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Marisol TOURAINE présente la base de données publique des médicaments

Rédigé le 2 Octobre 2013
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, présentant sur une tablette la nouvelle base de données publique des médicaments, après d'une conférence de presse au Ministère de la Santé.

Comme elle l'avait annoncé le 23 septembre lors de la présentation des grands axes de la stratégie nationale de santé, celle-ci avait souhaité après les nombreux scandales sur les médicaments comme avec les médiators que chaque Français puisse accéder aisément à une information fiable, qu'elle concerne des médicaments, mais aussi des établissements ou des professionnels de santé.

Présentée hier après sa publication au journal officiel dimanche, par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine ce site est désormais consultable à l'adresse "www.medicaments.gouv fr" ou bien à travers le site internet du ministère de la Santé.

Un lieu d'information et d'échange...

Ouverte sous le pilotage de la direction générale de la santé, la base de données publique des médicaments regroupe des données issues de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), de la Haute autorité de santé (HAS) et de l'Assurance maladie (CNAMTS).

Une base de données publique des médicaments fournit aux Français qui devraient pouvoir consulter des informations sur l'intégralité des spécialités pharmaceutiques commercialisées sur le marché français ou dont l'arrêt de commercialisation date de moins de deux ans.

Un site sur lequel sera présentés pour chaque médicament les indications, les précautions d'emploi, les contre-indications, les autorisations de mise sur le marché, le statut au regard de la commercialisation, le prix, le taux de remboursement et des informations relatives à la sécurité d'emploi.

Des icônes indiquent si le médicament est délivré uniquement sur prescription, s'il est remboursé par la sécurité sociale et s'il appartient à un groupe générique.

Ces informations peuvent être facilement, grâce à la fonction d'auto-complétion, recherchées par le nom du médicament ou de son principe actif. La base est accessible sur ordinateur, une version spécifique ayant été développée pour les mobiles et tablettes.

L'accès à cette base se fait à partir de l'espace Médicaments qui expose au grand public de manière pédagogique et transparente ce qu'est un médicament, comment il est commercialisé, avec quelles précautions il doit être utilisé, comment déclarer les effets indésirables éventuels.

Sur ce même espace, l'internaute pourra déclarer un effet indésirable, dans le but d'améliorer les signalements des professionnels et des patients eux-mêmes. Pour la première fois, des informations simples et de référence sont publiées sur un endroit unique et répondent aux questions que se posent les citoyens sur le médicament.

Une base de données publique des médicaments qui aura pour vocation à évoluer dans les prochains mois afin de répondre aux suggestions que ne manqueront pas de faire les citoyens et les professionnels de santé, en particulier la mise à disposition de recommandations. Parmi eux les déclarations désormais obligatoires des "liens d'intérêt" entre les industriels et les professionnels de santé.

Un site appelé nemaoins semble-t-il a concurrencé surtout auprès des médecins dans les hôpitaux, la base de données indépendante Thériaque mise au point par l'association CNHIM (Centre national hospitalier d'information sur le médicament). Le président du CNHIM, Xavier Dode, a déploré l'absence d'une concertation pour la mise au point du site public et appelé à la mise en place d'une passerelle entre Thériaques et la nouvelle base de données.

La Rédaction

Le Département du Cher et la Région centre ouvrent ses 1er « Etats Généraux sur la Santé »

Rédigé le 2 Octobre 2013
La salle de consultation d'un cabinet médical d'un médecin (Archives)

Avant-dernier département en termes de démographie médicale, le Cher organise ses 1ers États Généraux de la Santé afin de réunir les professionnels et acteurs de la santé, et les élus sur les deux thèmes le 5 ocotbre a Saint-Amand-Montrond.

Une manifestation présidée par Jean-Pierre SAULNIER, Président du Conseil général du Cher, François BONNEAU, Président de la Région Centre en présence de Thierry VINCON, Maire de Saint-Amand-Montrond et de Philippe DAMIE, Directeur général d' l'ARS Centre.

Des Etats généraux ou les deux thémes aborder concerneront la « Démographie médicale dans le département du Cher : une situation critique qui appelle la mobilisation de tous ». La deuxième concerne elle « L'accès aux soins dans le département : quelles solutions d'avenir ? ».

Une collectivité régionale, faisant le constat d'une crise de la démographie médicale dans ses territoires, s'est saisie de la question de l'accès aux soins, enjeu majeur de la cohésion sociale et territoriale. constitue le noyau de son action dans ce domaine pour la région.

Un engagement dans un domaine de compétence qui n'est pas nécessairement celui de cette collectivité, mais qui a voulu par cette action agir notamment en faveur de la formation de futurs professionnels de santé, et pour l'accès aux soins dans les zones médicalement défavorisées.

Pour exemple la création de cinquante maisons de santé pluridisciplinaires (MPS) d'ici fin 2013 dont 30 en service, avec au final une centaine d'ici 2020.

La Région Centre, qui a voulu, se mobiliser largement sur la santé afin de former les professionnels de santé de demain et leur fournir les conditions de leur réussite et favoriser un maillage de l'ensemble du territoire..

Mais aussi mener des politiques de régulation des inégalités sociales et territoriales pour un accès aux soins pour tous, tels sont les objectifs des MPS, de lutter contre la désertification médicale et contre l'isolement des professionnels de santé.

La région centre aussi par son action financer l'aménagement numérique du territoire (THD) qui permettra d'optimiser les pratiques de télémédecine et de télé-enseignement.

Stéphane LAGOUTIERE

La Garde des sceaux annonce des modifications dans le financement de l’aide judiciaire pour 2014

Rédigé le 27 Septembre 2013
La Garde des seaux et ministre de la justice, Christiane TAUBIRA a la sortie d'un Conseil des ministres (Archives 2013)

Element indispensable et souvent encore trops mal distribué l'aide juridictionnelle assurent aux plus démunis un accès à la justice. Christiane TAUBIRA, Garde des sceaux, ministre de la Justice, a annoncé vouloir une réforme en profondeur et sécuriser ce dispositif qui engage les fonds de l'État, plus de 379 M€ en 2013 et assurer à terme un financement pérenne.

La ministre qui annonce avoir formulé dans ce sens des propositions aux représentants de la profession d'avocat qu'elle doit rencontrer la semaine prochaine.

Une profession d'avocat qui malgré les affirmations de Christiane TAUBIRA qui dans son communiqué rappel que le nouveau président du CNB, Jean-Marie BURGUBURU, avait proposé mi-septembre l'ouverture d'une concertation sur l'aide juridictionnelle.

Reste que celle-ci resté fondé sur certaines conditions que le CNB affirmant dans un nouveau communiqué que la réforme n'aboutirait, en l'état, que à une «situation qui (...) n'est plus acceptable ». Des avocats comme ceux de Nantes villes annonçant même le 27 septembre une grève totale le 4 octobre puis la suspension de ses principales missions à compter du 7 octobre.

Un budget et une réforme...quel objectif ?

Concernant plus de 900 000 personnes en 2012, l'aide juridictionnelle permet aux particuliers de bénéficier, totalement ou partiellement de la prise en charge de leurs frais de justice.Un dispositif strictement encadré dont le plafond par personne est de 929 € de ressources mensuelles. Ce projet de de budget 2014 intègre une réforme de l'aide juridictionnelle.

D'un budget de 379 M€ en 2013 celui-ci était partiellement financé, depuis 2011, par un timbre fiscal de 35 euros facturé aux particuliers pour saisir la justice. Ce timbre doit rapporter cette année 60 M€. Cela sera la dernière fois, Christiane TAUBIRA ayant annoncé fin juillet sa suppression de cette taxe «injuste».

Une perte que l'Etat affirme financer par des crédits supplémentaires pour le fonctionnement de l'aide juridictionnelle. Un financement pour lequel la Chancellerie s'est engagé à réalisé près de 100 M€ d'économies pour lequel les avocats son aujourd'hui dans la ligne de mire...

Une réforme, dont l'objectif est de modifier le barème d'indemnisation des avocats qui assistent les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle et induits, dans plusieurs juridictions, une baisse des tarifs avec une économie de 15 M€ pour l'État.

Autre objectif l'Etat s'étant engagé a compensé la perte du timbre fiscal, La chancellerie s'étant engagée à réaliser près de 100 M€ d'économies tous azimuts. Les avocats, notamment, sont dans le collimateur. Des avocats, qui pourraient, selon certaines sources, voir leurs honoraires diminuer jusqu'à 12%, et se détourner du dispositif.

Un budget 2014 comme une réforme dont le risque principal est de voir véritablement les plus pauvres comme le sens notamment les personnes en situation de handicap dont les revenus son toujours en dessous du seuil de pauvreté avoir encore plus de mal a défendre leurs droits.

Vers une justice a deux vitesses ?

Nombreuses sont les associations qui affirmaient leurs étonnements face à une décision qui à termes n'aurait pour eux le risque de voir apparaitre une justice a deux vistesse. Un sentiment partagé par de nombreuses associations d'aide aux plus démunis.

Parmi ces organisations, deux associations d'aide aux plus démunies la Fondation de l'Abée Pierre et la Fnars* démunis se sont inquiétées hier de la baisse des crédits de l'aide juridictionnelle et plus globalement du budget de l'accès aux droits.

Tous deux estimant que le budget de l'accès aux droits, d'environ 340 M€ en 2013, sera «amputé de 32 M€», alors que la rémunération des avocats dans le cadre de l'aide juridictionnelle n'a pas été «revalorisée depuis 2007».

Une baisse et une réforme dont même le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) s'était ému le 16 septembre dernier de cette réduction de 32 M€ envisagée par le gouvernement pour le budget de l'aide juridictionnelle et ce qui appelle un «tour de passe-passe» gouvernemental et s'inquiète d'un nouveau «renoncement».

«Cette baisse drastique du budget de l'aide juridictionnelle va priver une partie encore plus importante de la population de la possibilité de voir garantir ses droits», écrit le syndicat dans un communiqué.

Le syndicat qui rappelle par ailleurs que la France «ne consacre à l'aide juridictionnelle que 4,9 € par habitant contre 8 € en moyenne en Europe».

Alors, certes, certains droits s'améliorent la supression du timbre fiscale en est la preuve, faut-il pour autant supprimer d'autres droits fondamentaux pour prendre en charge un prétendu manque à gagner ?

Certainement que non reste que la justice française risque elle de prendre en 2014 si ce budget et voté ainsi que sa reforme poursuivre la route a deux vitesse, en fonction des revenus du portefeuil et non plus a ceux des droits du citoyens.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Le comité interministériel du handicap réunit enfin pour la première fois !!! sous le signe du défi de l’égalité

Rédigé le 26 Septembre 2013

De Droite a Gauche Mme Marisol TOURAINE, Le Premier ministre, Jean Marcs AYRAULT et Mme Marie-Arlette CARLOTTI et Christophe Devyslors conseiller du premier ministre dans le dossier social à l’occasion de la réunion du CIH ©Benoît Granier/MatignonIl aura donc fallu attendre près de quatre ans après sa création pour que le comité interministériel du handicap se réunisse réellement.

Le Premier ministre Jean-Marcs a présenté la feuille de route gouvernementale qu'il nomme « défi de l'égalité » et conduite sous l'impulsion et la coordination de Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la santé, et de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des personnes handicapées 

Jean-Marcs AYRAULT qui peu avant la réunion du CIH a également, rencontré les associations membres de la commission permanente du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) et sa présidente, Mme Martine CARRILLON-COUVREUR.

Jean-Marcs AYRAULT soulignant dans son intervention de 45 minutes devant la presse qu'une « politique du handicap ne peut se résumer à une politique spécifique, bien au contraire c'est dans chaque politique ministérielle que l'enjeu du handicap doit se décliner ». 

Le CIH au cours duquel une feuille de route gouvernementale a été présentée, dessiné autour de cinq grands axes. La jeunesse, l'emploi, l'accessibilité, et l'accompagnement et la gouvernance de la politique du handicap, avec un objectif : relever le défi de l'égalité.

L'accessibilité bien en retard !!! mais prioritaire...

Oui le vote est obligatoire son accessibilité et celle en général trop souvent oubliéAnnonce qui n'a étonné personne, ni les associations qui ne cesse de lancer des mises en garde, ni les politiques eux-mêmes puisque beaucoup d'élus ayant préféré remettre ce chantier a plus tard ou avec des budgets dérisoires. Jean-Marc Ayrault qui lors de la conférence de presse du CIH a reconnu «Notre objectif reste la mise en accessibilité de l'ensemble de la société, les transports, les commerces, les lieux de loisirs et de culture ».

Un constat qui appelle comme le précise la feuille de route qui « n'est pas un renoncement ; il appelle au contraire une mobilisation inédite ». Un dossier dans lequel généralement une autre difficulté celle de l'absence de la prise en compte de l'universalité de l'accessibilité qui n'est pas le dossier réservé à l'handicap physique.

Toutefois, «il est hors de question de changer la date pour ne pas décourager les bons élèves» qui pourraient atteindre leur objectif d'ici 2015, a affirmé à l'AFP Marie-Arlette CARLOTTI. « A ce jour, 60% des lieux publics n'ont toujours pas atteint l'objectif d'accessibilité », a-t-elle précisé. 

Parmi les décisions prises lors de cette réunion sur dossier a noté celui de faciliter la vie d'usager et de client en rendant accessibles les sites internet publics notamment. Mais aussi de faciliter la vie de citoyen par la mise en accessibilité de tous les processus électoraux et en rendant la communication gouvernementale accessible.

Ou encore celui de permettre l'accès à la culture et au sport avec notamment la mise en place d'un volet handicap dans les projets des fédérations sportives ou le soutien aux producteurs pour l'accessibilité des films français...

La Jeunesse reste un objectif politique

Mma Marie-Arlette CARLOTTI Ministre déléguée aux personnes handicapées et chargé de l'exclusion au coté du Premier Ministre lors de son intervention devant la presseAutre priorité du CIH et thème cher au cœur du Président François HOLLANDE pour lequel la jeunesse reste son cheval de bataille et qui pour reprendre une de ces citations je souhaite une « une vie meilleure et ne laisser personne sur le bord du chemin ». Une promesse que n'a pas oublié son gouvernement, mais dont beaucoup en situation de handicap sont laissé a l'abandon ou le droit essentiel a l'éducation et parfois impossible pour certain d'entre eux...

Le CIH qui annonce dans sa feuille l'objectif et la mise en place d'un droit à la formation pour les parents soumis à la concertation avec les partenaires sociaux. Ainsi que notamment la transformation en CDI des 28 000 auxiliaires de vie scolaire sous contrat d'assistants d'éducation, la création d'un diplôme d'État de l'accompagnement, spécialité milieu scolaire ou encore celle 700 places en unité d'enseignement en maternelle pour les jeunes autistes.

L'emploi un taux de chômage de 22 %.

Face à la promesse du Président Hollande de la baisse du chômage fin 2013, celui des travailleurs handicapés n'aura jamais connu une telle progression ces deux dernières années avec
Un travailleurs handicapés qui vient a Cap Emploi espérant trouver du travaille grâce a soit disant baisse du chômage !!! Alors que l'agent affirme le contraireen 2012 + 14 % contre 9 % pour le reste de la population, et les jeunes n'étant pas plus épargnés. Forum, et autres manifestations ne cessent de ce multiplié reste que l'embauche effective à long terme, ne concerne que très peu de contrat.

Un comité qui annonçait vouloir avoir comme objectif de permettre mieux former les travailleurs par un volet handicap dans la réforme de la formation professionnelle, le recrutement d'apprentis dans la fonction publique et l'ouverture de centres de rééducation professionnelle modernisés. Une nécessité qui permettra d'empêcher les entreprises de se servir de l'excuse du manque de qualification pour embaucher.

La feuille qui prévoit notamment d'accompagner tout au long du parcours professionnel, renforcer l'offre du service public de l'emploi. Soutenir l'activité des travailleurs handicapés en valorisant la sous-traitance auprès de travailleurs indépendants handicapés et en harmonisant l'obligation d'emploi des secteurs publics et privés.

l'accompagnement médico-social

Un droit a la santé qui reste compliquée pour beaucoup des allocataires de l'AAH pour lequel la CMU n'est toujours pas disponible faute de dépassement pour quelques dizaines d'euros.

Si les soins courant et notamment ceux bénéficiaires de l'invalidité sont généralement couverts par les 100 %. Reste que des frais comme le dentiste, l'ophtalmologiste ou tout autres spécialiste, dont le tiers pays, ne que rarement possible.

Le CIH qui annonce simplement d'agir dès le plus jeune âge, par la prise en charge intégrale des frais de transport des enfants vers les CAMSP et la mise en œuvre d'un programme national de repérage dépistage diagnostiques précoces des handicaps chez l'enfant.

Améliorer le service rendu par les MDPH grâce à la dématérialisation totale des échanges avec les MDPH, et la simplification de l'attribution des cartes de stationnement. Ou encore, favoriser le maintien à domicile et faciliter l'accès aux soins...

Mse en place d'une gouvernernance ?  

Faire du handicap un sujet du débat public et plus seulement des seules personnes concernées. Le Gouvernement a annoncé lors du CIH vouloir que la question du handicap soit posée dans dans toutes les instances qui concernent la vie quotidienne des personnes handicapées.

Ainsi, le gouvernement considère que les travaux de François Chérèque sur la pauvreté doivent inclure un axe de réflexion sur le handicap. "Le Premier ministre a pris conscience que les personnes handicapées qui vivent de l'allocation adulte handicapée (AAH) sont en dessous du seuil de pauvreté", note Christel PRADO, la présidente de l'UNAPEI.

La question du handicap ne doit plus rester un sujet confidentiel aux mains de quelques experts. Le sujet doit être présent dans toutes les instances qui peuvent avoir à traiter de thèmes en lien avec le handicap. Le Gouvernement veut la liste de toutes les instances dans lesquelles un représentant des personnes handciapées pourraient siéger.

La commission diversité du CNC devra accueillir un représentant nommé par la Ministre en charge du handicap pour que le cinéma et la télévision fassent plus de place aux personnes porteuses de handicap.

Des associations satisfaites, mais prudentes...

Au centre de la table côté droite, on peut apercevoir Mme la Présidente du CNCPH et sa présidente, Mme Martine CARRILLON-COUVREUR à ses côtés Marisol Touraine et le Premier ministre qui fait face à Mme Christel PRADO présidente de l’UNAPEI ©Benoît Granier/MatignonLes principales associations françaises ont-elles marqué leurs satisfactions à l'annonce des décisions prises par ce Comité Interministeriel du Handicap, tel «Les annonces en faveur d'une politique ambitieuse et concertée entre les différents ministères vont dans le bon sens, malgré un contexte économique difficile», a salué la Fédération des associations pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) pour qui ces déclarations «doivent se transformer en mesures concrètes sur le terrain».

Ou encore celle de l'Unapei par l'intermédiaire de sa présidente, Christel PRADO, qui a souligné le «courage» du CIH et a applaudi l'annonce de la prise en charge intégrale des frais de transport des enfants handicapés se rendant en centres spécialisés.

Un Fnath concernant l'emploi qui reconnait volontiers qu'en matière d'emploi, les chantiers engagés sont nombreux et rejoignent certaines préoccupations, il y a malgré tout, à ce stade, « peu de mesures très concrètes susceptibles de changer à court terme la situation alarmante de l'emploi des travailleurs handicapés. »

Rendez-vous pour un premier bilan en juin 2014

Le gouvernement qui annoncé avoir pris des décisions à la mesure de l'enjeu : mise en place d'agendas d'accessibilité programmée par voie d'ordonnance, mobilisation des fonds de la Caisse des Dépôts et des consignations (CDC) et de BPI France, recrutement de 1000 ambassadeurs de l'accessibilité.

Une concertation entre tous les acteurs concernés va être engagée dès le mois d'octobre pour mobiliser de façon volontariste et pragmatique autour de l'objectif de mise en accessibilité, en s'appuyant sur les préconisations du rapport de la sénatrice Claire-Lise Campion. Un premier bilan de cette feuille de route gouvernementale sera présenté à l'occasion de la Conférence nationale du Handicap qui se réunira en 2014.

Stéphane LAGOUTIÉRE 

Le CISS dénonce la mise en danger de l’indemnisation des accidents médicaux.

Rédigé le 25 Septembre 2013
Un exemple de formulaire destiné a l'ONIAM dans le cadre d'une demande d'indemnisation

Avec environ pour 2011 et 2012 avec plus 70 M€ d'indemnisation, l'ONIAM, dont le budget, n'a eu de cesse avec les derniers scandales sanitaires en voie de progression. Le CISS qui lance aujourd'hui un cri d'alerte, inquiet de voir le dispositif d'indemnisation se fissurer et de tirer aujourd'hui la sonnette d'alarme. Un collectif qui rappelle l'apport de la loi Kouchner en matière d'indemnisation des victimes d'accidents médicaux. Un dispositif dont le CISS souhaite qu'il soit défendu, mais de plus renforcé. Une situation que démontrent parfaitement le rapport 2012, et les indemnisations de milliers de personnes sans passer par la voie judiciaire, trop souvent décourageante pour les personnes.

Marie-Arlette CARLOTTI présente à Marseille autour d’un café-citoyen sur l’accessibilité

Rédigé le 25 Septembre 2013
À gauche le Secretaire général du parti socialiste Harlem DESIR, a ces cotés trois des cinq candidats aux primaires socialistes pour la tête de liste au municipal de marseille en 2014 avec au centre Marie Arlette CARLOTTI qui bien que farorite ne se détache nullement des autres candidats ©Bertrand LANGLOIS / AFP

Actualité ? Élection municipale ? Communication politique ? Quelles sont donc les raisons véritables de ce choix, les élections municipales en sont le principal argument. Un sujet l'accessibilité qui à Marseille n'est pas, semble-t-il la préoccupation principale des élus locaux il vrai, pour preuve la plainte récente déposée contre la Régie des Transports de Marseille.

Marie-Arlette CARLOTTI qui regrette de voir sa ville à la traîne en matière d'accessibilité. En 2012, le classement effectué par l'association des paralysés de France a placé Marseille en 82e sur 100. « C'est le moment de rattraper ce retard ! ». Un document n'incluant que les personnes en fauteuil, le handicap visuel auditif et mental n'est pas pris en compte.

Marie-Arlette Carlotti qui annonce « vouloir faire de Marseille une capitale ». Une ambition qui selon la ministre, exige de construire une ville plus solidaire, une ville dans laquelle personne n'est laissé sur le côté. La question de l'accessibilité concerne tout le monde (personnes à mobilité réduite, parents d'enfants en bas âge, seniors...).

Que les personnes en situation de handicap soient empêchées dans leurs déplacements, dans l'exercice d'une profession, de leur citoyenneté, ou dans les autres actes quotidiens, constitue une discrimination inadmissible et un gâchis. Maire de Marseille, Marie-Arlette Carlotti fera du combat contre toutes les discriminations, en particulier celles liées au handicap, une priorité. Elle présentera aux Marseillaises et aux Marseillais ses propositions pour rendre Marseille accessible à tous lors d'un café-citoyen.

Une question semble-t-il toujours semble sans réponse, la liste de Mme Marie-Arlette CARLOTTI, si elle désigne comme candidate par les primaires socialistes, verra-t-on des candidats en situation de handicap ? l'innovation politique ne serait-elle pas là ? Rendez-vous au Marseillais et pour ceux-là souhaitant trouver un début de réponse.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Café Citoyen sur l'accessibilité : vendredi 27 septembre à 18h Dame Oseille 14 cours Joseph Thierry – 13 001 Marseille

Marisol TOURAINE annonce la généralisation du tiers payant d’ici 2017, promesse du candidat Hollande

Rédigé le 23 Septembre 2013

Marisol Touraine (2e a gauche) lors de la conférence de la présentation de la stratégie nationale de santéAdapter le système de santé aux maladies du XXIe siècle et réduire les inégalités de santé. Tels sont les deux objectifs de la stratégie nationale de santé présentée ce lundi matin par la ministre de la Santé Marisol Touraine.

a tenu à apaiser toute crainte parmi les professionnels, et d'assuré que la stratégie nationale de santé «n'est pas une étatisation de la médecine libérale, ni une revanche de la médecine libérale contre l'hôpital».

Et d'ajouter « Notre système de santé reste remarquable, mais il a été construit pour faire face aux pathologies aiguës des années 1950, pas aux défis du vieillissement et aux maladies chroniques d'aujourd'hui», a expliqué la ministre devant les journalistes.

Parmi les principales mesures l'annonce la généralisation du tiers payant, une promesse du candidat François HOLLANDE, pour lequel l'accueil de l'information a été diversement apprécié des médecins généralistes qui doutent de son bien fondé. Une réalité cependant pour la majorité des pays en Europe la France pratiquant avec trois autres pays une exception.

Un tiers payant a selon ces concepteurs l'objectif de permettre ainsi de réduire l'engorgement des services des urgences, dont les Français croient souvent à tort en leur gratuité. « D'ici à 2017, quand vous irez voir votre médecin, vous n'aurez plus à avancer le prix de la consultation », déclare Marisol Touraine, en ajoutant que « dès la fin de l'année prochaine, le tiers payant sera possible pour les ménages aux revenus modestes ».

Une promesse dont beaucoup doute fortement et notamment les personnes à faible revenue : minimum vieillesse, allocataires de l'AAH ou des pensions, fortement illusoires. Ces derniers ayant véritables des difficultés d'accès aux soins tels que le dentiste, l'ophtalmologiste...qui eux représente une réelle difficulté et ou le tiers pays reste une exception.

Actuellement, les Français qui vont consulter leurs médecins généralistes avancent les frais pour les consultations chez les médecins du secteur 1 ne dépassant pas les honoraires. Seul pour les a l'heure le patient couvert par une prise en charge à 100 % ainsi que les personnes bénéficiaires de la CMU et de l'AME en sont dispensé.

Situation qui devrait être totalement supprimée d'ici à 2017. Mais aussi du secteur 2 dès lors que les mutuelles prendront en charge le dépassement d'honoraires.

Le cout d'une consultation d'un généraliste...

Selon l'UFC-Que choisir, dans une enquête en juillet 2012, les dépassements a augmenté de 1,7 % sur un an dans trois spécialités : pédiatrie, ophtalmologie et gynécologie. Désormais, une consultation chez un spécialiste de secteur 2 (secteur à honoraires libres) coûte en moyenne 52,10 euros, 61,50 euros dans les grandes villes. Soit plus du double du tarif conventionnel établi à 28 euros. Pour l'UFC, cette progression tient d'une part aux comportements des médecins déjà installés. E

L'UFC qui tire à boulets rouges sur le nouveau Contrat d'accès aux soins qui doit entrer en vigueur le 1er octobre prochain. « Il se contentera de geler les dépassements d'honoraires des seuls médecins volontaires », argumente l'association. Des dépassements déjà beaucoup trop élevés au goût de l'UFC qui continue de réclamer sans délai leur plafonnement à 40 % du tarif de la Sécurité sociale et la fermeture de l'accès au secteur 2.

Maisons de santé, information des patients...

Parmi les autres mesures annoncées, Marisol TOURAINE, a noté celle de l'ouverture de 300 maisons de santé pluridisciplinaire seront prochainement ouverte afin de pour faciliter l'accès aux soins dans les zones où l'offre médicale est peu fournie. Une pratique soutenue par l'arrivée d'ici à la fin 2013 de 200 « praticiens territoriaux » s'installera aussi dans les régions faiblement médicalisées.« Ce sont des médecins généralistes qui s'installent dans des zones désertées, auxquels on assure un revenu garanti de 3600 euros par mois », confie la ministre.

Une proposition contestée par la Fédération des médecins de France (FMF) qui a promis de s'opposer à cette « mesure démagogique » qui pourrait mettre à mal la liberté tarifaire des médecins libéraux en contribuant à « une étatisation de la médecine de ville ».

D'autres grandes orientations, destinées à « refonder » le système de santé, ont été présentées : amélioration de l'information des patients par la mise en ligne d'une base de données publique. Les médicaments vont inaugurer ce projet, puisque le nouveau site internet devrait être lancé dès la semaine prochaine.

Mais aussi la création d'« actions de groupe » permettant à une association ou à un groupe d'individus ayant subi le même préjudice de saisir un juge... Ces orientations devraient être fixées dans une loi de stratégie nationale de santé en 2014.

Seul dossier qui fait l'objet d'un large et véritable consensus celui du lancement du dossier médical personnalisé. Sujet plus consensuel. Ce sont les personnes âgées et les victimes de maladies chroniques qui seront effectivement concernées par la mesure, qui visera à faciliter l'échange d'informations entre les différents professionnels de santé.

Stéphane LAGOUTIERE

A consulter pour information :