Handicap International 30 ans au service des mutilés et victimes des mines antipersonnel et les BASM
Le 29 septembre prochain, aura lieu comme chaque dernier samedi du mois de septembre un rendez-vous important dans le cœur des Français. Une rencontre jamais démentie depuis sa création, il y a 30 ans avec la naissance de l'ONG Handicap international par deux hommes Bernard RICHARDIER. l'occasion de faire un rapide bilan pour une association présente aujourd'hui dans 60 pays dans le monde comme syrie ou En Afghanistan ou ils n'ont de cesse de remettre grâce en partie à vos dons sur le chemin de la vie des milliers de personnes amputées, grâce à des prothèses.
Ouverture de deux instituts interrégionaux de formation en ergothérapie et en psychomotricité à Mulhouse
Les présidents Philippe RICHERT, du Conseil Régional d'Alsace, entouré de nombreux président et vice président de conseil régionaux de Franche-Comté, de Bourgogne de Champagne-Ardenne et de Lorraine ainsi que de Jean ROTTNER, Maire de Mulhouse, et Danielle PORTAL, Directrice du Centre hospitalier de Mulhouse, à l'Institut de Formation aux Métiers de la Santé (IFMS). Des élus qui ont officiellement inaugurée le 24 septembre dernier les nouveaux deux instituts interrégionaux de formation, en ergothérapie1 et en psychomotricité2, constituant une « première » au plan national.
Une ouverture qui voie le jour aujourd'hui dans le cadre des compétences en matière de formation sanitaire et sociale, que les cinq Régions du Grand Est et d'une étude interrégionale commune sur les besoins en professionnels paramédicaux qualifiés réalisé, en 2008, dont l'ouverture de ces établissements est aujourd'hui le fruit de cette étude.
L'Institut Interrégional de Formation en Ergothérapie (IIFE)
Cet institut offrira 20 places en première année et va accueillir des étudiants issus de 3 régions du Grand Est dont 8 huit de la région Alsace, et 12 autres reparties entre la Franche-Comté et Bourgogne. Le Grand Est disposait d'un unique institut de formation en Ergothérapie, l'Institut Lorrain de Formation en Massokinésithérapie et Ergothérapie (ILFMKE), situé à Nancy. Cet institut dispose actuellement de 50 places. Dix d'entre elles étant « réservé » pour des étudiants issus de la Région Champagne-Ardenne.
L'Institut Interrégional de Formation en Psychomotricité (IIFP)
D'une capacité de 25 places (cinq par Région du Grand Est). Le caractère interrégional de ces projets de ces instituts est notamment garanti à la fois par la sélection des étudiants, réalisée selon le nombre de places ouvertes par région. Les cinq Unités de Formation et de Recherche Médecine de Reims, Dijon, Besançon, Strasbourg, et Nancy, proposent ainsi leurs étudiants inscrits en PACES ou année préparatoire durant l'année universitaire précédant l'entrée en IIFE et IIFP.
Mais aussi par le déroulement des stages pratiques, prévus dans chaque cursus, dans une structure professionnelle localisée dans la région de la faculté de médecine d'origine de chaque étudiant. Enfin la sélection est garantie par la mobilisation de l'ensemble des acteurs interrégionaux concernés. Citons notamment les Régions, les Agences Régionales de Santé, les Directions Régionales de la Jeunesse du Sport et de la Cohésion Sociale, les Universités et Facultés de médecine, les branches professionnelles, ainsi que les employeurs.
1 Ergothérapie : profession proposant des services de réadaptation, d’adaptation et de soutien à l’intégration sociale des personnes aux prises avec des problèmes de fonctionnement dans leur quotidien.
2 Psychomotricité : profession visant à rééduquer les personnes confrontées à des difficultés psychologiques vécues et exprimées de façon corporelle, en agissant sur leurs fonctions psychomotrices.
La FNATH lance une mobilisation citoyenne contre la souffrance au travail du 12 au 20 octobre
Non la souffrance n'est pas une fatalité au travail, mais reste une réalité. Lieu d'épanouissement dans la majorité des salariés, le travail peut également être source de souffrance pour certains. Avec deux origines, physiques ou bien psychologiques, les causes peuvent être multiples et dans tous les cas elle nécessite impérativement d'être entendues et traitées. Une souffrance au travail qui n'a rien d'un phénomène de mode et dont son évolution a su évoluer avec le travail dans nos sociétés modernes.
Un phénomène qui n'a pas eu de cesse de progresser dans nos sociétés ou la rapidité, le rendement, pression temporelle, masse d'informations, à traiter, fortes exigences quantitatives, absence de contrôle sur la répartition et la planification des tâches, imprécision des missions confiées, les nouveaux modes d'organisation et l'instabilité des contrats de travail... Si la connaissance de plusieurs suicides dans les différentes grandes entreprises françaises comme France Télécom a été le point d'une prise de conscience, l'évolution d'une prise de conscience collective est loin d'avoir atteint.
La FNATH qui considère que la souffrance au travail n'est pas une fatalité, l'association, qui accompagne au quotidien de multiples personnes en souffrance dans leur travail, se mobilise et lance une alerte citoyenne et collective. Pour favoriser cette prise de conscience, la FNATH s'appuiera sur une affiche forte évoquant directement la pression des conditions de travail sur la santé des salariés du 12 au 20 octobre prochain. Une mobilisation que l'association dans la durée afin selon elle d'être vigilant face à cette souffrance qui souvent reste cachée par la honte ou la pression dont font l'objet les salariés.
Différence en violence et souffrance ?
Il convient comme le fait le droit, de ne pas confondre violence et souffrance dans le premier cas. Quand on parle de violence sur le lieu de travail, il faut distinguer la violence externe à l'entreprise (violence ou mêmes agressions exercées par des clients ou des usagers) de la violence interne à l'entreprise (il peut s'agir alors de harcèlement moral ou sexuel).
Dans le second cas, il s'agit d'une dépression réactionnelle professionnelle en lien avec les contraintes organisationnelles et sociales de l'entreprise, souvent déclenchée en réaction à des comportements identifiables de collègues ou de supérieurs hiérarchiques. La conviction que le niveau atteint de dégradation ne peut plus évoluer positivement marque l'entrée dans la souffrance.
La souffrance un coût pour l'entreprise
Un salarié harcelé, stressé, ayant perdu toute confiance en lui, aura des difficultés à prendre des initiatives ou des décisions. La qualité de son travail s'en ressentira. Même s'il met toute son énergie à résister à la pression, à "tenir", un jour ou l'autre, il devra s'arrêter de travailler pour se soigner. Et l'absentéisme et la détérioration du climat de travail ont des conséquences négatives pour l'entreprise. Les coûts directs et indirects d'un mauvais climat de travail peuvent être énormes, non seulement pour l'entreprise, mais également pour toute la société. Il faut, en effet, tenir compte de la prise en charge des victimes de harcèlement par les organismes de Sécurité sociale. Un patron qui a donc tout intérêt a évité le développement de telle situation dans son entreprise.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Audika va mal…les malentendants aussi
Audika va mal. C'est en substance ce qui ressort de la dernière présentation de ses résultats financiers. Aller mal pour Audika ne veut pas dire perdre de l'argent, loin de là. Malgré un chiffre d'affaires qui décroit – fait tout à fait paradoxal et atypique sur ce marché – la rentabilité du groupe reste considérable. En résumé : Audika vend à des prix prohibitifs un produit de santé pourtant indispensable à des millions de Français. Son rôle de leader dans la distribution de prothèses auditives a orienté l'ensemble du marché vers des politiques commerciales totalement aberrantes depuis une dizaine d'années.
AZF, condamne son directeur mais relaxe ses propriétaires et valide la thèse de l’accident chimique
Onze ans après l'explosion du 21 septembre 2001, qui ouvrira une plaie toujours pas refermée à Toulouse, la cour d'appel de Toulouse présidé par condamnant l'ex-directeur Serge BIECHLIN et la Grande Paroisse filiale du groupe Total pour homicides involontaires. Une décision qui satisfait pleinement associations de victimes et élus locaux. Une bataille pourrait ne pas être totalement fermée avec le pouvoir en cassation de l'exploitant de l'usine Grande Paroisse et son ex-directeur.
Un responsable le directeur de l'usine AZF
Une Cour d'appel qui n'aura donc pas au final eu les mêmes scrupules judiciaires. Dans la lecture du délibéré de 684 pages, le Président Bernard BRUNET, a écarté « sans que subsiste le moindre doute » la piste de « l'intervention volontaire interne ou externe » et soulignée que « la piste chimique avait été démontrée de façon indiscutable ». Décrivant qu'une « détonation s'est produite d'abord dans le box du hangar 221 et s'est propagée d'est en ouest ».
Un jugement qui comme l'espérait les associations désigne un coupable, en l'occurrence Serge BIECHLIN condamné a trois de prison dont deux avec sursis et 45.000 euros d'amende. Des juges allant au-delà des réquisitions du parquet qui avait requis 18 mois avec sursis et 15.000 € d'amende. Selon les motivations lues par le président de la cour d'appel, le directeur « a contribué à créer la situation qui a provoqué le dommage et n'a pas pris les mesures permettant de l'éviter: ces fautes ont exposé les salariés et la population à un risque d'une particulière gravité qu'il ne pouvait pas ignorer». L'entreprise étant elle condamnée à 225.000 € d'amende, la peine maximale. Deux accusées qui en première instance, avaient été relaxées, faute de preuve. Des magistrats qui en revanche on mit hors de cause la maison mère Total et son ex-PDG Thierry Desmarest.
Des victimes toujours divisées
Si les présidents des « Sinistrés du 21-Septembre et de l'Association de familles endeuillées, Jean François GRELIER, Gérard RATIER, sont eux satisfait dans l'ensemble par le jugement rendu après dix ans de procédure et notamment que la thèse de l'accident chimique dû à des négligences ait été retenue. Pour Gérard RATIER, c'est une victoire, mais « en demi-teinte ». Pour lui il est dommage que la plainte pour entrave à la justice n'ait pas été suivie... « Cela, c'est une défaite parce que le véritable responsable, c'est le groupe Total ». et que ce dernier n'a pas été condamné
Un avis loin de partager d'autre association comme celle de Mémoire et Solidarité et son président Jacques Mignard, ce jugement laisse un goût terriblement amer. « Nous sommes très déçus. D'une part parce que l'enquête ne sera pas rouverte. D'autre part parce que des sanctions ont été prononcées à l'encontre de la société, sur la base d'une thèse officielle qui reste de la pure fiction ».
Pour le président de Mémoire et Solidarité Jacques MIGNARD, ce délibéré laisse un goût terriblement amer. « Nous sommes très déçus. D'une part parce que l'enquête ne sera pas rouverte. D'autre part parce que des sanctions ont été prononcées à l'encontre de la société, sur la base d'une thèse officielle qui reste de la pure fiction ». La condamnation de Serge BIECHLIN frise selon lui le scandale juridique. « Une seule minute de prison aurait été excessive, puisque l'accusation ne repose que sur une présomption de culpabilité ». Pour Jacques MIGNARD, qui s'est évertué une décennie durant à requérir des compléments d'information, ce délibéré est finalement logique. « Il est lié à des positions d'élus. On a clairement fait comprendre à la justice qu'il fallait en finir. Beaucoup voulaient voir des têtes tomber, ce jugement a exaucé leurs vœux. Nous ne nous faisons plus trop d'illusions, mais nous continuerons à chercher la vérité et à faire entendre notre désapprobation ».
Les élus toulousains satisfaits et unanimes
Présent avec les victimes, le Maire de Toulouse Pierre COHEN, le Président-conseil Générale et le Président de région Martin MALVY ont tous exprime leurs soulagements de voir prendre fin onze années de procédure suite à une catastrophe qui a meurtri la ville de Toulouse et ses habitants. «C'est la victoire de la vérité ! Le jugement nous donne raison d'avoir fait appel. Il établit enfin les causes de cette catastrophe et désigne des responsables. La culpabilité de grande paroisse va permettre aux victimes, à leur famille et à l'ensemble des Toulousains, de mettre un terme à onze années de souffrance et de pouvoir enfin entreprendre un vrai travail de deuil ». A affirmé le député Maire de Toulouse PIERRE COHEN. Pierre IZARD Pierre Izard, président (PS) du conseil général de Haute-Garonne évoque lui « une décision importante pour la mémoire collective ». Martin MALVY président (PS) du conseil régional Midi-Pyrénées, a lui déclarer « il fallait que la justice passe, que les familles de victimes puissent s'appuyer sur un jugement clair, ce qui est désormais chose faite ».
Seuls les élus écologistes regrettent, au même titre que l'association des victimes Plusjamaisça, que le groupe Total et son président Thierry Desmarest n'aient pas été inquiétés. Sa demande de citation à comparaître a en effet été jugée irrecevable. Des élus verts qui rappel que le danger n'est pas tout à fait écarté dans l'agglomération toulousaine et pointe le doigt sur les onze sites et demande le renforcement de la directive Saveso 3*
Des victimes qu'il ne convient pas d'oublier
L'explosion de l'usine AZote Fertilisants (AZF) de Toulouse, d'une magnitude 3,4 sur l'échelle de Richter, sera ressentie jusqu'à 75km de distance. Elle fera 31 morts, dont 21 sur le site de l'usine, et plusieurs milliers de blessés. Marquant a jamais la ville de Toulouse. Des centaines de salariés comme des civils restent à ne jamais handicapés dans leurs vies quotidiennes. Alors s'il est certain que la vérité pas toujours facile à entendre et même que certaines taches d'ombre subsiste encore sur ce 21 septembre, il convient d'en tirer les leçons pour qu'elle puisse au moins ne jamais se reproduire.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Derniers jours pour le concours francophone Handipartage
Organisé par la Fondation Amis de l'Atelier le concours Handipartage et porté par le réseau Handiplanet de la Fondation, ouvert aux trois pays de l'espace européen francophone : la France, la Belgique et Luxembourg. L'occasion de récompenser les contributions qui remplissent au mieux les critères établis par un jury, notamment celles portant sur l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées avec un prix spécial attribué à celle qui intégrera le mieux l'égalité hommes femmes.
Pourquoi un tel concours ?
Dès 1986 le Conseil de l'Union européenne invitait, dans une recommandation en date du 24 juillet (86/379/CEE), les États-membres à mettre en place des actions positives en faveur des personnes handicapées, notamment favoriser les bonnes pratiques et énumérer des exemples d'actions positives. Ainsi, et ce, grâce au soutien du Fonds Social Européen (FSE), La Fondation des Amis de l'Atelier et ses partenaires ont souhaité valoriser toutes les expériences positives, innovantes, singulières, à destination des personnes ayant un handicap mental ou psychique, mises en œuvre à titre personnel ou collectif dans les familles ou dans les institutions et services. Pour cela, elle a lancé un concours.
Un concours qui offrira a ces trois lauréats un voyage au Québec, un voyage au Maroc, Ipad 2, clés USB.....Alors vite il ne reste plus que dix jours avant la clôture des dépôt de projet qui peuvent être déposé par des professionnel, famille, aidant ou bénévole. Il suffit simplement que vous ait une expérience pertinente à communiquer dans le domaine du handicap mental ou psychique. Que vous ait encore une expérience que vous souhaiter la partager. Alors, que vous soyez en France, en Belgique francophone ou au Luxembourg, vous pouvez participer en déposant votre dossier au grand concours HANDIPARTAGE, lancé par la Fondation des Amis de l'Atelier sur la page du site réservé pour l'inscription.
Qui sont-ils...
Le réseau Handiplanet de la Fondation est un portail d'information centré sur les échanges d'expériences concrètes de terrain. Il propose une méthode propre de capitalisation en plusieurs langues sur une plate forme internet dotée de fonctionnalités permettant d'atteindre les réseaux sociaux. Quand a la Fondation des Amis de l'Atelier, reconnue d'utilité publique, la Fondation accueille au sein de ses 61 établissements et services 2600 enfants et adultes en situation de handicap mental et psychique. Elle innove sans cesse pour apporter un maximum de réponses personnalisées et adaptées à chaque personne accueillie.
Stéphane LAGOUTIERE
Initiation à la langue des signes française pour les enfants sourds et entendants
Quelle plus belle solution de celle de l'inclusion par l'apprentissage de la langue, de surcroît quand il s'agit de la langue des signes. C'est le pari lancé par le CNED qui a pour la rentrée 2012-2013, en proposant dans le cadre d'un cours d'initiation une approche de celle-ci a des enfants entendants ou sourds du cycle 3 (CE2, CM1, CM2). Une formation pour un coût de 199 €
Une langue faut-il le rappeler étant inscrite dans les programmes officiels de l'éducation nationale, ou elle devrait enseignée à tous les élèves scolarisés dans des écoles ou par le biais de l'enseignement à distance. Une réalité que malheureusement peu pratiqué en milieu ordinaire. Une vocation que le CNED opérateur de l'État que d'assurer la diffusion de ce type d'enseignement.
Une mission de service public
Cette initiation est le premier cours plurimédia entièrement à distance. Il a été élaboré en collaboration avec le ministère de l'éducation nationale pour être en conformité avec la loi du 11 février 2005 qui reconnaît la langue des signes comme langue française. Elle réaffirme le droit des parents à choisir le mode de communication de leur enfant. Un cours qui il s'adresse en priorité au élèves quelque soit sa situation auditive mais qui peut également s'avérer utile pour des adultes à communiquer avec des enfants par le biais de la langue des signes comme des grands parents ou des membres de la famille n'ayant que peu de relation avec l'enfant.
Une formation visuelle en ligne
Entrer dans une langue visuelle par l'image paraît une évidence. Cette initiation à la langue des signes se fait essentiellement en ligne, grâce à 120 activités interactives comprenant près de 1600 vidéos.
Le cours se compose de dix unités de travail, correspondant chacune à un thème particulier de la vie quotidienne des enfants (les personnes, les vêtements, la maison, l'école, etc.). Outre les activités interactives et le manuel, le cours comprend un guide pour l'adulte qui accompagne l'enfant et quatre évaluations pour lesquelles l'enfant doit filmer ses réponses signées et les envoyer à la correction sur clé USB ou DVD. Parents et professionnelle peuvent s'adresser au CNED par téléphone au 05 49 49 34 88 ou par E.mail
La Rédaction
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