La cours d’appel condamne une nouvelle fois l’entreprise Steria pour discrimination
La politique des travailleurs handicapés doit se faire au détriment de salariés valides de l'entreprise. La logique veut que non, la personne handicapée étant une personne à part entière. Ainsi, le syndicat Steria Avenir a-t-il dénoncé ce double politique à l'occasion de la troisième condamnation en 2012 de la SSII pour harcèlement moral et discrimination à l'encontre d'un syndicaliste. Des salariés reprochent un plan favorisant l'emploi des travailleurs handicapés, accompagné d'une hotline dédiée à ces derniers. Il semble que les travailleurs « normaux » n'aient pas droit à tant d'attention souligne le syndicat.
La crise économique et les difficultés d'emploi vont-elles nous obliger à voir ce genre d'incident de plus en plus fréquemment ? Non il faut l'espérer, tout homme et femme a le droit de travailler, mais il ne faut certes que cela puisse être contre d'autres salariés. Des partenaires sociaux encore plus fragilisés selon l'arrêt de la cour d'appel de Versailles, qui vient de condamner la SSII à repositionner un de ses salariés, par ailleurs représentant du personnel, à un niveau supérieur avec alignement du salaire et versement des arriérés dus. Jugement qui fait suite à une autre décision similaire par la Cour d'appel de Toulouse en avril 2012.
Un syndicat qui dénonce ainsi dans un communiqué l'absence de tout dialogue sociale se traduisant à termes par des mouvements sociaux des salariés en clientèle comme chez Bouygues Télécom. Un syndicat qui dénonce selon lui la reprogrammation permanente par la direction des réunions salariales. Ce dernier qui n'hésite pas à reprendre une enquête de satisfaction réalisée par la société de conseil Great Place To Work l'hiver dernier et qui s'était révélé catastrophique pour l'entreprise. Plaçant Steria en queue du classement des quelque 145 entreprises françaises auditées sur des critères comme crédibilité, respect, équité, fierté d'appartenance, camaraderie...
Steria Avenir, qui rappelle également que la société aurait déjà été condamnée à plus de 10 reprises pour les mêmes raisons, pour un total de plusieurs centaines de milliers d'euros. Le syndicat rappelant que le médecin du travail responsable des établissements parisiens (4.000 salariés environ) avait démissionné de l'entreprise en 2011 après avoir rédigé un rapport sur les risques psychosociaux encourus par les salariés. Son successeur, arrivé en septembre 2011, avait lui aussi rédiger un rapport en ce sens avant de présenter à son tour sa démission début 2012. Ce dernier n'a pas été remplacé depuis, empêchant les visites médicales obligatoires, notamment en cas de reprise du travail d'un salarié. L'inspection du travail vient d'ailleurs de mettre l'entreprise en demeure de respecter ses obligations en la matière.
Une affaire à suivre et pour lequel pour l'instant les dirigeants de l'entreprise ni des ressources humaines ou de la mission handicap n'ont voulu commenter.
La Rédaction
Le président François HOLLANDE relance le débat sur l’euthanasie lors d’une visite à Rueil-Malmaison
Présent dans le débat de la présidentielle notamment lors des discussions sur le 5e risque, l'euthanasie avait été soutenue par l'association AMD qui avait montré les candidats sur un lit d'hôpital. Le chef de l'État comme il l'avait indiqué lors de la campagne a confirmé lors d'une visite en visite dans une maison médicale de Rueil-Malmaison du 17 juillet son intention de présenter une réforme sur la « fin de vie » sans jamais parler d'euthanasie.
Une visite effectuée en compagnie de la ministre des Affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine. La Gauche, et le gouvernement, mais aussi François HOLLANDE qui devra néanmoins faire face à équation difficile. Répondre à une demande de la société, tout en, ne s'attirant pas les foudres des croyants toutes religions confondues.
Une proposition pour lequel le chef de l'État confirme sa position ou celle-ci est abordée dans le N° 21 de ces « soixante engagements pour la France ». Une position soutenue par Marisol Touraine qui lors de la campagne avait précisé lors d'une interview à Libération constaté le «laisser mourir » de la loi dite LEONETTI de 2005, ajoutant qu'il s'agit aujourd'hui de « permettre d'aider à mourir ». Et d'ajouter « La frontière est certes ténue, et les modalités seront à discuter avec tous les acteurs. Il s'agit de fixer un cadre très strict de recueillement du consentement de la personne. Il s'agit d'encourager les directives anticipées, comme la désignation des personnes de confiance ; de garantir, aussi, le dialogue entre le médecin, les soignants, le malade et sa famille. Au final, le médecin ne doit pas être seul, il faut un collège de soignants, et respecter, bien sûr, l'objection de conscience pour le médecin. Et dans ce cadre strict, permettre une aide active à mourir ».
Le Président qui a annoncé lors de cette visite avoir confié une mission sur la fin de vie au professeur Didier Sicard. Une annonce qui risque fort de relancer le débat sur l'euthanasie et l'acharnement thérapeutique. «Poser cette question, c'est ouvrir une perspective qui elle-même entraîne un débat», a affirmé François HOLLANDE, demandant qu'il soit «noble et digne» à souligner le chef de l'État.
Un homme connu pour son peut être « bien que oui, peut-être bien que non ». Une position présente déjà dans une interview qui révèle en fait une position plus modérée, plutôt intermédiaire entre les "pros" et "anti" euthanasie: « "Qu'observons-nous ? Il y a d'un côté la plupart des scientifiques, de l'autre ceux qui placent au premier plan la religion. Ces deux camps sont propriétaires, dépositaires d'un territoire sur lequel ils sont arc-boutés. Pour ma part, je pense qu'il vaut mieux poser la question de savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes comme société humaine nous permettant de nous respecter », répond Didier Sicard.
Catholiques et conservateurs parle d'assistance au suicide
Tant l'Église catholique rappelant les commandements de la Bible, « Tu ne tueras point ». Une position inchangée depuis 1991 qui indiquait alors que "L'homme n'a pas à provoquer délibérément la mort de son semblable; cela dépasse son pouvoir", et rappelé, en 2007 lors de la conférence des évêques de France. Droite conservatrice et une grande partie de l'UMP restent majoritairement opposées à une telle solution. Lors du dépôt d'une proposition de loi relative à la fin de vie en 2011, 286 députés du groupe UMP avaient alors voté contre.
Jean-Luc Romero : respectons la volonté des personnes
S'il avait reconnu être satisfait des engagements de Marisol TOURAINE lors de la campagne, et nota "la première des conditions, c'est la volonté de la personne, et là on évite que d'autres le décident". Le Président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité a qualifié mardi de "mauvais signal" le choix par le président François Hollande du Pr Didier Sicard pour mener une mission sur la fin de vie. "La fin de vie est une question citoyenne intime et pas une question médicale", explique Jean-Luc Romero dans un communiqué. Il relève que le Pr SICARD, ancien président du Comité consultatif national d'éthique, était "proche de la théologie morale catholique". Pour M. ROMERO, en conséquence, cette mission "ne sera sans doute qu'une énième mission relative à la fin de vie qui esquivera le véritable enjeu: celui du respect absolu des volontés individuelles".
Ouverture d'un débat public
Tel est la solution proposée par le député, Jean LEONETTI à l'origine de la loi de 2005 et qui porte son nom. Est-il vraiment le mieux placé pour cela, alors qu'il se trouve dans l'opposition et qu'alors qu'il se trouvait dans la majorité ce dernier n'a fait que ralentir, voire empêcher l'étude sérieuse de cette liberté que nous devons pouvoir accorder à ceux qui le souhaitent. Jean LEONETTI qui « propose que le sujet soit abordé de manière plus large: la fin de vie ne se limite pas aux problèmes de l'euthanasie, elle ne peut pas être abordée que par les politiques et les experts ». « La fin de vie interpelle notre société sur la fragilité, la vulnérabilité, la dépendance, le respect de la dignité de la personne humaine et le sens même de la vie, et doit donc être abordée dans la diversité de ces sujets", souligne l'ancien ministre. "Dans une démocratie moderne et apaisée, et au moment où les soins palliatifs ont prouvé leur efficacité et où la loi de 2005 commence à rentrer dans les mœurs et représente un modèle pour d'autres démocraties, ce type de débat permettra à l'ensemble de la population de mieux connaître la loi actuelle et de s'approprier ce sujet complexe et douloureux", conclut-il.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Mc Donald's interdit toute différence et handicap au sein de ses restaurants
La France pays du tourisme et terre d'accueil aurait-elle changé de conception et oublié ses valeurs universelles ? Il faut espérer que non, mais l'expérience qu'a vécue un touriste canadien handicapé, Steve Mann et a sa famille en visite à Paris sur l'une des plus belles avenues du monde « les Champs Élysée ». Ce dernier sera prié avec force de quitter la chaîne de restauration rapide américaine Mc Do. Un fait divers dévoilé par un jeune blogueur Korben.
Le Bucodes-Surdi France s’agrandit, avec l’adhésion avec la venue de deux associations
C'est a l'occasion de son Assemblée Générale tenue en 2012, que le bureau de l'association Bucodes-Surdi France (BSF) à entériné l'adhésion de deux nouvelles associations : l'AICHB, l'Association des Implantés Cochléaires de l'Hôpital Beaujon, et l'association Surd'Iroise, association de malentendants du Finistère Nord, ce qui porte désormais à 38 le nombre d'associations (ou sections d'association) que fédère le Bucodes-Surdi en France, est désormais présent dans 32 départements.
Récemment, deux autres associations ont sollicité le BSF et le processus de leur adhésion est engagé. Ces nouvelles adhésions devront être validées lors de la prochaine Assemblée Générale, ce qui porterait à 40 le nombre d'associations adhérentes, avec une présence dans 33 départements.
Ces nouvelles adhésions sont la conséquence de la stratégie menée par l'association qui depuis 2 ans qui vise à une meilleure représentation des personnes malentendantes et à une meilleure défense de leurs intérêts spécifiques. Les principaux éléments de cette politique sont portés à la connaissance de tous dans la revue trimestrielle 6 Millions de Malentendants, lancée par le Bucodes-Surdi en 2011, ainsi que sur son site internet : www.surdifrance.org.
La Rédaction
* Fédération des associations de malentendants, reconnue d'utilité publique et représentative des usagers par le Ministère de la Santé
Lancement des appels a candidature pour la huitième édition des Trophées APAJH
La 8e cérémonie des Trophées APAJH aura lieu au Carrousel du Louvre le 19 novembre 2012. L'occasion pour cette manifestation mêlant soirée de gala et récompenses d'actions inclusives compte parmi l'un des événements majeurs du handicap. Les entreprises, institutions, collectivités, services publics mettant en place des initiatives pour favoriser l'accessibilité à tout et pour tous ont jusqu'au 25 septembre pour candidater. Une inscription que vous pouvez faire en ligne ou en téléchargeant votre dossier de candidature sur le site de l'association.
Cinq catégories primées « sans pitié ni commisération »
Forte de son souhait de porter un autre regard sur le handicap, l'association, veut ainsi pouvoir additionner « les différences, sur scène et dans la salle, sans pitié ni commisération, mais avec un engagement déterminé » comme le précisait Jean-Louis GARCIA, Président de la Fédération des APAJH, lors de l'ouverture de la cérémonie de 2011. Des prix qui seront attribués par un jury composé de personnalités issues d'horizons différents (politiques, institutionnels, médiatiques, associatifs). Ils recevront leur Trophée en présence de personnalités et des artistes venus soutenir l'action de l'APAJH.
Un concours qui comptera cinq trophées remis pour récompenser des réalisations exemplaires favorisant l'accès aux droits des personnes en situation de handicap dans les catégories suivantes : Accessibilité, Ville citoyenne, École et culture, Entreprise citoyenne, et en s'en oublier en cette année paralympique, le sport.
Une aventure qui fête ses huit ans d'existence
L'an passé en 2011, devant plus de 1600 spectateurs, des personnalités politiques, des partenaires, et des artistes se sont succédé sur scène, honorant celles et ceux qui développent des actions favorisant l'accessibilité universelle. Le trophée d'honneur remis aux réalisateurs du grand succès cinématographique de l'année 2011, « Intouchables », a été le premier prix officiel qui leur a été remis. Sans oublier la présence, des artistes comme Christophe MAE, Julie ZENATTI, Kamel OUALI et sa troupe du spectacle musical Dracula se sont produits sur scène. Ils ont réalisé des performances aux côtés de cinq groupes artistiques de personnes en situation de handicap.
La Rédaction
L’entreprise Steria annonce le lancement d’un plan triennal en faveur des travailleurs handicapés
L'entreprise malgré certaines difficultés passagères et des actions judiciaires dont les décisions sont attendues dans les jours prochains par la Cour d'appel de Versailles pour discrimination vient d'annoncer un plan triennal pour favoriser l'emploi, la formation et la reconversion des personnes handicapées. L'entreprise avec moins de 2% de salariés handicapés s'engageant à recruter 75 personnes en situation de handicap en trois ans sur l'intégralité des postes existants ou ouverts au sein du groupe et à améliorer les conditions de travail de ces travailleurs.
Les enfants handicapés plus souvent confrontés à la violence dans les pays riches
Dans le cadre d'une conclusion d'une enquête demandée par l'OMS et que celle-ci vient de dévoiler une étude met en avant une réalité difficile, mais bien réelle celle de la probabilité plus grande pour les enfants handicapés d'être sujet à la violence que les enfants dits « valides ». Des violences de toutes sortes ou ils auraient 3,7 plus de risques, mais aussi physique avec 3,6 fois plus et 2,9 fois plus de risques d'être victimes de violences sexuelles. Pire et la réalité quotidienne dans les médias nous le rappel, ce sont ceux les enfants qui ont une maladie mentale ou une déficience intellectuelle qui se révèlent les plus vulnérables, avec un risque 4,6 fois plus élevé de violences sexuelles par rapport à ceux qui ne sont pas handicapés.
L'urgence d'établir un tableau mondial
Près de cinq ans, son vote à l'ONU, la convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations unies nous rappelle la nécessité de protéger les droits des enfants handicapés et de veiller à ce qu'ils participent pleinement à la vie de la société, à égalité avec les autres. Cela implique d'éviter les expériences négatives résultant de la violence pendant l'enfance, sachant qu'elles ont un grand nombre de conséquences néfastes sur la santé et sur le bien-être à un stade ultérieur de la vie. Plus que jamais si le travail consiste à étendre l'étude dans le domaine du mondial, la faillite de la prévention, des soins et du soutien aux enfants victimes de violences, pourraient à terme avoir un aspect catastrophique pour les sociétés futures et la guérison de ces enfants compliquant encore plus leurs inclusions dans nos sociétés.
L'analyse présentée aujourd'hui englobe 17 études sur une période située entre le 1er janvier 1990 et le 17 août 2010, apportant des données sur 18 374 enfants handicapés vivant dans des pays à haut revenu - Espagne, états-unis d'Amérique, Finlande, France, Israël, Royaume-Uni et Suède et elle souligne le besoin urgent de mener des recherches de qualité dans les pays à faible revenu ou intermédiaire.
Prévention élément fondamentale de protection de l'enfant
Certains programmes de visite dans les maisons de soins pour les enfants exposés au risque de violence et les formations pour améliorer les compétences parentales ont apporté la preuve de leur efficacité pour éviter la violence à l'encontre des enfants n'ayant pas de handicap. La priorité devrait être de mettre en œuvre ces mesures prometteuses et d'autres, décrites dans le Guide sur la prévention de la maltraitance des enfants et dans Violence prévention : The évidence, publiée par l'OMS, et d'évaluer leur efficacité.
Une prévention nécessaire afin de permettre de réduire un maximum des facteurs des risques connus aujourd'hui. Parmi eux on peut noter ceux qui sont liés à la stigmatisation, les discriminations et le manque d'information concernant le handicap, de même que l'absence de soutien social aux personnes s'occupant des enfants souffrant de handicap sont des facteurs exposent ceux-ci à un risque accru de violences. Le placement des enfants handicapés en institution les rend aussi plus vulnérables. Dans ces milieux et ailleurs les enfants ayant des déficiences au niveau de la communication ont une moindre capacité à révéler les expériences abusives.
« Les résultats de cette étude prouvent qu'il y a une vulnérabilité disproportionnée des enfants handicapés face à la violence et que leurs besoins ont été négligés beaucoup trop longtemps», relèvent le Dr Étienne KRUG, Directeur du Département prévention de la violence et du traumatisme est handicap à l'OMS. « Nous savons qu'il existe des stratégies spécifiques pour prévenir la violence et pour en atténuer ses conséquences. Il nous faut maintenant déterminer si elles sont efficaces aussi pour les enfants handicapés. Un programme d'action doit être établi » aura-t-elle souligné.
Impératif de renforcer la protection de l'enfant
Le Rapport mondial sur le handicap de l'OMS et de la Banque mondiale décrit ce qui fonctionne pour améliorer la santé et la participation sociale des enfants handicapés et favoriser leur désinstitutionnalisation. Pour les enfants handicapés actuellement placés hors de leur domicile, il est impératif de renforcer les soins et la protection en remédiant aux cultures et aux structures des institutions qui exacerbent le risque de violence.
« La manière, dont l'entourage traite un enfant handicapé conditionné énormément l'impact qu'aura son handicap sur sa qualité de vie», souligne le Dr Mark BELLIS (photo), Directeur du Centre for Public Healt à l'Université John MOORES de Liverpool, un centre collaborateur de l'OMS pour la prévention de la violence, et chercheur principal pour cette étude. « Il incombe au gouvernement et à la société civile de veiller à exposer et à prévenir de tels processus de victimisation » conclut-elle.
Des conclusions alarmantes
Les résultats de cet examen systématique confirment que les enfants handicapés dont le nombre est estimé à environ 93 millions sont plus susceptibles d'être victimes de violences que leurs pairs qui ne sont pas handicapés. Toutefois, la pénurie continue de preuves solides, en raison d'un manque d'études de recherche bien conçues, les normes de pauvres mesurent de l'incapacité et de la violence et à l'évaluation insuffisante de savoir si la violence précède le développement du handicap, laissent des lacunes dans les connaissances qui doivent être abordées.
Stéphane LAGOUTIÉRE
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