, chef du groupement entraînement et instruction et du lieutenant de vaisseau Jérôme DUBOIS, pilote hélicoptère du CEPA/10S.
Cette convention a pour objectif de permettre le recrutement d'une personne à mobilité réduite comme instructeur sur simulateur hélicoptère au sein du groupement entraînement et instruction ainsi que la formation de stagiaires handicapés au métier d'assistant de vol qui sera employé par le SAMU.
Près de cinq millions de personnes sont aujourd’hui handicapées. Ce chiffre illustre, à lui seul, le défi que constitue pour la solidarité nationale l’intégration professionnelle de ces personnes. Le formidable travail de l’association Castel-Mauboussin et l’investissement personnel de quelques marins du ciel auprès des organismes agréés vont permettre à l’aéronautique navale d’apporter sa contribution à cette belle cause nationale.
La Rédaction
« Gagner en autonomie » une campagne pour inciter les aveugles à prendre un chien
2011.05.26 --- Une campagne de communication, « Gagner en autonomie avec le chien-guide d'aveugle », parrainée par le spécialiste du gotha Stéphane Bern, a été lancée mardi à Paris pour encourager les aveugles et les malvoyants à adopter un chien.
« Connaître le chien guide, pour gagner en confort, sécurité et plaisir » : cette nouvelle campagne met en valeur l'intérêt d'utiliser un chien guide pour la personne déficiente visuelle et son entourage. « À travers cette campagne, nous voulons atteindre des personnes qui n'ont pas encore de chiens et surtout leur rappeler que les chiens sont gratuits », a indiqué lors d'une conférence de presse Paul Charles, le président de la Fédération Française des associations de chiens guides d'aveugles (FFAC). « Aujourd'hui 1.500 équipages sont en activité en France. L'an dernier, les écoles membres de la fédération ont remis 180 chiens », a-t-il ajouté. Il espère satisfaire 200 malvoyants en 2011.
Sur l'affiche, Stéphane Bern marche dans la rue à côté d'une aveugle guidée par son chien. « Le chien est un être formidable et apporte énormément à l'être humain, écrit-il sur l'affiche. Il faut que les gens comprennent le handicap que vivent les personnes déficientes visuelles et qu'ils les respectent ».
Vanessa Levy, venue avec sa chienne, un golden retriever de 6 ans, affirme que « grâce à Venise, elle se sent en sécurité partout ». La retraitée aveugle a toutefois déploré « l'hostilité des taxis et de certains commerçants à l'égard de son chien ».
Pour Sophie Mordelet, de la FFAC, « le chien-guide d'aveugle doit être accepté dans tous les lieux publics ».
« Les chiens-guides ont accès libre, sans muselière ni facturation supplémentaire, aux transports, lieux publics (...), pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », indique la loi n°2005-102 du 11 février 2005. Le livret d'information, répertoriant tous les avantages du chien guide, les conditions et démarches pour l'obtenir sera disponibles, du 6 au 12 juin, dans les cabinets médicaux et pharmacies. Ses informations seront aussi consultables sur le site www.gagnezenautonomie.fr.
La Rédaction
L’aidant sexuel selon une femme handicapée
2011.05.25 --- La Présidente MAUDY PIOT, Psychanalyste et présidente de "Femmes pour le dire, femmes pour agir" réagit ici à plusieurs articles parus sur la sexualité et le handicap. Ainsi récemment Libération a publié plusieurs textes ayant trait à la prostitution. L’un était signé de Philippe Huneman, philosophe, « Payer pour jouir, est-ce mal ? » ; dans ce même numéro une déclaration de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale ; enfin une réponse à Roselyne Bachelot signée d’Alexis Girszonas, étudiant et conseiller municipal, membre du PS, sous le titre : « Sexe et handicap : ma réponse à Roselyne Bachelot ».
Plusieurs thèmes se télescopent. Dans le premier cas, il s’agit de promouvoir une politique « abolitionniste tempérée » en incriminant les « clients ». Dans le second cas, tout au contraire, il s’agit d’aménager la législation sur le proxénétisme en autorisant les services d’aidants sexuels pour les personnes handicapées. Mais dans les deux cas, on parle bien de prostitution. Quel que soit l’habillage sémantique, les aidants sexuels (femmes ou hommes) représenteraient une forme de prostitution professionnalisée.
Le but de notre association « Femmes pour le dire, femmes pour agir » est de militer pour la citoyenneté des personnes handicapées, considérant que le handicap n’est pas notre identité, qu’il est dû à un hasard de la naissance ou de la vie. Nous luttons contre toutes discriminations, en particulier celle qui concerne le fait d’être femmes et handicapées, et refusons toute ghettoïsation.
Le projet des aidants sexuels nous pose problème à un double titre. D’une part en ce qu’il s’inscrit dans une forme de prostitution (je note que la demande émane à plus de 80 % d’hommes handicapés et que la réponse… est majoritairement assumée par des femmes). D’autre part, ce projet va à contre-courant - ou à contresens - d’un mouvement que nous voulons privilégier dans notre action. Nous voulons que les personnes handicapées puissent sortir de chez elles, de leurs institutions, pour aller vers des lieux rendus accessibles, accessibles notamment aux rencontres, y compris aux rencontres amoureuses (restaurants, cinémas, boîtes de nuit, voyages, etc.). Faire venir à domicile ou en institution des « aidants » à heure fixe et rémunérée est la négation de ce mouvement qui veut aller vers l’extérieur.
Certes, la société préférera se déculpabiliser en nous enfermant dans notre rôle social de « pauvres handicapés ». La compassion tenant lieu de réflexion éthique.
En aucun cas, je le répète, la prostitution, quel que soit son habillage, ne peut constituer une réponse. La réponse n’est pas plus dans l’enfermement des personnes handicapées dans l’attente d’une « prestation » supplémentaire, mais dans l’ouverture de l’environnement en termes de réelle accessibilité, pour permettre la multiplication des opportunités de rencontres.
Maudy PIOT
Handicap mental, un mot qui continue à faire peur au français
2011.05.20 --- Le 18 mai dernier, à la médiathèque, un documentaire sur le handicap a été projeté par le centre social de Honfleur et Advocacy de Caen. Peu de spectateurs à cette projection, car la folie fait peur. Être handicapé n'est pas une fin en soi soulignaient les acteurs du film c'est une souffrance interne de personnes étiquetées qui n'ont pas le droit à la parole, vie de normalité entremêlée de séjours en hôpital psychiatrique. Certains malades face à la solitude ont des tendances suicidaires, voir sombre dans l'alcool ou deviennent SDF. Certains sont même rejetés par leur famille comme Jocelyne atteinte de la sclérose en plaques.
Droit au respect
« Depuis 1975 les entreprises doivent embaucher 10 % de handicapés, ceci permet aux malades d'avoir une vie comme tout le monde. La folie c'est avoir aussi le droit au respect. C'est combattre, le mot schizophrène qui fait penser à la violence, et effraie l'entourage, c'est aussi fonder une famille et vivre comme tout le monde avec un bon suivi médical. Tout peut se réaliser quand on a la force de surmonter sa maladie », a expliqué Philippe Guérard, président d'Advocacy à Caen, lui-même atteint de paralysie après un AVC à l'âge de 12 ans.
Depuis 2009, un espace convivial a vu le jour à Honfleur grâce à Advocacy et Gharib LAAIFAT, directeur du centre social. « J'accueille en tant qu'animateur tous ceux qui poussent la porte du centre et viennent y passer un bon moment de convivialité. Huit personnes sont inscrites, parfois on se retrouve à deux pour passer l'après-midi. Ces personnes vulnérables ont du mal à sortir de chez eux. On peut essayer de trouver des réponses à certaines questions, partager des petits plaisirs simples, comme la cuisine avec Patrice Comin, mais les sorties sont limitées, car beaucoup ont du mal à se déplacer », a souligné Sophie Quérou.
Philippe Guérard a un rêve : « Ce rêve serait de passer ce documentaire dans les écoles, car les paroles et réactions des enfants sont sincères et le handicap à leurs yeux devient une autre image que celle des adultes. »
Des bénévoles sont les bienvenus lors de sorties pour aider les personnes les plus vulnérables, pousser un fauteuil, accompagner un malade et donner un peu de son temps.
Contact. Centre social JSF : 02 31 89 53 25.
La Rédaction
France Télécom-Orange signe un accord pour l’embauche de travailleurs handicapés avec les syndicats
2011.05.18 --- L’entreprise ancien leader de la téléphonie en France a annoncé avoir plusieurs mois de discussions être arrivés à la signature d’un accord d’entreprise sur le handicap pour la période 2011-2013, qui prévoit notamment le recrutement d’au moins 300 personnes en CDI et 150 alternants ou stagiaires. Accord se joint trois des quatre syndicats la CFDT, la CGT et FO. le syndicat SUD a refusé de signer celui-ci ne le jugeant pas « à la hauteur ».
Dans ce communiqué, France Télécom précise que l’accord qui vise à contribuer « à l’effort national d’insertion professionnelle des travailleurs handicapés ». France Télécom emploie environ 100.000 salariés en France. Le taux d’emploi des personnes handicapées est actuellement de 4,19 % au sein du groupe, le seuil fixé par la loi étant de 6 %.
Le groupe s’engage à embaucher « au minimum 300 CDI, 150 alternants ou stagiaires » handicapés et prévoit d’accueillir et de former « aux minimums 60 candidats sans qualification, dont le potentiel, est détecté ». Il indique également qu’il va renforcer le réseau « des acteurs et des moyens associés pour accompagner les salariés » handicapés et poursuivre « l’adaptation des outils de travail ». Le groupe prévoit également une « accélération des programmes de sensibilisation » et « l’aménagement des fins de carrière, avec la création d’un temps partiel senior handicap ». Dans ce communiqué, le directeur des ressources humaines Bruno Metling dit se réjouir « De cet accord qui est une nouvelle étape de la mise en œuvre du contrat social », présenté en septembre 2010 aux salariés, pour remettre l’humain au coeur de l’entreprise après une vague de suicides qui a débuté en 2008 ».
La Rédaction
