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Trois nouvelles mises en examen dans l’affaire du médiator qui prend un vison politique

Rédigé le 29 Avril 2013
Marie-Therese-Hermange ex sénatrice UMP ayant rédigé le rapport du Sénat en 2011

Marie-Therese-Hermange ex sénatrice UMP ayant rédigé le rapport du Sénat en 2011Si la responsabilité de l'État et des institutions était déjà sérieusement mise en cause, l'affaire prend plus que jamais un aspect politique avec la mise en examen le 26 avril de l'ex-sénatrice UMP Marie-Thérèse HERMANGE et du N°2 du laboratoire Servier, Jean-Philippe SETA. Tous deux soupçonnés d'être intervenus dans un rapport sénatorial pour minimiser leur responsabilité et celle du laboratoire et insiste sur celle de l'Agence du médicament. Auquel c'est ajouté aujourd'hui celle de l'ancien pharmacien des laboratoires Servier, Alain le Ridant, pour tromperie et escroquerie dans une des enquêtes sur le drame du Mediator.

Des mises en examen qui ne font confirmer les suspicions que présagées déjà la Dr. Irène FRACHON, qui avait été la première à avoir mis en garde contre le Mediator. Et de dénoncer "des manipulations, des mensonges, une complaisance à l'égard des laboratoires Servier quand j'ai lu le rapport du Sénat". Pour elle, "l'infiltration tentaculaire des laboratoires Servier au sein de notre République est intolérable, mais ancienne, solidement installée dans les habitudes de notre République". Situation il vrai où il suffit de voir les professions les mieux représentées au parlement qui sont notamment les professions du corps médical et celle des avocats.

Un rapport chargé de réduire les accusations sur Servier

Deux mises en examen qui interviennent dans l'une des deux instructions menées en parallèle au pôle santé publique à Paris sur le Mediator. La première est ouverte pour « homicides et blessures involontaires ». La seconde, pour tromperie, escroquerie, prise illégale d'intérêt ou encore trafic d'influence ouverte fin 2011. Ses dans ce dossier qu'ont été mise en examen ses derniers, soupçonnés d'être intervenus dans la rédaction d'un rapport sénatorial sur le Mediator dans le but de minimiser leur responsabilité dans l'affaire du Mediator et d'insister et a contrario, insiste sur celles de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, elle-même mise en examen, le 17 mars 2013. Selon le fameux rapport sénatorial, l'Afssaps désormais l'ANSM aurait « redécouvert tardivement des travaux publiés pourtant dans les années 1970 ».

Une affaire qui avait débuté en juin 2011, avec la publication par nos confère du Figaro des écoutes téléphoniques montrant des liens entre Jean-Philippe SETA et le Pr Claude GRISCELLI, professeur de pédiatrie et de génétique qui fut directeur général de l'INSERM. M. GRISCELLI dans une écoute du 24 juin 2011, à 19 h 6 indiquait au dirigeant de Servier que Mme HERMANGE, responsable de la rédaction d'un rapport du Sénat sur la réforme du médicament publié en juin 2011, lui avait « demandé d'aller travailler avec elle pour le Sénat ». Une conversation dans lequel .ont pouvait également entendre Claude GRISCELLI : «(...) Je me suis fichu des choses nulles qui n'avaient pas d'importance, mais bien sûr j'ai regardé des phrases clé qui concernait la responsabilité de Servier (...). Et donc j'ai fait changer pas mal de choses. . Jean-Philippe SETA: D'accord. (...) Claude GRISCELLI: «(...) sur ce qui te concerne toi ça a été très sobre, tant mieux ».

Marie-Thérèse HERMANGE, qui avait catégoriquement démenti à l'époque ces affirmations auprès de l'AFP, mais sur lequel elle revenu reconnaissant avoir rencontré le Pr GRISCELLI "pour avoir une discussion avec lui". Mais "le rapport était bouclé" et "aucun élément n'en a été modifié à la demande de M. GRISCELLI", avait-elle insisté. Le groupe Servier avait, lui aussi démenti avoir fait modifier ce rapport.

Depuis, les enquêteurs ont établi qu'entre mars et juin 2011, la sénatrice et le pédiatre ont échangé 46 contacts téléphoniques (appels et/ou SMS). Dossier qui se poursuit puisque le Pr. Griscelli devrait quant à lui prochainement être convoqué par les juges. Un autre responsable de Servier, Emmanuel Canet, en charge du développement, a été placé la semaine dernière sous le statut de témoin assisté.

l'ancien pharmacien de Servier mis en examen pour tromperie

Autre mise en examen le 25 avril dernier, dans ce dossier celle de Alain le Ridant, ancien pharmacien des laboratoires Servier, notamment pour tromperie et escroquerie, dans une des enquêtes sur le drame du Mediator, a affirmé lundi une source judiciaire. À la retraite depuis deux ans, M. Le Ridant est également poursuivi pour "obtention indue d'autorisation" et "complicité du délit de participation illégale d'un fonctionnaire dans une entreprise précédemment contrôlée", a-t-on précisé. L'ancien pharmacien avait précédemment indiqué aux enquêteurs que "le Mediator aurait pu être retiré, en 2007 certainement, et peut-être même en 2005".

1.300 à 1.800 morts confirment les experts

ordonné par les juges enquêtant sur le Mediator en juillet 2011, ce rapport rendu vendredi confirme de précédentes estimations de mortalité et met en avant la volonté de Servier de masquer le caractère anorexigène du médicament, selon les conclusions présentées par le parquet de Paris. Ces derniers évaluent entre 1.300 et 1.800 le nombre de décès à long terme en France lié à une pathologie cardiaque imputable à ce médicament et dénonce la stratégie de dissimulation de son fabricant, le laboratoire Servier.

Les trois experts estiment que la molécule du Mediator, le benfluorex, est à l'origine du développement de valvulopathies (déformation des valves cardiaques) et d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), pathologie rare actuellement incurable « Pour les valvulopathies, les experts estiment les décès à court terme, donc à deux ans et demi, entre 220 et 300. Ils estiment les décès à long terme entre 1.300 et 1.800 et les hospitalisations pour insuffisance valvaire entre 3.100 et 4.200 », selon les experts cités par le parquet. Par ailleurs, il n'existe aucune évaluation du nombre de décès dus à des hypertensions artérielles pulmonaires (HTAP), ajoutent-ils.

Une étude publiée en février 2012 par le journal spécialisé Pharmaco epidemiology & Drug Safety avait estimé que le Mediator avait « probablement » causé 3.100 hospitalisations et au moins 1.300 mort par valvulopathie entre 1976 et 2009 en France. Une étude de l'agence française du médicament de 2010 estimait ces décès entre 500 et 2.000. Sur la stratégie d'information de Servier, les experts établissent une volonté d'éviter toute référence aux caractéristiques de coupe-faim de son médicament.

Une commercialisation du médicament, dont les « propriétés anorexigènes puissantes » sont confirmées, aurait dû être suspendue entre 1998 et 2003 par Servier ou par les autorités au vu des premiers signalements de maladies, selon ces conclusions. Le Mediator a été suspendu en novembre 2009 et retiré définitivement en juillet 2010.

Le retard prit dans le retrait, qui selon les experts aurait pu venir de Servier mais aussi des autorités sanitaires, avait déjà été relevé dans le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) rendu en janvier 2011. Ce rapport a été versé à l'instruction judiciaire en cours ouverte notamment pour tromperie et prise illégale d'intérêt. Servier a « pris acte » du rapport, estimant qu'il n'apporte « pas d'élément supplémentaire concernant le risque de valvulopathie ». Ses conclusions « ne remettent pas en cause le fait que les Laboratoires Servier ont parfaitement tenu informé les autorités de santé tout au long de la vie du médicament », ajoutent les experts.

Le CNCE autorise l’entrée d’un nouveau teste de dépistage de la trisomie21

Rédigé le 26 Avril 2013

Une femme pratiquant un teste sanguin au moment de sa grossesse Après plusieurs mois de discussions, alors que les uns parlent d'avancée significative, d'autres comme la Fondation Jérôme Lejeune parlent eux de « rendez-vous éthique est manqué ». Réuni en session, le Comité national consultatif d'éthique le 25 avril 2013 s'est déclaré favorable à l'introduction, en France, de nouveaux tests permettant l'analyse de l'ADN fœtal à partir de prise de sang maternel.

Une autorisation progressive pour se teste déjà utilisée dans plusieurs pays en Europe, comme en Allemagne, au Liechtenstein, en Autriche et en Suisse mais également au États-unis ses nouveaux testes de rechercher des anomalies chromosomiques, comme les trisomies 21, 13 et 18, dans les premières semaines de grossesse. Une utilisation qui avait valu au CCNE d'avoir été saisi le 31 juillet 2012, par la direction générale de la santé (DGS). Sur le sujet précis de la trisomie 21, les «sages» ont donc donné leur feu vert au test génétique sur sang maternel, estimant qu'il constitue «un progrès du point de vue éthique».

Un dépistage, pourquoi et pour qui ?

Si comme l'indique le CNCE se test génétique fœtal de trisomie 21"correspond à une amélioration technique du dépistage" actuel, car il est plus facile et comporte "moins d'effets secondaires". Il est dit ultra-précoce, car la décision d'interrompre la grossesse peut intervenir dans les délais de l'IVG . « Rendre ce dépistage à la fois plus efficace et moins dangereux, en épargnant à environ 20 000 femmes enceintes chaque année un examen invasif non dénué de risque pour le fœtus et pour elles-mêmes, ne peut être considéré que comme un progrès du point de vue éthique » ajoute le CCNE.

Un teste qui devrait connaître quelques limites, comme dans 5 % des prélèvements sanguins, les résultats ne sont pas interprétables pour des raisons techniques. De plus, le taux de faux positifs, de l'ordre de 1/500 (ou 0,2 %), oblige encore, en cas de détection de l'anomalie, à valider le résultat par « un caryotype classique, réalisé sur un prélèvement fœtal par ponction », précise le CCNE.

Après un passage le comité national, ce nouveau teste, de dépistage devra encore subir l'autorisation, des autorités sanitaires représentent pour les laboratoires pharmaceutiques un marché de plus 1 Mds€, la biopsie ou amniocentèse étant utilisé par la moitié des femmes enceintes en France. Du reste, le coût de ce nouveau teste serait lui trois plus élèves d'un montant de 1500 € contre 500 € actuellement. Mais qui devrait toutefois baisser rapidement une société ayant proposé un teste à 1 250 €, voir à 850 €.

La trisomie 21, ou syndrome de Down, est un handicap incurable dont la fréquence était estimée au début des années 1990 à 1/800 environ en l'absence de dépistage, et à 1/2 000 naissances depuis que le dépistage est proposé à l'ensemble des femmes enceintes (environ 800 000 par an).

Le dépistage combine une analyse du sang de la femme enceinte pour rechercher des marqueurs de risque, et l'échographie du foetus. Cela permet de déceler des femmes à risques - quand le risque est d'au moins 1/250 - et de leur proposer un examen génétique fœtal invasif, le caryotype, à partir de prélèvement de villosités choriales ou d'une ponction amniotique (amniocentèse). Cet examen comporte un risque de fausse couche entre 1/300 et 1/100. Accepté dans 85 % des cas, le dépistage proposé conduit à une interruption médicale de grossesse (IMG) dans 95 % des cas où la trisomie est diagnostiquée.

Des opposants encore nombreux...

Si le but serait ici de donner aux futurs parents la possibilité de faire leur choix librement et d'éclairer leur décision quant à la suite de la grossesse. Mais de telles avancées biotechnologiques alimentent les questions tenant au risque possible de dérive eugéniste. Des craintes que des associations comme la Fondation Jérôme Lejeune présente et consultée en tant qu'expert par le CCNE estime à travers son président, Jean-Marie le MÈNE dit craindre. Affirmant que l'utilisation d'un teste ne fera accentuer la pratique de l'IVG. Un Avis 120 qui a manqué selon la Fondation, l'occasion de repenser collectivement le bien-fondé d'un système qui conduit, pour raisons médicales, à l'éradication de la quasi-totalité d'une population. Un avis partagé dans un communiqué par l'association Dow Syndrome International qui s'inquiète d'une dérive eugénique si ces tests venaient à se généraliser pour toutes les grossesses.

La Rédaction

62 candidats primés concourent aux Victoires de l'accessibilité nationales ! pour sa 4e édition

Rédigé le 26 Avril 2013
Quatrième édition des victoire de l'accessibilité 2013

Initié, en 2010 par l'Unapei, à l'occasion de son cinquantenaire, le concours des Victoires de l'accessibilité, organisé dans chaque département, avait remporté un vif succès avec plus de 450 candidatures. Une nouvelle fois il appartiendra à jury prestigieux présidé cette année par Ryadh SALLEM, sportif de haut niveau multi médaillé de désigné les quatre lauréats qui seront dévoilés le 25 mai 2013 lors du congrès national de l'Unapei à Marseille. Un rendez-vous auquel nous serons présents avec la nouvelle chaîne HandiGlob.Tv

L'exception d'aujourd'hui doit être la règle de demain

Le concours des Victoires de l'accessibilité récompensant les initiatives engagées par les associations de l'Unapei, mais aussi par tous les acteurs, professionnels ou particuliers, qui permettent chaque jour aux personnes handicapées mentales de vivre avec et parmi les autres. Plus qu'un concours, les Victoires de l'accessibilité sont un moyen de sensibiliser l'ensemble des acteurs potentiels de l'inclusion. et comme l'affirme sa présidente ces victoires "ont valeur d'exemple". précisant "qu'elles doivent inspirer la mise en place d'une politique inclusive et enfin de faire prendre conscience à tous que les personnes handicapées mentales sont des citoyens".

Des candidats qui faut-il le rappeler on était sélectionnée à l'occasion de victoire organisée par les Urapei, à travers vingt concours régionaux, et ayant recueilli au final plus de 250 candidatures. Des concours s'illustrent dans quatre catégories : éducation, travail, santé et acteur de la cité ce dernier consistant a des actions ayant favoriser la participation à la vie collective. 62 candidats finalistes pour l'édition nationale avec lequel vous pouvez faire connaissance sur le site du concours des victoires.

Congrès 2013  "la santé, parce que je le vaux bien !"

Un rendez-vous qui sera l'occasion pour l'association de présenté son rapport et le bilan de ses actions et ses prochains objectifs lors du 53e Congrès qui aura lieu du 23 au 25 mai à Marseille (Parc Chanot). Thématique centrale cette année, l'accès à la santé des personnes handicapées mentales. Le jeudi, chalenge sportif et visites d'établissements sont au programme. Vendredi, place à l'Assemblée générale et à une soirée provençale. Le samedi, la journée de congrès vous propose trois temps d'échanges, mais aussi de fête : une table ronde en salle plénière, des ateliers thématiques sur la santé et la remise des Victoires nationales de l'accessibilité. Une derniere journée qui s'articulera autour de trois temps forts : une table ronde, des ateliers thématiques et la remise des Victoires nationales de l'accessibilité 2013.

La Rédaction

L’amour aveugle ? ou comment vit-on sa sexualité quand on est privé de la vue ?

Rédigé le 26 Avril 2013

l'amour aveugle © Bleu Krystal MediaExiste-t-il des difficultés liées au handicap et quelles sont les composantes d'une sexualité épanouie ? De toute évidence, il n'y a pas une sexualité aveugle ou mal voyante, mais autant de sexualités que d'individus. C'est donc par le biais de différents témoignages sensibles que ce film traite de sexualité.

Melchior est un jeune homme de 30 ans. Il est non voyant. Il nous parle des rencontres et de la difficulté d'établir une relation sur le long terme. Agnès et Thierry sont en couple depuis 8 ans. Ils racontent leur rencontre et évoquent leur vie amoureuse. Angelina est une femme épanouie. Ayant dépassé les tabous de son éducation religieuse, elle vit aujourd'hui sa sexualité de manière décontractée. Sérieusement mais aussi avec humour, ce film parle de sexe, de sentiment et d'amour.

Un sujet interessant, a l'heure actuelle ou la société Francaise, semble s'interessé a ces sujets attirant parfois le sens de la polémique. Reste que si la question mérite d'être traité et reste neamoins délicate, tant la diversité des opinions a se sujet dans notre société, question demeure aussi un tabou au sein même des personnes en situation de handicap dont parfois certaine ont le sentiement que le handicap qui les a atteint les empeche parfois a cette épanouissement.

Un documentaire de 26 minutes réalisé par Manuela DALLE et la production Bleu Krystal Média et la participation de France Télévisions et le soutien du CNC et de l'UNADEV Année 2013. Un documentaire dont le DVD est disponible.

La Rédaction

Une étude de la FNATH dénonce de fortes inégalités territoriales face aux accidents du travail ou maladie

Rédigé le 25 Avril 2013

declaration-accident-travail (illustration)Pour la première fois, la FNATH rend publique une étude inédite portant sur l'analyse de 135 jurisprudences d'une vingtaine de tribunaux réalisée par Anne-Sophie PARISOT et ceux pour période de quatre ans, 2008-2012. Une étude qui dénonce les fortes inégalités territoriales de l'indemnisation des conséquences professionnelles d'un accident du travail où d'une maladie professionnelle que font l'objet les salariés. Une situation que la Fédération n'accepte plus, car ayant « des conséquences financières importantes pour les victimes du travail et qu'elle repose sur l'opacité des décisions ». Une étude présentée à quelques jours de la journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail qui aura lieu le 28 avril prochain.

L'incidence professionnelle

La situation actuelle démontre aujourd'hui qu'a la suite d'un accident de travail ou d'une maladie professionnelle, la sécurité sociale fixe, en cas de séquelles, un taux d'incapacité, qui peut être complété par un coefficient professionnel. À défaut de prise en compte suffisante par les organismes de sécurité sociale, il est possible de saisir les tribunaux : les tribunaux du contentieux de l'incapacité (TCI) en première instance et la cour nationale de l'incapacité (CNITAAT) en appel.

Pour fixer cette incidence professionnelle, le juge va alors s'appuyer sur des éléments objectifs (licenciement pour inaptitude, impossibilité durable, de retrouver un emploi, perte de salaire...) et sur des éléments subjectifs (risques futurs de perte d'emploi, difficultés de reclassement et risque de ne retrouver que des emplois de qualification inférieure...). Selon l'étude sont plus particulièrement retenus pour augmenter le taux d'incapacité, le licenciement pour inaptitude et la perte d'emploi (75 % des décisions), la perte de revenus (39 %), le chômage (26 %) et les difficultés de réorientation » (25 %).

De fortes disparités territoriales

Une étude qui permet a la fois de mettre en avant les pratiques hétérogènes et souvent opaques d'attribution du coefficient professionnel tant par les organismes d'assurance maladie que par les tribunaux, certaines caisses refusant même d'en tenir compte. Mais qui s'interroge aussi, sur les communes mesures qu'il peut y avoir entre le TCI de Rouen qui attribue des taux dont la moyenne est de 18 % et le TCI de Dijon qui accorde un taux moyen de 2,5 %, sans compter ceux qui n'en attribuent aucun ? Plusieurs raisons peuvent être avancées, notamment le manque cruel de moyens de ces tribunaux, le manque de formation des assesseurs nommés dans ces tribunaux et l'opacité de leurs travaux. La FNATH a remarqué par exemple dans certaines audiences la pratique surprenante du huis clos, au bon vouloir du président.

L'analyse des décisions fait également apparaître principalement deux éléments de réponse. Le premier étant celui des recours qui sont principalement exercés par des victimes ayant un taux d'incapacité initiale peu élevé : dans 30 % des cas, la contestation porte sur un taux compris entre 1 et 5 %. Le second avec le recours contentieux devant les TCI permet d'obtenir, en moyenne, une augmentation du taux d'incapacité (médical et coefficient professionnel) de plus de 10 %, ce qui interroge sur les modalités de fixation initiale des taux d'incapacité.

Des conséquences directes pour les victimes du travail

La prise en compte de cette incidence professionnelle constitue un enjeu important pour les victimes. Le principal impact s'exerce sur le seuil des 10 %, qui permet à la victime d'être indemnisée non pas par un simple capital, mais par une rente (dans plus de 13 % des cas). Ainsi, le coefficient professionnel n'intervient pas comme un complément à la marge du taux médical, mais joue au contraire un rôle déterminant.

Un exemple parmi tant d'autres

Un adhérent de la FNATH aura vu quadrupler son taux d'incapacité de 5 % à 20 %, grâce à la reconnaissance de l'incidence professionnelle de son accident. Compagnon maçon, il est victime d'un accident du travail à 56 ans. La CPAM lui a attribué un taux de 5 %, ce qui équivaut à une indemnisation de moins de 2000 euros ! Pourtant, les séquelles sont lourdes : en effet, une rupture de la coiffe de l'épaule droite avait interdit à cet homme l'exercice en totalité de son métier. Une évolution du taux, loin d'être anodine pour deux raisons selon la FNATH. Tout d'abord dépassant les 10 %, l'adhérent sera indemnisé par une rente et non pas simplement par une somme en capital d'un montant ridicule pour solde de tout compte, en second avec un taux de 20 %, il pourra bénéficier dès 60 ans à compter du printemps 2013 de la retraite au titre de la pénibilité au travail.

Les pistes de réforme

Il reste paradoxal que l'incidence professionnelle soit si peu prise en compte, alors même que le handicap social résultant d'un accident ou d'une maladie professionnelle est souvent supérieur au handicap fonctionnel. Afin de lutter contre cette inégalité de traitement, plusieurs pistes de réforme peuvent être avancées. La FNATH qui propose notamment d'harmoniser les pratiques des organismes d'assurance maladie et les décisions des juges sur l'ensemble du territoire. Seconde piste celle de rénover la méthode d'évaluation des CPAM du taux d'IPP par une approche pluridisciplinaire, plutôt que l'utilisation d'un barème, pour la fixation du taux professionnel, mais de supprimer la règle du « taux utile » qui minore les taux d'incapacité obtenus. Enfin quatrième piste proposée celle de veiller à la publication intégrale de la jurisprudence de la CNITAAT, dans le respect des droits de la défense des salariés victimes.

La Rédaction

L'Unapei dénonce l'immobilisme des pouvoirs publics face aux situations dramatiques de + 30 000 familles

Rédigé le 25 Avril 2013
une personne âgée vieillissante déficiente mentale accompagné dans sa fin de vie (Illustration)

Au lendemain de ce fait divers d'un père désespéré qui a tué son fils à Poissy et dont l'enquête a été confié à la police criminelle par le parquet et toujours en cours d'instruction. L'Unapei pose une nouvelle fois la question du vieillissement des enfants déficients mentaux. Combien de drames devrons-nous compter avant que la problématique du vieillissement des personnes handicapées mentales soit prise en compte ? s'interroge aujourd'hui la présidente Christel PRADO

Un geste de désespoir qui met en cause la responsabilité des pouvoirs publics, qui ne peuvent pas dire qu'ils ignoraient la situation ! En effet, depuis plus de 5 ans, l'Unapei les a de très nombreuses fois alertés sur l' impasse dans laquelle se trouvaient ces familles. Les parents s'inquiètent du devenir de leurs « enfants » lorsqu'ils ne seront plus là, ou en mesure de les aider. Les frères, les sœurs s'interrogent sur leurs responsabilités lorsque leurs parents disparaîtront. Les personnes elles-mêmes craignent pour leur avenir : « Après mes parents, qui s'occupera de moi et qui prendra soin de moi ? » souligne encore la présidente.

En 2009, l'Unapei recensait dans son réseau 15 000 personnes handicapées mentales de plus de 45 ans dans l'impasse, sans solution d'accueil ni d'accompagnement. En 2014, elles seront 30 000 ! L'Unapei demande la mise en place du troisième plan Autisme et celle d'un programme pluriannuel de création de 30 500 places dédiées à l'accueil et l'accompagnement des personnes handicapées mentales vieillissantes.

Stéphane LAGOUTIÉRE

L’ADAPT et les Grands Parrains développent une action citoyenne de parrainage d’enfants handicapés

Rédigé le 24 Avril 2013
Un grand-pére avec sa petite fille lisant un livre (Illustration)

Quels enfants n'a-t-il pas un souvenir merveilleux quand cela a été le cas de l'affection, des conseils judicieux de ses grands-parents, dont la présence reste un élément de construction indispensable a un enfant. C'est dans cette optique que l'ADAPT vient de passer une convention d'assistance mutuelle avec l'association Grands Parrains proposant le parrainage d'enfants par des « grands parrains » de l'âge de leurs grands-parents. Un partenariat qui devrait permettre de combler en partie une forte d'une demande, car s'il existe plus de 700 grands parrains aujourd'hui ce rôle à travers toute la France peu comme le souligne Emmanuel CONSTANS, président de L'ADAPT le son concernant des enfants handicapés.

Une présence indispensable !

Un parrain de cœur pour les enfants privés de grands-parents biologiques ? c'est que propose sur le terrain depuis quinze ans, l'association Grands Parrains proposent ainsi le parrainage d'enfants par des « grands parrains » de l'âge de leurs grands-parents. Il s'agit de permettre à des enfants privés de leurs grands-parents biologiques de devenir les « filleuls de cœur » de seniors ayant du temps et de l'affection à donner, explique la présidente, Michelle JOYAUX. « Le grand parrain s'engage à consacrer un certain temps hebdomadaire à l'enfant, et à lui proposer pendant ce temps ensemble des activités culturelles ou récréatives, auxquelles il n'aurait pas accès avec sa famille ».

Une coopération devrait permettre à ces familles d'enfants handicapés de trouver un soutien, face à des seniors « sont plutôt ouverts à cette idée de parrainer un enfant en situation de handicap, reprend Michelle Joyaux. À condition que la nature du handicap leur soit expliquée précisément, et qu'ils soient informés sur les besoins spécifiques de l'enfant ».

Une attente pour lequel sera mises en place des sessions de formation pour les Grands Parrains, leur permettant de mieux connaître le handicap de leur filleul. Un suivi spécifique sera également proposé aux Grands Parrains et aux familles des enfants handicapés parrainés notamment avec des rendez-vous réguliers, téléphoniques, où de visu permettront de répondre aux interrogations de chacun. Les parrainages d'enfants pourront être assurés par des membres de l'association Grands Parrains, mais aussi par les acteurs de L'ADAPT. De leur côté, les Grands Parrains pourront aussi s'engager dans l'accompagnement de demandeurs d'emploi handicapés, aux côtés de L'ADAPT. Les deux associations animées par des valeurs communes de solidarité et de lutte contre l'isolement renforcent ainsi leurs liens. la fois outil de lutte contre l'exclusion et du renforcement des liens entre générations.

Partenariat, qui selon les signataires souhaite développé ainsi ensemble une action citoyenne de parrainage, à la fois outil de lutte contre l'exclusion et du renforcement des liens entre générations.

Un colloque consacré a la question

A noter aussi le rendez-vous est donné à tous les bénévoles, pour un colloque le 26 mai 2013, organisée par Grands Parrains a l'auditorium de l'Hay-les-Roses et qui fera d'ailleurs la part belle à ce sujet avec une thématique abordée dans l'après-midi qui sera intitulé « les jeunes handicapés », avec le professeur Jean-Luc TRUELLE, Professeur honoraire de neurologie à la Faculté de médecine d'Angers. Renseignement Tél. : 01 45 46 60 66 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Stéphane LAGOUTIÉRE