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AVC : Face aux symptômes … adopter le bon réflexe ! Peut sauver une vie…

Rédigé le 28 Octobre 2012
Un homme dans une chambre d’hôpital suite à accident vasculaire cérébral (AVC) est la première cause de mortalité pour les femmes et la première cause de handicap acquis de l’adulte. © DP / FHI

Un homme dans une chambre d’hôpital suite à accident vasculaire cérébral (AVC) est la première cause de mortalité pour les femmes et la première cause de handicap acquis de l’adulte. © DP / FHIMême si ont connaît la difficulté de faire comprendre a la population l'urgence d'un mal qu'il ne perçoit pas ou peu, l'Accident vasculaire cérébral : AVC reste aujourd'hui un problème majeur de nos sociétés. L'OMS parle elle-même de pandémie pour ce qui touche 1 personne toutes les 5 secondes dans le monde dont le taux d'incidence passera de 16 millions en 2005 à 23 millions en 2030. Et pourtant grâce à la connaissance des symptômes... adopter le bon réflexe et sauver une vie. Une journée sous le regard notamment du comédien Victor LANOUX, victime de deux accidents vasculaires cérébraux successifs à l'automne 2007, est parrain de l'association d'Urgence AVC.

En France comme de nombreux pays occidentaux l'AVC restent avec 130 000 par an soit un nouveau cas toutes les quatre minutes et l'une des principales causent de mortalité avec 62 000 décès par ans. Elle serait l'une aussi des principales causes de handicap acquis de l'adulte, deuxième cause de démence.

« Une politique de santé publique »

À l'occasion de cette journée mondiale du 29 octobre 2012, la ministre des affaires sociales et de la santé Marisol Touraine à lancé une campagne d'information et de sensibilisation intitulée a la radio « AVC, Agir Vite C'est important ». Une campagne pour lequel a tenu à rappeler l'importance de la prévention pour lutter contre les facteurs de risques des accidents vasculaires cérébraux. "Plus on cumule de facteurs, plus on augmente le risque de faire un AVC", précise la ministre. Ce spot de 25 secondes sera diffusé jusqu'au 7 novembre inclus sur diverses radios, en métropole ainsi qu'en Outremer.

Un ministre qui parle des risques, mais qui a tendance a oublier que ce type d'accident comme pour toutes les autres maladies vasculaires, la lutte contre l'hypertension artérielle et donc sa prise en charge est primordial malheureusement, la moitié des 10 millions d'hypertendus, dans notre pays, ignorent avoir une pression artérielle trop élevée. Une situation qui ne pas risque de s'améliorer avec la suppression de la liste de l'ALD de l'hypertension artérielle le 24 juin 2011 pour de soi-disant raisons économiques.

À mi-parcours du plan national d'actions AVC 2010-14, la plupart des actions réalisées sont en lien direct avec la prise en charge des personnes qui présentent un AVC, dans l'objectif d'un accès dans les plus brefs délais au diagnostic et à un traitement compatible avec le degré d'urgence vitale. Trois priorités restent essentielles pour les pouvoirs publics. La structuration des filières AVC. Aujourd'hui, 115 unités neurovasculaires (UNV) sont répertoriées et labellisées, pour 140 prévues au terme du plan national d'actions AVC. Les UNV étant des maillons centraux essentiels de l'organisation en « étoile » soutenue au niveau local par les agences régionales de santé (ARS), en référence à la circulaire du 6 mars 2012 relative à l'organisation des filières de prise en charge des patientes victimes d'AVC. La deuxième priorité étant la mise en place de l'identification d'un centre de référence destiné à l'enfant. Un appel à projets devant déboucher sur la création d'un centre de référence « AVC de l'enfant » a été lancé avant l'été 2012. Il fera l'objet d'une labellisation d'un centre national en novembre 2013, qui pourra être multisites et dont le financement est prévu sur 5 ans. Enfin le développement de registres AVC pour le recueil de données épidémiologiques utiles à la recherche. Pour faire avancer la recherche sur le traitement de l'AVC et améliorer la qualité de vie après un AVC, le recueil de données épidémiologiques - c'est-à-dire l'étude des facteurs à la répartition, à la fréquence et à la gravité des AVC - est essentiel.

Dans 90 % des cas, les patients arrivent trop tard

Selon une enquête IFOP réalisée auprès de mille adultes pour les laboratoires Bayer à l'occasion de cette journée, si près de 70 % des personnes interrogées savent qu'il faut appeler le 15 lors d'un AVC, la moitié admettent ne pas connaître précisément les symptômes (d'ailleurs, seuls 11 % savent très bien les identifier). Cela explique que, dans 90 % des cas, les patients arrivent trop tard dans les unités spécialisées pour la prise en charge de ce type d'accident. Il existe actuellement 115 unités neurovasculaires (UNV) en France. Elles comprennent des lits de soins intensifs pour la surveillance initiale des patients et des lits spécifiquement dédiés à la prise en charge de cette affection. Ces structures fonctionnent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ceux qui ont la "chance" d'y parvenir rapidement - moins de 4 heures et demie après les premiers symptômes - peuvent bénéficier d'une thrombolyse (destruction du caillot) si nécessaire. D'ailleurs, l'efficacité de ces unités n'est plus à prouver : une mortalité diminuée de 20 % par rapport aux autres structures et une augmentation du nombre de patients ne gardant pas ou peu de séquelles de 20 %.

L'AVC trois signes possible : Que faire ?

En cas d'apparition brutale de l'un des signes suivants, il faut composer le 15 même si les signes disparaissent. Il s'agit notamment d'une déformation ou engourdissement de la bouche : lorsque la personne sourit, le sourire n'est pas symétrique. Lors de faiblesse ou engourdissement d'un côté du corps : lorsque l'on demande à la personne de lever les deux bras devant elle, l'un des bras ne peut être levé ou rester en hauteur, il retombe. Enfin si la personne a une difficulté à parler : lorsque l'on demande à la personne de répéter une phrase, elle a des difficultés à parler ou à comprendre.

Il faut alors en attendant les secours, allonger la personne avec un oreiller sous la tête et la laisser allongée jusqu'à l'arrivée des secours. Noter l'heure où les signes sont apparus ou quand la personne n'a été vu pour la dernière fois sans signe. Enfin regrouper les ordonnances et les résultats des dernières prises de sang réalisées dans le cas ou cela est possible. Il est très important de ne pas faire boire ni manger la personne, de ne pas lui donner de médicament ni lui faire d'injection.

« L'urgence d'une prise en charge rapide »

Un accident vasculaire cérébral (ou « attaque cérébrale ») est provoqué par un arrêt brutal de la circulation du sang à l'intérieur du cerveau, qui provoque la mort des cellules cérébrales. Cette pathologie bénéficie de plusieurs décennies de progrès thérapeutiques, qui engagent à mobiliser le maximum de personnes, pour que l'AVC soit perçu comme une urgence et non une fatalité. Il s'agit de reconnaître les signes d'alerte d'un accident vasculaire cérébral et de mettre rapidement en place un traitement spécifique.

Plus il est pris en charge tôt, mieux l'accident vasculaire cérébral peut être traité. Plus de 115 unités neurovasculaires (UNV) sont actuellement actives en France pour la prise en charge en urgence des AVC et le développement de la télémédecine. L'enjeu majeur est la réduction de la gravité des séquelles et handicaps et de la mortalité. « AVC, réagissez : Visage paralysé, Impossibilité de bouger un membre, Trouble de la parole, évitez le pire en composant le 15 »

« Le 15 change la donne »

Si la prise en compte des premiers symptômes permet un meilleur appel auprès des centres de secours. Une récente étude menée par les professionnels de neurologie et d'urgence du CHRU de Lille vient pour la première fois de démontrer que la régulation par le Centre 15 et le contact entre le régulateur et le neurologue peuvent réduire le délai de prise en charge des patientes thrombolyses pour AVC de 42 minutes ! Un gain de temps précieux quand le compte à rebours a commencé pour cette urgence vitale.

Publié dans le Journal of Neurology, ce travail démontre qu'appeler le 15 en cas de symptômes d'un AVC, réduit significativement les délais de prise en charge intra hospitalière, et que l'effet est encore plus important quand le médecin régulateur a un contact direct avec le neurologue, avant l'admission. Un enjeu de taille au CHRU de Lille qui veut offrir les meilleures chances de guérison aux patients. En effet, en cas d'AVC, chaque seconde compte quand le traitement par thrombolyse doit être administré dans les meilleurs délais et au plus tard 4 h 30 suivant les premiers symptômes.

L'étude publiée dans le Journal of Neurology a été conduite par les médecins spécialistes de l'urgence et de la neurologie vasculaire (Dr CASOLLA, Dr BODENANT, Dr GIROT, Pr CORDONNIER, Pr WIEL, Pr LEYS et Dr GOLDSTEIN). Ils ont comparé les délais de prise en charge intra hospitalière de 302 patients répartis en trois groupes : groupe régulé par le Centre 15, mais sans contact entre le régulateur et un neurologue, un groupe régulé par le Centre 15 avec un contact direct entre le régulateur et un neurologue enfin un groupe non régulé par le Centre 15.

Stéphane LAGOUTIÉRE

monbanquierenligne.fr désormais accessible aux personnes sourdes et malentendantes

Rédigé le 26 Octobre 2012
fonctionnement du systhme concepteur de service Acceo

La Caisse d'Épargne Rhône Alpes et Acceo a annoncé avoir réuni leur savoir-faire pour faciliter l'accès de l'agence à distance monbanquierenIigne.fr aux personnes ayant une déficience auditive. Alors que l'internet prend de plus en plus de place dans la vie quotidienne, ce service innovant et gratuit permettra aux personnes d'un handicap auditif bénéficient d'une égalité d'accès à l'information et à l'ensemble des services bancaires à distance de la Caisse d'Épargne Rhône Alpes.

Dépassements d’honoraires : les français ne veulent pas être les "pigeons de la farce"

Rédigé le 26 Octobre 2012

depassement-d-honoraire-cissAu lendemain de l'annonce de l'accord trouvé entre les différentes parties sur les dépassements d'honoraires médicaux, et des airs de triomphe de la ministre de la Santé, Marisol TOURAINE, alors que tout reste largement incertain. Le Collectif sur la santé a lui présenté un sondage lors d'un point presse réunissant les représentants des usagers en CPAM du CISS, de la FNATH et de l'UNAF. Des Français à qui ont à poser deux questions

sur la perception qu'ont les Français des tarifs abusifs en matière de dépassements ou encore leurs attentes vis-à-vis du gouvernement pour une lutte efficace contre ceux-ci. Les conclusions confirment sans aucun doute que le raz bol des usagers et leur découragement se sentent les « pigeons de la farce » !

Un chiffre résume à lui seul la volonté radicale des usagers de voir définitivement résolue la question des dépassements d'honoraires : 80 % des Français ne trouvent pas « normal » que les médecins en facturent. Une exigence d'en finir avec les dépassements d'honoraires qui se confirme au travers de toutes les attentes qu'ils expriment, souvent en décalage voire en opposition avec l'accord, conclut le 23 octobre dernier.

Ainsi a la question de savoir si a partir de quel niveau il qualifie ses dépassements d'honoraires d'abusifs. Plus des 2/3 des Français jugent « abusifs » tout dépassement supérieur à 50%% du tarif de la sécurité sociale... alors comme le rappel, Christian SAOUT, ne permet même pas d'inscrire fermement le seuil de 150 % comme un critère suffisant pour la qualification d'excessif. Des usagers qui dont 86 % d'entre eux disent attendre une sanction des médecins pratiquants des dépassements abusifs... Si là dans la théorie, elle est effectivement prévue, tous s'accordent pour reconnaître que la complexité de la procédure prévue ne permettra pas davantage d'aboutir à des sanctions effectives que les dispositifs précédemment existants. D'autant que la définition repose pour être engagée sur la définition d'un seuil particulièrement complexe à cerner.

Un sondage qui met également en avant le fait que 65 % le maintient d'un secteur 2 ne permettra pas une lutte efficace contre les dépassements d'honoraires... Or comme le rappel le CISS et les représentants des usagers en CPAM, l'accord n'envisage aucunement la disparition de ce secteur d'activité autorisant la liberté tarifaire, le seuil au minimum des médecins dont on espère qu'il rejoigne le nouveau « contrat d'accès aux soins » ayant même été abaissé de 1/2 à 1/3 au cours de la négociation.

Quant à savoir si les assureurs complémentaires privés ou mutualistes participent à la revalorisation des honoraires des médecins en secteur 1, 61% des usagers affirment être opposés à une telle solution. Pourtant, l'accord du 23 octobre s'il était approuvé définitivement ouvrirait selon le CISS la voie à un basculement de fond dans l'équilibre de notre régime de prise en charge des soins en disposant que les organismes complémentaires s'engagent au « financement de tarifs opposables réévalués » et cela « au-delà des sommes naturellement appelées par le mécanisme du ticket modérateur. Bref, de notre point de vue, une façon détournée d'augmenter le ticket modérateur, c'est-à-dire le recul de la Sécurité sociale... Le comble dans une négociation qui portait à l'origine sur la diminution des dépassements d'honoraires pour contenir les restes à charge des usagers ! ». Précise, Christian SAOUT, lors du point de presse.

Les Français convaincus de la responsabilité du gouvernement

Concernant la deuxième partie des sondages, concernant leurs attentes vis-à-vis du gouvernement pour une lutte efficace contre les dépassements des honoraires médicaux. Des Français convaincus que le gouvernement ne contrôle pas la situation. Ils sont 67 % à considérer celui-ci comme responsable d'un échec en la matière contre 49 % pour les syndicats de médecins. Des médecins dont, pourtant, le groupe de pression reste très puissant aux parlements. Un avertissement pour l'exécutif puisque plus de trois Français sur quatre déclarent que l'efficacité de la lutte contre les dépassements d'honoraires (76 %), tout comme la capacité à préserver un système solidaire (78 %), sera des critères qu'ils prendront en compte pour apprécier l'action du gouvernement.

Rémunération et démographie au croisement des enjeux

Des Français pour lesquels quelque 30% d'entre eux restent confrontés à la difficulté de trouver un médecin près de chez eux ne s'y trompent pas lorsque, parmi eux, 68 % déclarent que les difficultés liées à la répartition des médecins dans le territoire devraient être abordées conjointement à celles des dépassements d'honoraires. Preuve puisque ce lien entre deux problématiques a transparu également dans les résultats de l'enquête menée cette année par les représentants en Caisses Primaires d'Assurance Maladie du CISS, de la FNATH et de l'UNAF.

À partir de l'analyse des éléments adressés par 42 CPAM, il ressort notamment que la part de médecins spécialistes en secteur 2 est souvent plus élevée dans les départements caractérisés par une forte densité médicale (à Paris ou plus de 50% des médecins spécialistes exercent en secteur 2, dans les Alpes-Maritimes plus de 40% ou dans le Val-de-Marne avec plus de 35 %).

Alors qu'elle est plus faible dans les territoires présentant des carences en offre de soins de ville (l'Ariège où moins de 5% des spécialistes exercent en secteur 2, l'Aveyron autour de 5%, la Creuse moins de 10 %). Un lien intuitif entre ces deux enjeux de l'accès aux soins, souligné de longue date par les associations d'usagers... Les représentants des usagers en CPAM du CISS, de la FNATH et de l'UNAF appel les politiques a changement et voir la rémunération de la médecine de ville basculer majoritairement sur un mode forfaitaire...

Stéphane LAGOUTIÉRE 

Vaccin antigrippe AGRIPPAL de Novartis des mesures de précaution ont étaient prises en France

Rédigé le 25 Octobre 2012
une femme de plus de 65 ans en train de se faire vacciner (Archives 2010)

Le ministère de la santé vient de communiqué que la a la suite du constat d'impuretés sur des lots du vaccin antigrippe de la marque Novartis en Italie et en Suisse à provoqué l'arrêt de la livraison de ces vaccins dans ces pays. Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, a demandé à l'ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) de prendre des mesures préventives sur les vaccins concernés commercialisés en France.

Selon le ministère de la santé, a ce stade, aucune impureté n'a été constatée en France, et aucune remontée de pharmacovigilance n'a été relevée. Il n'y a actuellement pas d'indication de danger connue pour les patients ayant utilisé cette marque sur le territoire national. Toutefois, par mesure de précaution, les lots de vaccins stockés chez les grossistes répartiteurs et dans les pharmacies ont été bloqués dans l'attente de l'avis de l'Agence européenne du médicament (EMA).

La marque de vaccins contre la grippe de Novartis commercialisée en France, AGRIPPAL, qui est la seule concernée, représente moins de 2 % du marché français. Il est possible de continuer à se faire vacciner contre le virus de la grippe avec les autres marques de vaccin.

Pour les plus fragiles le vaccin reste une nécessitéVaccin antigrippe AGRIPPAL de Novartis ©Novertis

Personnes âgées, personnes souffrant de problème respiratoire et tous les autres le vaccin reste indispensable. Alors que seuls quelques cas sporadiques de grippe A et B ont été signalés en France, le réseau des Groupes régionaux d'observation de la grippe (GROG) rappelle aux personnes à risque que le moment est idéal pour se faire vacciner. Les virus grippaux sont encore peu présents sur l'Hexagone. Actuellement, seuls les rhinovirus - les virus responsables du rhume - sont très actifs sur la France métropolitaine.

Cette semaine, les GROG ont suivi 19.924 clients de pharmacies, 34.301 patients de médecine générale, 7.123 patients de pédiatrie, 1.979 consultations militaires, 47.921 appels à SOS Médecins, 5.312 cas d'IRA, et 38% du marché français de la répartition pharmaceutique.

Stéphane LAGOUTIERE

Avec la 5è édition Handichat, participez pendant 5 jours à 50 chats vidéo !

Rédigé le 25 Octobre 2012
handichat-plateau-2012 © Interneto 2012

Organisée conjointement par l'AGEFIPH et Interneto, celle nouvelle édition d'Handichat, se déroulera du lundi 12 au vendredi 16 novembre. Une web TV qui vous permettra et aux internautes de postuler auprès de 50 entreprises ! Un rendez-vous dans lequel vous retrouver des émissions conseil pour aider les personnes handicapées à trouver un emploi, à évoluer, à se former, à créer son entreprise ou à rédiger son CV. Mais aussi des nouveautés avec des reportages, interviews et des émissions.

Prison ferme requise contre le corps médical responsables des irradiés d’Épinal

Rédigé le 24 Octobre 2012

Le président de l'association des victimes Philippe Stäbler (G), Me Gérard Weltzer, leur avocat et des familles des irradiés de l'hôpital d'Epinal, à Paris, le 24 septembre 2012. ©REUTERS/Charles PlatiauCommencé le 24 septembre dernier devant le tribunal correctionnel de Paris, pour ce qui sera le procès du plus grand accident de radiothérapie en France. Une sur radiation dont seront victimes 450 patients et qui était traitée pour des cancers de la prostate à l'Hôpital Jean-Monnet d' Épinal (Vosges) entre 2001 et 2006. Après plus de cinq semaines de procès et le réquisitoire des deux vice-procureurs Marie-Odile DEJUST et Dominique PERARD ce procès arrive a lui terme avec un jugement qui ne devra pas intervenir avant un a deux mois, pour des « Les victimes veulent la vérité judiciaire » a demandé Me WELZER.

Pour rappel des patients qui ont étaient dans un premier temps exposés à une dose de radiations supérieure de 20% à celle autorisée provoquant ainsi l'exposition à des doses potentiellement mortelles. A ce titre sept patients sont d'ailleurs décédés suite à l'exposition aux radiations. Un nombre qui pour le médecin Jean-Marie SIMON avait affirmé le 2 octobre devant le tribunal correctionnel que 12 personnes étaient décédées des suites des accidents de surirradiation survenus entre 2001 et 2006, et non sept comme retenue par la justice. Des victimes qui selon l'ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot, pourraient être au total à l'hôpital d'Épinal pourraient être portées à 5 550 si l'on prend en compte les patients traités entre 1989 et 2000. Des victimes qui ont été indemnisées par l'État « de 2.000 euros à plus de 150.000 euros. Au total, l'enveloppe était d'environ 25Md €» selon l'avocat Me Gérard WELZER qui défend 194 patients.

Un réquisitoire au cas par cas...

Photo prise en 2008, à l'occasion de la réouverture de l'une des salles de radiothérapie de l'hôpital d’Épinal, après six mois de travaux. ©POL EMILE/SIPALes deux vice-procureurs Marie-Odile DEJUST et Dominique PERARD, auront donc requis des peines de douze ferme contre le radiophysicien Joshua Anah chargé à l'époque du paramétrage des appareils- coupable à leurs yeux par sa « négligence inadmissible » d'homicides et blessures involontaires, non-assistance à personne à danger et destruction de preuves. Trois ans de prison, dont un an ferme, et une interdiction d'exercer la radiophysique médicale ont été réclamés.

Il auront par contre estimé qu'il avait eu volonté de cacher la vérité pour ce qui est des deux anciens médecins de l'hôpital d'Épinal, Michel AUBERTEL et Jean François SZTERMER ne retenant que les infractions de non-assistance à personne à danger et destruction de preuves pour le suivi défaillant de leurs patients, et pas la condamnation pour homicides et blessures involontaires. N'enlevant en rien la gravité des actes selon le parquet, qui réclamera : quatre ans de prison, dont 18 mois fermes et une interdiction d'exercer. Auquel s'ajoute 30 000 € d'amende requis contre les trois prévenus.

Des condamnations de douze mois avec sursis ont également été réclamées contre deux autres prévenus de ce procès jugé pour non-assistance à personne en danger: Francette MEYNARD, ex-directrice de la Ddass des Vosges et pour Jacques SANS, ancien directeur de l'agence régionale d'hospitalisation de Lorraine. Des avocats qui pour Francette MEYNARD n'auront pas réussit a convaincre le parquet et de cesse d'affirmer que malheureusement c'est, « les médecins responsables l'auraient manipulée en lui dissimulant la vérité » soutiennent les avocats. Ce qui, d'après eux, explique pourquoi Francette MEYNARD n'a fait « qu'informer » et non « alerter ». Ils ajoutent : « Elle ne pouvait pas deviner les choses et, en plus, avant tout le monde ».

Le parquet qui requit par contre la relaxe pour l'ancienne directrice de l'hôpital, Dominique CAPPELLI, dont le parquet a salué « la réactivité » face à l'accident, et pour l'établissement lui-même, jugé au titre de personne morale. Un procès qui se poursuivra demain et vendredi par la plaidoirie des avocats des victimes, avant qu'il ne s'achève lundi par sa mise en délibéré après les plaidoiries des avocats des trois médecins incriminés prévus lundi matin.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Faut-il attendre que les jeunes handicapés soient demandeurs d'emplois pour s'occuper de l'insertion

Rédigé le 24 Octobre 2012
Un jeune trisomique en formation professionnelle dans la menuiserie en Suisse (Illustration)

Dans le cadre de la semaine de l'emploi des Personnes Handicapées du 12 au 16 novembre 2012, la FNASEPH et la FGPEP demandent aux acteurs de la formation, de l'orientation, de l'insertion et aux employeurs d'anticiper l'insertion des jeunes en situation de handicap. Une revendication que les deux fédérations souhaitent également mettre en avant dans un communiqué commun auquel il convient d'ajouter le nécessaire accompagnement du parcours de vie des personnes pour faciliter l'insertion.

Les deux associations qui rappel justement que les conditions de réussite sont loin d'être acquise et que pour atteindre celui de l'insertion professionnelle prévus dans la loi de 2005, il convient de créer les conditions de la réussite notamment du parcours de formation et d'insertion professionnelle des jeunes en amont du marché du travail.

Un grand nombre d'entre eux parviennent (non sans difficultés encore) à construire leur parcours scolaire même si les études supérieures ne représentent que 5 % et qu'ils sont toujours plus de 30 000 à ne pas avoir de scolarité. Mais l'entrée ou le passage vers la vie professionnelle reste trop peu ou trop mal engagé, ou la plupart du temps engagé trop tard lorsque les jeunes sont demandeurs d'emplois.

Alors que l'insertion professionnelle commence par l'accès à tous types de formations, des constats sont faits et partagés à ce jour par l'ensemble des acteurs sur les freins à cette insertion : les cloisonnements, le manque de passerelles, les différences de cultures des différents milieux considérés, surtout le manque de qualification des personnes en situation de handicap...

L'accompagnement qui ne peut être appréhendé que dans sa globalité et dans tous les lieux fréquentés par le jeune en situation de handicap, et notamment les établissements de formation, et les lieux de stage, d'alternance et d'emploi. Pour les deux fédérations la FNASEPH et la FGPEP celle-ci les missions du nouveau métier d'accompagnant doivent répondre a trois points.

L'accompagnement de la formation professionnelle ou de l'accès au supérieur, ensuite pendant la phase d'insertion professionnelle qu'ils s'agissent de stages, emplois temporaires, accès au premier emploi. Enfin dans l'accompagnement dans la vie professionnelle pour lequel la personne en situation de handicap rencontre il vrai souvent des problèmes annexe tel que le déplacement, le logement...Des services d'accompagnements des parcours d'insertion des jeunes en situation de handicap en amont du marché du travail, doivent se développer à l'instar des CAP EMPLOI.

Un levier pour lequel les deux fédérations rappel « qu'il convient de s'appuyer, est la notion d'accompagnement de la personne et de son parcours. Il est tout autant constaté que certains jeunes ont en raison de leur handicap un besoin d'accompagnement humain. Bien souvent celui-là s'arrête à la fin de la scolarité ». Une situation qui laisse le jeune dans une situation d'isolement souvent obliger de se débrouiller seul pour continuer. « Le parcours devient alors incohérent, empêché.... L'accompagnement doit être appréhendé dans sa globalité et dans tous les lieux fréquentés par le jeune en situation de handicap, et notamment les établissements de formation, et les lieux de stage, d'alternance et d'emploi ».

Formation professionnelle et étude supérieur seront véritablement les seuls moyens que notre société aura de lutter efficacement contre les 22 % de chômage qui touche actuellement les travailleurs handicapés et qui ne cesse de progresser d'une année sur l'autre...

Stéphane LAGOUTIERE