Vis ma vue, Corpus : deux programmes éducatifs créés par Canopé et soutenus par le groupe MGEN
Du 27 au 30 novembre prochain, à l’occasion du salon de l’Éducation, le groupe MGEN présentera sur son stand deux programmes éducatifs, auquel il a participé sous le pilotage de Canopé : « Vis ma vue », sur le handicap visuel, et « Corpus », sur le corps humain. Tous deux sont gratuits et en accès libre sur Internet, pour les enseignants et leurs classes, et pour les familles.
Le premier « Vis ma vue » est un jeu sérieux en ligne développé à l’initiative de Streetlab (filiale de l’Institut de la Vision), avec Canopé et le soutien du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il permet aux enseignants de cycle 3 (CE2, CM1, CM2 et 6è) d’aborder la question du handicap visuel avec leurs élèves en leur faisant prendre conscience des difficultés rencontrées par les élèves déficients visuels. « Vis ma vue » est un véritable support pédagogique d’aide à l’intégration des élèves en situation de déficience visuelle.
Le second développé par Canopé et plusieurs partenaires dont le groupe MGEN, « Corpus » est une plateforme intégrant des modules 3D sur la connaissance du corps
humain, un jeu sérieux en éducation pour la santé ainsi que des contenus destinés à accompagner des actions de promotion de la santé en milieu scolaire (vidéos et fiches pédagogiques).
Celui-ci s’adressant aux 12-24 ans, « Corpus » adopte une approche globale de la santé : il propose d’accéder à des connaissances sur le corps humain, de réfléchir aux comportements de santé et d’organiser le débat sur des questions en lien avec la vie des enfants et des jeunes (vie affective, alimentation, rapports filles/garçons, fête…).
« En associant dans une démarche commune des acteurs de la pédagogie, de la santé et de la recherche scientifique, en proposant une multiplicité de supports, en alternant démarches d’apprentissage, de sensibilisation ou de jeu, en variant les modes de réceptions (seul, en groupe, en classe, à la maison), Corpus et Vis ma vue constituent des outils novateurs de référence dans le domaine de l’éducation numérique. Canopé est fier de porter de tels projets » souligne Jean-Marc MERRIAUX, directeur général de Canopé
Un sentiment partagé par Éric CHENUT, vice-président délégué du groupe MGEN, qui explique le soutien du groupe MGEN : « Nous sommes fiers d’accompagner Canopé et les différents partenaires sur ces deux projets ambitieux. (…) acteur de la prévention et de la promotion de la santé, le plus souvent au service de la communauté éducative. Nous réalisons nous-mêmes de très nombreux projets d’éducation à la santé, via notre association ADOSEN Prévention Santé MGEN ».
La Rédaction
Conférence annuel national du programme PHARES Vers un tutorat étudiant d'élèves handicapés en France ?
Alors que l’éducation et notamment supérieur, tous comme la formation sont les principaux leviers de l’exclusion du monde du travail pour les personnes en situation de handicap. Face a un chômage qui n’a eu de cesse multiplier par six en dix ans pour dépassé les 23 %. La Fédération étudiante pour la réussite des jeunes en situation de handicap (FÉDÉEH) encourage depuis 2008 dans le cadre du programme PHARES des étudiants tuteurs encouragent des élèves handicapés à poursuivre leurs études supérieures à hauteur de leur potentiel.
Une conférence annuel de prise de bilan, qui aura lieu AU Parc des Expositions, Paris Porte de Versailles, 27 novembre 2014, 14h-17h, qui accueillera en conclusion et viendra réagir à ces interventions, la Secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, Ségolène NEUVILLE.
Si le programme PHARES, reste novateur et levier réellement efficace pour l’orientation choisie de la poursuite des études supérieures notamment des jeunes handicapés, celle-ci demeure fragile face a cette nouvelle aggravation du chômage en 2014 après celle record de 2013. Une situation qui confirme la situation plus que moyenne de la formation professionnelle où ils sont plus de 80 % encore à n’avoir qu’un niveau égal ou inférieur au Bac.
Comment accepter qu’aujourd’hui encore on compte trois fois moins de lycéens que de collégiens en situation de handicap et que ceux de ces jeunes qui parviennent à décrocher un bac soient moins nombreux que leurs pairs à entrer dans le supérieur ? S’interroge le FÉDÉEH qui depuis sa création en 2010 s’est engagé à déployer le programme PHARES créé deux ans plutôt par l’ESSEC et la MAIF.
Le tutorat : en recherche de volonté politique…
Si des grandes écoles comme celles de l’école supérieure de commerce de Grenoble ou de Dijon, ce sont véritablement donnée les moyens d’une telle ouverture, le cas des universités françaises et loin d’être exemplaire, comme le prouve le travail chaque année de l’association Starting-Block, qui milite elle aussi dans ce sens. Des étudiants en situation de handicap qui représenterait que 2 %.
Reste avant cette arrivé en étude supérieure un soutien destiné aux élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire de la troisième à la terminale représente un élément majeur d’inclusion, un travail que tente ce dispositif de séance de tutorat hebdomadaires dont l’objectif et d’aider ces jeunes à aller au plus loin de leurs capacités et lever les freins liés à leur handicap.
Une volonté du programme PHARES freiné bien trop souvent par un manque d’investissement politique et financier des responsables dirigeants politique. Le problème malgré un changement de nom des AVS n’en reste pas moins de la défaillance de notre système éducatif, qui ne cesse de régresser y compris pour les jeunes valides.
Permettre a ses jeunes de choisiras leur avenir…
Un programme qui a prouvé six ans après sa création son efficacité celle de valorisé les atouts des jeunes handicapés et développe chez eux des compétences transversales utiles quelque soit leur projet d’études (confiance en soi, autonomie, aisance à l’oral, créativité, esprit critique, etc.).
Des séances en groupes restreints de 5 à 8 jeunes leur permettent également d’apprendre à communiquer sur leur handicap et à s’emparer des adaptations nécessaires pour optimiser leur parcours de formation.
Des résultats qui prouvent sont efficacité…
Un programme dont les résultats 2016 ou après six années d’expérimentation réussie dans le Val d’Oise avec un taux de 93% de poursuite d’études après le bac, 20 établissements d’enseignement supérieur ont aujourd’hui rejoint l’ESSEC pour accueillir PHARES en leur sein et porter ainsi le dispositif dans leur Académie.
Une réussite pour ce programme qui rassemble désormais près de 90 étudiants bénévoles mobilisés pour organiser et animer chaque semaine les séances de tutorat auprès de plus de 180 élèves handicapés engagés sur toute la France ! Forte de ces résultats qualitatifs et de ce premier déploiement, la FÉDÉEH constate cependant encore certains freins à lever pour consolider notamment aux niveaux locaux.
Leviers et freins : un déploiement dans tous les territoires à l'horizon 2016
Ainsi les difficultés des établissements supérieurs porteur de projet localement pour faire connaitre le dispositif dispositif auprès des élèves handicapés concernés sur le territoire, mais aussi ou les coûts importants consacrés à la prise en charge des transports de certains jeunes pour se rendre chaque semaine jusqu’aux séances de tutorat. Des freins et déploiements pour lesquels la fédération espère qu’il puisse être levé en 2016.
Des enjeux auquel souhaite la FÉDÉEH lors de cette conférence annuelle en présence à invité les différents acteurs et partenaires de PHARES pour y répondre et s’interroger sur la question : « élèves handicapés, étudiants tuteurs et établissements supérieurs : comment faire vivre l’inclusion sur son territoire ? ». Une conférence qui s’inscrit dans le double cadre hautement symbolique du Salon européen de l’Éducation et de la Semaine pour l’Emploi des Personnes handicapées.
Celle-ci se déroulera en trois parties, avec la présentation du dispositif, à travers notamment les témoignages d’acteurs de terrain (en direct ou en vidéos), la signature et la présentation des nouveaux établissements supérieurs s’engagement dans cette initiative. Enfin une intervention des partenaires clés pour la consolidation des programmes PHARES sur leurs territoires respectifs
À propos de « la FÉDÉEH »
Fédération étudiante pour la réussite des jeunes en situation de handicap ! S’engage et soutient le déploiement national d'un réseau social de jeunes handicapéset d’un réseau d'associations étudiantes dédiées au handicap.
Avec l'aide des membres de son Conseil ressource (structures spécialisées, établissements supérieurs, experts et entreprises) elle mobilise et accompagne ses bénévoles étudiants dans la mise en place d'actions pour la réussite des jeunes handicapés : tutorat d'élèves du secondaire, bourses d’études, prix associatifs étudiants, parrainage vers l'emploi, socialisation, campagne d'opinion, concertation et rencontre d'employeurs.
La FÉDÉEH manifeste sa culture d’empowerment à travers l’animation de son réseau d'entraide fondé sur la pairémulation entre jeunes handicapés et leur participation majoritaire à sa gouvernance.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Le fabricant Kapsys innove dans un nouveau modèle le SmartVision Lite pour les non et malvoyants
La technologique avance ! Tout comme dans la robotique, la téléphonie mobile progresse en accessibilité. Six mois, après la sortie du premier modèle, le fabricant Kapsys nous présente en exclusivité sa dernière innovation. Une réussite pour cette entreprise spécialisée, qui l’arrivée d’un deuxième modèle le SmartVision Lite, dédié aux personnes déficientes visuelles permet à la technologie de progresser…
Un téléphone présenté officiellement cet après-midi et que nous présentons en exclusivité...
Le SmartVision Lite, qui sera disponible au prix de 399 €, contre 599 € actuellement et qui réunit l’essentiel des principales fonctionnalités d’un smartphone au service du handicap visuel avec un prix attractif. Bénéficiant de nombreuses qualités ergonomiques, ce dernier devrait faire de lui un des meilleurs smartphones vocalisés du marché. UN mobile qui devrait permettre à ce type de public ayant des capacités visuelles altérées de s’équiper d’un smartphone complet et accessible, notamment grâce à son interface hybride et aux fonctionnalités-clés proposées, un smartphone qui reste tout de même utilisable par le grand public.
l’expérience smartphone accessible et abordable à tous !
Un nouveau modèle dans lequel sont ainsi intégrés quelques spécificités du SmartVision Lite comme un système entièrement vocalisé : synthèse et reconnaissance vocales. Il dispose d’un écran tactile et un vrai clavier physique, mais également d’une loupe numérique avec zoom x7 et 9 contrastes de couleur. Ou encore un bouton SOS avec un déclenchement automatique d’appels et de SMS géolocalisés auprès des contacts d'urgence.
En option, KAPSYS propose une carte mémoire intégrant les fonctions OCR et le GPS Kapten Mobility.
Aram HEKIMIAN, Directeur Général de KAPSYS, qui nous rappel pour cette avant premiere que « La conjoncture actuelle étant complexe, il était fondamental pour KAPSYS de proposer un smartphone complet, abordable et à la hauteur des attentes des personnes non voyantes et malvoyantes. Le SmartVision LITE est un réel concentré de technologies proposant des fonctionnalités essentielles répondant aux besoins quotidiens des personnes en situation de déficience visuelle ».
Un support technique assuré par HandicapZero
Le fabricant Kapsys qui assura une fonction d’assistance à distance pour lequel ce dernier a signé il y a quelques semaines un contrat de partenariat pour ses mobiles, en proposant un un accompagnement efficace, sur-mesure et entièrement gratuit, en partenariat avec l’association HandiZéro.
Un support technique ouvert de 13 h 30 à 17 h 30 du lundi au vendredi, répondant ainsi à toutes les questions des utilisateurs par téléphone et par email. Dont l’objectif et de faciliter l'autonomie quotidienne des personnes non voyantes et malvoyantes.
A propos de KAPSYS :
Créée en 2007 à Mougins, Technopole de Sophia Antipolis, par Aram HEKIMIAN, entrepreneur spécialiste des technologies télécom et ancien co-fondateur de WAVECOM, KAPSYS est une société française passée maître dans le secteur de la technologie vocale qui conçoit et commercialise des produits numériques de mobilité et de communication pour seniors et déficients visuels. Conçus pour faciliter le quotidien des personnes, les produits KAPSYS bénéficient de fonctions innovantes, accessibles à travers des interfaces simples et intuitives
Stéphane LAGOUTIÉRE
Attention a vous, la simplication oui mais loins d’être aussi simple dans son application ?
Attention danger ! Oui, car le choc de la simplification annoncé par le Gouvernement actuel comme une vraie évolution ce qui et vraie en soit ou l’objectif étant permettre une simplification des démarches administratives en ligne notamment pourrait se retourner contre le citoyen notamment au moment de certaines déclarations ou les erreurs ou omission volontaire ou non pourrait couter cher. Voila quelques unes des quarantes mésures annoncé le 5 novembre dernier !
Une nouvelle série de mesures en faveur des particuliers sera annoncée en avril 2015, a fait savoir le gouvernement, qui attend 11 milliards d'euros de gains pour l'économie d'ici à 2017 du "choc de simplification".
À titre d’exemple cette simplification permettra désormais de faire vos démarches en lignes ce que certains départements avaient déjà commencé partiellement. Ainsi la personne en situation de handicap ou celle qui souhaite déposé un dossier auprès de la MDPH de suivre l'avancement de sa demande en ligne, tout comme pour une demande de carte de stationnement pour les personnes en situation de handicap.
Autre de cas de figure désormais possible celui de la demande d'homologation pour une école de chien guide, l'acceptation sera automatique en cas de silence administratif au bout de deux mois. Mais attention aux délais ! Vous n'aurez pas toujours deux mois pour considérer le silence comme acquis. Selon chaque demande, le délai varie. Comptez par exemple six mois si vous souhaitez monter une association environnementale
Autres mesure qui entrera en vigueur a partir du deuxieme trimestre 2015 celle de l’accompagnement personnalisé des demandeurs d’emploi sur internet qui se verra généralisé. Un simulateur en ligne permettra de faciliter l’accès aux droits sociaux des particuliers, en leur permettant de mieux connaître ceux auxquels ils ont le droit. Ainsi vous pourrez également prendre rendez vous avec votre caisse d'allocation familales (CAF) directement en ligne.
Le principe d’absence voudra accord
Une des mesures essentielles de cette réforme étant celle intitulée "silence vaut accord". Ainsi le contribuable ou citoyen français se en droit désormais d’estimé que l’absence au bout de deux mois sans réponse suite à votre demande à l’administration sera considérée comme acceptée. Petite exception tout de même pour près de 700 procédures administratives pour lequel 42 décrets ont empêché cette évolution. Tout ce qui concerne de près ou de loin la fiscalité est d'ores et déjà exclu de cette mesure. Et plus largement, toutes vos démarches quotidiennes (logement, aides sociales...) ne sont pas prises en compte par cette simplification.
La simplification qui porte au final sur 1 200 points précis de demande. Pour y voir plus clair dans les procédures concernées par cette mesure "un silence vaut un accord" rendez-vous sur la page Internet dédiée du gouvernement. Vous y trouverez l'ensemble des procédures qui sont concernées.
La Rédaction
Nouvel espoir de « traitement » avec une première thérapeutique contre la myopathie de Duchenne
À trois semaines du téléthon 2014, voilà encore une preuve supplémentaire de l’importance de la recherche scientifique française et de l’importance de son travail. Ce lundi, des chercheurs français ont annoncé la mise en place d’une première thérapeutique contre la myopathie de Duchenne. Une maladie qui touche qui concerne 2500 personnes en France et pour lequel ont répertorie chaque année 150 à 200 garçons nouveaux cas.
La secrétaire d’état a l'enseignement supérieur et a la recherche, Genevieve FIORASO, qui n’hésite pas a souligné la capacité des chercheurs français à se « mobiliser pour répondre à des enjeux majeurs de santé publique ». Un encouragement paradoxal pour des chercheurs qui manifesté leurs colères face aux baisses de budget.
Une thérapie génique, fruit de plusieurs années de recherches menées par la société Atlantic Gene thérapies (AGE) soutenue par la région Pays de Loire, les équipes de recherche de l’INRA (Nantes), le Centre de Référence (CR) des Maladies neuromusculaires des Centres Hospitalo-Universitaires de Nantes et d’Angers et l’Agence française pour les myopathies (AFM).
Vers un nouvel espoir !
La myopathie de Duchenne ou Dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), une maladie rare, qui touche chaque année entre 150 à 200 garçons nouveau-nés en France, soit une naissance tous les trois jours. En France, environ 2 500 personnes sont affectées par cette maladie qui se caractérise par des déficits musculaires généraux, progressifs et irréversibles, pour lequel il n’existe actuellement aucun traitement permettant de la faire reculer.
Cette annonce ouvre donc de nouveaux espoirs pour les malades atteints de la myopathie de Duchenne et leurs familles. À la veille de l’édition 2014 du Téléthon, cette annonce scientifique montre l’importance de la mobilisation de tous les acteurs, chercheurs, cliniciens, formateurs, associations de malades, avec le soutien de l’État font avancer la recherche médicale et proposent les innovations thérapeutiques au service des patients et de leurs familles.
Une piste nouvelle, après celle du SIDAouvertes par les équipes de recherche dirigées par les Professeurs Didier RAOULT à l’Institut Hospitalo-Universitaire « Méditerranée, Infection » à Marseille (URMITE/CNRS/Inserm/IRD) et Yves LEVY à l’Institut Mondor de Recherche biomédicale à Créteil (Inserm). Mais également celle de la deuxième transplantation d’un cœur artificiel par les équipes de Carmat, la recherche française démontre une fois encore sa capacité à se mobiliser pour répondre à des enjeux de santé publique majeurs, à innover pour guérir.
La Rédaction
Le système éducatif français poursuit son exil inexorable faces des parents souvent désemparés !
Une école, dont le modèle français, et encore très loin d’être un exemple inclusion, pour preuve l’exil des parents de plus en plus important vers la Belgique ou la Suisse, mais aussi celle de récente mise en place des activités périscolaires obligatoire pour lequel beaucoup d’élèves handicapés en sont exclus.
Une situation que dénonce Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph). Des situations conduisent des parents faute de place dans les établissements spécialisés français, plusieurs centaines d'enfants se rendent en Belgique ou en Suisse pour suivre des cours adaptés à leur handicap.
Deux ainsi deux mois après la rentrée 2014 que sa Présidente Sophie CLUZEL, jugé comme relativement passable ! « Il semble qu’il y ait eu, globalement, moins de problèmes que les années précédentes ». La scolarisation des enfants handicapés demeure aujourd’hui un perpétuel casse-tête pour les « parents ou les accompagnants des élèves handicapés » soulignent l’association. Sur le terrain les textes se télescopent et complexifient les recrutements pourtant souvent anticipés correctement, au grand désarroi des familles.
Manque de place dans les structures spécialisées, échec de l'accompagnement en milieu ordinaire… Environ 20.000 enfants handicapés seraient obligés de rester à la maison. Face à cette situation, des milliers de parents sont contraints de scolariser leurs enfants en Belgique et parfois en Suisse. Une solution toujours très compliquée.
Un manque de place en France
Malgré les nombreux dispositifs mis en place par la France pour scolariser les enfants handicapés, « on manque cruellement de places en établissements spécialisés, notamment dans les Instituts médico-éducatif (IME)», déplore Sophie CLUZEL. Des enfants lésés sont souvent autistes ou polyhandicapés (handicap mental et moteur). « Ils sont aptes à suivre un cours dans une école spécialisée, mais ne trouvent aucune place dans un foyer médical », précise de son côté Bernard PEYROLES, président de l'association l'Association nationale de défense des personnes handicapées en institution (Andephi). Un sentiment que ne partage pas l'Unapei qui prône-t-elle avant tout le principe de l'inclusion en milieu ordinaire pour ces enfants.
Des parents préfèrent la Belgique
La prise en charge en Belgique serait aussi meilleure. «Certains parents ne veulent plus d'une approche purement médicale, voire psychiatrique et souhaitent une prise en charge plus éducative et comportementale», explique encore Sophie CLUZEL. Contrairement à la France, qui cherche prioritairement à scolariser les enfants dans les classes ordinaires, la Belgique a depuis les années 1970 privilégié la voie de l'enseignement spécialisé. Dans ces écoles, les classes comptent très peu d'élèves (une dizaine environ), ce qui permet à l'enseignant de se concentrer sur chacun et d'adapter sa pédagogie en fonction des besoins de l'enfant.
C'est notamment le cas à l'école «Les Co'Kain». Cet établissement de niveau maternel et primaire accueille principalement des enfants autistes, dont 40% de Français. Ici les classes sont composées de six enfants. Après leur visite dans cette école spécialisée en 2012, les sénatrices Isabelle DEBRE et Claire-Lise CAMPION n'avaient pas caché leur enthousiasme: «Les progrès réalisés, au fil des ans, sont remarquables», écrivaient-elles dans leur rapport parlementaire.
«Des petits arrivés à l'école dans un état très grave (mutisme, comportements violents…) parviennent quelques mois plus tard, à communiquer, à faire des activités, à ne plus être effrayés par la présence d'autrui (…) Pour les parents, l'enseignement spécialisé représente un immense soulagement, car leur enfant, bien que handicapé, est pris en charge dans une véritable école et non en institution spécialisée».
Au moins 2800 enfants concernés
Séduits par ces méthodes pédagogiques et face à la pénurie de place en France, les parents envoient principalement leurs enfants en Wallonie où de nombreuses écoles spécialisées, de la maternelle au lycée, accueillent près de 2800 petits Français handicapés: une majorité d'entre eux excédée, elle a décidé de déposer un référée liberté «pour que l'État puisse prendre son fils en charge». A-t-elle déjà pensé à la Belgique? «Non, soupire cette maman. On habite à Bordeaux et je n'ai pas du tout envie de me séparer de mon petit. Je comprends que les gens aillent en Belgique, mais je trouve ça anormal, c'est inadmissible qu'on ne puisse pas prendre en charge nos enfants en France».
Ils seraient environ 1800 sont hébergés dans des établissements spécialisés et vont à l'école en bus ou à pied. Les autres enfants près d'un millier sont contraints à des navettes tous les jours entre la France et la Belgique. « Soit les parents viennent les chercher, soit des minibus les ramènent ou alors ils prennent le taxi», raconte Bernard PEYROLES, en rappelant qu'une grande majorité d'entre eux viennent du Nord-Pas-de-Calais et d'Île-de-France.
Des dépenses prises en charge par la Sécurité sociale
Si l'école belge est gratuite, les déplacements et l'accueil en Institut médico-pédagogique (IMP) sont en revanche payants. La facture peut d'ailleurs vite grimper: comptez entre 150 et 180 euros par jour pour le centre d'hébergement spécialisé, plus, le cas échéant, la course en taxi dont le prix moyen s'élève à 160 euros le trajet. Toutes ces dépenses sont prises en charges par la Sécurité sociale française qui rembourse chaque année près de 60 millions d'euros en frais de transport et en hébergement pour ces petits Français scolarisés en Belgique.
Un système en apparence coûteux
Bien que ce montant paraisse élevé, ce système de sous-traitance reste avantageux pour la France. L'explication est simple: la différence de prix entre la Belgique et la France peut aller du simple au double. «Par exemple, le tarif d'hébergement à la journée dans un foyer médicalisé en France tourne autour de 200 à 400 euros alors qu'il est de 180 en Belgique», constate Isabelle Resplendino, déléguée Belgique pour Autisme France qui explique cet écart de tarifs par des normes plus contraignantes en France, notamment en terme de bâti et de personnel encadrant. En laissant partir les Français en Belgique, elle s'épargne aussi la construction de structures coûteuses, exigeantes au niveau des normes de construction à respecter.
«Les usines à Français»
Côté belge, certains ont bien compris l'intérêt de recevoir des Français. Autorisés par l'Agence wallonne d'intégration des personnes handicapées (AWIPH), ces centres spécialisés ont fleuri le long de la frontière franco-belge, passant de 98 en 2011 à 140 en 2014. « Mais, sans généraliser ce fait, certains gérants de grosses structures sont uniquement motivés par une logique commerciale », regrette Isabelle RESPLENDINO.
« On les appelle d'ailleurs les usines à Français». Résultats: les familles ont parfois de mauvaises surprises. «Il arrive que ces centres restreignent les retours dans la famille, cherchent à faire des économies sur la qualité des repas ou bien tombent très facilement dans la médicamentation dès qu'il y a un problème de comportements», décrit la responsable d'Autisme France.
Vers un renforcement des contrôles
En 2011, un accord-cadre a été signé entre la France et la Wallonie pour mettre en place des contrôles bilatéraux de ces établissements, très peu surveillés. Cet accord n'est toujours pas appliqué. Après une première commission mixte Wallonne-France s'est réunie début octobre avec Ségolène NEUVILLE, secrétaire d'État en charge des personnes handicapées.
Une réunion auquel avait participé le nouveau ministre wallon des personnes handicapées, Maxime PREVOT, s’engage à faire relever les normes légales des établissements accueillant les Français au même niveau que celles des établissements accueillant des Belges. Il est aussi question d'une charte qualité qui donnerait lieu à un label, facilement repérable par les familles françaises.
Une promesse qu’a renouvellé la ministre lors d’une visite le 4 novembre dernier, la ministre annonce la mise en œuvre prochaine d’inspection française (v.article) pour lequel le directeur du Nord-Pas-de-Calais de l’ARS en charge de se dossier doute faute de moyens financiers.
Un choix toujours difficile pour les familles
A Bordeaux, Florence Perez, maman d'un enfant de 12 ans diagnostiqué hyperactif avec de gros troubles du comportement, connaît bien le problème de la scolarisation des enfants handicapés. Après une scolarité avec une auxiliaire de vie scolaire (AVS), son fils Maxime a dû rejoindre un hôpital de jour à plein temps en 2010.
« Alors qu'il avait 20 heures de cours par semaine, Maxime s'est retrouvé avec 30 minutes de classe par semaine», s'agace cette chef d'entreprise de 48 ans. «Résultat, il est déscolarisé et a un niveau CE2 à l'âge de 12 ans ». Pour rattraper ce retard, elle a tenté de l'inscrire au cours du Cned, en vain.
Dernière déception en date: «Mon fils devait intégrer en janvier 2015 un Ulis (Unité localisé pour l'inclusion scolaire. NDLR) couplé avec un hôpital de jour, mais je viens d'apprendre que la directrice de l'hôpital ne voulait pas le prendre sous prétexte qu'il était trop difficile à gérer ».
La Rédaction
Le VIH / SIDA vers la voie d’un traitement préventif face aux risques d’infection
La Lutte contre la propagation du virus VIH après son apparition dans les années 1980 et plus de 36 millions de morts jusqu'à ce jour. La naissance d’un traitement préventif semble entrer dans une phase nouvelle et qui permettrait désormais à une personne séronégative d'éviter la contamination. Une annonce faite par l’ANRS le 29 octobre dernier et saluée par la secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Geneviève FIORASO. Après l'essai PROUD mené en Grande Bretagne, c'est au tour de l'essai français IPERGAY, mené par l'Agence Nationale de Recherche sur le sida (ANRS).
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